Antonelli triomphe à Miami : troisième victoire d’affilée après un duel intense avec Norris

Leader du championnat, Kimi Antonelli a remporté le Grand Prix de Miami en Formule 1, signant une troisième victoire consécutive après avoir contenu la pression de Lando Norris. La pluie, longtemps redoutée, n’a finalement jamais bouleversé la course, mais le spectacle a été au rendez-vous, notamment grâce au duel Mercedes-McLaren et à une fin d’épreuve agitée derrière eux.
Un duel serré pour la victoire, longtemps indécis
Antonelli et Norris ont tour à tour mené l’épreuve, avec très peu d’écart entre eux. Une fois Charles Leclerc (Ferrari) dépassé, Norris a pris l’ascendant sur Antonelli — profitant d’un dépassement juste avant l’intervention de la voiture de sécurité au 6e tour — puis a progressivement creusé un matelas allant jusqu’à 2,4 s.
Mais derrière cette avance contrôlée, tout restait fragile : la décision au moment des arrêts et la remise en température des pneus allaient devenir le cœur du scénario.
Le tournant de la course : la séquence des arrêts aux stands
À mesure que la menace de pluie s’éloignait à mi-course, Mercedes a choisi d’anticiper en arrêtant Antonelli au tour 26 sur 57. Ce choix l’a relancé derrière Max Verstappen et Lewis Hamilton, mais avec une courte portion de piste dégagée pour reprendre du rythme.
McLaren a répliqué en arrêtant Norris un tour plus tard. L’arrêt a été solide malgré une légère erreur de placement à l’entrée du stand, avec un service en 2,8 s, et Norris est ressorti juste devant la Mercedes.
Sauf qu’Antonelli avait déjà mis ses pneus à température : il a attaqué immédiatement et a dépassé Norris dans les Esses, alors qu’ils revenaient sur Verstappen, décalé par sa stratégie.
Verstappen au cœur de l’action, entre tête-à-queue et stratégie agressive
La course de Verstappen a été animée. Au départ, alors qu’il se battait pour la tête, il est parti en tête-à-queue en remettant les gaz à fond en sortie du virage 2. Ensuite, il a tenté un pari stratégique en s’arrêtant tôt pour chausser des pneus durs sous la voiture de sécurité.
Il a brièvement contenu Antonelli et Norris, ce qui a permis à Norris de tenter une attaque sur Antonelli au premier virage au tour 29. Mais, sur ce même tour, les deux leaders ont réussi à dépasser Verstappen et se sont rapidement échappés.
Fin de course : pression, souci signalé et duel interrompu
Norris est resté plusieurs tours à moins d’une seconde d’Antonelli. La tension est montée quand Antonelli a signalé un problème avec ses palettes de changement de vitesses. Malgré cela, il a peu à peu repris le contrôle, augmentant son avance jusqu’à environ deux secondes dans les 15 derniers tours.
Le duel pour la victoire s’est finalement éteint quand Norris a été averti de se méfier d’un problème repéré sur le volet de son aileron arrière. Antonelli a ainsi sécurisé sa troisième victoire consécutive, avec la particularité d’être parti en pole position lors de chacune de ces trois courses.
Au championnat, Antonelli dispose désormais de 20 points d’avance sur son équipier George Russell.
Un podium arraché et une Ferrari qui dégringole dans le final
Derrière les deux premiers, Oscar Piastri (McLaren) a décroché la dernière marche du podium sur l’avant-dernier tour, en dépassant Leclerc au freinage de l’épingle du virage 17.
Dans la foulée, Leclerc a connu une fin de course chaotique : il a ensuite fait un tête-à-queue et a effleuré le mur à l’extérieur des virages 3 et 4 dans le dernier tour. Déjà sorti de la lutte pour la victoire après un arrêt lent en début de course (qui l’avait rejeté derrière Russell), Leclerc a subi des dommages de suspension et a dû ramener sa voiture à l’arrivée, en concédant encore des places.
Russell en difficulté, puis relancé par les duels de la fin
Russell a semblé le moins à l’aise des deux pilotes Mercedes tout au long du week-end à Miami. Alors qu’il roulait à une anonyme 6e place, il s’est plaint à la radio : « Je glisse des quatre roues partout, c’est horrible. »
Il a toutefois profité d’une fin de course animée : il a d’abord dépassé Verstappen après une bagarre tardive durant laquelle il a endommagé une extrémité de sa plaque d’aileron avant. Puis il a dépassé Leclerc à l’épingle du dernier tour, avec contact entre les deux au milieu du virage.
Verstappen s’est invité à cette lutte sur la ligne d’arrivée et a lui aussi dépassé Leclerc, malgré des pneus durs ayant déjà 51 tours. Verstappen reste sous le coup d’une enquête pour avoir franchi la ligne à la sortie des stands après son arrêt précoce.
Ferrari limitée, Hamilton touché, Colapinto brille
Ferrari doit se contenter des 6e et 7e places. Lewis Hamilton termine à neuf secondes de Leclerc, après avoir été endommagé dans un accrochage avec Franco Colapinto (Alpine) dès le premier tour. Les deux ont néanmoins pu poursuivre.
Colapinto se classe 8e, égalant son meilleur résultat en F1 et concluant un week-end impressionnant, dans la seule Alpine restante à l’arrivée.
Voiture de sécurité, abandons et points pour Williams
Deux incidents ont provoqué la voiture de sécurité au début de course. D’abord, Pierre Gasly a fini avec sa voiture appuyée sur un côté dans les barrières à l’épingle du virage 17, après avoir été envoyé en tonneau à la suite d’un contact avec Liam Lawson alors qu’ils se battaient pour la 10e place.
L’autre incident a concerné Isack Hadjar : il a trop mordu un vibreur dans le complexe avant la ligne droite opposée, a cassé sa direction et a glissé par-dessus le vibreur jusque dans les barrières extérieures. Il a ensuite frappé sa monoplace de colère.
Williams place ses deux voitures dans les points : Carlos Sainz termine 9e, signant son deuxième résultat consécutif à cette position, tandis qu’Alex Albon termine 10e et débloque son compteur de points en 2026.
Classement du Grand Prix de Miami
1 Kimi Antonelli (Mercedes)
2 Lando Norris (McLaren) +3.264s
3 Oscar Piastri (McLaren) +27.092s
4 George Russell (Mercedes) +43.051s
5 Max Verstappen (Red Bull) +43.949s
6 Charles Leclerc (Ferrari) +44.245s
7 Lewis Hamilton (Ferrari) +53.753s
8 Franco Colapinto (Alpine) +61.871s
9 Carlos Sainz (Williams) +82.072s
10 Alex Albon (Williams) +90.972s
11 Ollie Bearman (Haas) +1 Lap
12 Gabriel Bortoleto (Audi) +1 Lap
13 Esteban Ocon (Haas) +1 Lap
14 Arvid Lindblad (Racing Bulls) +1 Lap
15 Fernando Alonso (Aston Martin) +1 Lap
16 Sergio Perez (Cadillac) +1 Lap
17 Lance Stroll (Aston Martin) +1 Lap
18 Valtteri Bottas (Cadillac) +2 Laps
Nico Hulkenberg (Audi) DNF
Liam Lawson (Racing Bulls) DNF
Pierre Gasly (Alpine) DNF
Isack Hadjar (Red Bull) DNF
Foire aux Questions
Pourquoi les arrêts aux stands ont-ils été décisifs entre Antonelli et Norris ?
Parce que Norris est ressorti juste devant après son arrêt, mais Antonelli avait déjà mieux remis ses pneus à température. Il a pu attaquer immédiatement et reprendre la position en piste dans les Esses.
Qu’est-ce qu’une voiture « décalée » par la stratégie, comme Verstappen ici ?
C’est un pilote dont le plan pneus/arrêts ne correspond pas au rythme des leaders à cet instant. Verstappen s’était arrêté tôt sous voiture de sécurité pour chausser des durs, ce qui l’a placé temporairement au milieu de la lutte des premiers lors des arrêts suivants.
Quel a été l’impact du problème signalé par Antonelli sur ses palettes ?
Le pilote a indiqué un souci avec ses palettes de changement de vitesses, ce qui pouvait compliquer les passages de rapports et la gestion en duel. Malgré cela, il a conservé la tête et a même augmenté son avance en fin de course.
Pourquoi McLaren a-t-il demandé à Norris de se méfier de son aileron arrière ?
L’équipe a repéré un problème potentiel sur le volet de l’aileron arrière et a averti Norris d’être prudent. À partir de là, la bataille directe avec Antonelli s’est calmée.
Conclusion
À Miami, Antonelli a gagné autant avec son sang-froid qu’avec la gestion du timing des stands, face à un Norris longtemps menaçant. Si cette dynamique se confirme, la suite du championnat pourrait bien se jouer sur la capacité des prétendants à saisir la moindre fenêtre stratégique — et à rester impeccables quand la pression monte.
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