Fabio Quartararo a appelé à des modifications des bacs à gravier du circuit de Mandalika après sa chute lors des essais MotoGP du Grand Prix d’Indonésie. Le pilote Yamaha estime que la configuration actuelle peut aggraver les conséquences d’une sortie de piste, en particulier dans une zone très rapide.

Une chute au virage 8 dans une section ultra-rapide

Quartararo est tombé au virage 8, dans la partie gauche de la section rapide des « Esses ». Projeté dans une série de tonneaux en atteignant le gravier, il a surtout pointé du doigt un problème de niveau : le bac à gravier ne serait pas à la même hauteur que la zone de dégagement dans cette portion du tracé.

Quartararo en tête des appels à l’action sur les bacs à gravier de Mandalika

Un rappel de l’accident de Marc Marquez l’an dernier

La scène a rappelé la violente sortie de Marc Marquez au virage 7 lors de la course de l’an dernier, après avoir été percuté par Marco Bezzecchi. Marquez s’était blessé et avait dû manquer les quatre dernières manches de la saison.

Moins de gravité pour Quartararo, mais une alerte claire

Pour Quartararo, les conséquences ont été moins lourdes : il a pu revenir en piste, reprendre la séance et signer le septième meilleur temps, ce qui lui a permis d’assurer une place directe en Q2. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’agir.

Le Français a expliqué ressentir des douleurs, surtout du côté gauche : « Je suis un peu endolori du côté gauche. La chute était rapide mais ce n’était pas une grosse chute ; le pire, c’est l’entrée dans le gravier. » Il a précisé qu’aucun os n’était cassé, évoquant surtout des douleurs musculaires au niveau du pouce, tout en prévenant qu’il se sentirait probablement plus raide au réveil.

Le problème, selon lui : un gravier trop haut par rapport au bitume

Quartararo a comparé la situation à celle observée l’an dernier : « Pour moi, c’est comme l’an dernier, avec Marc. » Il estime que même sans impact spectaculaire, le simple fait de « taper » le gravier peut être dangereux dans cette zone à très haute vitesse.

Sur les ajustements possibles, il a donné une piste concrète : rehausser ou corriger le niveau pour l’aligner sur celui du bitume. Selon lui, le gravier serait « un peu plus haut », ce qui ferait « décoller » la moto au moment d’y entrer, augmentant la violence du choc.

Une trajectoire en travail au virage 7 avant la chute

Quartararo a aussi indiqué qu’il essayait une trajectoire différente au virage 7, qu’il considère comme « l’un de [ses] pires virages » du calendrier, avant son accident.

Marquez : réévaluer les bacs à gravier pour la sécurité et les coûts

Marc Marquez a lui aussi estimé qu’une réévaluation des bacs à gravier serait une démarche sérieuse, notamment pour réduire le risque de dégâts matériels — et l’impact financier — pour les pilotes et leurs machines.

Engagé dans la lutte pour le championnat, il a reconnu ne pas avoir vérifié l’état du gravier : « Honnêtement, je me bats pour un championnat et je n’ai pas regardé comment était le gravier. » Il a ajouté que les pilotes se plaignent régulièrement, et que ce n’est pas seulement un enjeu de sécurité : c’est aussi un problème pour l’intégrité des motos. Selon lui, si l’objectif est de maîtriser les budgets, « la meilleure manière d’économiser » reste d’éviter ce type de chutes qui abîment pilotes et matériel.

Marquez a insisté sur la vitesse du secteur : dans une zone « super rapide », entrer dans le gravier à haute vitesse entraîne presque inévitablement des dégâts. Il a également noté ne pas avoir vu précisément la chute de Quartararo, tout en rappelant une réalité du métier : les pilotes ne peuvent pas contrôler virage par virage l’état des zones de dégagement ; des personnes sont chargées de ce travail, et le rôle du pilote est de se concentrer sur le pilotage sans être parasité par ces inquiétudes.

Conclusion : une question de sécurité dans un secteur à très haute vitesse

Entre la chute de Quartararo en essais et le précédent marquant de Marquez, Mandalika remet sur la table la question du nivellement et de la conception des bacs à gravier, particulièrement dans les portions les plus rapides du circuit. Si des ajustements sont apportés, ils pourraient réduire à la fois les risques pour les pilotes et les dommages coûteux sur les motos.

À mesure que le MotoGP poursuit sa quête de performance, l’avenir passera aussi par des solutions de sécurité capables de suivre le rythme d’une catégorie toujours plus rapide.

Foire aux Questions

Pourquoi les bacs à gravier peuvent-ils être dangereux à Mandalika ?

Dans la zone concernée, le bac à gravier ne serait pas au même niveau que la zone de dégagement. À très haute vitesse, la moto peut « taper » une marche ou une bosse à l’entrée du gravier, ce qui peut aggraver la chute.

Où Fabio Quartararo est-il tombé pendant les essais ?

Il a chuté au virage 8, dans la partie gauche de la section rapide des Esses.

Quelles ont été les conséquences sportives de la chute pour Quartararo ?

Malgré la chute, il a pu reprendre la séance, signer le septième temps et valider une place en Q2.

Quel précédent a été évoqué en lien avec Mandalika ?

L’accident de Marc Marquez au virage 7 l’an dernier a été rappelé : après un contact avec Marco Bezzecchi, il s’était blessé et avait manqué les quatre dernières courses de la saison.

Que demande Quartararo comme changement concret ?

Il souhaite au minimum un ajustement de hauteur pour que le gravier soit au même niveau que le bitume, afin d’éviter l’effet de « bump » à l’entrée du bac à gravier.

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