Pourquoi Hamilton se passe du simulateur Ferrari avant le Grand Prix du Canada

Lewis Hamilton a confirmé à Montréal qu’il avait tenu parole : pour préparer le Grand Prix du Canada, il a volontairement mis de côté le simulateur de Formule 1 de Ferrari.
Un choix assumé avant Montréal
Le septuple champion du monde avait déjà exprimé son agacement plus tôt dans la saison, estimant que le simulateur de Ferrari l’orientait « dans la mauvaise direction ». Fidèle à une approche qu’il a souvent adoptée au cours de sa carrière — se méfier du travail en environnement virtuel — Hamilton avait annoncé qu’il ne l’utiliserait pas pour préparer le rendez-vous canadien.
Jeudi à Montréal, il a confirmé avoir suivi cette stratégie, tout en reconnaissant la valeur de l’outil et en qualifiant l’installation d’« espace incroyable ».
Un outil puissant, mais une corrélation parfois trompeuse
Hamilton a insisté sur la force du simulateur comme outil de développement : « C’est un outil très, très puissant », a-t-il expliqué, en soulignant que l’équipe continue de le faire évoluer. Il a aussi indiqué avoir contribué à cette évolution, avec de nombreux changements réalisés et des améliorations progressives.
Mais il a également décrit la difficulté structurelle de la simulation : « Avec la simulation, j’ai l’impression que les repères bougent tout le temps. »
Une longue histoire avec les simulateurs, depuis 1997
Hamilton a replacé son ressenti dans la durée. Il dit avoir découvert son premier simulateur en 1997, avec du retour de force dans le volant, à l’ancienne usine de McLaren. Il raconte ensuite qu’avec une génération plus avancée, il a parfois pu l’utiliser lorsqu’il évoluait en GP2.
Chez McLaren en F1, il explique que l’équipe y avait recours relativement souvent. Il précise ne pas avoir particulièrement apprécié l’exercice, notamment à cause des journées longues et du grand nombre de tours : passé un certain seuil, il estime qu’il cesse d’apprendre, « personnellement ».
À son arrivée chez Mercedes, il juge que le simulateur n’était « pas au niveau » à l’époque. Il affirme avoir très peu utilisé le simulateur durant les saisons de titres : « Très, très rarement. » Puis il indique qu’autour de 2020 — peut-être 2021 — il a décidé de s’y remettre « un peu plus ».
Le souvenir d’une seule corrélation parfaite
Hamilton avance un exemple marquant : en environ vingt ans, il ne se souvient que d’une seule fois où le réglage travaillé sur le simulateur a été exactement celui utilisé en qualifications, se concluant par une pole position. Il cite Singapour 2012 avec McLaren.
Pour le reste, il décrit un résultat rarement « parfait » : le simulateur reste utile, mais l’ajustement entre ce qui est ressenti en virtuel et ce qui se passe en piste demeure, selon lui, incertain.
Pourquoi il a décidé de s’en passer cette fois-ci
Hamilton explique qu’au cours de la dernière année, il a utilisé le simulateur chaque semaine. Or, « plus souvent que rarement », il avait le sentiment de faire tout le travail en amont puis d’arriver sur le circuit en découvrant l’inverse : un réglage qui paraissait bon en simulation ne se retrouvait pas forcément sur la piste.
Conséquence directe, selon lui : il fallait « défaire » ce qui avait été appris, modifier les façons d’aborder les virages et ajuster un réglage qui ne se transposait pas. Il résume cette réalité par une formule simple : parfois ça marche, parfois non — « c’est un peu au petit bonheur la chance ».
Sur quoi Hamilton s’est concentré à la place
Ne pas aller au simulateur ne signifie pas ne pas se préparer. Pour Montréal, Hamilton a choisi une autre voie : travailler davantage sur les données avec ses ingénieurs.
Il explique avoir « plongé » en profondeur dans plusieurs domaines :
- l’équilibre en virage (corner balance) ;
- l’équilibre mécanique ;
- les approches de virage ;
- l’équilibre de freinage ;
- l’optimisation des freins, un domaine qu’il identifie comme problématique pour lui depuis un certain temps.
Il estime que ce travail a favorisé une « très bonne intégration » avec ses ingénieurs.
Un outil qu’il n’abandonne pas, notamment pour la gestion de la puissance
Hamilton précise qu’il ne dit pas qu’il n’utilisera « plus jamais » cet outil. Il s’attend à ce que l’équipe continue à l’employer, « en particulier » pour la gestion du déploiement de puissance.
Il décrit aussi une routine récente : sur les six derniers mois, il explique que le plus fréquent était d’y retourner après le week-end de course pour travailler la corrélation. Mais il note qu’en arrivant sur le circuit suivant, il arrivait que ce soit « un peu à côté ».
À propos du Canada, il conclut prudemment : « On verra comment se passe le week-end. »
L’exemple de la Chine et la situation au championnat
Hamilton cite la Chine comme contre-exemple utile : il dit ne pas avoir eu besoin de faire le même travail là-bas, et que c’était son « meilleur week-end ».
Il est également indiqué qu’il a mis fin en Chine à son attente d’un premier podium en grand prix avec Ferrari. Au championnat, il occupe la cinquième place avec 51 points, contre 58 pour son coéquipier Charles Leclerc.
Conclusion
En mettant le simulateur de côté avant Montréal, Lewis Hamilton ne tourne pas le dos à la technologie : il cherche surtout une préparation plus fiable, fondée sur l’analyse fine et le travail d’équipe avec ses ingénieurs. Reste à voir si cette méthode apportera les réponses attendues en piste — et si Ferrari parviendra à rapprocher encore le virtuel du réel pour les prochains défis.
Foire aux Questions
À quoi sert un simulateur en Formule 1 ?
Un simulateur permet de travailler des réglages, des procédures et des approches de pilotage dans un environnement contrôlé, sans rouler sur un circuit. Hamilton le décrit comme un outil « très puissant ».
Pourquoi Hamilton estime-t-il que le simulateur peut l’induire en erreur ?
Selon lui, il arrive qu’un réglage jugé efficace en simulation se révèle opposé une fois sur le circuit. Il explique alors devoir corriger ses repères, ses trajectoires et les réglages, ce qui peut coûter du temps.
Hamilton a-t-il déjà gagné grâce à un réglage trouvé en simulateur ?
Il explique qu’en environ vingt ans, il ne se souvient que d’une seule fois où le réglage du simulateur a correspondu exactement à celui utilisé en qualifications, avec une pole position : Singapour 2012 (McLaren).
Comment s’est-il préparé pour le Grand Prix du Canada sans simulateur ?
Il s’est concentré sur l’analyse des données avec ses ingénieurs, en approfondissant notamment l’équilibre en virage, l’équilibre mécanique, les approches de virage, l’équilibre de freinage et l’optimisation des freins.
Va-t-il réutiliser le simulateur Ferrari à l’avenir ?
Oui. Hamilton précise qu’il ne compte pas l’abandonner définitivement et qu’il s’attend à l’utiliser encore, en particulier pour la gestion du déploiement de puissance.
En écho à ce pas hors du virtuel, votre rêve Ferrari 458 Italia peut devenir réel: optez pour une LOA claire chez Joinsteer, avec garanties et leasing flexible, même en achat à distance.

























































