À l’approche de la saison 2026, les nouvelles règles de Formule 1 alimentent une idée séduisante : avec davantage de gestion d’énergie, le rôle du pilote deviendrait plus décisif. Mais Fernando Alonso ne partage pas cet enthousiasme. Pour lui, la complexité supplémentaire ne signifiera pas forcément plus de liberté au volant.

Une F1 2026 plus « cérébrale »… sur le papier 🧠⚡️

Ces derniers mois, beaucoup ont expliqué que la gestion énergétique en 2026 — entre récupération d’énergie, déploiement de la batterie au bon moment, et choix du timing pour dépasser — pourrait avantager les pilotes les plus intelligents et les plus stratèges.

Lando Norris, champion du monde, a même évoqué la possibilité d’une course « plus chaotique », avec des approches différentes selon l’utilisation du bouton de boost. De son côté, Toto Wolff a prédit que « les plus malins dans la voiture et côté ingénierie vont gagner ».

Alonso rejette une affirmation clé sur les règles F1 2026

Alonso : « peu de surprises, peu d’erreurs possibles » 🧩🔒

Fernando Alonso, double champion du monde, a cassé cette lecture « romantique » d’une ère 2026 qui rendrait le contrôle aux pilotes. Il reconnaît que c’est « un peu plus complexe » et que cela demande de « réfléchir un peu » avant de sauter dans la voiture ou de préparer un dépassement.

Mais il insiste sur un point central : les équipes arrivent aujourd’hui avec un niveau de préparation extrême.

Selon Alonso, tout est simulé en amont, et une grande partie des informations est déjà connue dès le jeudi. Résultat : « d’ici dimanche », il pense qu’il y aura « peu de surprises » et « peu d’erreurs » que le pilote puisse commettre.

Sa conclusion est claire : il n’y aurait pas « beaucoup de liberté » dans le cockpit, notamment sur la quantité d’énergie que le pilote peut décider d’utiliser.

Énergie et dépassements : une liberté très encadrée par la FIA ⚙️🚦

Alonso estime que certains détails du règlement verrouillent fortement l’utilisation de l’énergie. Il cite notamment :

• Le rythme imposé de baisse de puissance/énergie : quand il faut réduire et couper l’énergie, cela doit se faire selon un taux de réduction défini.

• Le mode dépassement via des zones d’activation : l’usage lié à des zones spécifiques limiterait aussi la capacité à improviser.

Il explique également qu’au moment de vouloir utiliser davantage d’énergie, l’écart potentiel avec la voiture de devant est faible, car tout le monde doit déployer une énergie maximale pendant une seconde à la sortie de virage.

À ses yeux, « quelques éléments sont probablement trop réglementés ». Conséquence : la marge pour « utiliser cette énergie intelligemment » se réduirait à des différences minimes, car « il n’y a pas grand-chose à faire », regrette-t-il.

« Le pic de la F1 » : l’adrénaline des anciennes voitures, difficile à retrouver 🏁🔥

Alonso rejette une affirmation clé sur les règles F1 2026

Alonso replace aussi la F1 2026 dans une tendance plus large : l’efficacité énergétique. Il rappelle avoir connu le fuel saving en IndyCar et la gestion hybride en Championnat du monde d’endurance, et souligne que la F1 n’est pas isolée dans ce virage.

Pourtant, il pense que ces voitures offriront moins de frisson que la F1 « old school » :

• Il dit ressentir « plus d’adrénaline » avec les anciennes voitures.

• Il évoque un ressenti de conduite « à la limite » plus marqué autrefois.

• Il va jusqu’à citer le karting comme une forme très pure du sport auto en matière de pilotage.

Il oppose une conduite au plus près de la physique à un style où il faut « maximiser l’efficacité », qu’il décrit comme plus « robotique ». Et il élargit même ce constat : selon lui, c’est une évolution globale de la société depuis plusieurs décennies, pas seulement en sport automobile.

Enfin, il doute d’un retour aux « années de gloire » qu’il situe à la fin des années 1990 et au début des années 2000 : des voitures légères, rapides, avec le bruit moteur. Il parle d’une période correspondant au « sommet de l’ADN » de la Formule 1. Aujourd’hui, dit-il, la discipline va vers « une autre » F1 : « je ne sais pas si c’est mieux ou pire. Différent, c’est sûr ».

Alonso rappelle aussi son propre parcours technique : son premier titre a été décroché en 2005, lors de la dernière année de l’ère V10, et son second en 2006, au début de l’ère V8.

Stroll : au final, le plaisir dépend surtout du résultat 🏆🗣️

Lance Stroll, son équipier, adopte une approche pragmatique. Il dit qu’il trouverait « sympa » d’avoir des moteurs atmosphériques avec des carburants synthétiques, mais il rappelle qu’il ne fait pas les règles : il conduit les voitures.

Et il résume une réalité souvent implacable en F1 : celui qui gagne s’accommode plus facilement des contraintes. Il imagine par exemple George Russell remportant une course en Australie avec 30 secondes d’avance au volant de sa Mercedes : dans ce cas, il « ne va pas s’en faire » de devoir rétrograder sur les lignes droites, ni de lever le pied et gérer la consommation.

Newey sceptique : les dépassements vont-ils vraiment progresser ? 🤔🏎️

Les doutes ne s’arrêtent pas aux pilotes. Adrian Newey a également exprimé des réserves sur l’évolution des dépassements en 2026.

Dans le cadre des règles châssis revues, la F1 s’éloigne d’un concept d’effet de sol total et cherche à limiter certaines zones que les équipes exploitaient, mais qui généraient de l’air sale.

La FIA estime que l’effort en vaut la peine, car il devrait permettre aux voitures de se suivre de plus près. Newey, lui, n’est pas convaincu que l’amélioration soit significative. Il rappelle qu’on a déjà beaucoup communiqué sur la facilité à dépasser, et que c’était aussi l’intention du changement de règles de 2022.

Selon lui, en discutant avec les pilotes, ce changement avait un peu aidé au début, mais à la fin de la saison dernière, ils ne jugeaient pas la situation meilleure qu’en 2021. Et il avertit que 2026 « pourrait être similaire ».

Conclusion 🚀

Entre gestion énergétique plus complexe, encadrement strict des modes d’utilisation et simulation omniprésente, Alonso voit surtout une F1 2026 où l’espace d’improvisation du pilote resterait limité. Si la discipline change de visage, la question demeure : ces règles ouvriront-elles vraiment une nouvelle ère de course, ou une nouvelle forme de précision millimétrée ? Une chose paraît certaine : l’avenir de la F1 se jouera autant dans la tête que dans le volant.

Foire aux Questions ❓

Pourquoi dit-on que la F1 2026 met davantage l’accent sur le pilote ? 🧠

Parce que la gestion de l’énergie (récupération, déploiement de la batterie, timing du boost et des dépassements) est présentée comme un domaine où les choix du pilote pourraient faire la différence.

Pourquoi Alonso pense-t-il que l’impact du pilote sera limité ? 🔒

Il estime que les équipes arrivent très préparées grâce aux simulations, avec beaucoup d’informations disponibles dès le jeudi, ce qui réduit les surprises. Il ajoute que les règles encadrent fortement ce qu’un pilote peut faire dans le cockpit.

Quelles règles limiteraient la liberté d’utilisation de l’énergie ? ⚙️

Alonso cite notamment un taux imposé pour réduire l’énergie (le rythme de « derating ») et l’utilisation de zones d’activation pour le mode dépassement, qui limitent l’improvisation.

Qu’est-ce que Newey craint sur les dépassements en 2026 ? 🤔

Malgré les efforts pour réduire l’air sale et favoriser la poursuite de près, il doute que les dépassements progressent beaucoup. Il rappelle que la réforme 2022 avait aidé un peu au début, mais qu’à la fin de la saison dernière, les pilotes ne la jugeaient pas meilleure qu’en 2021.

Pourquoi Stroll dit-il que les pilotes s’adaptent si les résultats sont bons ? 🏆

Il suggère que le ressenti au volant pèse moins quand la performance est au rendez-vous : un pilote qui gagne largement ne se préoccupera pas autant des contraintes comme lever le pied ou gérer l’énergie sur certaines phases.

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