🏎️ Ollie Bearman à Imola : Derrière les coulisses d'une course incomprise

À première vue, la course d’Ollie Bearman lors du Grand Prix d’Imola peut sembler décevante. Le pilote britannique, à peine devant son ancienne réplique en Formule 2 Gabriel Bortoleto sur l'échiquier final, finit avant-dernier de ceux ayant franchi la ligne d’arrivée. Pourtant, la réelle histoire de la journée de Bearman s'avère beaucoup plus intéressante et mérite d'être racontée en profondeur.
🏁 Les apparences sont trompeuses : une course pleine de potentiel
Si vous regardez uniquement la fiche de résultats du Grand Prix d'Imola, vous pourriez penser qu'Ollie Bearman a eu une course catastrophique. Seulement voilà, le pilote d’Haas lui-même conteste vigoureusement cette perception simpliste.
« Tout le monde croit que j'ai fait une course pourrie – mais en réalité, c'était plutôt bien », a-t-il insisté après la course. Effectivement, Bearman a précisé qu'il n’a dû s’arrêter au stand prématurément que parce qu'une roue n'avait pas été correctement fixée lors de son arrêt initial, brisant ainsi le rythme prometteur qu'il avait construit.
Avant le fâcheux incident, Bearman se trouvait même en meilleure posture que certains pilotes en lutte pour les points, notamment Yuki Tsunoda au volant de sa Red Bull. Quand un second arrêt imprévu s'est imposé à lui en raison de ce problème technique, l’espoir d'une remontée spectaculaire s'est envolé.

🔧 Stratégies bouleversées et malchance mécanique
Pourtant, entre ces deux épisodes malheureux, Bearman réalisait une excellente course stratégique. Sa position initiale, perturbée par une qualification controversée, ne l'empêchait guère d’afficher des performances notables. Durant son relais sur gommes dures, il a magistralement contenu la Red Bull de Tsunoda derrière lui tout en rattrapant progressivement la Sauber de Nico Hülkenberg devant lui.
Le coup du sort, une voiture de sécurité virtuelle déclenchée par son coéquipier Esteban Ocon (qui s'est arrêté à la sortie de Tosa), lui a offert un arrêt au stand à moindre coût, providentiellement salvateur. À ce stade, l’espoir d'un point improbable mais précieux était redevenu réaliste. Hélas, il a immédiatement dû rentrer au stand une fois encore pour résoudre définitivement son problème de fixation de roue, précipitant son destin fatal à un tour de retard sur les leaders.

🌟 Un rythme impressionnant malgré l’adversité
Ce fut un moment décisif – non seulement parce que ses ambitions se sont éteintes, mais aussi parce que malgré tout, Ollie Bearman afficha un rythme exceptionnel en piste. Ayao Komatsu, directeur de l'équipe Haas, s’est même enthousiasmé après la course :
« Après que le problème de roue ait ruiné sa course, la performance qu’Ollie affichait sur son dernier relais était incroyable. Même en pneus usés après la voiture de sécurité, son rythme restait parmi les meilleurs en piste. »
En effet, pendant ce relais solitaire après l'incident technique, Bearman livrait des temps au tour proches des leaders comme Verstappen et des deux McLaren. Cela montre clairement le potentiel non concrétisé à Imola, suggérant ce qu’une course exempte de problèmes aurait pu donner.
Bearman, lui aussi, positivait : « Même si j'étais un tour derrière, la voiture était très bonne. Je pouvais pousser à fond, la comprendre davantage, la maîtriser pleinement. Je suis satisfait de mon rythme à ce moment-là ».

🎯 L'injuste qualification et ses conséquences
En remontant à la cause première des malheurs de Bearman, il est impossible d'ignorer le désastre de la qualification. Un tour rapide annulé par la direction de course – décision qu'il qualifie lui-même de « la chose la plus folle de ma carrière » – l'a envoyé au fond de la grille de départ. Une sanction amèrement contestée par le pilote britannique qui, même après la course, refusait d’en discuter davantage tant la frustration demeurait palpable.
« C’est un véritable gâchis, et la façon dont cela a été géré est un chaos », résumait-il avec agacement après la course.
Si Bearman avait pu partir à une place en adéquation avec le potentiel affiché en essais libres, nul doute qu'un résultat bien différent aurait émergé à Imola. Ce triste concours de circonstances vient hélas s'ajouter à l'abandon frustrant causé par une défaillance moteur lors du Grand Prix précédent à Miami, mettant fin à son élan positif du début de saison.
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🚥 Continuer à avancer malgré les revers
Malgré ce tableau peu reluisant en matière de résultats, le positif demeure : la vitesse brute et les capacités de management du rythme d'Ollie Bearman, dévoilées au grand jour sur le circuit d’Imola.
Certes, l'épreuve à Imola était frustrante, mais elle a néanmoins révélé un Bearman combatif, déterminé et en pleine progression dans le championnat le plus exigeant du sport automobile. Dans chaque revers, un enseignement ; dans chaque frustration, une expérience enrichissante.
Cette mésaventure doit aujourd’hui servir de catalyseur au pilote britannique d’Haas pour revenir plus fort lors des courses suivantes 🎖️. Car comme le veut l'adage populaire : ce n’est pas la chute qui compte, mais la capacité à se relever et à riposter.














