Le scénario catastrophe qui planait sur les débuts d’Audi en essais de Formule 1 — après l’arrêt précoce de la voiture dès la première journée — a été évité. Mais pour que le shakedown de Barcelone soit réellement une réussite, l’équipe a encore besoin d’une troisième et dernière journée sans accroc, avec un roulage fluide et soutenu.

Ce dont Audi a besoin lors de sa dernière journée après un premier test F1 compliqué

🚦 Un départ prometteur… vite terni

Beaucoup d’observateurs avaient souligné la capacité d’Audi — et de son groupe motopropulseur utilisé pour la première fois sur piste — à être prête à rouler immédiatement dès le lancement du shakedown. À l’inverse, certains rivaux établis ont pris du retard, et Williams n’a pas roulé.

Mais cette bonne impression a été gâchée lorsque la première journée a été écourtée après seulement 27 tours. Le pilote Gabriel Bortoleto a évoqué un arrêt en partie « par précaution », tandis que le designer James Key a assuré que c’était « tout à fait corrigeable » — sans que cela n’empêche la situation de jeter un voile sur ce début de programme.

🔧 Mercredi matin : les alarmes sonnent, puis la situation se stabilise

Nouvelle frayeur lorsque Nico Hülkenberg s’est immobilisé entre les virages 9 et 10 tôt mercredi, sans même avoir bouclé un tour lancé. Cette fois, l’inquiétude a été immédiate.

Finalement, le problème s’est avéré bien moins grave qu’il n’y paraissait : une fuite hydraulique, décrite comme « une chose vraiment basique ». Hülkenberg a pu reprendre la piste et enchaîner des tours de manière productive sur le reste de la journée.

Le pilote a résumé ainsi l’état d’esprit du moment : « Un nombre correct de tours, quelques éléments découverts et testés, évidemment les premières impressions collectées, et on va travailler à partir de là. C’est une longue route d’ici à Bahreïn et, évidemment, jusqu’aux deux premières courses, mais je pense que tout le monde est très heureux, positif et enthousiaste pour la saison à venir. »

⚙️ Pourquoi ces tours comptent double pour Audi

Le roulage de Hülkenberg — 68 tours — a porté le total d’Audi sur deux jours à un peu moins de 100 tours. Un volume jugé utile par James Key, qui rappelle l’enjeu principal : obtenir des données de référence en conditions réelles.

Selon lui : « Ce dont on avait vraiment besoin, c’est simplement de faire des tours avec la voiture. Nos collègues de Neuburg, côté groupe motopropulseur, n’ont aucune donnée de référence sur piste : c’est la première fois qu’ils vont obtenir des données piste pour leur groupe motopropulseur, et aussi pour la boîte de vitesses. Donc, en réalité, il s’agit de faire ça et de commencer à régler toutes ces stratégies complexes de récupération d’énergie et toutes les autres choses qui vont avec la voiture 2026. »

Audi en essais à Barcelone : l’équipe doit boucler une dernière journée propre après un début compliqué

📉 Un déficit de kilométrage qui reste visible

Malgré l’amélioration, Audi affiche encore le plus faible total de tours parmi les équipes ayant roulé deux jours jusqu’ici. Ce total est même inférieur au nombre de tours réalisé par Ferrari sur la seule journée de mardi.

Au moment considéré, les seules structures derrière Audi en kilométrage — en dehors d’Aston Martin (retardée) et de Williams (absente) — sont McLaren (cliente Mercedes) et Cadillac (cliente Ferrari). Deux équipes dont les motoristes ne sont pas, a priori, dans une situation aussi pressante de collecte de données.

❄️⏱️ Temps au tour : officiellement secondaires, mais un signal existe

Les chronos sont unanimement décrits comme peu représentatifs : températures basses, plans de roulage difficiles à lire, et caractère « prove-out » de ce test (validation et mise au point initiale plus que recherche de performance). Malgré tout, un constat s’impose : Audi ne semble pas, pour l’instant, évoluer dans la même fenêtre de performance au tour que la plupart de ses rivaux.

🧪 Une voiture encore “jeune”, et une priorité claire

James Key insiste sur l’essentiel : les points « vraiment importants » sont en train d’être validés. Il souligne aussi qu’un déroulé parfait dès la première sortie aurait été une surprise : « Si nous avions roulé sans le moindre souci depuis le départ, cela aurait été une très agréable surprise. On a vu beaucoup d’interruptions, c’est une voiture encore très, très immature pour tout le monde à ce stade. Mais rien de particulièrement surprenant. Comme je le dis, c’est vraiment un test mécanique ; la performance deviendra la priorité plus tard. »

Il reconnaît néanmoins que les équipes Red Bull-Ford partagent aussi la spécificité d’un moteur “débutant” dans ce cadre. Et même si Red Bull et Racing Bulls ont rencontré davantage de problèmes, il est difficile de nier qu’elles ont réussi à accumuler du kilométrage de façon plus convaincante.

🎯 Ce que doit réussir Audi lors du jour 3 — et l’objectif de Melbourne

Pour Key, « à condition que l’on puisse faire une bonne troisième journée, je pense qu’on repartira plutôt satisfaits » de ce shakedown. C’est bien cette dernière journée qui doit permettre à Audi de donner du sens à la séquence barcelonaise après les alertes initiales.

Au-delà de Barcelone, la cible pour le Grand Prix d’Australie en mars est claire : boucler le premier week-end de course sans gros problèmes de fiabilité, ni sur la #5 de Bortoleto, ni sur la #27 de Hülkenberg. Cet objectif ne dépend pas uniquement de la dernière journée d’essais, mais une fin de shakedown solide aiderait nettement à le rendre crédible dès maintenant.

🔮 Conclusion

Audi a évité le décrochage qui aurait pu plomber son lancement, a identifié une alerte hydraulique simple et a enfin mis des tours au compteur. Mais le déficit de roulage et l’écart de rythme perçu rendent la dernière journée à Barcelone stratégique pour aborder la suite avec sérénité. La route jusqu’à Bahreïn est longue — et c’est justement pour cela que chaque tour propre construit l’avenir.

Foire aux Questions

❓ Pourquoi Audi a-t-elle besoin d’une dernière journée “sans accroc” ?

Parce que le début du programme a été perturbé (première journée stoppée après 27 tours, puis arrêt mercredi avant un tour lancé). Une journée complète permettrait de valider plus de points mécaniques et de collecter davantage de données.

❓ Quel a été le problème rencontré par Nico Hülkenberg mercredi ?

Il s’agissait d’une fuite hydraulique, décrite comme un problème « vraiment basique ». Après réparation, il a repris la piste et a roulé de façon productive.

❓ Combien de tours Audi a-t-elle réalisés, et pourquoi est-ce important ?

Hülkenberg a couvert 68 tours mercredi, portant le total sur deux jours à un peu moins de 100 tours. Ces tours sont cruciaux pour obtenir des données de référence, notamment pour le groupe motopropulseur et la boîte de vitesses.

❓ Les temps au tour à Barcelone sont-ils fiables pour juger Audi ?

Ils sont largement considérés comme peu représentatifs à cause des basses températures, des programmes de roulage difficiles à comparer et du caractère de validation technique du test. Néanmoins, Audi ne semble pas encore dans la même plage de performance que la majorité de ses rivaux.

❓ Quel est l’objectif d’Audi pour le Grand Prix d’Australie ?

Terminer le premier week-end de course sans gros soucis de fiabilité, sur les deux voitures : la #5 de Gabriel Bortoleto et la #27 de Nico Hülkenberg.

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