Horner dit avoir « eu de la peine » pour Vasseur après les rumeurs autour de Ferrari

Christian Horner a confié avoir « eu de la peine » pour Fred Vasseur lorsque des spéculations l’ont un temps présenté comme un possible successeur du patron de la Scuderia. Le dirigeant de Red Bull estime que l’enchaînement des événements et un titre accrocheur ont créé une tempête médiatique qui n’avait pas lieu d’être.
Une interview qui met le feu aux poudres
Tout est parti de la publication d’un entretien accordé par Horner au journal britannique The Times, réalisé avant le week-end compliqué de Ferrari à Monza en septembre. Dans cette interview, Horner évoquait Ferrari comme « la plus grande marque de la Formule 1 », « le rêve » et un « géant endormi ».
Ces propos ont nourri des rumeurs l’associant à un éventuel remplacement de Fred Vasseur, dont le poste faisait alors l’objet de discussions en interne et en externe.
La séquence a même conduit Ferrari à organiser une conférence de presse pour faire retomber la pression et afficher publiquement sa confiance en Vasseur.
Une rumeur abordée en podcast
Interrogé sur ces bruits de paddock lors d’une apparition dans un podcast consacré à la Formule 1, Horner est revenu sur le contexte et le calendrier de l’entretien qui a déclenché la polémique.
Horner : « Le timing était très malheureux »
« Le timing de tout ça était très malheureux », explique Horner. Il précise avoir participé à une interview réalisée dans le cadre de la sérialisation d’un livre, menée par « un gars très sympa » et grand fan de Lewis Hamilton, « pas du secteur », mais passionné par le sport.
Selon Horner, l’entretien a été enregistré environ un mois avant sa publication, puis est sorti au moment où d’autres commentaires circulaient dans le paddock, « autour de Monza ou Madrid, ou peu importe ».
Il insiste sur le fait que ses propos visaient à rester respectueux envers Ferrari : pour lui, la Scuderia est « différente des autres équipes », et l’on voit à quel point pilotes et membres du paddock la tiennent « en très haute estime » et avec « beaucoup de respect ».
Mais, d’après Horner, un titre a ensuite déformé le message : « Soudain, il y a eu un titre qui parlait de “Ferrari est mon rêve”. Je n’ai jamais dit ça. » Il dit avoir voulu exprimer que Ferrari occupe une place unique en Formule 1, et que travailler pour cette équipe serait un privilège — « en particulier, j’imagine, si vous êtes italien ».
Horner affirme que rien n’était destiné à ajouter de la pression sur Vasseur, mais que l’association de ce titre avec les tensions du moment chez Ferrari — et la situation autour de ses pilotes — a créé « une tempête ».
« J’ai eu de la peine pour Fred, parce que j’ai été à la tête d’une équipe performante, ou d’une équipe à haute pression, et je sais ce que ça implique », ajoute-t-il, résumant la situation par une formule : « C’était deux et deux qui se sont retrouvés ensemble et qui ont fait six. »
La citation attribuée par The Times
The Times a notamment cité Horner ainsi : « Would I consider Ferrari? I mean, Ferrari is the biggest brand in Formula 1. It’s the dream. And arguably it's the sleeping giant of Formula 1. »
La question devient alors évidente : Horner envisagerait-il réellement de prendre les commandes de Ferrari, notamment si on lui garantissait le bon niveau de contrôle ?
Ferrari : influence, bon châssis, mais un moteur en retrait
Horner répond en rappelant le poids de Ferrari en Formule 1 : « Ferrari, c’est Ferrari dans ce sport et ils ont une position d’énorme influence. »
Sur l’aspect technique, il estime que Ferrari a eu « une super voiture cette année », ou en tout cas « le châssis ». En revanche, il suggère que l’équipe a pu être « un peu en retrait sur la puissance moteur ».
Il ajoute qu’« tout le monde aimerait voir Ferrari gagner à nouveau ». Mais, sur son propre avenir, il temporise : « Je suis peut-être plus concentré sur d’autres options. » Et même s’il reconnaît que l’association avec Ferrari est « un grand honneur », il précise que ce n’est pas quelque chose qu’il recherche activement : « ce n’est pas quelque chose pour lequel je fais campagne ».
« La stabilité est cruciale » pour une équipe de pointe
Horner insiste ensuite sur un point clé de management en Formule 1 : « Dans toute organisation, la stabilité est essentielle. »
Il souligne qu’au cours de sa période chez Red Bull, il a « été assis de l’autre côté de la table » face à « six ou sept » responsables différents à la tête de Ferrari, « de Jean Todt jusqu’à Fred ».
Il rappelle aussi la spécificité de la Scuderia : Ferrari subit une pression particulière, en tant que « team nationale » de fait, avec un niveau de scrutin médiatique que d’autres équipes ne connaissent pas de la même manière.
Pour Horner, voir Ferrari gagner serait « populaire pour tout le monde ». Et au sujet de Vasseur, il se montre élogieux : il le juge « très capable », avec « un excellent pedigree » dans les catégories inférieures. Son sentiment est clair : Vasseur a probablement « juste besoin de plus de temps ».
Conclusion
Entre une interview publiée au mauvais moment et un titre jugé trompeur, Christian Horner estime que les rumeurs autour de Ferrari ont surtout créé une pression inutile sur Fred Vasseur. Dans un sport où chaque détail — technique comme humain — peut faire basculer une saison, la stabilité reste, selon lui, l’un des leviers les plus précieux. La suite dépendra autant des résultats en piste que de la capacité de Ferrari à laisser le temps produire ses effets.
Foire aux Questions
Qu’est-ce qui a déclenché les rumeurs reliant Christian Horner à Ferrari ?
La publication d’un entretien accordé à The Times, réalisé avant Monza, a relancé la spéculation. Un titre affirmant en substance « Ferrari est mon rêve » a contribué à amplifier l’histoire, alors que le poste de Fred Vasseur était commenté.
Christian Horner a-t-il dit mot pour mot « Ferrari est mon rêve » ?
Non. Horner affirme qu’il n’a « jamais dit ça » et explique qu’il cherchait surtout à souligner le statut unique de Ferrari en Formule 1 et le respect que l’équipe inspire.
Qu’a dit Horner sur la voiture Ferrari et ses points forts/faibles ?
Il considère que Ferrari a eu une très bonne voiture, notamment du côté du châssis, tout en suggérant un possible retard sur la puissance moteur.
Horner veut-il devenir le patron de Ferrari ?
Il explique que, même si être associé à Ferrari est « un grand honneur », ce n’est pas un poste pour lequel il dit faire campagne. Il indique être « peut-être plus concentré sur d’autres options ».
Pourquoi Horner insiste-t-il autant sur la stabilité à Ferrari ?
Il estime que la stabilité est un facteur clé de performance en Formule 1. Il rappelle avoir vu se succéder plusieurs dirigeants chez Ferrari et souligne la pression particulière qui pèse sur l’équipe, ce qui rend la continuité encore plus importante.
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