Qui possède vraiment les écuries de F1 en 2026 ? Les coulisses d’un boom de valorisation

Qui profite vraiment de l’envolée des valorisations des équipes de Formule 1 ? Avec l’intérêt croissant autour des montants supposés et des prises de participation, une question en apparence simple devient rapidement un casse-tête : qui possède réellement chaque écurie, et surtout qui la contrôle ?
Les structures de détention varient énormément selon les pays, les véhicules juridiques, les seuils de déclaration et la nature des investisseurs. Le niveau d’information disponible publiquement n’est donc pas uniforme d’une équipe à l’autre.
Pourquoi la propriété d’une équipe de F1 est devenue si complexe
En remontant l’histoire et en regardant comment on en est arrivé là, on peut résumer les motivations principales pour posséder (en tout ou partie) une équipe de F1 en trois grandes catégories, qui se recoupent parfois mais ont nettement évolué depuis l’ère des propriétaires-exploitants comme Frank Williams, Colin Chapman, Bruce McLaren ou Ken Tyrrell, quand l’objectif était avant tout de gagner.
1) Posséder une équipe parce qu’on veut faire de la course.
2) Posséder une équipe parce que la course aide une autre activité à gagner de l’argent.
3) Posséder une part d’équipe parce qu’on pense que l’équipe elle-même est un actif qui prendra de la valeur et générera un retour financier.
Frank Williams incarne largement le premier modèle. Benetton et Red Bull illustrent le second. L’arrivée d’investisseurs institutionnels spécialisés dans le sport, comme Arctos ou Otro, illustre le troisième.
Pour autant, la grille n’est pas proche d’un monde où les investisseurs institutionnels détiennent 100% des équipes (modèle 3). Ce qui rend la situation intéressante, c’est justement la montée des structures hybrides : constructeurs aux côtés de capitaux privés, milliardaires contrôlants aux côtés d’institutionnels, fonds souverains aux côtés d’entrepreneurs, et parfois même des cadres dirigeants avec une part au capital.
Quand on creuse ces montages, certaines décisions stratégiques et différences culturelles deviennent plus lisibles. Gene Haas reste l’unique propriétaire-exploitant à 100% sur la grille. Haas est aussi la seule équipe à opérer en dessous du plafond budgétaire, une corrélation difficile à ignorer.
Pour commencer, autant aller à l’opposé du cas le plus simple.
Aston Martin : Lawrence Stroll contrôle, mais beaucoup d’autres détiennent une part
Lawrence Stroll ne « possède » pas simplement Aston Martin F1. Et Aston Martin Lagonda (le constructeur coté en bourse dont le nom figure sur la carrosserie) ne détient pas non plus l’équipe.
L’activité F1 se situe au sein de AMR GP Holdings Limited, et c’est probablement l’exemple le plus parlant du niveau de sophistication atteint par la détention d’une équipe moderne.
Une analyse de documents publics portant sur la participation d’Adrian Newey conclut que les intérêts liés à Stroll représenteraient environ un tiers de la détention économique de l’équipe. Mais le point le plus déterminant est ailleurs : Stroll n’a pas besoin d’une majorité économique pour exercer le contrôle.
Le registre britannique indique que Racing Point UK Holdings Limited, véhicule du consortium mené par Stroll, détient plus de 25% et au plus 50% des actions d’AMR GP Holdings. En revanche, ce même véhicule dispose de 75% ou plus des droits de vote et du droit de nommer ou révoquer des administrateurs.
Les statuts les plus récents définissent Racing Point UK Holdings comme « actionnaire contrôlant » tant qu’il détient au moins 15% des actions, ce qui lui confère des droits de gouvernance importants (présidence, nominations, quorum des réunions du conseil, etc.).
Stroll a donc réussi un objectif clé en F1 aujourd’hui : faire entrer beaucoup de capitaux extérieurs, matérialiser une partie de la hausse de valeur, tout en conservant la main.
Parmi les autres détenteurs et apporteurs de capital cités : Arctos Partners (investisseur sportif majeur), HPS Investment Partners, le Public Investment Fund d’Arabie saoudite, Woody Johnson (propriétaire des New York Jets) via Green Racer LLC (Delaware), ainsi que la direction et Adrian Newey via une classe spéciale d’actions.
Cette même analyse estime la part de Newey autour de 4,7% et celle de Racing Point UK autour de 27%, pour un total d’intérêts associés à Stroll d’environ 33%.
Ferrari : cotée en bourse, mais sous forte influence familiale
Ferrari semble, à première vue, plus simple. Et pourtant.
La Scuderia n’est pas une structure séparée à la manière d’Aston Martin : l’équipe F1 est intégrée à Ferrari. Or Ferrari est une entreprise cotée, avec donc une multitude d’actionnaires.
Mais toutes les actions n’ont pas le même poids en termes de contrôle. En février 2026, Exor (holding d’investissement de la famille Agnelli) détenait 21,33% des actions ordinaires de Ferrari. Grâce au mécanisme de vote de fidélité, cela représentait 32,32% des droits de vote.
Le trust de Piero Ferrari détenait 10,67% économiquement, représentant 16,17% des votes.
Ensemble, des intérêts représentant environ 32% du capital économique commanderaient près de 48,5% des droits de vote. Dire que Ferrari est « détenue par le public » est vrai. Dire que les intérêts Agnelli/Exor et Ferrari conservent une influence massive est tout aussi vrai. C’est une illustration nette de l’écart entre détention économique et contrôle.
Autre différence majeure : si l’on affirme que la « Ferrari F1 » vaut 5 milliards de dollars, il n’existe pas forcément une société autonome contenant uniquement l’activité F1 qu’on pourrait acheter directement pour ce montant. L’équipe fait partie d’un ensemble plus large, ce qui rend les comparaisons de valorisation moins directes que ne le laissent entendre certains tableaux.
Red Bull et Racing Bulls : deux équipes, un même objectif stratégique
Au plus simple, Red Bull Racing et Racing Bulls appartiennent à l’univers Red Bull. C’est un cas d’école du deuxième modèle : courir pour faire croître une autre activité. Red Bull n’a pas été créée pour le sport auto ; l’engagement en F1 sert d’abord à vendre Red Bull. Et cela a remarquablement fonctionné.
Le chemin capitalistique mérite toutefois d’être compris. Au Royaume-Uni, Red Bull Technology coiffe une grande partie de l’opération de Milton Keynes. Le registre indique actuellement que Mark Mateschitz détient plus de 25% et au plus 50% de Red Bull Technology, avec un schéma similaire sur d’autres entités (dont Red Bull Powertrains).
En remontant la chaîne, on arrive à Red Bull GmbH (Autriche), détenue par des intérêts des familles Mateschitz et Yoovidhya. La structure a évolué depuis la disparition de Dietrich Mateschitz, et un autre changement est mentionné : une participation de 2% auparavant détenue personnellement par Chalerm Yoovidhya aurait été transférée au trustee suisse Fides Trustees.
Mercedes : trois propriétaires à parts égales, plus une note de bas de page
Chez Mercedes, la répartition au niveau de l’équipe est étonnamment lisible : Mercedes-Benz, INEOS (in fine Sir Jim Ratcliffe) et Toto Wolff détiennent chacun un tiers.
Lorsque INEOS est entré au capital en 2020, l’équipe a annoncé une détention en trois parts égales. Le registre britannique identifie toujours Mercedes-Benz Holdings UK, INEOS Industries Holdings et Toto Wolff comme personnes/entités exerçant un contrôle significatif.
La nuance : en novembre 2025, le fondateur de CrowdStrike, George Kurtz, a acquis 15% de l’entité qui porte la participation de Wolff. Comme cette entité détient un tiers de l’équipe, l’intérêt économique indirect de Kurtz équivaut à environ 5% de l’économie de l’équipe.
Point essentiel : la gouvernance n’aurait pas changé. Wolff reste aux commandes de son véhicule de détention et demeure CEO et team principal, tandis que Kurtz a rejoint un comité stratégique aux côtés de Wolff, d’Ola Källenius (Mercedes) et de Ratcliffe.
Cette opération illustre une tendance : vendre une partie de son exposition économique à un actif valorisé en milliards, sans perdre ni son poste ni le contrôle opérationnel.
McLaren : le capital souverain a fini par posséder l’activité course
La situation de McLaren s’est récemment simplifiée.
Pendant la pandémie, McLaren Racing avait fait entrer MSP Sports Capital et d’autres investisseurs, à un moment où l’organisation au sens large avait besoin de capitaux. L’investissement s’est révélé spectaculaire.
En septembre 2025, McLaren a annoncé que les actionnaires minoritaires restants (MSP, O’Connor Capital Solutions, Ares et Caspian) avaient été rachetés. Résultat : Mumtalakat (Bahreïn) et CYVN Holdings (Abu Dhabi) détiennent désormais 100% de McLaren Racing.
Mumtalakat demeure l’actionnaire majoritaire et CYVN une participation minoritaire non contrôlante, sans divulgation publique du pourcentage exact. La transaction aurait valorisé McLaren Racing à plus de 4 milliards de dollars.
À ne pas confondre avec McLaren Automotive, qui a traversé sa propre restructuration. Ici, l’objet est McLaren Racing, qui inclut plus que la F1 : l’IndyCar et le futur programme en Championnat du monde d’endurance y sont également logés.
Ce point nourrit une question récurrente : que valorise-t-on exactement quand on dit « McLaren F1 vaut 4 milliards » ? Ce n’est pas forcément uniquement les deux voitures orange présentes sur 24 Grands Prix.
Cadillac : la nouvelle équipe et l’une des réponses les moins évidentes
À la question « qui possède Cadillac en F1 ? », la réponse instinctive serait : General Motors. C’est logique.
La Formule 1 a décrit la candidature retenue comme portée par General Motors et TWG Motorsports, et le CEO de TWG, Dan Towriss, a confirmé publiquement que GM est actionnaire de l’équipe.
Mais les registres britanniques ajoutent un autre nom. La société britannique s’appelle désormais TWG Cadillac Formula 1 Team Limited. Le registre identifie Mark Walter comme seule personne active exerçant un contrôle significatif, au motif qu’il « a une influence ou un contrôle significatif ».
TWG est le groupe d’investissement de Walter et ses intérêts sportifs dépassent largement la F1. Avec des mouvements récents de cession de certaines participations sportives (notamment des parts dans les LA Lakers et Chelsea FC) et un contexte de surveillance accrue aux États-Unis, la durée de l’implication de TWG en F1 fait l’objet d’interrogations. TWG a de son côté nié des informations selon lesquelles ces actifs seraient à vendre.
Reste le point clé : où se situe GM économiquement ? Les descriptions publiques évoquent soit une détention en partenariat TWG/GM, soit une opération détenue par TWG et soutenue par GM. En revanche, aucune répartition nette n’est publiquement disponible.
Des observateurs du paddock avancent que GM disposerait d’options pouvant aller jusqu’à 30%, que Dan Towriss aurait 3% et que Walter détiendrait le reste du capital.
Audi : une équipe d’usine avec un actionnaire fonds souverain
Audi illustre aussi le modèle hybride moderne.
Dans sa préparation à l’entrée en tant qu’équipe d’usine en 2026, Audi avait initialement engagé une trajectoire visant la détention complète de Sauber Holding.
Puis, avant même que le nom Audi n’apparaisse sur une grille de F1, la Qatar Investment Authority (QIA) a signé des accords définitifs pour acquérir une participation minoritaire significative dans Sauber Holding.
Ni Audi ni QIA n’ont communiqué le pourcentage final. La Formule 1 a présenté l’opération comme un investissement de « minorité substantielle » et une injection de capital importante dans le projet.
Par la suite, Audi a reconnu auprès de différentes parties, dont Joe Saward, viser un schéma plus proche de celui de Mercedes, en étudiant des offres pour 33% de l’équipe, dans un contexte de réduction des coûts et de restructuration au sein du groupe VW.
Alpine : Renault détient 76%, des investisseurs financiers 24%
Après les montages précédents, Alpine semble presque simple, même si l’équipe a beaucoup fait parler ces derniers mois.
Renault Group détient 76% d’Alpine Racing Limited. Un groupe d’investisseurs mené par Otro Capital détient 24%.
Cette participation a été acquise pour 200 millions d’euros en 2023, valorisant Alpine Racing autour de 900 millions de dollars à l’époque. Renault a explicitement cité Otro, RedBird Capital Partners et Maximum Effort Investments comme noyau du groupe investisseur.
L’opération a suscité des titres, notamment parce que des athlètes et célébrités (Patrick Mahomes, Rory McIlroy, entre autres) ont participé.
Mais l’élément déterminant est le contrôle : Renault conserve une maîtrise juridique et de vote très claire. Avec 76%, Renault dépasse aussi le seuil de 75% requis en droit britannique pour certaines décisions majeures (résolutions spéciales).
Le dossier autour de ces 24% est décrit comme traînant et pourrait se conclure dans les mois à venir.
Williams : une équipe détenue comme un investissement
Williams compte dans cette histoire car, pendant des décennies, l’équipe incarnait presque à elle seule le premier modèle : une structure détenue pour courir et gagner. Frank Williams possédait une équipe (avec Patrick Head) parce qu’il voulait courir. Le modèle a connu quelques épisodes moins connus : une partielle cotation à Francfort et une période où Toto Wolff a détenu 15% du capital, préfigurant des hybrides devenus courants plus d’une décennie plus tard.
Le Williams moderne représente autre chose. Dorilton Capital a acquis Williams en août 2020 après une revue stratégique conduite par l’entreprise Williams alors cotée. Dorilton s’était présenté comme une société d’investissement basée aux États-Unis, avec une approche de long terme.
Matthew Savage, président de Dorilton, est devenu président de Williams après l’acquisition, avec Darren Fultz (Dorilton) et James Matthews au conseil.
Williams est peut-être l’illustration la plus « pure » du troisième modèle : Dorilton n’a pas besoin de l’équipe pour vendre des voitures, des boissons énergétiques ou des produits pétrochimiques. L’équipe elle-même est l’actif. Des échanges avec Savage suggèrent que l’ambition ne se limite pas à un investissement passif : il veut voir Williams gagner à nouveau.
Il existe davantage de couches juridiques qu’un simple « Dorilton » ne le laisse penser. La société opérant au Royaume-Uni indique actuellement qu’il n’y a pas de personne enregistrable au titre des règles britanniques de contrôle significatif. C’est un rappel : selon les structures (entités étrangères, trusts, seuils de déclaration), la lisibilité publique varie fortement.
Haas : l’exception ultra-simple
Après les classes d’actions, fonds souverains, capital-investissement, holdings, droits de vote renforcés et statuts détaillés, le cas Haas est presque reposant.
Gene Haas a fondé l’équipe.
Gene Haas contrôle l’équipe.
Le registre identifie Haas comme l’unique personne exerçant un contrôle significatif sur Haas Formula UK, avec 75% ou plus des actions et des droits de vote. Haas va plus loin en présentant Gene Haas comme le seul propriétaire unique d’équipe en F1.
Haas est donc ce qui se rapproche le plus, sur la grille 2026, du modèle traditionnel de l’écurie détenue par un seul propriétaire. Pour combien de temps ? L’implication technique et commerciale de Toyota continue de croître, et Haas attire logiquement l’intérêt d’investisseurs à mesure que les valorisations montent. Mais à ce jour, le modèle reste remarquablement simple.
À quoi ressemble un propriétaire de F1 en 2026 ?
Au final, la réponse est bien plus longue que prévu : via des routes différentes et des montages variés, la F1 moderne a agrégé plusieurs types de capitaux.
Vous voulez courir.
Courir aide une autre activité à gagner de l’argent.
Ou vous pensez que l’activité course elle-même générera un retour.
Pendant longtemps, il était assez facile de classer les propriétaires : Frank Williams voulait gagner, Benetton voulait vendre des vêtements, Renault voulait vendre des voitures. Aujourd’hui, les catégories se superposent. Gagner peut être à la fois l’objectif sportif et le levier de rendement (commercial ou financier).
Un autre enseignement apparaît : une équipe vaut désormais assez cher pour qu’un propriétaire n’ait plus forcément à choisir entre garder et vendre. Il peut monétiser une partie de la valeur tout en conservant le contrôle.
Renault a pu vendre 24% d’Alpine, lever 200 millions d’euros et garder la main. Audi a pu faire entrer QIA sans abandonner l’objectif d’équipe d’usine. Toto Wolff a pu céder 15% de son véhicule de détention tout en restant en place. Lawrence Stroll a fait entrer plusieurs investisseurs en préservant une domination des droits de vote.
Pour l’investisseur entrant, le raisonnement est inversé : il n’existe que 11 équipes de F1, et très peu de propriétaires souhaitent vendre une équipe entière. Si la seule porte d’entrée dans une franchise sportive mondiale en appréciation est d’acheter 10%, 20% ou 24% pendant que quelqu’un d’autre conserve la direction, de plus en plus d’investisseurs sophistiqués s’en accommodent.
C’est un marché de la propriété en F1 très différent de celui d’il y a seulement dix ans.
Et si l’exercice avait commencé par la question « qui profite de la hausse des valorisations ? », la réponse finale est : tout le monde à la fois — investisseurs, industriels et milliardaires. La F1 n’a pas remplacé un type de propriétaire par un autre ; elle est devenue suffisamment attractive pour les attirer tous.
Tableau récapitulatif des contrôles et actionnaires significatifs
| Équipe | Qui contrôle | Autres détenteurs significatifs / capital |
|---|---|---|
| Aston Martin | Lawrence Stroll / Racing Point UK | Arctos, HPS, PIF, Woody Johnson, Adrian Newey et intérêts du management |
| Ferrari | Ferrari N.V., avec forte influence de vote Exor/Agnelli et Piero Ferrari | Actionnaires publics |
| Red Bull Racing | Red Bull GmbH | 49% côté Mateschitz, 49% TC Agro lié aux Yoovidhya, 2% Fides Trustees |
| Racing Bulls | Red Bull GmbH | Même structure ultime d’actionnaires Red Bull |
| Mercedes | Mercedes-Benz / INEOS / Toto Wolff — un tiers chacun | George Kurtz détient 15% de l’intérêt de Wolff, soit environ 5% de l’économie de l’équipe |
| McLaren | Mumtalakat — majoritaire | CYVN détient une minorité non contrôlante ; répartition exacte non divulguée |
| Cadillac | TWG / Mark Walter a déclaré le contrôle | GM est actionnaire ; répartition exacte non divulguée |
| Audi | Audi | QIA détient une minorité significative ; pourcentage exact non divulgué |
| Alpine | Renault Group — 76% | Groupe d’investisseurs mené par Otro — 24% |
| Williams | Dorilton Capital | Structure d’investissement privée |
| Haas | Gene Haas — propriétaire unique | Aucun investisseur extérieur en capital publiquement identifié |
Conclusion
La propriété des équipes de Formule 1 n’est plus une simple question de noms sur une porte d’usine. Entre droits de vote, véhicules de détention, fonds souverains et investisseurs institutionnels, le contrôle se joue souvent ailleurs que dans le pourcentage économique affiché.
Une chose est sûre : à mesure que la F1 se valorise, elle attire un éventail de capitaux de plus en plus large. Et si cette dynamique se poursuit, la prochaine décennie pourrait encore redessiner la carte des propriétaires… et la manière même de « posséder » une équipe.
Foire aux Questions
Pourquoi la personne qui contrôle une équipe ne détient-elle pas forcément la majorité des actions ?
Parce que le contrôle peut venir des droits de vote, de classes d’actions spécifiques ou de règles de gouvernance (nomination des dirigeants, quorum au conseil). L’exemple d’Aston Martin illustre très bien cet écart entre détention économique et pouvoir.
Quelle différence entre détention économique et droits de vote ?
La détention économique reflète la part des gains/pertes (valeur, dividendes, etc.). Les droits de vote déterminent qui décide. Chez Ferrari, des mécanismes de vote de fidélité amplifient l’influence de certains actionnaires par rapport à leur part économique.
Pourquoi des fonds souverains investissent-ils dans des équipes comme McLaren ?
Dans le cas de McLaren Racing, des acteurs comme Mumtalakat (Bahreïn) et CYVN (Abu Dhabi) détiennent désormais 100% de l’activité course entre eux. L’intérêt tient à la rareté des équipes, au prestige et à la montée des valorisations, avec une logique d’actif sportif mondial.
Que sait-on exactement de la répartition de Cadillac entre TWG et GM ?
GM est confirmé comme actionnaire, et Mark Walter (TWG) est identifié comme contrôlant l’entité britannique. En revanche, la répartition précise n’est pas publiquement disponible. Des observateurs évoquent des options pouvant aller jusqu’à 30% pour GM, 3% pour Dan Towriss et le solde pour Walter.
Quelle équipe a la structure de propriété la plus simple en 2026 ?
Haas : Gene Haas est présenté comme le seul propriétaire unique d’équipe en F1, et il est identifié comme contrôlant l’entité britannique avec 75% ou plus des actions et des droits de vote.
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