Les essais de pré-saison de Formule 1 2026 se sont terminés à Bahreïn avec une derniÚre salve de simulations de course. Sur six jours à Sakhir, presque toutes les équipes ont tenté, à un moment ou à un autre, un programme ressemblant à un Grand Prix.

ProblĂšme : les plans ont Ă©normĂ©ment variĂ© d’une Ă©quipe Ă  l’autre, et certaines simulations ont Ă©tĂ© tronquĂ©es, modifiĂ©es
 ou interrompues.

Les donnĂ©es restent abondantes, mais elles doivent ĂȘtre lues avec prudence, comme toujours en essais : horaires diffĂ©rents (matin vs aprĂšs-midi), dĂ©calages de tempĂ©rature/vent, stratĂ©gies Ă  deux ou trois arrĂȘts, drapeaux rouges, et parfois un total de tours loin d’une distance de Grand Prix — ce qui pose aussi la question du niveau de carburant au dĂ©part, avant mĂȘme d’évoquer les modes moteur, la gestion d’énergie et les stratĂ©gies d’utilisation.

Voici ce que l’on peut tirer de la derniĂšre journĂ©e, et comment cela s’insĂšre dans l’image globale de la semaine.

📊 Simulations de course (ou assimilĂ©es)

Lando Norris, McLaren
Départ : 18h04
Relais 1 : C3, 10 tours (moyenne 1m39.079s)
Relais 2 : C2, 15 tours (moyenne 1m38.344s)

Gabriel Bortoleto, Audi
Départ : 17h13
Relais 1 : C3, 12 tours (moyenne 1m40.790s)
Relais 2 : C2, 23 tours (moyenne 1m39.987s)
Relais 3 : C1, 10 tours (moyenne 1m37.909s)
Relais 4 : C3, 5 tours (moyenne 1m36.908s)

Ollie Bearman, Haas
Départ : 15h28
Relais 1 : C3, 14 tours (moyenne 1m41.239s)
Relais 2 : C1, 22 tours (moyenne 1m40.779s)
Relais 3 : C2, 19 tours (moyenne 1m38.987s)

Arvid Lindblad, Racing Bulls
Départ : 15h24
Relais 1 : C3, 12 tours (moyenne 1m41.219s)
Relais 2 : C2, 21 tours (moyenne 1m41.285s)
Relais 3 : C2, 19 tours (moyenne 1m39.710s)

Carlos Sainz, Williams
Départ : 15h24
Relais 1 : C3, 13 tours (moyenne 1m42.335s)
Relais 2 : C2, 14 tours (moyenne 1m41.375s)

Sergio Perez, Cadillac
Départ : 12h23
Relais 1 : C3, 14 tours (moyenne 1m43.264s)
Relais 2 : C2, 17 tours (moyenne 1m42.439s)
Relais 3 : C1, 15 tours (moyenne 1m41.690s)*

Esteban Ocon, Haas
Départ : 12h21
Relais 1 : C3, 12 tours (moyenne 1m41.111s)
Relais 2 : C2, 22 tours (moyenne 1m40.292s)
Relais 3 : C1, 21 tours (moyenne 1m40.098s)*

Charles Leclerc, Ferrari
Départ : 11h20
Relais 1 : C3, 10 tours (moyenne 1m39.039s)
Relais 2 : C2, 13 tours (moyenne 1m38.682s)
Relais 3 : C3, 12 tours (moyenne 1m37.757s)**
Relais 4 : C2, 13 tours (moyenne 1m37.139s)

  • * tour aberrant retirĂ©
  • ** relais interrompu par un drapeau rouge d’Antonelli (puis repris)

đŸ§© Pourquoi ces chiffres sont dĂ©licats Ă  comparer

Le run Ă  deux relais de Norris est assez impressionnant, avec une nuance importante : McLaren savait qu’il ne restait pas suffisamment de temps pour couvrir la distance complĂšte d’un Grand Prix. L’équipe n’avait donc pas forcĂ©ment besoin de charger la voiture avec un plein « course » — mĂȘme si elle aurait pu le faire malgrĂ© tout.

Le cas Leclerc est lui aussi difficile à lire : échantillon plus large, mais effectué à un horaire différent de la plupart, et avec quatre relais (comme Lewis Hamilton la veille). Sa simulation a, en plus, été perturbée par un drapeau rouge.

En tenant compte de ces Ă©lĂ©ments, son run peut se situer dans la marge d’erreur lorsqu’on le met en regard de ce qu’Oscar Piastri et Max Verstappen ont rĂ©alisĂ© la veille. Il est tout Ă  fait possible que ces Ă©quipes soient proches
 mais il est tout aussi possible que les conditions matinales aient attĂ©nuĂ© la valeur apparente du run de Leclerc.

Analyse des longs relais : Piastri remporte la « course », Audi surprend

⚔ Milieu de grille : Haas attendue, Audi en embuscade

DerriĂšre les Ă©quipes de tĂȘte, le peloton du milieu de grille paraĂźt nettement dĂ©tachĂ©, mais il y a assez d’indices pour envisager une bataille serrĂ©e entre elles.

Haas a souvent Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme la cinquiĂšme force de la semaine. Et lors de cette derniĂšre journĂ©e, Esteban Ocon comme Ollie Bearman ont effectuĂ© des simulations (plutĂŽt comparables), qui se mesurent favorablement Ă  celle d’Arvid Lindblad chez Racing Bulls
 mais, de façon surprenante, pas vraiment Ă  celle de Gabriel Bortoleto chez Audi.

Bortoleto a peut-ĂȘtre roulĂ© dans une fenĂȘtre plus avantageuse, mais l’Audi avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© notablement rapide en rythme de course la veille avec Nico HĂŒlkenberg. MĂȘme si elle ne semble pas inspirer une immense confiance « Ă  l’Ɠil » depuis les stands, elle pourrait bien ĂȘtre une voiture discrĂštement trĂšs solide.

À noter : aucune simulation de course pour Alpine (mĂȘme si l’équipe se situerait vraisemblablement dans la zone Audi-Haas), et pas de run complet pour Williams — les deux relais consĂ©cutifs de Carlos Sainz n’ayant pas Ă©tĂ© trĂšs convaincants.

Cadillac est en retrait, mais a couvert des distances de course. Et si Aston Martin devrait ĂȘtre lĂ©gĂšrement plus rapide, sa prĂ©occupation principale Ă  ce stade semble davantage de boucler une distance de Grand Prix que de rechercher la performance pure.

⏱ Une « course » simulĂ©e sur 52 tours : comparaison entre programmes

Pour donner un repĂšre, voici une course « simulĂ©e » de 52 tours entre tous les pilotes ayant enchaĂźnĂ© plus de deux relais de course consĂ©cutifs — sans tour de dĂ©part, tour d’entrĂ©e aux stands et tour de sortie.

Beaucoup n’ont pas rĂ©ellement atteint 52 tours : leur temps total est donc complĂ©tĂ© avec un nombre de tours Ă©quivalent basĂ© sur leur moyenne globale. Ce n’est pas parfait (en thĂ©orie, plus la voiture s’allĂšge, plus on peut aller vite, et les pneus Ă©voluent), mais c’est une simplification pratique.

Pour les pilotes ayant fait quatre relais, 23 secondes supplĂ©mentaires sont ajoutĂ©es pour simuler le temps perdu lors d’un arrĂȘt aux stands supplĂ©mentaire.

1 Piastri (McLaren)
2 Leclerc (Ferrari) +3.170s
3 Verstappen (Red Bull) +8.849s
4 Hamilton (Ferrari) +16.029s
5 Bortoleto (Audi) +1m11.166s
6 Bearman (Haas) +1m36.857s
7 Ocon (Haas) +1m39.878s
8 Lawson (Racing Bulls) +1m44.705s
9 Lindblad (Racing Bulls) +1m54.678s
10 Bottas (Cadillac) +3m20.403s
11 Perez (Cadillac) +3m25.780s

En coupant cette « course » au 23e tour (lĂ  oĂč Alonso s’est arrĂȘtĂ©), on peut intĂ©grer les voitures Ă  deux relais comme suit :

Norris 1er sur 15
HĂŒlkenberg 8e
Sainz 12e
Alonso 14e

🐘 Le cas Mercedes : l’élĂ©phant dans la piĂšce

Les longs relais au microscope : la question Mercedes

La Mercedes W17 avait Ă©tĂ© la rĂ©fĂ©rence des simulations de course lors de la premiĂšre semaine, mais avec une approche diffĂ©rente du long relais : souvent un tour d’attaque sur le train de pneus, puis soit un double tour de refroidissement, soit un retour aux stands, avant d’enchaĂźner une longue sĂ©quence.

Vendredi, il n’y a pas eu de run Mercedes rĂ©ellement reprĂ©sentatif de 10 tours ou plus. En revanche, l’équipe a tout de mĂȘme montrĂ© une partie de sa force en longs relais avec les sĂ©quences suivantes, comprises entre sept et neuf tours, sur la journĂ©e :

Antonelli — moyenne 1m36.856s
Antonelli — moyenne 1m37.032s
Antonelli — moyenne 1m37.363s
Russell — moyenne 1m38.316s
Russell — moyenne 1m37.785s
Russell — moyenne 1m37.348s
Russell — moyenne 1m36.667s
Russell — moyenne 1m36.171s

Cette derniĂšre sĂ©quence de Russell ressort nettement et se compare favorablement Ă  n’importe quel effort de fin de relais observĂ© dans les simulations de course des autres Ă©quipes.

Mais pour comprendre la vĂ©ritable valeur de Mercedes sur une distance complĂšte, il faudra patienter jusqu’à Melbourne.

✅ Conclusion

Ces essais Ă  BahreĂŻn confirment Ă  quel point les simulations de course peuvent ĂȘtre riches
 et piĂ©geuses. Entre fenĂȘtres de roulage, interruptions, choix de charge de carburant et gestion d’énergie, l’image reste partielle. MalgrĂ© tout, un fil conducteur se dessine : les Ă©quipes de pointe paraissent proches, Audi intrigue en rythme de course, et Mercedes laisse entrevoir un potentiel qui demande encore Ă  ĂȘtre validĂ© sur un Grand Prix complet. La suite appartient Ă  la piste — et le premier rendez-vous de la saison promet dĂ©jĂ  des rĂ©ponses fortes.

Foire aux Questions

Qu’est-ce qu’une simulation de course en essais F1 ?

C’est une sĂ©quence de relais qui imite un Grand Prix : plusieurs « stints » sur diffĂ©rents pneus, parfois avec des arrĂȘts simulĂ©s, pour mesurer le rythme sur la durĂ©e, la dĂ©gradation des pneus et la constance.

Pourquoi comparer des longs relais est-il aussi incertain ?

Parce que les Ă©quipes ne roulent pas toujours au mĂȘme moment (tempĂ©ratures diffĂ©rentes), avec les mĂȘmes charges de carburant, les mĂȘmes modes moteur ou les mĂȘmes plans d’utilisation d’énergie. Un drapeau rouge peut aussi casser la dynamique d’un relais.

À quoi correspondent les gommes C1, C2 et C3 ?

Ce sont des catĂ©gories de pneus (du plus dur au plus tendre dans cet extrait : C1 plus dur que C2, lui-mĂȘme plus dur que C3). Chaque choix influence l’usure, la constance et la vitesse moyenne sur un relais.

Que signifie une « course simulée » sur 52 tours dans ce contexte ?

C’est une comparaison construite Ă  partir des moyennes des relais disponibles. Quand un pilote n’a pas roulĂ© 52 tours, son temps total est « complĂ©tĂ© » Ă  partir de sa moyenne, et une pĂ©nalitĂ© fictive (23s) est ajoutĂ©e aux programmes Ă  quatre relais pour reprĂ©senter un arrĂȘt supplĂ©mentaire.

Pourquoi Mercedes reste-t-elle difficile à situer malgré de bonnes moyennes ?

Le vendredi, Mercedes n’a pas produit de long relais continu d’au moins 10 tours comparable aux autres « runs course ». Les sĂ©quences plus courtes (7 Ă  9 tours) sont prometteuses, notamment la derniĂšre de Russell, mais il faut une distance complĂšte en conditions de course pour conclure.

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