Le Grand Prix des Pays-Bas 2026 a basculé entre drapeau rouge, voiture de sécurité virtuelle et consignes d’équipe, avant de se conclure par une victoire nette de Lando Norris (McLaren) à Zandvoort, acquise après avoir débordé Kimi Antonelli (Mercedes).

Norris dépasse la Mercedes d’Antonelli pour remporter le dernier GP des Pays-Bas de F1

Un début chaotique : Verstappen au tapis et long drapeau rouge

La course a été interrompue très tôt après le crash de Max Verstappen dès le premier tour. Sur une piste humide, le Néerlandais a perdu le contrôle, est parti en tête-à-queue et a heurté les barrières extérieures dans le dernier virage, mettant fin prématurément à ce qui pourrait être sa dernière course à domicile.

Les réparations des barrières ont entraîné un long retard, lui-même prolongé lorsque Ollie Bearman (Haas) a dû s’arrêter avec un problème supposé de groupe propulseur lors de son tour pour rejoindre la grille.

Au restart, Antonelli surprend Norris… avant de céder

Au redémarrage, Kimi Antonelli a pris le meilleur sur Lando Norris dès l’envol. Plus tard, les deux pilotes ont effectué leur deuxième arrêt aux stands au 40e tour.

Le moment clé est intervenu au 54e tour : Norris a porté son attaque et a dépassé Antonelli par l’extérieur au virage 1, reprenant la tête de la course.

VSC, pneus tendres et échange de positions chez Mercedes

Ce qui ressemblait à une fin de course relativement linéaire a de nouveau été bouleversé au 56e tour, lorsque Esteban Ocon (Haas) s’est immobilisé au virage 3, déclenchant une voiture de sécurité virtuelle (VSC).

Antonelli a alors chaussé des pneus tendres neufs pendant la VSC, tout comme les deux Ferrari. Cette séquence a laissé Norris en tête devant George Russell (Mercedes).

Norris s’est finalement imposé sans être inquiété, avec plus de 11 secondes d’avance, mais la lutte pour la deuxième place a été animée chez Mercedes. Russell, resté en piste pendant la VSC, a été prié de s’effacer au 65e tour pour laisser passer Antonelli. Le Britannique a protesté à la radio, demandant si son équipier jouait la victoire et estimant que Mercedes avait « perdu un double podium ».

Hamilton agacé par la stratégie Ferrari

Russell semblait exposé à un retour de Lewis Hamilton (Ferrari), mais il a pu compter sur une autre voiture de sécurité tardive, déclenchée cette fois par une collision entre les Williams, pour se protéger.

Russell a terminé troisième avec seulement 0,849 s d’avance sur Hamilton, qui a donc pris la 4e place après s’être élancé 6e.

La course d’Hamilton a également été marquée par sa frustration face à la stratégie Ferrari. En allongeant ses relais au-delà de ceux de Charles Leclerc, il s’est retrouvé derrière son équipier autour du 40e tour. Hamilton a demandé un échange de positions, puis a exprimé son agacement en expliquant qu’il ne pouvait pas exploiter son décalage pneumatique. Lorsque Leclerc a finalement été rappelé aux stands au 44e tour, Hamilton a lâché à la radio : « Belle façon de perdre du temps les gars, bon boulot. »

Piastri piégé par le timing et le trafic

Oscar Piastri (McLaren) avait perdu une position face à Leclerc avant le drapeau rouge. Au redémarrage, sa voiture a été équipée de pneus durs, alors que Norris était en tendres aux côtés des Ferrari, et que les Mercedes étaient en gommes médiums.

Malgré un choix qui pouvait lui permettre d’étirer son premier relais, Piastri a été rappelé dès le 18e tour pour couvrir une tentative d’undercut de Russell. Cette manœuvre a ensuite été neutralisée par le trafic à la reprise, et l’Australien a terminé 6e après avoir été dépassé par les Ferrari au cœur de la course.

Lawson seul pour Red Bull, pénalité et septième place

Liam Lawson a terminé 7e, isolé en piste dans l’unique Red Bull. Sa course a été compliquée par une pénalité de 10 secondes pour infraction sous drapeau jaune en fin d’épreuve.

Hulkenberg en mode spectacle, bataille groupée et points clés du milieu de peloton

Nico Hulkenberg (Audi) a été l’un des hommes forts de la course. Il a notamment évité de justesse son coéquipier Gabriel Bortoleto à la fin du premier tour, grâce à un réflexe impressionnant.

Le pilote expérimenté a ensuite pris le dessus dans une longue bataille, particulièrement animée autour du 25e tour, impliquant les Racing Bulls, Pierre Gasly (Alpine) et Carlos Sainz (Williams), avec des dépassements à répétition sur un circuit réputé difficile pour doubler.

Fernando Alonso a arraché la 9e place pour Aston Martin, avec un seul arrêt au 34e tour, en suivant une stratégie tendres-tendres-durs, et en devançant Pierre Gasly.

De retour en F1, Yuki Tsunoda (Racing Bulls) a échoué à 4,6 s des points. Son coéquipier Arvid Lindblad a écopé d’un drive-through pour infraction sous drapeau jaune en début de course et a terminé 12e, devant Bortoleto (13e), qui a vécu un départ très lent avant de partir en tête-à-queue.

Franco Colapinto (Alpine) a fini 14e après avoir lui aussi reçu un drive-through en début d’épreuve. Sergio Perez a terminé 15e en partant de la voie des stands pour Cadillac, juste devant les Williams. Sainz a pris la 16e place après une collision avec Alex Albon, classé 17e.

Valtteri Bottas et Lance Stroll ont rejoint la liste des abandons avec des problèmes distincts en fin de course, tandis que Cadillac et Aston Martin continuent de diagnostiquer leurs soucis de fiabilité.

Classement du Grand Prix des Pays-Bas 2026

  1. Lando Norris (McLaren)
  2. Kimi Antonelli (Mercedes) +11.5s
  3. George Russell (Mercedes) +15.9s
  4. Lewis Hamilton (Ferrari) +16.7s
  5. Charles Leclerc (Ferrari) +17.2s
  6. Oscar Piastri (McLaren) +32.3s
  7. Liam Lawson (Red Bull) +79.9s
  8. Nico Hulkenberg (Audi) +1 lap
  9. Fernando Alonso (Aston Martin) +1 lap
  10. Pierre Gasly (Alpine) +1 lap
  11. Yuki Tsunoda (Racing Bulls) +1 lap
  12. Arvid Lindblad (Racing Bulls) +1 lap
  13. Gabriel Bortoleto (Audi) +1 lap
  14. Franco Colapinto (Alpine) +2 laps
  15. Sergio Perez (Cadillac) +2 laps
  16. Carlos Sainz (Williams) +2 laps
  17. Alex Albon (Williams) +6 laps

Abandons (DNF) : Valtteri Bottas (Cadillac), Esteban Ocon (Haas), Lance Stroll (Aston Martin), Ollie Bearman (Haas) et Max Verstappen (Red Bull).

Foire aux Questions

Qu’est-ce qu’un drapeau rouge en Formule 1 ?

Le drapeau rouge interrompt la course pour des raisons de sécurité (accident, barrières à réparer, conditions dangereuses). Ici, il a été déclenché après le crash de Verstappen et le temps de réparation des protections.

Quelle est la différence entre une voiture de sécurité et une voiture de sécurité virtuelle (VSC) ?

La voiture de sécurité regroupe le peloton derrière une voiture réelle, tandis que la VSC impose un rythme réduit via un delta à respecter sans regrouper complètement tout le monde. Dans cette course, la VSC a été déclenchée quand Ocon s’est arrêté au virage 3.

Pourquoi certains pilotes s’arrêtent-ils aux stands pendant une VSC ?

Parce que la perte de temps au stand est souvent moindre quand tout le monde roule plus lentement. Antonelli et les Ferrari en ont profité pour chausser des pneus tendres neufs.

Qu’est-ce qu’un undercut ?

C’est une tentative de dépassement par la stratégie : s’arrêter plus tôt pour bénéficier de pneus plus frais, réaliser un tour rapide, puis passer devant un rival lorsque celui-ci s’arrête à son tour. Russell a tenté un undercut, et McLaren a rappelé Piastri pour s’en couvrir.

À quoi sert un drive-through ?

Le drive-through est une pénalité où le pilote doit traverser la voie des stands à vitesse limitée, sans s’arrêter, ce qui coûte du temps en course. Lindblad et Colapinto en ont reçu un en début d’épreuve pour infraction sous drapeau jaune.

Conclusion

À Zandvoort, Norris a combiné gestion des temps forts (restart, stratégie, dépassement au virage 1) et sang-froid dans une course bousculée par les neutralisations. Si l’échange de positions chez Mercedes et les tensions stratégiques chez Ferrari ont marqué les esprits, cette épreuve rappelle surtout une vérité de la F1 moderne : ceux qui s’adaptent le plus vite aux imprévus finissent par dicter le tempo, et l’histoire reste ouverte pour la suite de la saison.

Comme Norris à Zandvoort, prenez la trajectoire gagnante: votre rêve d’une McLaren F1 peut se concrétiser via un leasing malin (LOA/LLD), garanties incluses et achat à distance sur Joinsteer.

Joinsteer, votre marketplace automobile

Joinsteer scanne toute l’Europe pour trouver LE véhicule de vos rêves et vous le délivrer dans les meilleures conditions.
Visiter la marketplace

Les autres pilotes du championnat