GP de Hongrie: un nouvel asphalte jugé imprévisible inquiète les pilotes, avec une grosse bosse au virage 1

Une piste qualifiée de « loterie », une adhérence inégale et une « énorme bosse » au virage 1: les conditions de roulage au Hungaroring font craindre un Grand Prix de Hongrie F1 agité, notamment dès le premier tour.
Un resurfaçage partiel qui perturbe le week-end
Les difficultés ont été perceptibles dès le début du week-end. George Russell a expliqué vendredi qu’« ils ont refait un tiers du circuit et malheureusement ils ont fait un très mauvais travail ».
Bosses, corrections de dernière minute et bitume qui se fragilise
Les pilotes ont remonté leurs inquiétudes concernant les bosses et la qualité de l’asphalte lors du briefing des pilotes du vendredi soir. Des travaux ont ensuite été menés pour tenter d’atténuer certaines de ces bosses.
Au-delà du relief, des craintes existent aussi sur la tenue du revêtement: par endroits, l’asphalte semble s’ouvrir. La situation est notamment pointée dans le dernier virage, où de nombreux pilotes ont peiné à trouver de l’adhérence tout au long du week-end.
Norris poleman: « difficile d’assembler un tour » sur une piste au grip irrégulier
Les difficultés se sont confirmées samedi. Le poleman Lando Norris a résumé la situation: « Honnêtement, c’est juste difficile de mettre un tour bout à bout ici, avec le nouveau bitume: ça accroche à certains endroits et pas à d’autres.
« Par moments, on a l’impression que c’est un peu la loterie dans certains virages. »
Sainz critique le travail et compare avec le revêtement de 2016
Le pilote Williams Carlos Sainz a lui aussi critiqué la qualité du resurfaçage, en la comparant à celle réalisée dix ans plus tôt. Il a indiqué que les opérations de meulage effectuées pendant la nuit avaient amélioré les choses, mais « pas au niveau des standards de la F1 ».
Sainz a ajouté que le circuit « a reconnu avoir été un peu surpris » par le résultat après avoir refait la piste. Il a poursuivi: « Mon message, c’est qu’en 2016 il y a eu un resurfaçage complet et le bitume était le meilleur que j’aie vu depuis longtemps. Comme à Silverstone, comme à Djeddah, avec une adhérence très élevée.
« Quel que soit le revêtement qu’ils ont posé dans les virages 1 et 2, ce n’est pas la même qualité. Ils doivent revenir en arrière et analyser la différence entre le bitume de 2016 et celui qui a été posé il y a quelques mois. »
Bortoleto et Bottas: un constat sévère, avec des blocages de roues
Gabriel Bortoleto, pilote Audi, a été direct: « c’est très mauvais, si je suis honnête ».
Valtteri Bottas a estimé que les travaux de meulage n’avaient pas changé grand-chose: « ils ont fait du meulage la nuit dernière, mais ça n’a pas eu l’air de faire grand-chose.
« C’est toujours là. C’est assez facile de bloquer les roues. J’ai eu un gros blocage aujourd’hui. Et le virage 13 est assez bosselé aussi, donc je pense que la piste a eu le retour. Le dernier resurfaçage date d’il y a 10 ans. »
La grosse bosse du virage 1, variable clé pour le départ
Une inquiétude particulière se concentre sur une bosse importante au virage 1, susceptible d’ajouter une dimension de chaos au premier tour.
Cette bosse semble provenir de la transition entre l’ancienne et la nouvelle surface, qui ne serait pas parfaitement plane. Des réparations visibles ont par ailleurs été effectuées dans ce virage avant le week-end.
Le pilote Haas Ollie Bearman a livré une critique très dure: « Ils l’ont refait vraiment, vraiment mal, honnêtement, et on est tous d’accord pour dire qu’ils ont fait un très mauvais travail.
« Je pense qu’on aurait mieux fait de laisser comme c’était parce qu’avant c’était bien mieux. Et maintenant on a cette énorme bosse au virage 1, ce qui pourrait être intéressant demain, et aussi dans le virage 13.
« C’est super étrange. Et ensuite la piste se désagrège beaucoup aussi. Donc l’adhérence est mauvaise. C’est bizarre. »
Conclusion
Entre bosses, adhérence irrégulière et revêtement qui se dégrade par endroits, le Hungaroring offre aux pilotes un défi inhabituel, avec un virage 1 sous haute surveillance au moment du départ. Si la piste parvient à tenir sur la durée de course, les enseignements tirés ici pourraient peser sur la manière d’aborder les futurs travaux et contrôles de qualité des revêtements.
Foire aux Questions
Pourquoi les pilotes parlent-ils d’une « loterie » au Hungaroring?
Parce que l’adhérence varie fortement selon les zones: certains virages offrent du grip, d’autres beaucoup moins, ce qui rend difficile le fait de « mettre un tour bout à bout », comme l’a décrit Lando Norris.
Qu’est-ce qui pose problème avec le resurfaçage partiel de la piste?
Selon George Russell, environ un tiers du circuit a été refait et le résultat est jugé très mauvais. Les pilotes pointent à la fois des bosses et une qualité d’asphalte insuffisante.
Pourquoi la bosse du virage 1 inquiète-t-elle autant?
Elle pourrait perturber les voitures au freinage et à l’inscription, surtout au départ lorsque le peloton est groupé. Elle semble liée à une transition non plane entre ancienne et nouvelle surface.
Quels autres virages sont mentionnés comme problématiques?
Le dernier virage est cité pour un manque d’adhérence, et le virage 13 est décrit comme bosselé, avec un risque accru de blocages de roues.
Des travaux ont-ils été réalisés pendant le week-end?
Oui. Après les remarques au briefing des pilotes du vendredi soir, des interventions ont été menées pour lisser certaines bosses, et un meulage nocturne a été effectué. Malgré cela, plusieurs pilotes estiment que les problèmes restent très présents.
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