Ferrari sous tension : Vasseur veut réunir Hamilton et Leclerc au Brésil après l’incident du Mexique

Ferrari prévoit de réunir Lewis Hamilton et Charles Leclerc au Brésil après leur affrontement dès le premier tour du Grand Prix du Mexique, un duel interne que l’équipe estime avoir payé très cher. De son côté, Hamilton assume ses propos d’après-course et martèle qu’il ne changera pas sa façon de s’exprimer.
Un duel coûteux dès le premier tour au Mexique
Au départ au Mexique, Leclerc et Hamilton se sont livrés une bataille intense dès le premier tour. Selon Ferrari, cette confrontation a ouvert la porte à Max Verstappen, qui a alors profité de la situation pour s’emparer de ce que l’équipe considérait comme une victoire probable.
Après la course, Hamilton a mis en cause la manière de courir de Leclerc. Il a décrit chez son équipier une mentalité « tout ou rien » et a évoqué un historique de duels trop durs face à ses propres coéquipiers.
Chez Ferrari, l’épisode a été jugé problématique : Fred Vasseur a estimé dimanche soir, au micro de Canal+, que cette bataille était le signe d’un « manque de respect » envers les employés de Ferrari.
Vasseur veut mettre Hamilton et Leclerc autour d’une table au Brésil
Vasseur a échangé séparément avec les deux pilotes après la course au Mexique, mais il a prévu une discussion formelle au Brésil, lorsque tout le monde sera réuni au même endroit. La rencontre est envisagée pour vendredi.
Un rendez-vous plus tôt dans le week-end n’a pas été possible, notamment parce que Leclerc a manqué la journée médias du jeudi au Brésil après avoir annoncé mercredi la naissance de son premier enfant avec son épouse Alexandra.
Hamilton maintient ses critiques et son franc-parler
En l’absence de Leclerc, Hamilton a été le seul pilote Ferrari à répondre aux médias jeudi, et il n’a pas atténué son diagnostic.
Interrogé sur l’idée que Leclerc le défendrait et l’attaquerait plus durement que d’autres pilotes — avec, en exemple de comparaison, un épisode à Singapour où Leclerc aurait renoncé à dépasser Max Verstappen au départ — Hamilton a répondu : « Oui. »
Il a développé : à Singapour, Leclerc était « roue contre roue », « à l’intérieur », avait pris l’avantage au virage 1, puis aurait « reculé ». Hamilton estime que cette différence de comportement ne daterait pas d’hier, affirmant que l’on retrouvait la même dynamique dans le passé avec Sebastian Vettel et avec Carlos Sainz.
« Je ne serai jamais réduit au silence »
Hamilton a aussi tenu à expliquer sa manière de communiquer, y compris à la radio lorsqu’il demandait si Leclerc avait été pénalisé au premier tour pour avoir coupé la piste.
« Je ne sais pas comment mes commentaires ont été pris. Et, honnêtement, je me moque de ce que tout le monde ressent par rapport à ce que j’ai dit », a-t-il insisté. Il ajoute qu’il exprime ce qu’il ressent « sur le moment » et réfute toute idée de propos « calculés ».
Pour étayer son point, Hamilton rappelle le contexte d’une course : « Quand vous êtes en course, votre fréquence cardiaque est à 170 battements par minute. Vous roulez à 200 miles à l’heure. Vous n’avez pas le temps de calculer ce que vous dites. »
Il explique que la frustration s’adresse souvent « aux gens de l’équipe », notamment « aux patrons » au sujet des décisions, et rappelle que les commissaires demandent aussi aux pilotes de signaler certains faits de course lorsqu’il y a un problème en piste.
Il cite un exemple au Mexique, lors d’une séance d’essais : Isack Hadjar aurait ralenti sur la trajectoire à l’approche du virage 1. Hamilton dit ne rien avoir signalé et affirme que l’incident n’a pas été étudié. Selon lui, s’il avait protesté, l’enquête aurait été ouverte et Hadjar aurait pu être pénalisé pour gêne.
Hamilton conclut qu’il est important d’être transparent : « Bien sûr, parfois vous dites des choses et vous pourriez les regretter après, mais moi non. Je ne vais jamais m’excuser d’être authentique et vrai. Je ne serai jamais réduit au silence. » Il précise aussi qu’on ne lui a pas demandé de se taire.
Une relation à construire avec un Leclerc très ancré chez Ferrari
Hamilton affirme avoir « vraiment travaillé dur » pour bâtir une bonne relation avec Leclerc, qu’il décrit comme « très ancré dans l’équipe » après huit années chez Ferrari.
« J’ai toujours essayé d’être respectueux », dit Hamilton, tout en reconnaissant que son arrivée n’est pas simple : il se décrit comme quelqu’un de « très franc », qui « pousse et pousse » pour obtenir des changements — et prévient qu’il continuera à en demander. Son objectif, dit-il, est clair : gagner, ce qui impose de travailler avec l’ensemble de l’équipe.
Ce que Hamilton attend de la réunion
Dans la perspective de l’échange organisé par Vasseur, Hamilton dit « comprendre pleinement » sa responsabilité envers l’équipe. Il souligne qu’il essaie de montrer sa reconnaissance et estime avoir contribué positivement à la progression actuelle de Ferrari.
Il explique aussi pourquoi une discussion en face à face a tardé : Fred Vasseur est retourné à Maranello, tandis que Leclerc était à Monaco. « Mais nous allons nous asseoir ensemble », annonce Hamilton, tout en prévenant qu’il ne s’attend pas à ce que tout soit « réglé et trié » en une seule réunion — même si cela reste « important ».
Hamilton considère que ce qui se construit maintenant comptera pour la saison prochaine. Il dit être, d’une certaine manière, content d’avoir vécu cette situation car elle permet d’apprendre, même s’il aurait évidemment préféré un doublé.
Convaincu que Ferrari peut viser les titres mondiaux l’an prochain, Hamilton décrit son cap en coulisses : préserver les progrès récents en matière d’exécution et travailler sur la voiture de l’année suivante. Sur le moteur, il explique qu’il ne peut pas faire grand-chose d’autre que « pousser » ceux qui s’en occupent. Sur la voiture, il insiste sur la nécessité d’orienter le développement dans la bonne direction pour arriver « du bon pied » l’an prochain.
Il rappelle enfin le rôle de Vasseur : s’assurer que tout le monde avance dans la même direction. Hamilton promet de courir « dur », mais « proprement », afin d’en tirer le maximum.
Hamilton a également soutenu Vasseur : « Je crois toujours que Fred est le bon gars pour nous mener au championnat. »
Interrogé sur ce qu’il veut pour la suite, Hamilton répond : « De la communication » et « de la compréhension ». Il admet ne pas savoir à quoi ressemblera la réunion, mais affirme qu’il restera lui-même, qu’il assumera sa part de responsabilité et qu’il continuera à pousser.
Conclusion
Entre l’incident du Mexique, les mots forts échangés et une réunion attendue au Brésil, Ferrari joue une séquence charnière où la performance en piste et la cohésion interne devront avancer ensemble. Si l’équipe parvient à transformer cette tension en méthode et en clarté, la trajectoire vers 2027 pourrait commencer dès maintenant.
Foire aux Questions
Pourquoi Ferrari organise-t-elle une réunion entre Hamilton et Leclerc au Brésil ?
Parce que leur duel dès le premier tour au Mexique est considéré comme ayant coûté cher à l’équipe, et Fred Vasseur veut clarifier les limites à ne pas dépasser et remettre tout le monde sur une ligne commune.
Que reproche exactement Hamilton à Leclerc après le Mexique ?
Hamilton met en cause son approche en duel, évoquant une mentalité « tout ou rien » et une tendance, selon lui, à se battre très durement avec ses coéquipiers.
Pourquoi Hamilton dit-il qu’il ne « calcule » pas ses propos en course ?
Il explique qu’en course la charge physique et mentale est extrême (il cite une fréquence cardiaque d’environ 170 bpm et une vitesse de 200 miles à l’heure), ce qui rend impossible, selon lui, toute communication réellement préméditée.
Quel est l’exemple donné par Hamilton pour justifier l’importance de parler à la radio ?
Il cite un incident en essais au Mexique où Isack Hadjar aurait ralenti sur la trajectoire vers le virage 1. Hamilton affirme n’avoir rien signalé et que l’incident n’a pas été examiné, alors qu’une plainte radio aurait pu déclencher une enquête et une pénalité pour gêne.
Qu’attend Hamilton de cette réunion pour la suite de la saison et pour l’an prochain ?
Il dit vouloir davantage de communication et de compréhension, tout en reconnaissant qu’une seule réunion ne suffira pas à tout régler. Il insiste sur l’objectif de préparer l’équipe à se battre pour les championnats du monde l’an prochain, en consolidant l’exécution et en orientant correctement le développement de la future voiture.
En filigrane de ces réglages d’équipe, le rêve reste rouge: de la Ferrari F40 aux routes d’aujourd’hui, la LOA/LLD ouvre d’autres trajectoires. Pour passer de l’envie au volant avec garanties, explorez Joinsteer.

























































