La Formule 1 a dĂ©jĂ  tournĂ© la page du format imposant deux arrĂȘts aux stands Ă  Monaco, testĂ© pendant une seule saison.

Une mise Ă  jour du rĂšglement retire l’obligation spĂ©cifique au Grand Prix de Monaco d’utiliser trois trains de pneus en course (au lieu de deux habituellement). L’expĂ©rience, lancĂ©e en 2025 pour dynamiser une Ă©preuve souvent critiquĂ©e pour son manque de dĂ©passements, n’a pas produit l’effet recherchĂ©.

🏁 Monaco : la rĂšgle des deux arrĂȘts tombe aprĂšs un an

L’idĂ©e Ă©tait simple sur le papier : forcer une stratĂ©gie Ă  deux arrĂȘts afin de crĂ©er davantage d’options, de dĂ©calages et, potentiellement, d’opportunitĂ©s en piste sur un tracĂ© oĂč dĂ©passer est notoirement difficile.

Dans les faits, le dispositif a surtout ouvert la porte Ă  des tactiques d’équipe difficiles Ă  digĂ©rer pour le spectacle, en particulier au cƓur du peloton.

RĂšgle des deux arrĂȘts Ă  Monaco abandonnĂ©e aprĂšs le chaos de 2025

đŸ§Ș Pourquoi ce format avait Ă©tĂ© tentĂ© en 2025

Le Grand Prix de Monaco est rĂ©guliĂšrement pointĂ© du doigt comme un rendez-vous oĂč la course du dimanche offre peu d’action, l’essentiel de la hiĂ©rarchie se jouant le samedi en qualifications. AprĂšs des critiques rĂ©pĂ©tĂ©es du spectacle ces derniĂšres annĂ©es, la F1 a tentĂ© en 2025 un levier rĂ©glementaire direct : rendre obligatoire l’utilisation de trois trains de pneus en course, donc deux arrĂȘts.

Cette contrainte devait, en thĂ©orie, casser les scĂ©narios figĂ©s. Mais l’absence quasi totale de possibilitĂ©s de dĂ©passement a transformĂ© cette nouveautĂ© en jeu de position et de contrĂŽle du rythme.

đŸ§± Comment le plan a dĂ©rapĂ© : voitures-barrages et Ă©carts artificiels

Le principal effet observĂ© a Ă©tĂ© contre-intuitif : au lieu de provoquer de la course, la rĂšgle a encouragĂ© certaines Ă©quipes (surtout au milieu de grille) Ă  exploiter l’impossibilitĂ© de dĂ©passer pour ralentir volontairement le peloton avec une voiture, afin de crĂ©er un Ă©cart permettant Ă  l’autre de s’arrĂȘter sans perdre de position.

RĂ©sultat : des scĂšnes parfois ubuesques dans le bas du classement, et un impact limitĂ© sur la lutte aux avant-postes. Dans ce contexte, l’abandon de la rĂšgle aprĂšs une annĂ©e d’essai apparaĂźt peu surprenant.

đŸ—Łïž Les leçons tirĂ©es du Grand Prix 2025 (points de vue)

😕 Une nouveauté  mais pas une course “comme elle devrait l’ĂȘtre”

Pour certains observateurs, Monaco 2025 a bien Ă©tĂ© diffĂ©rent, parfois tendu, mais sans devenir rĂ©ellement meilleur. Le format a donnĂ© une course “nouvelle” sans la rendre agrĂ©able : davantage une version prolongĂ©e des travers habituels de Monaco, avec des Ă©quipes prĂȘtes Ă  ralentir le peloton dĂšs qu’elles en avaient la possibilitĂ©.

L’essai Ă©tait jugĂ© utile Ă  tenter, faute d’alternative Ă©vidente, mais pas Ă  rĂ©pĂ©ter tant que les failles permettant ces tactiques ne sont pas corrigĂ©es.

RĂšgle des deux arrĂȘts Ă  Monaco abandonnĂ©e aprĂšs le chaos de 2025

♟ La rĂšgle a amplifiĂ© les pires tactiques d’équipe

Une autre lecture estime que l’obligation des deux arrĂȘts n’a fait qu’exagĂ©rer une tendance dĂ©jĂ  connue Ă  Monaco : sacrifier une voiture pour en aider une autre.

Racing Bulls, par exemple, a utilisĂ© Liam Lawson comme bouchon roulant pour protĂ©ger une place dans le top 6 d’Isack Hadjar. La sĂ©paration “naturelle” entre les deux monoplaces a Ă©galement eu un effet collatĂ©ral en aidant Fernando Alonso (avant son abandon sur problĂšme moteur) et Esteban Ocon.

Williams est allĂ© encore plus loin : en profitant du manque d’écart en piste entre Alex Albon et Carlos Sainz, l’équipe a jouĂ© des inversions de positions et du ralentissement du peloton pour sĂ©curiser des arrĂȘts et viser un double top 10.

Cette situation a Ă©tĂ© jugĂ©e si absurde que George Russell a coupĂ© la chicane volontairement pour tenter de briser le blocage — une manƓuvre qui a entraĂźnĂ© la pĂ©nalitĂ© attendue, sans pour autant effacer l’impression gĂ©nĂ©rale d’un spectacle “moche”.

Le patron de Williams, James Vowles, a lui-mĂȘme reconnu le malaise en direct : « isn’t the way I like to go racing ».

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📉 Un bilan quasi nul sur l’ordre d’arrivĂ©e

Un constat plus statistique souligne que l’expĂ©rience a surtout ajoutĂ© de la confusion, sans bouleverser le rĂ©sultat.

En 2024, les dix premiers des qualifications ont terminĂ© la course exactement aux mĂȘmes positions. En 2025, si cette stricte correspondance n’a pas Ă©tĂ© totale, c’est essentiellement Ă  cause d’élĂ©ments pĂ©riphĂ©riques : Lewis Hamilton a Ă©copĂ© d’une pĂ©nalitĂ© de trois places sur la grille (partant donc 7e au lieu de 4e) et a terminĂ© 5e, tandis que Fernando Alonso n’a pas vu l’arrivĂ©e.

La conclusion est directe : difficile de voir “l’intĂ©rĂȘt” concret du dispositif sur la hiĂ©rarchie finale. Et dĂ©jĂ , l’attention se projetait vers la suite : Barcelone, avec les ailes avant flexibles annoncĂ©es comme sujet majeur Ă  l’approche du rendez-vous.

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🎭 Plus de suspense, mais un dĂ©bat sur l’esprit du sport

Une opinion plus nuancĂ©e concĂšde que la rĂšgle a fonctionnĂ© “comme prĂ©vu” : elle a créé davantage d’intĂ©rĂȘt et de risque stratĂ©gique, avec des voitures-barrages qui ont fragmentĂ© la course et augmentĂ© la part d’incertitude.

Mais ce gain de suspense pose une question de fond : est-il acceptable de voir des pilotes tourner volontairement loin du rythme pour nuire Ă  la course des autres et servir l’intĂ©rĂȘt d’équipe ?

Le dilemme est rĂ©el, d’autant que l’opportunitĂ© dĂ©pend souvent du placement des deux voitures d’une mĂȘme Ă©quipe. Et si ces extrĂȘmes tactiques avaient concernĂ© le tout premier groupe, l’onde de choc mĂ©diatique et sportive aurait pu ĂȘtre considĂ©rable.

Reste une interrogation provocante : est-ce prĂ©cisĂ©ment le type de scĂ©nario riche en “histoires” que Monaco — et la F1 — recherchent ?

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đŸ§© Difficile Ă  suivre et trop artificiel

D’autres ont saluĂ© l’intention de rĂ©veiller Monaco aprĂšs une course 2024 jugĂ©e terne, mais estiment que ce n’était pas la bonne mĂ©thode. Le problĂšme de 2024 Ă©tait liĂ© au “changement de pneus gratuit” rendu possible sous drapeau rouge. La solution proposĂ©e dans cette lecture : Ă  Monaco uniquement, imposer un arrĂȘt aux stands “rĂ©el” plutĂŽt qu’un simple changement de pneus pouvant ĂȘtre effectuĂ© dans la neutralisation.

Le format 2025 a Ă©tĂ© dĂ©crit comme pĂ©nible Ă  lire et Ă  suivre, mĂȘme avec un Ă©cran de chronomĂ©trage en parallĂšle, et trop vulnĂ©rable aux scĂ©narios absurdes.

Exemple Ă©voquĂ© : si un pilote hors du top 10 (comme Yuki Tsunoda) avait provoquĂ© un drapeau rouge en fin de course, cela aurait pu offrir la victoire Ă  Max Verstappen sans qu’elle soit rĂ©ellement “gagnĂ©e” en piste. Le pari fait partie de Monaco, mais ici il Ă©tait jugĂ© poussĂ© trop loin — avec l’idĂ©e que la F1 a eu de la chance d’obtenir malgrĂ© tout un rĂ©sultat “propre”.

RĂšgle des deux arrĂȘts Ă  Monaco abandonnĂ©e aprĂšs le chaos de 2025

✅ Une amĂ©lioration relative, malgrĂ© les “magouilles” d’équipe

À l’inverse, certains ont considĂ©rĂ© que l’expĂ©rience, bien qu’imparfaite, a rĂ©ellement ajoutĂ© une couche d’incertitude et de risque stratĂ©gique par rapport Ă  de nombreux Monaco rĂ©cents.

L’argument central : voir les quatre principaux prĂ©tendants rester proches jusqu’à la fin, avec des stratĂ©gies variĂ©es, est prĂ©fĂ©rable Ă  un vainqueur “au hasard” profitant d’un concours de circonstances extrĂȘme.

Cette approche reconnaĂźt toutefois la nĂ©cessitĂ© de limiter les manƓuvres d’écurie qui ont brouillĂ© la bataille hors du top 10 et d’investir davantage pour crĂ©er plus d’opportunitĂ©s de dĂ©passement. Mais, en termes de spectacle pur, la course 2025 Ă©tait jugĂ©e plus intĂ©ressante que celle de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

RĂšgle des deux arrĂȘts Ă  Monaco abandonnĂ©e aprĂšs le chaos de 2025

đŸ›ïž Et si Monaco restait
 Monaco ?

DerniĂšre vision, plus fataliste : les Ă©quipes de F1 sont trop performantes pour ne pas neutraliser la plupart des tentatives de “secouer” Monaco. Un circuit aussi Ă©troit, avec si peu de lignes droites, rend la course en voitures actuelles extrĂȘmement propice aux trains et Ă  la manipulation du rythme. Imposer deux arrĂȘts ne ferait que doubler les occasions d’exploiter cette rĂ©alitĂ©.

Selon cette logique, la prioritĂ© serait de corriger la rĂšgle qui permet un changement de pneus “gratuit” sous drapeau rouge pour Ă©viter un scĂ©nario façon 2024, puis d’accepter qu’au sein d’une saison trĂšs longue (avec sprints), il puisse exister une manche oĂč le cƓur du drame sportif se joue surtout le samedi.

À noter : mĂȘme si les tendances rĂ©centes des pneus Pirelli (notamment les C5 et C6) ont parfois surpris, cela n’aurait pas suffi ici Ă  dĂ©jouer complĂštement les capacitĂ©s d’anticipation et d’exploitation des Ă©quipes.

RĂšgle des deux arrĂȘts Ă  Monaco abandonnĂ©e aprĂšs le chaos de 2025

🔼 Et maintenant : quelles pistes aprùs l’abandon du dispositif ?

Le retrait de l’obligation des deux arrĂȘts referme un test qui a davantage mis en lumiĂšre les limites structurelles de Monaco qu’il ne les a rĂ©solues. Le dĂ©bat reste ouvert entre deux objectifs difficiles Ă  concilier : crĂ©er du suspense le dimanche sans basculer dans des scĂ©narios oĂč la gestion artificielle du peloton devient l’arme principale.

Les pistes Ă©voquĂ©es dans les rĂ©actions Ă  chaud convergent vers deux axes : limiter les effets pervers rĂ©glementaires (notamment autour des drapeaux rouges) et trouver des moyens d’augmenter les possibilitĂ©s de dĂ©passement — un chantier autrement plus complexe.

✹ Conclusion

L’expĂ©rience 2025 des deux arrĂȘts obligatoires Ă  Monaco aura servi de rĂ©vĂ©lateur : sur un tracĂ© oĂč la position en piste est reine, une contrainte stratĂ©gique peut rapidement se transformer en outil de blocage plutĂŽt qu’en dĂ©clencheur de course.

En abandonnant ce format aprĂšs un an, la F1 acte que la solution ne peut pas ĂȘtre uniquement rĂ©glementaire. Monaco continuera de poser la mĂȘme question, annĂ©e aprĂšs annĂ©e : comment prĂ©server sa singularitĂ© tout en offrant un dimanche Ă  la hauteur de sa lĂ©gende ?

La suite se construira sans doute par petites touches — et c’est parfois ainsi que naissent les plus grandes Ă©volutions.

Foire aux Questions

❓ Pourquoi la F1 avait-elle imposĂ© deux arrĂȘts aux stands Ă  Monaco ?

RĂ©ponse : Pour crĂ©er davantage de variations stratĂ©giques et tenter de dynamiser une course souvent critiquĂ©e pour le manque de dĂ©passements. La rĂšgle obligeait Ă  utiliser trois trains de pneus en course, donc Ă  effectuer deux arrĂȘts.

❓ Qu’est-ce qui a surtout posĂ© problĂšme avec ce format en 2025 ?

RĂ©ponse : L’impossibilitĂ© de dĂ©passer a permis Ă  certaines Ă©quipes de ralentir volontairement le peloton avec une voiture afin de crĂ©er un Ă©cart et protĂ©ger l’arrĂȘt de l’autre voiture, gĂ©nĂ©rant des situations jugĂ©es absurdes, surtout au milieu du classement.

❓ Est-ce que ça a changĂ© l’ordre d’arrivĂ©e Ă  Monaco ?

RĂ©ponse : TrĂšs peu. Il a Ă©tĂ© soulignĂ© que la hiĂ©rarchie a peu Ă©voluĂ© : les diffĂ©rences notables mentionnĂ©es tenaient surtout Ă  une pĂ©nalitĂ© de grille pour Lewis Hamilton et Ă  l’abandon de Fernando Alonso.

❓ Pourquoi parle-t-on autant des drapeaux rouges à Monaco ?

RĂ©ponse : Parce qu’un drapeau rouge peut permettre un changement de pneus sans “payer” un arrĂȘt au stand en conditions normales, ce qui peut figer ou bouleverser artificiellement la stratĂ©gie. Plusieurs avis estiment que c’est un point Ă  corriger spĂ©cifiquement pour Monaco.

❓ Deux arrĂȘts obligatoires, c’était “bon” ou “mauvais” pour le spectacle ?

RĂ©ponse : Les avis divergent : certains ont trouvĂ© que cela ajoutait du suspense et de l’incertitude, d’autres que cela rendait la course contrived, confuse et trop dĂ©pendante des tactiques de blocage plutĂŽt que du rythme pur.

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