Hamilton veut mettre le simulateur Ferrari en pause pour enrayer son creux de forme en 2026

Lewis Hamilton pense avoir identifié une cause possible aux premiers signes d’un passage à vide en Formule 1 en 2026 : la préparation au simulateur chez Ferrari, qui, selon lui, l’aurait « envoyé dans la mauvaise direction ». Le septuple champion du monde envisage donc de s’en passer temporairement pour retrouver un cap plus juste dès la prochaine course au Canada.
Un bilan comptable correct, mais des signaux qui inquiètent
Au classement, la situation d’Hamilton reste saine : il ne compte que huit points de retard sur son coéquipier Charles Leclerc. Il a également terminé dans le top 7 lors de toutes les sessions rapportant des points, un indicateur de régularité que seuls les deux pilotes Mercedes peuvent aussi revendiquer.
Mais malgré cette constance, Hamilton estime que la dynamique récente est plus préoccupante, avec une sensation d’être « sur le reculoir » lors de certains week-ends.
Shanghai encourageant, puis Suzuka et Miami plus compliqués
Hamilton souligne un contraste net : le week-end de Shanghai avait été « ultra encourageant », et aussi très solide pour lui par rapport à Leclerc (un schéma déjà visible l’an dernier). En revanche, il s’est retrouvé davantage en difficulté à Suzuka, et surtout à Miami, où il a paru particulièrement dominé.
À Miami, le constat est brutal : Leclerc a devancé Hamilton dans toutes les séances du week-end sprint, y compris l’ensemble des six segments de qualification entre vendredi et samedi. Leclerc n’a été classé derrière Hamilton à l’arrivée du Grand Prix qu’en raison d’une pénalité liée à une coupure de piste, sur une Ferrari déjà endommagée.
Leclerc vs Hamilton : le rapport de forces en qualifications
Comparaison des qualifications en 2026 :
Leclerc 4 - 2 Hamilton
Écart moyen : Leclerc devant de 0,081 s
Écart médian : Leclerc devant de 0,156 s
Le simulateur Ferrari dans le viseur
Hamilton estime que son week-end à Miami a été mal engagé dès le début, et pointe du doigt la direction prise sur la base du travail de préparation. Après les qualifications du Grand Prix, il a expliqué qu’il pensait devoir changer d’approche :
« Si je suis honnête, je pense que le simulateur m’envoie vraiment dans la mauvaise direction, donc je crois que je vais arrêter ça pour le moment et tenter une approche sans. »
Le lendemain, il a développé : « Je vais avoir une approche différente à la prochaine course. Parce que la façon dont on se prépare en ce moment, ça n’aide pas. Et on verra ce que ça donne. »
Le vrai cœur du problème : la corrélation et le ressenti en piste
Pour Hamilton, le sujet est celui de la corrélation entre ce qui est travaillé en amont et ce que la voiture fait réellement une fois arrivée sur le circuit :
« Au final, c’est toujours une question de corrélation. On s’appuie dessus, puis on arrive en piste, et la voiture est différente une fois sur le circuit. »
Dans son diagnostic technique, Hamilton décrit une voiture qui ne répond pas comme attendu :
« La voiture ne semblait pas très incisive à l’entrée des virages, puis un énorme sous-virage au milieu du virage — ce n’est pas l’équilibre que vous voulez. »
Un week-end sprint laisse peu de marge pour corriger
Hamilton rappelle qu’il est connu qu’il « n’aime pas les simulateurs en général », mais qu’il s’y rend pourtant chaque semaine avant ce type d’échéance, en travaillant constamment sur la corrélation.
Il décrit aussi la contrainte spécifique des formats sprint : avec une seule séance d’essais libres, l’équipe hésite à s’éloigner trop fortement du réglage initial (par exemple avec un gros changement de suspension). Résultat : on reste proche de la base, puis on tente d’ajuster pour les qualifications avec une fenêtre de travail très courte.
Selon lui, le week-end aurait pu prendre une autre tournure s’il avait commencé avec une direction de réglages plus proche de celle de Leclerc dès le départ :
« Dans un monde idéal, j’aurais dû commencer là où Charles était au début du week-end, et je pense qu’on aurait eu un week-end plus fort à partir de là. »
Cap sur le Canada sans simulateur
Hamilton annonce donc une décision claire : ne pas utiliser le simulateur entre Miami et la prochaine course au Canada.
« Je ne vais pas aller au simulateur entre maintenant et la prochaine course. J’irai quand même à l’usine pour des réunions et tout ça — mais je vais prendre un peu de recul par rapport à ça et voir. »
Un dimanche faussé par des dégâts dès le premier tour
Hamilton n’a pas pu mesurer pleinement si son week-end s’améliorait en course, car sa Ferrari a été endommagée très tôt, dès le dimanche, après un accrochage avec l’Alpine de Franco Colapinto. Il estime que ces dégâts lui ont coûté « une demi-seconde d’appui aérodynamique ».
Il résume la frustration de ce type d’incident :
« C’est le pire quand ça arrive au premier tour, parce qu’ensuite il n’y a rien à faire. Et vous êtes passager, vous attendez. »
Hamilton pense qu’en l’absence de dommages, la lutte aurait été tout autre :
« Honnêtement, sans les dégâts, je pense qu’on aurait été dans le match. La voiture se sentait bien sur les tours pour aller en grille. »
Il conclut sur le fait que le résultat ne reflète pas pleinement le travail fourni :
« C’est dommage, parce que ça ne reflète pas vraiment tout le travail que l’équipe a fait. »
Conclusion
En ciblant la préparation au simulateur comme piste majeure de correction, Hamilton cherche moins un coup d’éclat qu’un retour à une logique simple: retrouver une base de réglages qui correspond immédiatement à la réalité de la piste. Le Canada servira de test grandeur nature pour vérifier si cette rupture volontaire peut relancer sa dynamique face à Leclerc. La suite dira si ce choix marque le début d’un nouvel élan en 2026.
Foire aux Questions
Pourquoi Lewis Hamilton critique-t-il le simulateur en 2026 ?
Il estime que le travail effectué au simulateur l’a orienté vers des réglages qui ne se retrouvent pas une fois en piste. Selon lui, la voiture se comporte différemment sur le circuit, ce qui rend la préparation moins utile, voire contre-productive.
Quel est le principal problème de comportement de la Ferrari décrit par Hamilton ?
Il parle d’un manque de vivacité à l’entrée de virage, suivi d’un fort sous-virage au milieu du virage. C’est un équilibre qui complique la conduite et limite la performance sur un tour.
Que signifient les écarts moyen et médian en qualifications entre Leclerc et Hamilton ?
L’écart moyen indique la différence chronométrique moyenne entre les deux pilotes sur leurs comparaisons en qualifications, tandis que l’écart médian reflète une valeur centrale moins sensible aux écarts extrêmes. Ici, les deux mesures donnent Leclerc légèrement devant.
Pourquoi un week-end sprint complique-t-il les ajustements de réglages ?
Parce qu’il n’y a qu’une seule séance d’essais libres. Les équipes hésitent à effectuer de gros changements, et les corrections se font ensuite dans une fenêtre très courte avant les qualifications, avec peu de tours pour valider la direction choisie.
Pourquoi Hamilton n’a-t-il pas pu juger son rythme en course à Miami ?
Sa voiture a été endommagée dès le premier tour après un incident avec Franco Colapinto, et Hamilton estime avoir perdu environ une demi-seconde d’appui aérodynamique, ce qui a fortement impacté la performance sur l’ensemble du Grand Prix.
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