MotoGP : Joan Mir révèle l’origine de son absence et vise un retour en pleine forme à Sepang

Après six semaines loin des week-ends de course, Joan Mir a levé le voile sur les raisons de son absence en MotoGP. Le pilote espagnol explique avoir été touché par des problèmes de vision, accompagnés d’une fatigue chronique, avant de suivre un plan de traitement complet et de prendre du repos à domicile. Objectif annoncé : revenir « à 100% » dès le Grand Prix de Malaisie à Sepang.
Une absence de six semaines enfin expliquée
Joan Mir n’avait plus participé à une course MotoGP depuis six semaines. Il indique désormais que cette période d’arrêt était nécessaire : des troubles de la vision sont apparus, et au début, lui et son entourage ne comprenaient pas clairement ce qui se passait.
À ces soucis visuels s’est ajoutée une fatigue « très extrême », décrite comme un élément directement lié à son état. Mir explique que la situation empirait au fil des courses disputées, notamment durant la première partie de saison, jusqu’à rendre l’arrêt incontournable.
Fatigue extrême, examens et prise en charge médicale
Le pilote précise avoir entamé un traitement avec le docteur Ángel Charte, directeur médical du MotoGP. Cette prise en charge a permis de mieux cerner le problème, après de nombreux examens.
Selon Mir, la cause serait liée à un souci de vision déjà rencontré par le passé. Le stress des courses aurait aggravé la situation, et la fatigue serait la conséquence de ce phénomène. Il souligne qu’avant d’arriver à cette compréhension, « beaucoup de tests » ont été réalisés.
De Misano à Sepang : chronologie d’un long arrêt
Mir s’était retiré du Grand Prix de Saint-Marin à la mi-septembre, se plaignant de fatigue. Dans les jours suivants, des analyses sanguines défavorables ont conduit à son inscription sur la liste des absences de longue durée.
Au total, il a manqué 44 jours dans le paddock, et les courses disputées pendant cette période en Autriche, au Japon, en Indonésie et en Australie.
Le retour en MotoGP : « Je suis tellement heureux d’être de retour »
De retour dans le paddock, Mir dit ressentir un réel soulagement : il affirme aller « beaucoup mieux qu’avant » et s’attend à se sentir bien sur le week-end.
Il nuance toutefois l’idée d’être immédiatement au maximum : rouler avec une moto d’entraînement n’offre pas les mêmes sensations, ni les mêmes vitesses, qu’un week-end de Grand Prix. Il préfère donc attendre la piste pour confirmer s’il est réellement « à 100% ».
Une saison difficile chez Honda, avec beaucoup de chutes
Avant cette absence, la saison n’avait déjà rien d’un long fleuve tranquille. Mir a chuté dans neuf des quatorze courses MotoGP disputées sur la distance complète jusque-là.
Avec les réponses obtenues sur son état, il estime désormais mieux comprendre certains éléments de son année. Il indique qu’il gardera des détails pour lui, mais considère ces enseignements comme « très importants pour le futur ».
Marini également de retour : Honda retrouve ses deux pilotes
Le week-end précédent, l’équipe d’usine Honda avait dû renoncer entièrement à l’épreuve de Phillip Island : la moto de Mir n’était pas engagée, et l’équipe a aussi perdu Luca Marini, malade, après seulement deux tours en essais.
Marini se dit désormais apte à reprendre ce week-end. Sa condition avait été décrite comme un virus, avec des symptômes particulièrement inhabituels : « zéro force, zéro puissance », mais aussi des difficultés à bouger les mains, les doigts et les pieds, « comme de l’arthrite ». Il explique même qu’il lui était difficile d’écrire un message sur son téléphone.
Après ses premiers tours à Phillip Island, il a compris qu’essayer de courir dans cet état n’avait pas de sens. Il indique que la veille de son arrivée à Sepang a été sa première journée où il s’est senti « OK », et qu’il a encore progressé depuis. Il pense pouvoir rouler « plus ou moins normalement », tout en précisant qu’il ne sera pas à 100% faute d’entraînement, mais que le simple fait d’être sur la moto sera déjà « un plaisir ».
Conclusion
Entre les explications de Joan Mir sur ses problèmes de vision et sa fatigue chronique, et le retour de Luca Marini après un épisode viral aux symptômes marquants, Honda aborde Sepang avec l’espoir de retrouver de la stabilité. Si la piste doit encore confirmer les sensations, ce double retour pourrait marquer un tournant : parfois, comprendre ce qui freine un pilote est le premier pas vers un nouvel élan.
Foire aux Questions
Pourquoi Joan Mir s’est-il absenté pendant plusieurs semaines en MotoGP ?
Il explique avoir souffert de problèmes de vision, associés à une fatigue chronique très importante. La situation empirait au fil des courses, ce qui l’a poussé à s’arrêter et à suivre un traitement.
Quand Joan Mir a-t-il commencé à manquer les Grands Prix ?
Il s’est retiré du Grand Prix de Saint-Marin à la mi-septembre, puis a été absent pendant 44 jours, manquant notamment des courses en Autriche, au Japon, en Indonésie et en Australie.
Joan Mir est-il certain d’être à 100% pour Sepang ?
Il dit se sentir beaucoup mieux et viser un retour à 100%, mais précise que seule la comparaison entre l’entraînement et les vitesses réelles d’un week-end MotoGP permettra de le confirmer.
Pourquoi Honda n’avait-elle pas pris le départ à Phillip Island ?
L’équipe d’usine n’alignait pas la moto de Mir, et a aussi perdu Luca Marini, malade, après deux tours d’essais. Dans ce contexte, l’équipe a dû renoncer à l’épreuve.
Qu’avait Luca Marini et quels étaient ses symptômes ?
Sa condition a été décrite comme un virus. Il parle d’une perte totale de force, avec des difficultés à bouger mains, doigts et pieds, au point d’avoir du mal à écrire sur son téléphone.
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