Antonelli renverse Monza: victoire incroyable en partant 19e devant Russell et Verstappen

Kimi Antonelli a livré une démonstration à Monza en remportant le Grand Prix d’Italie de Formule 1 après s’être élancé en 19e position. Le pilote Mercedes s’impose devant son coéquipier George Russell et Max Verstappen (Red Bull), au terme d’une course rythmée par un drapeau rouge, une voiture de sécurité virtuelle et une lutte interne intense chez Mercedes.
Une remontée fulgurante, jusqu’au bout de la course
Antonelli avait déjà gagné sept places lorsque Charles Leclerc a दुर्घé à la fin du 2e tour, provoquant un drapeau rouge. Après la relance, l’Italien a repris sa marche en avant jusqu’à la tête, échangeant à plusieurs reprises les positions avec Russell pendant que les deux Mercedes se disputaient le commandement.
Le leader du championnat a ensuite obtenu un avantage décisif à la fin du 28e tour: alors qu’il roulait 2e, il s’est arrêté aux stands sous voiture de sécurité virtuelle, contrairement à Russell qui est resté en piste.
Antonelli a arraché la tête en fin de course malgré une sortie de piste, devenant le premier Italien à gagner à domicile à Monza depuis 1966.
Également arrêté sous la VSC, Verstappen complète le podium, après être resté dans le sillage des Mercedes pendant l’épreuve.
En pole position, Pierre Gasly n’a pas pu se défendre sur la durée et termine 7e pour Alpine.
La charge incessante d’Antonelli
Durant l’interruption provoquée par l’accident de Leclerc, Antonelli a fait partie des rares pilotes à choisir les pneus médiums plutôt que les durs pour la relance, après avoir pris le départ initial en gommes dures.
La course a redémarré au 6e tour avec Antonelli 12e. Il était déjà 6e en quelques boucles et, au 14e tour, il avait recollé au groupe de tête formé par Russell et Verstappen.
Au 16e tour, Russell a repris la tête à Verstappen et, ce même tour, Antonelli a doublé le quadruple champion du monde pour la 2e place, alors que Verstappen signalait que son essieu arrière était « complètement cassé ».
Antonelli et Russell se sont ensuite livrés un mano a mano fait d’allers-retours en tête, jusqu’à ce qu’autour du 22e tour, l’ingénieur Pete Bonington demande à Antonelli d’arrêter le « yo-yo ». Il expliquera ensuite que Russell devait se voir offrir du temps pour creuser un écart sur Verstappen derrière.
« S’il n’y arrive pas, on inverse », a-t-il été dit à Antonelli.
La VSC change la donne au 28e tour
Le casse-tête des consignes a été balayé au 28e tour lorsque l’Aston Martin de Lance Stroll s’est immobilisée, déclenchant une voiture de sécurité virtuelle. Antonelli et Verstappen se sont arrêtés: l’Italien pour des médiums, Verstappen pour des durs. Russell, lui, est resté dehors et a choisi de gérer ses pneus durs jusqu’à l’arrivée.
Les deux pilotes arrêtés ont rapidement effacé les voitures devant eux en repartant 6e et 7e. Au 37e tour, Antonelli était à moins de 10 secondes de la tête; au 47e, il revenait à moins d’une seconde.
Une frayeur, puis le dépassement décisif
Au 49e tour sur 53, Antonelli a tenté de prendre la tête à Russell à la première chicane, mais a manqué son coup, a fini dans le gravier et a perdu 1,4 seconde.
« Reste propre, aucun risque ici », a-t-on alors indiqué à Russell.
Un tour plus tard, Antonelli a pris l’avantage avec facilité sur la portion menant à Ascari, puis a filé vers la victoire. Il s’impose avec 3,8 secondes d’avance au drapeau à damier, devenant le premier Italien à gagner un Grand Prix à Monza depuis Ludovico Scarfiotti, vainqueur pour Ferrari 60 ans plus tôt.
Verstappen termine 3e, à 10,8 secondes de Russell, après avoir contenu une attaque tardive des McLaren.
Duel McLaren pour la 4e place, Hamilton 6e
Oscar Piastri et Lando Norris se sont livrés une bataille animée pour la 4e place, avec un point culminant à trois tours de l’arrivée: Norris est allé dans le gravier, se plaignant que Piastri l’avait poussé au large à la sortie de Curva Grande.
« Course propre » a été le rappel venu du muret McLaren. Les deux pilotes ont ensuite connu chacun une autre sortie de piste, avant que Norris ne double Piastri pour la 4e place dans le dernier tour.
Lewis Hamilton termine 6e derrière Piastri. Il était parti dans un duel avec Leclerc au départ, est sorti large et a reculé de la 4e à la 8e place. Il a brièvement menacé les McLaren mais n’a pas pu suivre leur rythme, sortant deux fois de la piste tout en restant en pneus médiums depuis le drapeau rouge jusqu’à l’arrivée.
Gasly recule, Colapinto remonte, Tsunoda sous enquête
La pole de Pierre Gasly a été de courte durée: il a perdu la tête au profit de Russell dès le 2e tour. Après la relance, il a été progressivement dépassé par Verstappen, les McLaren, Antonelli et Hamilton, avant de stabiliser sa course en 7e position.
Son coéquipier Franco Colapinto a été très rapide à la relance initiale, doublant Verstappen au départ avant de reperdre la place, puis en sortant de la piste et en chutant à la 16e position.
Colapinto s’est toutefois repris pour terminer 9e, à deux secondes d’Arvid Lindblad (Racing Bulls), 8e.
Yuki Tsunoda finit 10e pour Racing Bulls, mais a été placé sous enquête après l’arrivée pour une infraction de procédure de départ: après le drapeau rouge, il a manqué son emplacement sur la grille et a contraint à effectuer un tour de formation supplémentaire.
Les autres faits marquants dans le peloton
Les Audi manquent les points avec Gabriel Bortoleto 11e et Nico Hülkenberg 12e, ce dernier s’étant arrêté durant la VSC.
Carlos Sainz s’est également arrêté sous VSC et termine 13e pour Williams, juste devant Liam Lawson (Red Bull). Lawson a perdu du terrain tôt dans la course avec un aileron avant cassé, ce qui l’a forcé à s’arrêter au 12e tour; il a aussi reçu un drapeau noir et blanc.
Ollie Bearman finit 15e devant Esteban Ocon. Bearman disposait ce week-end à Monza du groupe propulseur Ferrari évolué, alors que son coéquipier Haas a dû attendre.
Alex Albon se classe 17e, devant les Cadillac. Aucune des deux Aston Martin n’a vu l’arrivée.
Classement du Grand Prix d’Italie
1 Kimi Antonelli (Mercedes) 53 tours
2 George Russell (Mercedes) +3.857s
3 Max Verstappen (Red Bull) +14.718s
4 Lando Norris (McLaren) +19.056s
5 Oscar Piastri (McLaren) +19.253s
6 Lewis Hamilton (Ferrari) +24.655s
7 Pierre Gasly (Alpine) +27.351s
8 Arvid Lindblad (Racing Bulls) +45.136s
9 Franco Colapinto (Alpine) +47.353s
10 Yuki Tsunoda (Racing Bulls) +58.187s
11 Gabriel Bortoleto (Audi) +65.187s
12 Nico Hulkenberg (Audi) +66.187s
13 Carlos Sainz (Williams) +74.117s
14 Liam Lawson (Red Bull) +75.609s
15 Ollie Bearman (Haas) +78.958s
16 Esteban Ocon (Haas) +1 tour
17 Alex Albon (Williams) +1 tour
18 Sergio Perez (Cadillac) +1 tour
19 Valtteri Bottas (Cadillac) +2 tours
DNF Lance Stroll (Aston Martin)
DNF Fernando Alonso (Aston Martin)
DNF Charles Leclerc (Ferrari)
Conclusion
En combinant une relance agressive, un choix de pneus payant et un arrêt parfaitement synchronisé sous VSC, Kimi Antonelli a transformé une 19e place sur la grille en victoire historique à Monza. Cette performance, ajoutée au duel interne chez Mercedes, promet une suite de saison où la gestion stratégique et la précision dans les derniers tours pourraient faire basculer bien plus qu’une seule course.
Foire aux Questions
Qu’est-ce qu’une voiture de sécurité virtuelle (VSC) et pourquoi a-t-elle été décisive ici ?
La VSC impose un rythme ralenti à tous les pilotes, sans regrouper le peloton comme une voiture de sécurité classique. À Monza, elle est sortie quand Lance Stroll s’est arrêté: Antonelli et Verstappen ont pu s’arrêter aux stands dans de meilleures conditions de temps perdu, alors que Russell est resté en piste.
Pourquoi le drapeau rouge a-t-il changé la stratégie pneus d’Antonelli ?
Le drapeau rouge permet de redémarrer après une interruption (ici, après l’accident de Leclerc). Antonelli a alors choisi les pneus médiums pour la relance, alors qu’il avait pris le départ en pneus durs, ce qui a influencé son rythme dans les relais suivants.
Quelle est la différence entre pneus durs et médiums en F1 ?
Les pneus médiums offrent généralement plus d’adhérence et de performance sur un tour, mais peuvent s’user plus vite. Les pneus durs sont souvent plus endurants mais moins rapides. À la fin de course, Russell a tenté d’aller au bout en durs, tandis qu’Antonelli a attaqué avec des médiums après son arrêt sous VSC.
Que signifie recevoir un drapeau noir et blanc ?
Le drapeau noir et blanc est un avertissement pour conduite jugée limite (par exemple, des manœuvres trop agressives ou des écarts répétés). Liam Lawson en a reçu un durant la course.
Que se passe-t-il si un pilote rate son emplacement sur la grille après un drapeau rouge ?
Rater sa place sur la grille peut constituer une infraction de procédure de départ. Dans cette course, Yuki Tsunoda a été sous enquête après l’arrivée, car il a manqué son emplacement et a obligé à effectuer un tour de formation supplémentaire.
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