Ferrari et Ferrari ont quitté le Grand Prix de Belgique 2026 de Formule 1 avec une amende, plutôt qu’une pénalité en temps, après une enquête des commissaires portant sur un relâchement dangereux (unsafe release) lors d’un arrêt au stand.

Un double arrêt sous virtual safety car

Ferrari a choisi de faire rentrer Hamilton et Charles Leclerc coup sur coup sous la deuxième période de virtual safety car de la course de dimanche. Leclerc est reparti sans incident, mais la relance de Hamilton a été problématique.

Une demande de réglage d’aileron avant qui tourne à la confusion

Hamilton réclamait une modification de son aileron avant afin d’ajuster l’équilibre de la voiture avec les pneus durs. Mais l’équipe a dû attendre cinq secondes avant d’effectuer l’arrêt, car Hamilton avait été pénalisé à la suite de sa collision du premier tour avec George Russell.

Selon les éléments examinés après la course, un manque de communication a fait qu’aucun ajustement n’a été réalisé pendant l’arrêt. Un mécanicien a alors tenté, au tout dernier moment, de modifier l’équilibre via l’aileron avant, mais a été heurté par le pneu avant droit de la voiture au moment où Hamilton quittait son emplacement.

Le mécanicien n’a pas été blessé, mais l’incident a déclenché une enquête d’après-course pour relâchement dangereux.

Pourquoi Ferrari a écopé d’une amende après l’erreur d’arrêt au stand de Hamilton

Hamilton et Vasseur défendent l’absence de faute du pilote

À l’issue de l’épisode, Hamilton comme le directeur d’équipe Frédéric Vasseur ont estimé que, si une sanction devait être appliquée, elle ne devait pas modifier le résultat en piste. Hamilton a notamment insisté sur le fait qu’il s’était focalisé sur le feu vert au-dessus de son emplacement.

« Je ne l’ai pas fait. Je suis parti quand le feu était vert », a déclaré Hamilton. « Je pense qu’un relâchement dangereux est généralement dangereux vis-à-vis des autres voitures, et pas forcément vis-à-vis de l’équipe. »

Vasseur a expliqué l’origine de la confusion : « La confusion vient du fait que nous avions un double arrêt, et un ajustement d’aileron avant uniquement pour le deuxième, et nous ne voulions pas parler pendant les cinq secondes.

« Si on commence à parler, les mécaniciens auraient pu sauter sur la voiture. Ce n’est pas l’erreur de Lewis. »

La décision des commissaires : une amende, et une partie suspendue

Les commissaires ont retenu la confusion liée à l’ajustement de l’aileron avant dans leur décision, et ont privilégié une amende plutôt qu’une pénalité sportive, en soulignant qu’une « combinaison inhabituelle de circonstances » avait contribué à l’incident.

Ils ont également considéré que ces circonstances avaient « entraîné un désavantage sportif pour la voiture 44, retardée lors de son arrêt au stand ».

Hamilton a été jugé « non fautif » par le panel. Ferrari a écopé d’une amende dont une partie est suspendue, à condition que l’équipe mène une revue de ses procédures et transmette un rapport à la FIA détaillant les mesures correctives à mettre en place, les commissaires insistant sur le fait qu’un mécanicien avait été exposé à un risque.

Conclusion

En Belgique, l’épisode illustre à quel point une décision prise en une poignée de secondes — double empilement, timing de pénalité, réglage aérodynamique — peut transformer un arrêt au stand en situation à risque. La suite dépendra désormais de la capacité de Ferrari à renforcer ses procédures : en Formule 1, la sécurité et la précision restent les seules garanties d’un futur durable au plus haut niveau.

Foire aux Questions

Qu’est-ce qu’un relâchement dangereux (unsafe release) en F1 ?

Il s’agit d’une situation où une voiture est renvoyée depuis son emplacement de stand alors que cela crée une condition dangereuse. Dans ce cas, l’enquête a été déclenchée après qu’un mécanicien a été heurté lors du départ de la voiture.

Pourquoi Ferrari a-t-elle fait rentrer Hamilton et Leclerc l’un derrière l’autre ?

L’équipe a choisi un double arrêt (double-stack) sous la deuxième période de virtual safety car, une fenêtre souvent utilisée pour limiter la perte de temps au stand.

Pourquoi l’arrêt de Hamilton a-t-il été retardé de cinq secondes ?

Le retard est lié à une pénalité infligée à Hamilton après une collision au premier tour avec George Russell, ce qui a imposé d’attendre avant d’exécuter l’arrêt.

Pourquoi les commissaires n’ont-ils pas ajouté de pénalité en temps ?

Ils ont évoqué une « combinaison inhabituelle de circonstances » et ont considéré que la voiture 44 avait déjà subi un désavantage sportif, l’arrêt ayant été retardé.

Que doit faire Ferrari après cette sanction ?

Ferrari doit revoir ses procédures et envoyer un rapport à la FIA présentant des mesures correctives, condition associée à la partie suspendue de l’amende.

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