Le Grand Prix d’Italie a offert une course très animée, avec une victoire à Monza particulièrement marquante. Dans le même temps, le public a aussi assisté à un faux pas majeur de l’équipe locale, qui a lourdement pesé sur l’issue du week-end.

Entre stratégie, aspiration en qualifications, timing de VSC et gestion du déploiement en course, voici une lecture pilote par pilote des points forts, points faibles et du verdict de performance.

Classement des pilotes F1 du Grand Prix d’Italie 2026 à Monza

Les enseignements clés du week-end à Monza

Plusieurs tendances fortes se dégagent :

  • Les qualifications ont été fortement influencées par la capacité à trouver le bon rythme au bon moment, et par la gestion de l’aspiration (les « tows »).
  • Le timing du VSC a été déterminant à l’avant, en offrant un arrêt « bon marché » qui a rebattu les cartes.
  • Les départs et relances ont créé de gros écarts, certains pilotes gagnant beaucoup de positions dès les deux premiers tours.
  • La dégradation, les vibrations et même une piste qui se désagrège par endroits ont provoqué erreurs et pertes de temps.
  • Le déploiement (et l’accès à des modes type « dépassement ») a pesé sur les duels, parfois jusqu’au dernier tour.

Classement pilote par pilote

Mercedes (KA) — une victoire arrachée depuis le fond de grille

Fiche pilote Mercedes (KA) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 19e Arrivée : 1er

Points forts

  • A laissé entrevoir, via son tour en Q2 et un tour de Q3 « hors séquence » sans aspiration, qu’il avait le rythme pour la pole, malgré un week-end peu centré sur la performance en tour unique.
  • Son tranchant a été décisif : sept places gagnées sur les deux premiers tours, puis une capacité à se défaire du trafic pour revenir sur Russell et jouer la victoire.
  • A montré qu’il ne subissait pas la pression (contexte championnat et poids de Monza), un circuit où il avait vécu des week-ends difficiles en 2024 et 2025.

Points faibles

  • Des circonstances ont joué en sa faveur, même s’il a ensuite dû piloter superbement pour en profiter.
  • Une erreur dans le duel en fin de course, piégé par une surface de piste qui se dégrade en attaquant Russell, l’a envoyé dans le gravier. Cela aurait pu coûter plus cher, même s’il s’en est bien remis.

Verdict : Vu la difficulté de la mission, l’épisode du gravier ne lui enlève pas la meilleure évaluation du week-end.

Alpine (PG) — pole parfaite, course lucide

Fiche pilote Alpine (PG) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 1er Arrivée : 7e

Points forts

  • Qualifications proches de la perfection : vitesse trouvée au fil de la séance, bon placement pour profiter de l’aspiration, et meilleur assemblage de ses trois secteurs au moment décisif pour signer la pole.
  • Course intelligente : conscient que le rythme de l’Alpine conduirait inévitablement à reculer face aux grosses écuries, tout en couvrant Norris pendant un certain temps.
  • De façon réaliste, la 7e place (meilleur du milieu de peloton) correspondait au résultat optimal.

Points faibles

  • Rien de notable — ce qui est remarquable en course, surtout quand son coéquipier a illustré ce qui pouvait arriver en étant trop ambitieux dans une Alpine.

Verdict : A validé une qualification brillante par une course parfaitement gérée.

Mercedes (GR) — solide deuxième, mais un samedi à mieux jouer

Fiche pilote Mercedes (GR) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 2e Arrivée : 2e

Points forts

  • Course intelligente, notamment en provoquant une erreur d’Antonelli quand celui-ci tentait de conserver la tête en fin d’épreuve.
  • Bonne gestion des vibrations du pneu avant dans les derniers tours pour limiter la perte de temps.
  • Timing du VSC défavorable : il a permis à Antonelli de s’arrêter à faible coût, changeant la dynamique du duel pour la victoire.

Points faibles

  • Aurait dû prendre la pole, mais blocages de freins et proximité trop importante avec Max Verstappen sur le dernier tour de Q3 ont contribué à le placer derrière Gasly.
  • Semble avoir manqué d’un petit « plus » de rythme par rapport à Antonelli, même si la comparaison directe est compliquée (approches différentes en qualifs et en stratégie de course).

Verdict : Bien meilleur que le récit d’un prétendu « naufrage », mais pas au niveau d’Antonelli sur ce week-end.

Williams (CS) — l’efficacité après deux rendez-vous difficiles

Fiche pilote Williams (CS) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 13e Arrivée : 13e

Points forts

  • Des « mini-victoires » en qualifications : Q2 atteint et Esteban Ocon battu pour 0,001s, sans possibilité réaliste de faire mieux sur la grille.
  • A profité au maximum d’un arrêt sous VSC à faible coût pour ressortir 13e, un résultat supérieur à ce qu’une Williams pouvait espérer à la régulière.

Points faibles

  • Bon envol au départ, mais replacé en arrière à la fin du premier tour — uniquement derrière des voitures plus rapides.

Verdict : Après de grosses erreurs sur les deux courses précédentes, retour à une forme « maximisation voiture ».

RB (AL) — propre et proche du maximum

Fiche pilote RB (AL) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 9e Arrivée : 8e

Points forts

  • Par moments, rythme impressionnant et bonne maîtrise globale de la voiture.
  • La 8e place semble être le meilleur résultat possible, faute de vitesse pour menacer Gasly.
  • Course propre, malgré une gestion des durs vieillissants un peu plus délicate que celle de Gasly.

Points faibles

  • Q3 décevante : excuses à la radio pour du temps perdu, qu’il estime autour d’un dixième.
  • Une impression de sur-gestion pendant le relais en durs, mais davantage liée aux consignes d’équipe.

Verdict : En dehors d’une Q3 encore en dessous, week-end solide.

Red Bull (MV) — podium et extraction maximale

Fiche pilote Red Bull (MV) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 5e Arrivée : 3e

Points forts

  • La 3e place était le meilleur résultat possible.
  • A longtemps tenu au contact du duel de tête malgré une Red Bull moins rapide, avec un handicap de déploiement face à Mercedes.
  • Quand la voiture fonctionnait correctement, il en a extrait tout le potentiel ; et même avec un souci en qualifs (hauteur arrière compromise), il a limité la casse.
  • Après avoir manqué les EL1, week-end bien construit.

Points faibles

  • Deux sorties au premier virage : une au début du dernier run de Q3 (perte de l’aspiration des McLaren), et une autre en course.

Verdict : A tiré absolument tout ce qu’il pouvait du package Red Bull.

McLaren (LN) — victoire tactique au dernier tour

Fiche pilote McLaren (LN) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 8e Arrivée : 4e

Points forts

  • Gestion intelligente des combats, illustrée par le fait d’avoir mieux déployé que Piastri pour gagner leur duel pour la 4e place dans le dernier tour.
  • Qualification décevante, mais avec une circonstance atténuante : l’erreur de Piastri au premier virage lui a coûté une aspiration.

Points faibles

  • Manque de constance dans l’exécution des tours rapides, contribuant à une 8e place sur la grille.

Verdict : Légèrement plus abouti des deux McLaren, malgré un samedi frustrant.

Haas (OB) — du rythme, mais un VSC au pire moment

Fiche pilote Haas (OB) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 11e Arrivée : 15e

Points forts

  • Bonne adaptation au package aéro amélioré, et bénéfice du nouveau moteur Ferrari.
  • Rythme de course convaincant ; le résultat aurait été meilleur sans le VSC déclenché juste au moment où il passait l’entrée des stands, rendant l’arrêt impossible.
  • Gains réalisés aux deux départs.

Points faibles

  • Pas d’amélioration sur son deuxième tour de Q2 : la Haas pouvait offrir un peu plus sur la grille.
  • S’est légèrement compromis en poussant fort pour rester avec Yuki Tsunoda — mais c’était aussi la condition pour maximiser une chance de point.
  • A perdu une place face à Colapinto, dépassé lors de la relance après VSC.

Verdict : Performance solide sur un tracé où même la Haas évoluée ne jouait pas naturellement les points.

Ferrari (LH) — des éclairs, mais un dimanche heurté

Fiche pilote Ferrari (LH) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 4e Arrivée : 6e

Points forts

  • Après un début de week-end plus difficile que celui de Leclerc, a su se relancer.
  • Dernier tour de Q3 à seulement 0,007s de Leclerc, permettant de sauver une position correcte malgré une qualification compliquée.

Points faibles

  • Qualifications brouillonnes, pas entièrement de son fait.
  • Manœuvre au virage 1 sur Leclerc légitime, mais qui l’a placé dans une zone de risque élevée pour le virage 2 : il en a payé le prix, et cela a coûté cher en positions (avec la nuance qu’il pouvait s’attendre à davantage d’espace de la part de son coéquipier).
  • Coupe de la première chicane au 35e tour, laissant Antonelli passer.

Verdict : Week-end irrégulier, dans lequel Ferrari a aussi joué un rôle important.

Audi (GB) — bon niveau, mais départ relancé raté

Fiche pilote Audi (GB) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 10e Arrivée : 11e

Points forts

  • Bon rythme tout au long du week-end avec une Audi sur un circuit censé mettre en avant ses faiblesses.
  • La 11e place correspond globalement à ce que l’Audi pouvait viser, même si Tsunoda semblait prenable.
  • Dépassement sur Nico Hülkenberg pour finir meilleur pilote Audi.

Points faibles

  • Petite erreur à Ascari sur le dernier tour de Q2, coûteuse pour accéder à la Q3.
  • Deuxième départ (relance) très manqué : malgré les soucis de mise en action chez Audi, c’était nettement pire que celui de Hülkenberg (à l’inverse, son premier départ était meilleur que celui de Hülkenberg).
  • À la vitesse pure, Tsunoda était jouable pour le dernier point… mais seulement sans perte de position au deuxième départ.

Verdict : Le meilleur pilote Audi sur l’ensemble, mais avec quelques moments imparfaits.

Red Bull (LL) — rythme correct, mais week-end condamné par les circonstances

Fiche pilote Red Bull (LL) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 22e (stands) Arrivée : 14e

Points forts

  • Changements d’éléments moteur : pénalité et week-end forcément en retard dès le départ.
  • Les dégâts d’aileron avant sur le tour de relance étaient difficiles à éviter : Hülkenberg l’a coupé en se rabattant sur la ligne vers le virage 1.
  • Son rythme était plus que respectable ; avec une course propre, il y avait de quoi marquer gros, même en partant des stands.

Points faibles

  • Entre pénalité et aileron endommagé (stop imposé et déconnexion du peloton), les occasions de briller ont été limitées.
  • A reçu un drapeau noir et blanc pour avoir tassé Hülkenberg vers l’herbe avant la deuxième chicane ; pas de sanction, et décision jugée sévère à la marge.

Verdict : Remplacement encore convaincant, même si le classement ne le reflète pas.

McLaren (OP) — une base retrouvée, malgré un samedi piégeux

Fiche pilote McLaren (OP) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 6e Arrivée : 5e

Points forts

  • Course propre et duels généralement bien gérés.
  • Après des difficultés récentes en rythme de course (dont Zandvoort), il a été très proche de Norris à Monza.
  • Premier tour de Q3 solide, lui permettant de se qualifier devant Norris, en partie grâce à son propre incident sur la seconde tentative.

Points faibles

  • Estime qu’il pouvait gagner le duel du dernier tour face à Norris pour la 4e place, en expliquant : « je sais ce que je ferais différemment ».
  • Pénalité de trois places sur la grille pour avoir, « involontairement », gêné Lawson à la première chicane en Q3 (les commissaires estimant qu’il n’avait « aucune autre option disponible »). C’est un point négatif très mineur, même s’il y a souvent une marge pour éviter ce type de situation.
  • Blocage à la chicane sur la dernière tentative de Q3, ruinant le tour.

Verdict : Un week-end important pour retrouver un niveau homogène dans toutes les conditions.

RB (YT) — un point sauvé à l’énergie

Fiche pilote RB (YT) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 15e Arrivée : 10e

Points forts

  • Sortie en Q1 en partie liée, selon lui, à des problèmes techniques rencontrés vendredi et samedi : facteur atténuant.
  • Course incisive pour remonter et marquer un point.
  • Parmi les trois pilotes ayant roulé de la relance à l’arrivée en médiums, son rythme a le mieux résisté en relatif.

Points faibles

  • Manque d’expérience avec certaines particularités des groupes propulseurs, ce qui a contribué aux difficultés en qualifications.
  • A évité une pénalité malgré une confusion sur le côté de grille au restart (responsabilité partagée avec l’équipe), mais il reste un risque compte tenu de l’intention d’appel d’Audi.

Verdict : Belle course de récupération pour transformer un week-end difficile en résultat positif.

Williams (AA) — plus fort que ne le dit le classement

Fiche pilote Williams (AA) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 20e Arrivée : 17e

Points forts

  • A joué collectif en qualifications et en course, en aidant notamment Sainz à bénéficier du mode dépassement pour récupérer davantage d’énergie.
  • A longtemps fait vivre une stratégie quasi sans arrêt en durs, avant un arrêt de précaution tardif à cause de vibrations.
  • Rythme de course sous-jacent bon, malgré un résultat décevant.

Points faibles

  • Sans que ce soit de sa faute : changements d’éléments moteur et pénalité de 20 places, le transformant en « fournisseur d’aspiration » en qualifications et le privant de montrer son vrai potentiel sur un tour.
  • Le contexte a rendu plus difficile toute démonstration marquante.

Verdict : Un week-end nettement plus convaincant que ne le laisse penser la feuille des résultats.

Haas (EB) — départ canon, mais évaluation faussée par la technique

Fiche pilote Haas (EB) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 14e Arrivée : 16e

Points forts

  • Double handicap : pas le moteur Ferrari amélioré, et c’est sa voiture qui a souffert des problèmes aérodynamiques affectant l’une des Haas.
  • Malgré une voiture peu coopérative, rythme correct en qualifications.
  • Excellent premier départ, le projetant brièvement dans les points.

Points faibles

  • Difficile d’évaluer équitablement son rythme entre l’écart de spécification moteur et un comportement aéro dégradé.

Verdict : La machine a limité sa possibilité de montrer sa vraie valeur, ce que reflète l’évaluation.

Cadillac (SP) — plus percutant en course qu’en qualifications

Fiche pilote Cadillac (SP) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 17e Arrivée : 18e

Points forts

  • Bonne course pour gagner le duel interne Cadillac après avoir dépassé Bottas au premier départ.
  • A bien contenu Alonso dans leur bataille en début d’épreuve.

Points faibles

  • Qualifications : 0,231s derrière Bottas, même s’il y avait des circonstances atténuantes.
  • Pénalité de cinq secondes pour ne pas avoir respecté l’itinéraire imposé dans la zone de dégagement de la première chicane : sans effet sur sa position, mais évitable.

Verdict : Samedi décevant, dimanche plus efficace.

Cadillac (VB) — l’écart final trompeur

Fiche pilote Cadillac (VB) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 16e Arrivée : 19e

Points forts

  • Sans faute de sa part, a perdu environ 10 secondes lors de l’arrêt sous VSC en tant que deuxième voiture dans un double arrêt, avec deux stops lents.
  • A eu l’avantage sur Perez en qualifications.
  • Son rythme en course était globalement correct.

Points faibles

  • A perdu une place face à Perez au premier départ, davantage par circonstances que par erreur majeure.
  • Le fait de tomber plus tôt dans le trafic de drapeaux bleus lui a fait perdre plus de temps que Perez.

Verdict : Bon week-end, et les 32 secondes d’écart à l’arrivée ne racontent pas la vraie histoire.

Audi (NH) — solide, mais un passage à vide coûteux

Fiche pilote Audi (NH) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 12e Arrivée : 12e

Points forts

  • Course bien menée dans l’ensemble, avec une bonne relance (deuxième départ), ce qui n’est pas simple dans une Audi.
  • Progression correcte après un arrêt sous VSC, en rentrant derrière Bortoleto.

Points faibles

  • Sortie à la première chicane qui a permis à Colapinto de le dépasser.
  • Qualifications pas parfaitement exécutées : 0,262s derrière son coéquipier.
  • Phase où il s’est retrouvé « sitting duck » (sans défense), probablement liée au déploiement : perte de position et chance de points compromise.

Verdict : Week-end sérieux, mais deuxième pilote Audi derrière son coéquipier.

Alpine (FC) — départs brillants, grosse erreur aux Lesmo

Fiche pilote Alpine (FC) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 7e Arrivée : 9e

Points forts

  • Bon rythme par séquences.
  • Deux départs remarquables : du 7e rang, il s’est retrouvé brièvement 3e.
  • A su se reconcentrer et limiter la casse pour sauver des points : sans l’erreur, la 9e place n’aurait peut-être été qu’une place plus mauvaise, mais il a perdu beaucoup plus de temps que nécessaire.

Points faibles

  • Évolution en qualifications moins bonne que celle de Gasly : de 0,050s derrière en Q1, à 0,323s en Q2, puis 0,434s au final.
  • A reconnu des virages « qui me gênaient » surtout à la deuxième chicane et à Ascari : une conduite plus agressive au freinage et plus tôt aux gaz l’a désavantagé une fois les exigences énergétiques prises en compte.
  • Sortie aux Lesmo très coûteuse : positions perdues et dégâts au fond plat.

Verdict : Une opportunité manquée, malgré des points sauvés.

Aston Martin (FA) — rythme extrait, mais erreur menant à l’abandon

Fiche pilote Aston Martin (FA) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 21e (stands) Arrivée : abandon

Points forts

  • A tiré le maximum du package, en se qualifiant devant Lance Stroll malgré une qualification perturbée : il a dû s’appuyer sur son premier run de Q1 à cause de soucis moteur.
  • Bon début de course, en se battant efficacement contre les Cadillac.

Points faibles

  • A assumé une sortie large qui a causé des dégâts et mené à l’abandon, expliquant en substance : « on était lent et avec la voiture endommagée, aucun intérêt ».

Verdict : A fait ce qu’il pouvait avec l’Aston Martin, mais l’évaluation est pénalisée car il assume l’erreur ayant déclenché l’abandon.

Aston Martin (LS) — abandon hydraulique, mais moins d’impact que son coéquipier

Fiche pilote Aston Martin (LS) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 18e Arrivée : abandon

Points forts

  • Abandon sur panne hydraulique, sans responsabilité de sa part.
  • Week-end globalement propre.

Points faibles

  • Le déficit de 0,072s face à Alonso paraît correct, mais la séance d’Alonso était perturbée (tour réalisé sur des tendres usés) : comparaison à nuancer.
  • A perdu l’aspiration tôt en course, contrairement à Alonso qui a pu la conserver.

Verdict : Peu de marge avec cette voiture, mais il en a fait moins qu’Alonso.

Ferrari (CL) — rapide sur un tour, erreur majeure en course

Fiche pilote Ferrari (CL) — Grand Prix d’Italie 2026

Départ : 3e Arrivée : abandon

Points forts

  • Meilleur qu’Hamilton en qualifications, même si l’écart final n’a tenu qu’à très peu.

Points faibles

  • Accident à Parabolica à la fin du 2e tour : grosse erreur, d’autant qu’il avait déjà commis un incident similaire au même endroit lors de la course 2020 (avec cette fois la complexité d’un duel en piste).
  • A évoqué une « différence de délivrance de puissance » entre le tour 1 et le tour 2 comme facteur, mais cela fait partie des caractéristiques de ces groupes propulseurs.
  • Étant face à son coéquipier, il aurait pu être plus prudent au virage 2 du premier tour.

Verdict : Très rapide, mais l’accident en course est une faute lourde.

Conclusion

À Monza, tout s’est joué sur des détails : une aspiration manquée, un VSC au moment clé, une vibration qui s’installe, une relance ratée ou un excès d’attaque sur une piste qui se dégrade. Le week-end rappelle à quel point la performance en F1 est un équilibre fragile entre vitesse pure, exécution et lecture de course.

La saison continue, et si Monza a prouvé une chose, c’est qu’une opportunité peut surgir de n’importe où — à condition d’être prêt à la saisir.

Foire aux Questions

Qu’est-ce qu’un VSC et pourquoi cela change autant une course ?

Le VSC (Virtual Safety Car) impose un delta de vitesse : on roule moins vite, sans voiture de sécurité physique. Cela réduit le temps perdu lors d’un arrêt aux stands, ce qui peut transformer une bataille — comme lorsqu’un pilote profite d’un arrêt « bon marché » et récupère un avantage stratégique.

Pourquoi l’aspiration (« tow ») est-elle si importante à Monza ?

Monza est un circuit de longues lignes droites. Suivre une autre voiture de près en qualifications permet de réduire la traînée et de gagner de la vitesse de pointe, ce qui peut faire basculer une lutte pour la pole ou l’accès à la Q3.

Que signifient Q1, Q2 et Q3 ?

Ce sont les trois phases des qualifications. À chaque phase, les pilotes les plus lents sont éliminés. Un détail d’exécution (blocage de frein, trafic, aspiration perdue) peut donc coûter plusieurs positions sur la grille.

Pourquoi parle-t-on autant de « déploiement » en course ?

Le déploiement correspond à l’utilisation de l’énergie électrique disponible. Bien le gérer peut faire la différence dans un duel, notamment au moment de défendre ou d’attaquer — jusqu’au dernier tour, comme l’a illustré un dépassement décidé au déploiement face à un rival direct.

Quelle différence entre une pénalité de grille et un départ des stands ?

Une pénalité de grille recule la position de départ. Un départ des stands signifie que le pilote s’élance depuis la voie des stands, souvent après des changements techniques (par exemple des éléments moteur), ce qui complique fortement la course et limite les occasions de briller malgré un bon rythme.

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