Le tout premier essai d’avant-saison de la Formule 1 version 2026 n’allait pas sceller le sort de l’annĂ©e pour qui que ce soit. Mais au terme de cinq jours d’évĂ©nement (avec, pour chaque Ă©quipe, trois jours de roulage possibles), certaines structures repartent clairement plus sereines que d’autres.

Voici les principaux gagnants et perdants de cette premiĂšre sortie collective 2026 Ă  Barcelone, avec ce que cela raconte dĂ©jĂ  sur la compĂ©titivitĂ©, la fiabilitĂ© et l’ambiance autour de cette nouvelle Ăšre.

Gagnants et perdants des essais F1 2026 Ă  Barcelone

🏆 Les gagnants : ceux qui sortent renforcĂ©s

⭐ Mercedes : de la rumeur à la preuve

Avant cette semaine, l’idĂ©e que Mercedes serait le grand favori de 2026 reposait surtout sur des bruits de paddock, une rĂ©putation et une logique historique (ce que l’équipe avait rĂ©ussi lors d’un grand changement technique par le passĂ©), mais sans Ă©lĂ©ments concrets.

À Barcelone, cela s’est matĂ©rialisĂ©. Mercedes a surtout frappĂ© par sa capacitĂ© Ă  enchaĂźner les tours, encore et encore, toute la semaine. Et au-delĂ  du volume, des Ă©chos ont circulĂ© sur une vitesse potentiellement trĂšs Ă©levĂ©e et sur l’allure gĂ©nĂ©rale de la voiture, mĂȘme si l’essai se dĂ©roulait sans public ni mĂ©dias autorisĂ©s au bord de la piste.

Autre signal fort : l’optimisme, difficile Ă  contenir, perceptible mĂȘme dans des prises de parole pourtant trĂšs maĂźtrisĂ©es. Quand un rival Ă©voque « la barre trĂšs haut » placĂ©e par certains, il est difficile de ne pas deviner de qui il s’agit.

🐎 Ferrari : un test solide
 et le meilleur temps pour finir

Mercedes a longtemps Ă©clipsĂ© tout le monde, jusqu’à ce que Ferrari signe le meilleur temps lors de la derniĂšre journĂ©e, rappelant au passage Ă  quel point il peut ĂȘtre vain de surinterprĂ©ter les chronos d’essais.

Sur le plan du roulage, Ferrari n’a pas Ă©tĂ© si loin de Mercedes : l’équipe est restĂ©e dans une zone comparable en termes de kilomĂ©trage. Avant mĂȘme le meilleur temps final, la Scuderia se dessinait comme une possible « bonne surprise » de ce test.

Sa voiture de base ne semble pas en retard sur les autres, mĂȘme si un dossier autour du taux de compression moteur planait en toile de fond. Ferrari sait aussi que des Ă©volutions importantes doivent encore arriver. Et surtout, l’ensemble a tournĂ© de maniĂšre propre et rĂ©guliĂšre, sans accrocs majeurs.

Autre point rassurant : le groupe propulseur a accumulĂ© du roulage chez les Ă©quipes clientes, avec trĂšs peu de soucis signalĂ©s. Le meilleur chrono final n’est peut-ĂȘtre que la cerise sur le gĂąteau, mais il vient couronner une semaine globalement convaincante.

Ferrari n’a pas « explosĂ© » le test comme Mercedes a pu le faire, et Mercedes avait peut-ĂȘtre encore des ressources non dĂ©voilĂ©es. Mais l’objectif de 2026 restera de gagner des courses et un championnat, pas un essai d’avant-saison : sur ce chemin, Ferrari a dĂ©marrĂ© proprement.

🔧 Red Bull Powertrains : un message de soliditĂ© envoyĂ©

La saison Ă  venir est majeure pour Red Bull cĂŽtĂ© moteur : il faudra convaincre le public, mais surtout un observateur en particulier. Des chances Ă©levĂ©es existent pour que Max Verstappen dispose d’une flexibilitĂ© contractuelle lui permettant de choisir une autre voie pour 2027 s’il le souhaite. Dans ce contexte, la qualitĂ© perçue du projet moteur Red Bull peut peser lourd.

Une chose n’est pas encore Ă©tablie : la compĂ©titivitĂ© pure. En revanche, un constat se renforce : la santĂ© du moteur. Le groupe propulseur a tournĂ© abondamment, sans drames majeurs, aussi bien dans la Red Bull que dans la Racing Bulls. Et les chiffres de roulage atteints ont Ă©tĂ© hors de portĂ©e d’un autre nouvel arrivant, Audi, ou encore de Honda, arrivĂ© plus tard dans ce programme.

Les pilotes semblent apprĂ©cier ce qu’ils ont entre les mains, et les rivaux l’ont remarquĂ©. Cette impression positive pourra ĂȘtre remise en cause plus tard (dĂšs le prochain rendez-vous d’essais ou les premiĂšres courses), mais le signal « nous sommes prĂȘts » a Ă©tĂ© Ă©mis — et entendu.

✅ FiabilitĂ© globale : une bonne surprise Ă  l’échelle du plateau

La performance de Mercedes en kilomĂ©trage attire l’attention, mais presque toutes les Ă©quipes et tous les motoristes peuvent repartir avec une raison d’ĂȘtre relativement satisfaits.

Il y a eu davantage d’« alĂ©as » que ces deux derniĂšres annĂ©es, et des drapeaux rouges ont perturbĂ© la premiĂšre journĂ©e. Mais rien ne s’est transformĂ© en crise majeure, contrairement aux craintes exprimĂ©es ces derniers mois — craintes qui ont pesĂ© dans le choix d’un essai Ă  huis clos — et sans revivre l’entrĂ©e en matiĂšre chaotique des dĂ©buts de la gĂ©nĂ©ration turbo-hybride.

Le contraste historique est parlant : lors d’une premiĂšre journĂ©e d’essais marquante du passĂ©, huit Ă©quipes n’avaient cumulĂ© que 93 tours. Cette fois Ă  Barcelone, sept Ă©quipes ont totalisĂ© 631 tours dĂšs le premier jour, et les totaux ont continuĂ© de grimper ensuite. La fiabilitĂ© brute progresse, et cela compte beaucoup au tout dĂ©but d’un nouveau cycle rĂ©glementaire.

⚠ Les perdants : les signaux qui dĂ©rangent

😬 L’image de la F1 pour 2026 : une occasion manquĂ©e

Ce premier essai a aussi eu un cĂŽtĂ© excitant : pas de diffusion, pas de temps officiels publics, des voitures aperçues par bribes, des chronos qui « sortent » par vagues, et une communautĂ© passionnĂ©e qui s’emballe et spĂ©cule.

Mais le goĂ»t final reste amer. La nouveautĂ© du cĂŽtĂ© « secret » n’efface pas le sentiment que la discipline et ses Ă©quipes se sont mis en position de mĂ©chants de l’histoire.

Le championnat est sur une dynamique forte, les fans sont impatients aprĂšs une courte intersaison, et tout le monde s’est retrouvĂ© Ă  poursuivre des aperçus de voitures effectuant des tours peu reprĂ©sentatifs sur une piste froide — des images qui, ironie du sort, deviendront banales d’ici la premiĂšre sĂ©ance d’essais libres de la manche 24.

Et cette excitation a Ă©tĂ© « rĂ©compensĂ©e » par un excĂšs de mesures de sĂ©curitĂ© et un flux d’informations extrĂȘmement contrĂŽlĂ©, davantage digne d’un univers extĂ©rieur au sport. Le message envoyĂ© dĂ©range : la prĂ©-saison est devenue un produit Ă  part entiĂšre, et beaucoup auraient prĂ©fĂ©rĂ© la voir vĂ©cue Ă  travers des voitures rĂ©ellement en piste et amĂ©liorĂ©es jour aprĂšs jour, plutĂŽt que via une communication trop verrouillĂ©e.

đŸš« Williams : l’absence qui fait tache

Les explications du directeur d’équipe sur l’absence Ă  Barcelone comportent une logique comprĂ©hensible, tout comme l’idĂ©e de s’appuyer sur des outils virtuels pour limiter l’impact. Avec le volume d’essais disponible cette annĂ©e, manquer cette semaine ne condamne pas forcĂ©ment la saison.

Mais dans le contexte de tout ce que Williams a dĂ©clarĂ© et de la maniĂšre dont l’équipe s’est prĂ©sentĂ©e en amont de 2026, ne pas ĂȘtre lĂ  donne une image dĂ©sastreuse.

Une grande partie de la restructuration, du recrutement et de la reconstruction s’est appuyĂ©e sur le fait d’assumer la fin du cycle prĂ©cĂ©dent pour se concentrer sur 2026. Williams a mĂȘme Ă©tĂ© trĂšs clair sur le fait de mettre de cĂŽtĂ© le dĂ©veloppement 2025 pour prĂ©parer 2026. Dans ces conditions, si l’on devait parier sur une Ă©quipe « premiĂšre dans la voie des stands » au lancement des essais de Barcelone, Williams aurait Ă©tĂ© un choix Ă©vident.

Et pourtant, l’équipe n’était mĂȘme pas sur place.

đŸ§© Audi : progrĂšs, mais roulage encore trop limitĂ©

Le constat est Ă  nuancer : la semaine d’Audi s’est amĂ©liorĂ©e au fil des jours, chiffres Ă  l’appui. Seulement 27 tours le premier jour, puis 145 tours lors de sa derniĂšre journĂ©e de roulage (rĂ©partis entre ses deux pilotes).

Audi a donc Ă©vitĂ© un scĂ©nario catastrophe qui semblait possible aprĂšs l’arrĂȘt en piste de Nico HĂŒlkenberg en dĂ©but de semaine, dĂ» finalement Ă  une fuite hydraulique. En interne, il Ă©tait aussi admis qu’il aurait Ă©tĂ© trĂšs surprenant de « tourner sans faute dĂšs le dĂ©part ».

MalgrĂ© tout, mĂȘme si la performance pure n’était pas l’objectif principal Ă  ce stade, l’équipe aurait clairement bĂ©nĂ©ficiĂ© de davantage de tours. D’autant qu’elle Ă©tait prĂȘte — et impatiente — d’ĂȘtre au bout de la voie des stands dĂšs 9h le premier jour.

Le dĂ©fi est immense et rien n’indique qu’il soit sous-estimĂ©. Mais Ă  ce moment d’un nouveau rĂšglement, chaque tour compte. Et, en dehors de Honda, Audi se retrouve derriĂšre ses rivaux constructeurs dans une zone de travail clĂ© : l’accumulation de donnĂ©es et de kilomĂštres.

đŸ•”ïžâ€â™‚ïž Le secret des Ă©quipes : un « huis clos » qui ne tient pas

L’un des arguments pour rendre cet essai privĂ© Ă©tait d’offrir aux Ă©quipes un environnement protĂ©gĂ© pour dĂ©velopper des monoplaces encore trĂšs brutes, Ă  l’abri des regards.

Mais certaines Ă©quipes auraient Ă©tĂ© agacĂ©es par tout ce qui a tout de mĂȘme fuitĂ©. Entre un chronomĂ©trage en direct trĂšs partagĂ© sur les rĂ©seaux sociaux lors de la premiĂšre journĂ©e (avant d’ĂȘtre stoppĂ©) et des photos sorties de la voie des stands, la confidentialitĂ© attendue n’a pas Ă©tĂ© au rendez-vous.

Beaucoup espĂ©raient garder des Ă©lĂ©ments sous silence jusqu’au prochain grand rendez-vous d’essais, mais tout ce qui a roulĂ© Ă  Barcelone a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© photographiĂ©, relayĂ© et dissĂ©minĂ© Ă  grande Ă©chelle.

Conclusion pratique : un essai collectif « secret » en F1, aujourd’hui, fonctionne mal. Les informations et les images finissent toujours par sortir — et le caractĂšre privĂ© rĂ©duit surtout le contrĂŽle des Ă©quipes sur ce qui circule.

🔼 Conclusion : des bases solides, mais une bataille ouverte

Ces premiers jours de roulage 2026 Ă  Barcelone ne dĂ©signent pas un champion, mais ils dessinent dĂ©jĂ  des dynamiques : Mercedes impose un tempo rassurant, Ferrari sort une semaine propre et une pointe finale, Red Bull envoie un message de robustesse moteur, tandis que Williams et Audi quittent l’Espagne avec des questions Ă  rĂ©soudre. Et autour de la piste, la maniĂšre de prĂ©senter la prĂ©-saison devient, elle aussi, un enjeu.

La prochaine Ă©tape dira ce qui relĂšve de l’illusion d’essais et ce qui annonce une hiĂ©rarchie rĂ©elle — et c’est prĂ©cisĂ©ment ce qui rend l’aube de 2026 aussi passionnante.

Foire aux Questions

Pourquoi le kilomĂ©trage en essais d’avant-saison est-il si important ?

Au dĂ©but d’un nouveau rĂšglement, accumuler des tours sert d’abord Ă  valider la fiabilitĂ© et Ă  collecter des donnĂ©es. Un gros kilomĂ©trage indique souvent une base saine, mĂȘme si cela ne garantit pas la performance en course.

Peut-on se fier aux meilleurs temps réalisés pendant les essais ?

Avec des programmes diffĂ©rents (charge de carburant, rĂ©glages, pneus, simulations), un meilleur temps peut ĂȘtre trompeur. Le fait que Ferrari finisse en tĂȘte au dernier jour illustre surtout qu’il faut Ă©viter de tirer des conclusions dĂ©finitives uniquement sur les chronos.

Pourquoi l’essai de Barcelone s’est-il dĂ©roulĂ© sans public ni mĂ©dias ?

L’idĂ©e Ă©tait de permettre aux Ă©quipes de travailler sur des voitures 2026 encore trĂšs jeunes, avec plus de discrĂ©tion. Mais des informations et des images ont tout de mĂȘme circulĂ©, ce qui a relancĂ© le dĂ©bat sur l’efficacitĂ© d’un tel dispositif.

Que retenir du projet moteur Red Bull Ă  ce stade ?

La compĂ©titivitĂ© n’est pas encore prouvĂ©e, mais la fiabilitĂ© et la capacitĂ© Ă  rouler beaucoup sans incident majeur ressortent comme des points positifs. C’est un signal important au lancement d’une nouvelle Ăšre technique.

Pourquoi l’absence de Williams Ă  Barcelone a-t-elle autant marquĂ© ?

Parce que l’équipe avait affichĂ© une stratĂ©gie trĂšs orientĂ©e vers 2026, allant jusqu’à mettre en retrait le dĂ©veloppement 2025. Dans ce contexte, ne pas participer Ă  un premier rendez-vous collectif donne une impression de dĂ©calage entre le discours et l’exĂ©cution.

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