Aston Martin reconnaît qu’elle pourrait entamer la saison de Formule 1 2026 « un peu derrière » certains rivaux. Pour autant, l’écurie estime qu’un début de campagne compliqué ne condamnerait pas ses ambitions sur l’ensemble de l’année.

Dans un contexte d’incertitudes autour de l’AMR26 motorisée par Honda — arrivée tardivement lors du premier essai de pré-saison à Barcelone — Fernando Alonso appelle à jouer la carte du temps long. Même si des faiblesses apparaissent lors des deux sessions d’essais prévues à Bahreïn, la marge de progression du châssis comme du groupe propulseur laisse espérer un redressement au fil des courses.

🎯 Un « jeu à long terme » assumé

Aston Martin a été la dernière équipe à dévoiler sa livrée 2026, lors d’une présentation organisée en Arabie saoudite un lundi soir. Après un programme d’essais perturbé, l’équipe ne dispose pas du même niveau de compréhension de son châssis et de son unité de puissance que ses concurrents, d’autant que des rumeurs évoquent un retard côté Honda.

Sans exclure un début de saison difficile, Alonso insiste sur le fait que 2026 ne se résumera pas à la capacité de réussir immédiatement le lancement de saison, notamment pour le rendez-vous d’ouverture en Australie début mars.

Le double champion du monde anticipe surtout un rythme de développement très élevé tout au long de l’année, en raison du nouveau règlement et de la complexité des nouvelles unités de puissance :

« La particularité cette année, c’est que le rythme de développement va être très, très élevé pour tout le monde, à cause des nouvelles réglementations et de la complexité des unités de puissance. Je ne suis donc pas vraiment inquiet pour Bahreïn ou les deux premières courses, parce qu’une bonne ou une mauvaise saison va se jouer un peu plus en seconde partie de saison qu’en première. »

Alonso fixe une priorité claire : terminer les essais de Bahreïn avec une compréhension solide de la voiture, puis se projeter à moyen terme dans la trajectoire de développement :

« Pour nous, c’est important de finir Bahreïn avec une bonne compréhension de la voiture. Et ensuite, penser plutôt à la course 7, 10 ou 12, peu importe, et avoir une voie de développement bien définie. »

Pourquoi Aston Martin parle si tôt d’un « jeu à long terme » en 2026

⚡ Un développement qui pourrait tout bouleverser rapidement

Adrian Newey — désormais également en charge de la fonction de directeur d’équipe — partage l’idée qu’une escalade rapide du développement est à attendre dès le début de saison.

D’après lui, la voiture alignée lors de la pré-saison à Barcelone pourrait déjà être sensiblement différente de celle qui prendra le départ à Melbourne :

« J’imagine que pour de nombreuses équipes, y compris dans une certaine mesure pour nous, la voiture vue à Barcelone en pré-saison sera assez différente de celle qui courra réellement à Melbourne. Et ce rythme, j’en suis sûr, va continuer tout au long de la saison. »

🔋 Le flou autour de Honda et de la hiérarchie moteur

Les interrogations sur l’AMR26 s’ajoutent aux questions concernant le niveau réel de Honda face à la concurrence. Alonso explique qu’à Barcelone, le roulage était trop contraint pour établir une comparaison fiable.

Il souligne que les limitations en ligne droite — avec des runs à vitesse constante — rendaient impossible toute lecture claire des écarts de puissance :

« Évidemment, nous n’avons pas beaucoup d’informations. À Barcelone, même avec la limitation en ligne droite, avec la vitesse constante et ce genre de choses, comme c’était un shakedown pour nous, nous n’avions pas une image claire des différences de puissance. »

Au sujet du niveau de Honda, Alonso admet ne disposer que des mêmes indications que celles évoquant un certain retard :

« Je ne connais que les informations que vous connaissez, les messages disant qu’ils étaient un peu derrière. C’est un jeu à long terme et je suis sûr que même si nous commençons un peu derrière, il y a largement le temps de rattraper. La seconde partie de la saison sera plus importante que la première, à mon avis. »

⏱️ Barcelone : arrivée tardive, kilomètres en moins

Pendant que les autres équipes accumulaient les tours dès le début de l’essai de Barcelone, Aston Martin jouait contre la montre pour simplement pouvoir prendre la piste.

L’AMR26 n’a roulé qu’à la fin de l’avant-dernier jour, l’équipe ayant choisi de pousser la fabrication de la nouvelle monoplace jusqu’au dernier moment. Conséquence : un déficit de roulage face à la majorité des concurrents, et une pression accrue pour réussir une semaine propre et productive à Bahreïn.

🧩 Premiers retours : pas d’enseignements sur la performance pure

Alonso, au volant lors de la dernière journée à Barcelone, insiste : le programme ne permettait pas de conclure quoi que ce soit sur le rythme réel.

« C’était vraiment les premiers kilomètres avec la voiture, et nous ne cherchions pas non plus à repousser les limites. Nous devions rouler à vitesse constante dans les lignes droites. Il y avait différents facteurs qui rendaient difficile toute estimation, et nous n’y avons pas trop prêté attention. »

Le pilote espagnol explique toutefois que l’équipe a déjà identifié des points à améliorer entre Barcelone et Bahreïn, notamment sur des aspects de confort et d’ergonomie :

« Nous avons trouvé des choses à améliorer entre Barcelone et Bahreïn. Certaines sont simplement des éléments de confort dans le cockpit : le siège, les pieds, ce genre de choses. »

Il mentionne également des chantiers techniques plus classiques d’un début de développement :

« Il y a d’autres choses que nous devons étudier plus en profondeur, ou améliorer : le refroidissement, les vibrations… des sujets très normaux pour un premier jour d’essais. »

📍 Bahreïn comme révélateur du début de saison

Alonso estime que les essais de Bahreïn permettront de situer Aston Martin plus clairement dans la hiérarchie de départ :

« Je pense qu’à la fin de Bahreïn nous saurons où nous en sommes. Nous avons suffisamment de jours, suffisamment de données et de tours pour comprendre réellement certains points forts et, bien sûr, certaines faiblesses de la voiture. »

Selon lui, l’équipe pourra alors dresser une projection raisonnable des premières manches :

« Je pense que nous aurons plus ou moins une image des trois à cinq premières courses du championnat. »

✅ Conclusion : viser plus loin que le premier feu vert

Aston Martin aborde 2026 avec lucidité : un déficit initial lié au retard de roulage et aux incertitudes autour de l’unité de puissance est possible. Mais l’équipe et Alonso misent sur un facteur clé de cette nouvelle ère : un développement rapide, susceptible de redistribuer les cartes au fil de la saison. La trajectoire se dessinera dès Bahreïn, et la vraie réponse pourrait n’arriver qu’en seconde moitié d’année — là où se construisent souvent les plus belles remontées.

Foire aux Questions

Pourquoi Aston Martin pourrait-elle commencer 2026 en difficulté ?

Parce que l’équipe a roulé tardivement à Barcelone et dispose de moins de kilomètres et de données que ses rivaux pour comprendre le châssis et l’unité de puissance.

Que signifie « jouer le long terme » pour Alonso ?

Cela veut dire se concentrer sur la compréhension de la voiture et sur une trajectoire de développement sur plusieurs courses, plutôt que de juger la saison sur Bahreïn et les toutes premières manches.

Pourquoi le rythme de développement est-il annoncé très élevé en 2026 ?

Le nouveau règlement et la complexité des unités de puissance devraient pousser toutes les équipes à apporter rapidement des évolutions, dès la pré-saison et tout au long de l’année.

Que sait Aston Martin du niveau du moteur Honda à ce stade ?

Très peu : à Barcelone, certaines contraintes de roulage (notamment en ligne droite) ne permettaient pas d’évaluer clairement les différences de puissance face à la concurrence.

Que pourra vraiment apprendre Aston Martin des essais de Bahreïn ?

Alonso estime qu’à la fin des essais, l’équipe aura une image de sa situation et pourra mieux anticiper à quoi ressembleront les trois à cinq premières courses de la saison.

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