Hamilton révèle pourquoi il a ignoré l’appel de Ferrari sous VSC à Singapour

Lewis Hamilton est revenu sur l’épisode clé qui a fait basculer sa course lors du Grand Prix de Singapour de Formule 1 : sa décision de m’ignorer l’instruction de Ferrari de s’arrêter aux stands sous voiture de sécurité virtuelle (VSC), déclenchant une situation stratégique qui a compromis son résultat à Marina Bay.
Un scénario qui semblait mener au podium
À Singapour, Hamilton paraissait en mesure de décrocher un podium. Il évoluait dans le sillage de Charles Leclerc, son coéquipier chez Ferrari, lequel terminera finalement deuxième. Mais l’opportunité de s’arrêter pendant la VSC a été manquée, et la course de Hamilton s’est ensuite dégradée.
Pourquoi l’équipe et le public n’ont pas compris sur le moment
Après l’arrivée, des zones d’ombre ont persisté sur ce qui s’était réellement produit. Un problème de diffusion a empêché d’entendre les communications radio entre Ferrari et Hamilton à ce moment précis, ce qui a entretenu la confusion.
Ferrari a affirmé qu’Hamilton avait bien été appelé au stand au même moment que Leclerc, sans toutefois expliquer pourquoi le Britannique n’avait pas plongé dans la voie des stands.
Hamilton, de son côté, ne s’était pas exprimé devant les médias le dimanche soir à Singapour, se sentant malade après la course.
Hamilton assume : « En une fraction de seconde, j’ai décidé de rester en piste »
En amont du Grand Prix des États-Unis, Hamilton a finalement clarifié l’épisode. Il a reconnu avoir lui-même annulé l’appel de son équipe, plutôt que d’avoir manqué l’entrée des stands.
« J’arrivais vers l’entrée de la voie des stands et je ne savais pas que Charles rentrait, parce que je crois que juste avant il s’était arrêté », a expliqué Hamilton.
« En une fraction de seconde, j’ai décidé de rester dehors. Et dès que j’étais à hauteur de la voie des stands, j’ai réalisé que c’était probablement la mauvaise décision. Mais je l’ai assumée, j’en ai pris la responsabilité, et on passe à autre chose. »
Le pari des pneus mediums, une autre pièce du puzzle
L’arrêt manqué n’a pas été le seul élément défavorable. Hamilton a aussi souffert d’une stratégie décalée dès le départ, avec un premier relais en pneus mediums, un choix qui s’est retourné contre lui.
Il a expliqué avoir opté pour cette approche car, selon lui, c’était une manière d’ouvrir une chance de victoire face à la Red Bull de Max Verstappen, jugée plus rapide.
« Je cherche toujours des moyens de gagner. Je cherche toujours à faire potentiellement quelque chose de différent, et je voulais être sur une stratégie différente, pas juste la même que Charles, où on se suit simplement. »
Hamilton souligne que les projections les orientaient vers une arrivée en deuxième et troisième positions, un résultat insuffisant à ses yeux : « On a finalement supposé que Max serait potentiellement plus rapide, et la stratégie nous montrait en quelque sorte une arrivée deuxième et troisième, et ça ne me suffit pas. Je voulais avoir des options et voir ce qui était possible. »
Le plan reposait sur l’idée que les mediums tiendraient plus longtemps : « Si le pneu medium pouvait durer plus longtemps, peut-être qu’on pouvait aller plus loin dans la course. » Mais dès le lancement du relais, le ressenti n’était pas bon : « Ce n’était pas le cas quand je me suis lancé, et ça ne paraissait pas génial dans le premier relais. »
Il a également évoqué la perte de temps liée au fait de se retrouver derrière Leclerc : « Ensuite, évidemment, ressortir derrière Charles et perdre beaucoup de temps au final avec lui sur un pneu plus lent… » Hamilton précise qu’il avait du rythme ensuite en pneus tendres, dans une configuration qui lui rappelait « un scénario un peu similaire à peut-être Zandvoort ».
Une sixième place à l’arrivée, et une fin de course difficile
Hamilton a finalement franchi la ligne en sixième position. Sur la fin, ses pneumatiques ont fortement décliné, ce qui a permis à plusieurs rivaux de le dépasser.
Malgré la déception — et le fait que « les deux jours suivants n’ont pas été agréables » — il explique que des échanges ont eu lieu avec Ferrari pour éviter que ce type d’erreur ne se reproduise.
Travailler mieux ensemble sans renoncer à provoquer le déclic
Hamilton estime que sa réussite s’est aussi construite sur sa volonté d’oser des choix différents, même s’ils comportent des risques.
« On a eu de bonnes conversations en arrière-plan sur comment on peut faire mieux ensemble, et comment on peut mieux collaborer », a-t-il indiqué, tout en ajoutant que cela ne change rien à la qualité du travail au quotidien : « Mais je pense que rien n’a changé en termes de la façon dont on travaille bien ensemble en arrière-plan. »
Il insiste sur son rôle : « Je crois vraiment que mon travail, plutôt que de toujours suivre le mouvement, c’est de continuellement défier l’équipe et moi-même, et de constamment défier les normes — et c’est finalement comme ça que je suis arrivé là où je suis. Je ne vais pas m’en détourner. »
Hamilton reconnaît cependant l’envers de cette approche : « Parfois, ça ne se passe pas bien, et c’était l’un de ces cas. Mais on vit pour se battre un autre jour, et on gagne et on perd en équipe. Donc on porte le poids et les coûts一起. »
Perdre des points fait mal, concède-t-il : « Ça fait définitivement mal quand je perds des points pour l’équipe. Ce n’est pas quelque chose que je fais très souvent, mais je vais doubler mes efforts pour m’assurer que ça ne se reproduise pas. »
Conclusion
Entre une décision prise en une fraction de seconde sous VSC et un pari pneumatique qui n’a pas payé, Singapour restera une course charnière pour Hamilton. Mais le Britannique veut transformer cet échec en base de travail avec Ferrari : apprendre vite, mieux communiquer, et revenir plus fort.
La saison est longue, et en Formule 1, la capacité à rebondir peut devenir la meilleure arme pour la suite.
Foire aux Questions
Qu’est-ce qu’une voiture de sécurité virtuelle (VSC) en Formule 1 ?
La VSC impose un rythme plus lent à tous les pilotes sans faire sortir une voiture de sécurité réelle. Les écarts se stabilisent, ce qui peut rendre un arrêt aux stands particulièrement intéressant en limitant la perte de temps.
Pourquoi un arrêt aux stands sous VSC est-il souvent avantageux ?
Comme tout le peloton roule moins vite, le temps « perdu » dans la voie des stands est généralement plus faible qu’en conditions normales, ce qui peut offrir un gain stratégique important.
Que signifie « ignorer l’appel de l’équipe » à la radio ?
Cela veut dire que le pilote choisit de ne pas suivre l’instruction reçue (par exemple rentrer aux stands) et prend une décision différente, parfois en raison d’informations incomplètes ou d’une perception différente de la situation en piste.
À quoi sert une stratégie décalée avec des pneus mediums au départ ?
Partir en mediums peut viser un premier relais plus long pour créer une fenêtre stratégique différente, tenter un décalage d’arrêts et se donner une chance de battre une voiture plus rapide grâce au timing et à la gestion de course.
Pourquoi la dégradation des pneus peut-elle faire perdre des places en fin de course ?
Quand les pneus « s’écroulent », l’adhérence et le rythme chutent. Le pilote devient alors vulnérable face à des concurrents avec des pneus plus frais ou mieux gérés, ce qui peut entraîner des dépassements dans les derniers tours.
Comme en stratégie VSC, le bon timing change tout: réaliser son rêve automobile d’une Ferrari 458 Italia sans survirer le budget, c’est possible via un leasing (LOA/LLD) flexible et des garanties claires avec Joinsteer.

























































