Portimão, au Portugal, est identifié comme l’option de secours de la Formule 1 si un remplacement devait être trouvé pour les deux dernières courses de la saison, prévues au Qatar et à Abu Dhabi.

Mais à l’approche d’une décision sur la capacité du calendrier actuel à être maintenu, plusieurs signaux indiquent que la F1 pourrait finalement ne pas avoir besoin d’une solution alternative.

Option de finale de saison à Portimão pour la F1 (et pourquoi elle pourrait ne pas en avoir besoin)

Un calendrier sous pression depuis le début de l’année

Plus tôt cette année, la F1 a été contrainte de renoncer aux Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite dans le contexte de la guerre États-Unis–Israël contre l’Iran.

Ces épreuves n’ont toutefois jamais été formellement annulées : la discipline s’est laissé une marge de manœuvre pour éventuellement les réintégrer, selon l’évolution du conflit au Moyen-Orient.

Après une surveillance attentive de la situation au fil des premiers mois de l’année et des échanges continus avec les équipes, la F1 a choisi de repousser sa décision finale, au plus tard, jusqu’à la pause estivale.

Deux décisions clés avant de verrouiller la deuxième moitié de saison

Ce calendrier de décision implique deux choix majeurs pour finaliser les plans de la seconde partie de l’année :

1) Confirmer ou non les finales prévues au Qatar et à Abu Dhabi

Il s’agit de déterminer si les courses du Qatar (29 novembre) et d’Abu Dhabi (6 décembre) peuvent se tenir comme prévu.

2) Évaluer la possibilité de replacer Bahreïn et l’Arabie saoudite

Le deuxième volet consiste à savoir s’il existe une possibilité réaliste de réintégrer les courses de Bahreïn et d’Arabie saoudite au calendrier.

Si aucune de ces options n’était viable, il est entendu de longue date que la F1 ne souhaiterait pas réduire la saison à 20 courses, alors que 24 étaient initialement programmées, et chercherait donc à ajouter au moins une épreuve.

Pourquoi Portimão ressort comme plan de repli

Différentes pistes ont circulé, dont l’idée d’un doublé à Las Vegas pour conclure la saison. Mais ce scénario aurait été compliqué à mettre en place : le week-end suivant le Grand Prix de Las Vegas du 21 novembre correspond à Thanksgiving.

Dans ce contexte, Portimão apparaît comme l’option privilégiée si la F1 doit insérer une course supplémentaire. Le circuit est déjà prévu pour réintégrer le calendrier en 2027 et 2028 dans le cadre d’un nouvel accord de deux ans, et il a démontré sa capacité à organiser des épreuves en accueillant la F1 pendant la période Covid, en 2020 et 2021.

Un apaisement qui pourrait rendre ce plan inutile

Malgré ces préparatifs, la F1 pourrait ne pas avoir à accélérer sur une solution alternative si la situation au Moyen-Orient continue de s’améliorer.

Un accord de cessez-le-feu et la poursuite de discussions de paix ont entraîné une désescalade des tensions. Si la dynamique reste positive, cela pourrait à la fois permettre de confirmer la tenue des Grands Prix du Qatar et d’Abu Dhabi, et relancer l’idée, souvent évoquée, d’un retour de Bahreïn au calendrier.

La fenêtre la plus évidente pour replacer Bahreïn

L’emplacement le plus logique pour organiser Bahreïn se situe dans l’intervalle entre le Grand Prix d’Azerbaïdjan (26 septembre) et le Grand Prix de Singapour (11 octobre).

Mais une telle décision aurait un coût sportif et logistique : la saison se terminerait alors par une séquence particulièrement éprouvante de neuf courses en onze week-ends.

Conclusion

Portimão reste une roue de secours crédible pour sécuriser la fin de saison, mais la tendance actuelle pousse plutôt vers le maintien du calendrier au Qatar et à Abu Dhabi, avec même l’espoir de revoir Bahreïn réapparaître. La suite dépendra de la stabilité régionale et de la capacité de la F1 à concilier sécurité, logistique et rythme sportif.

Si l’apaisement se confirme, la fin d’année pourrait devenir un test grandeur nature de la résilience du calendrier moderne de la Formule 1.

Foire aux Questions

Pourquoi Portimão est-il envisagé comme solution de remplacement ?

Parce que le circuit est identifié comme l’option de repli si la F1 devait remplacer des courses de fin de saison, et qu’il a déjà prouvé sa capacité à accueillir un Grand Prix en 2020 et 2021. Il doit aussi revenir au calendrier en 2027 et 2028 via un accord de deux ans.

Quelles sont les deux courses de fin de saison concernées par l’incertitude ?

Le Grand Prix du Qatar (29 novembre) et le Grand Prix d’Abu Dhabi (6 décembre) font partie des épreuves dont la tenue doit être confirmée en fonction de l’évolution de la situation au Moyen-Orient.

Pourquoi l’idée d’un doublé à Las Vegas posait problème ?

Une option évoquée était de terminer la saison par deux week-ends à Las Vegas, mais cela aurait été difficile à organiser car le week-end suivant le Grand Prix de Las Vegas du 21 novembre correspond à Thanksgiving.

Pourquoi Bahreïn et l’Arabie saoudite n’ont-ils pas été officiellement annulés ?

Même si la F1 a dû renoncer à ces courses plus tôt dans l’année, elles n’ont pas été formellement annulées afin de conserver une possibilité de les réintégrer selon l’évolution du contexte.

Où Bahreïn pourrait-il être replacé si un retour était possible ?

Le créneau le plus évident se situe entre le Grand Prix d’Azerbaïdjan du 26 septembre et le Grand Prix de Singapour du 11 octobre. Cela rendrait toutefois la fin de saison très dense, avec neuf courses en onze week-ends.

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