La disparition de John Macdonald, le 28 janvier, a eu quelque chose de tristement cohĂ©rent avec l’homme qu’il Ă©tait.

Sa mort est passĂ©e presque inaperçue, sans bruit ni cĂ©rĂ©monie. Beaucoup le retiendront comme le propriĂ©taire (avec son partenaire Mick Ralph) de l’écurie de Formule 1 RAM Racing, dont les rĂ©sultats n’ont jamais vraiment brillĂ©. Pourtant, juger son parcours uniquement Ă  l’aune des classements en grand prix reviendrait Ă  passer Ă  cĂŽtĂ© de l’essentiel.

đŸ•Żïž Une disparition discrĂšte, un hĂ©ritage immense

Macdonald Ă©tait un innovateur, un prĂ©curseur en matiĂšre de prĂ©sentation d’équipe bien avant que cette idĂ©e ne devienne un standard largement popularisĂ© en Formule 1. RAM (Ralph and Macdonald) Racing a Ă©tĂ© l’un des pionniers des Ă©quipements de stand hautement technologiques et haut de gamme, ainsi que de la finition des voitures et du matĂ©riel.

Chromage, peinture Ă©poxy en poudre, anodisation : l’équipe a placĂ© la barre trĂšs haut. Les crics Ă  levage rapide RAM Racing, les chandelles, les jerricans et l’ensemble du matĂ©riel de pit Ă©taient une rĂ©fĂ©rence. Difficile de trouver aujourd’hui une Ă©quipe de course professionnelle qui n’ait pas, d’une maniĂšre ou d’une autre, puisĂ© dans des standards initiĂ©s par John et Mick.

Se souvenir d’un pionnier trĂšs diffĂ©rent de la F1

đŸ™ïž Londres d’aprĂšs-guerre, amitiĂ© et premiers tours de roues

NĂ© dans le Londres de l’aprĂšs-guerre, John Macdonald s’associe trĂšs tĂŽt avec son ami Mick Ralph dans une activitĂ© automobile Ă  Willesden, au nord de la capitale. C’est via un autre vendeur de voitures, Bernie Ecclestone, qu’il se rapproche du sport mĂ©canique.

Macdonald court en voitures de tourisme et dispute quelques Ă©preuves de Formule 3 : d’abord sur un chĂąssis March, puis sur une GRD. Les rĂ©sultats restent limitĂ©s, mais l’élan est lĂ .

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🏁 1975 : naissance de RAM Racing et succĂšs immĂ©diat en Formula 5000

John arrĂȘte de piloter et, avec Ralph, fonde RAM Racing en 1975. DĂšs le dĂ©part, l’équipe engage Alan Jones — futur champion du monde de Formule 1 — sur une March en Formula 5000.

Le rĂ©sultat est immĂ©diat : RAM s’impose comme une force de premier plan en Formula 5000 europĂ©enne, avec des victoires, plusieurs podiums et des pole positions.

🌍 1976 : une incursion en F1 avec des Brabham-Cosworth

La relation Ă©troite de Macdonald avec Ecclestone aboutit Ă  un programme en championnat du monde 1976 : RAM aligne deux Brabham BT44B motorisĂ©es par Cosworth pour une sĂ©rie de pilotes apportant leur budget, pendant que l’équipe officielle Brabham bascule vers une motorisation Alfa Romeo.

Emilio de Villota, Patrick Neve et Jac Nelleman (photographié avec Macdonald) prennent le volant. Mais un litige juridique avec un autre pilote, Loris Kessel, écourte la campagne de RAM en Formule 1.

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🇬🇧 Le dĂ©tour par la F1 britannique, puis le retour en championnat du monde (1981)

Loin de se dĂ©courager, John et Mick se recentrent sur la scĂšne britannique, oĂč John s’associe d’abord avec Guy Edwards. Au volant, Edwards est dĂ©crit comme un pilote de niveau moyen, mais il est surtout exceptionnel pour dĂ©nicher des sponsors.

Grùce à cet atout, RAM Racing revient sur la grille du championnat du monde en 1981 avec un chùssis March, confié à Eliseo Salazar et Derek Daly.

🧰 Bicester : l’équipe course s’adosse Ă  un savoir-faire industriel

C’est Ă  cette pĂ©riode que le narrateur dit avoir rencontrĂ© John, alors qu’il dĂ©butait dans un poste junior chez ATS, une petite Ă©quipe de Formule 1 installĂ©e littĂ©ralement au coin de la rue de l’opĂ©ration RAM/March Ă  Bicester, au Royaume-Uni. Il Ă©tait souvent envoyĂ© chez RAM pour rĂ©cupĂ©rer ou livrer des piĂšces.

Entre-temps, John et Mick ont Ă©tĂ© rejoints par Phil, le frĂšre de John. Tous trois prennent une dĂ©cision pragmatique : complĂ©ter l’activitĂ© course par une division de fabrication et d’usinage, fournissant des piĂšces et du matĂ©riel de stand Ă  l’industrie
 y compris Ă  des Ă©quipes concurrentes.

đŸ§± Une rĂ©putation de dur, et un mentor inattendu

John traĂźne une rĂ©putation de « dur » qu’il ne cherche pas Ă  masquer. Mais, une fois la façade dĂ©passĂ©e, apparaĂźt un homme trĂšs fin, drĂŽle, avec un grand cƓur. Il taquine sans relĂąche le jeune employé  tout en l’encourageant sincĂšrement dans sa volontĂ© de faire carriĂšre dans le sport automobile.

Plus tard, John l’aide Ă  obtenir des passes paddock de Formule 1 trĂšs convoitĂ©es et facilite des prĂ©sentations. Mick, lui, est jugĂ© plus difficile Ă  dĂ©crypter, donc plus intimidant. Quant Ă  Phil, le message est clair : mieux vaut Ă©viter de le provoquer — mĂȘme s’il possĂšde lui aussi une part plus douce, perceptible Ă  travers des gestes de gentillesse restĂ©s discrets.

đŸŽïž De l’équipe March soutenue par Rothmans au constructeur RAM

Avec Edwards capable d’attirer des soutiens solides, RAM Racing devient une structure Ă  deux voitures, soutenue par Rothmans, toujours sur base March. Puis l’équipe franchit une Ă©tape : elle devient constructeur en Formule 1 en 1983 avec la RAM 01.

En 1985, elle apparaßt comme une opération sérieuse, portée par la livrée Skoal Bandits : les RAM 03 reçoivent les moteurs turbo Hart 415T, réputés ingénieux, conçus par Brian Hart.

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✹ Le culte du dĂ©tail : une signature avant l’heure

Ces voitures sont dĂ©crites comme prĂ©parĂ©es de maniĂšre absolument irrĂ©prochable. La livrĂ©e vert et blanc, dessinĂ©e par Peter Stevens, marque les esprits. Le narrateur se souvient des jantes chromĂ©es Ă©tincelantes, des camions magnifiquement prĂ©sentĂ©s et d’un Ă©quipement de stand Ă  la pointe.

Pour lui, cette exigence de présentation nourrit une ambition : travailler à temps plein en Formule 1.

🏭 Superpower : l’autre rĂ©ussite, loin des grilles de dĂ©part

Le succĂšs en Formule 1 Ă©chappe pourtant Ă  John, pour de multiples raisons. Avec Mick, il choisit alors de se retirer afin de dĂ©velopper une activitĂ© devenue trĂšs prospĂšre : Superpower, leur entreprise de fabrication et d’usinage.

Superpower continue pendant de nombreuses annĂ©es Ă  servir des Ă©quipes de F1, de Group C, ainsi que des catĂ©gories F2, F3 et F3000. En 1997, l’entreprise est rachetĂ©e par Pankl.

Le duo rĂ©apparaĂźt parfois dans d’autres championnats, notamment en F3000 britannique et europĂ©enne, et en endurance avec Panoz. Mais, pour John, d’autres prĂ©occupations prennent le dessus.

⚖ Les ennuis fiscaux et la prison

Le narrateur explique que la gestion permanente des ressources, pour tenter de satisfaire les ambitions sportives de John, mĂšne Ă  des conflits avec l’administration fiscale britannique. John finit par ĂȘtre emprisonnĂ© pour avoir fraudĂ© le service des impĂŽts (Her Majesty’s Inland Revenue).

đŸŸïž Retour aux responsabilitĂ©s : Queens Park Rangers

À sa sortie, son vieil ami Ecclestone lui confie un poste de responsable du stade de Queens Park Rangers, Ă  l’ouest de Londres. Le narrateur invite Ă  comparer les images de Loftus Road avant sa prise de fonction en 2007, puis quelques mois aprĂšs : on y verrait une dĂ©monstration trĂšs parlante des standards de prĂ©sentation qui ont fait sa rĂ©putation.

🌟 Conclusion : une vie à quitte ou double, une trace durable

John Macdonald a vĂ©cu une existence excitante, menĂ©e Ă  cent Ă  l’heure, faite de couleur, de rĂ©ussites et de coups durs, avec aussi des aspects plus sombres dont il a payĂ© le prix. Mais son enthousiasme pour le sport automobile, son goĂ»t du risque, son attention obsessionnelle aux dĂ©tails et, surtout, son ambition l’ont portĂ© loin et lui ont valu le respect du milieu.

Une chose semble sĂ»re : il n’y aura pas d’autre propriĂ©taire d’équipe de Formule 1 comme John Macdonald — et son exigence du dĂ©tail continuera d’inspirer ceux qui construisent les standards de demain.

Foire aux Questions

❓ Qui Ă©tait John Macdonald en Formule 1 ?

John Macdonald Ă©tait le cofondateur de RAM Racing, une structure engagĂ©e en Formule 1 Ă  diffĂ©rentes pĂ©riodes, d’abord comme Ă©quipe opĂ©rant des chĂąssis existants, puis comme constructeur avec ses propres monoplaces (dont la RAM 01 et la RAM 03).

đŸ§© Pourquoi RAM Racing a-t-elle marquĂ© la F1 malgrĂ© des rĂ©sultats limitĂ©s ?

Au-delĂ  des classements, RAM Racing est dĂ©crite comme pionniĂšre dans la prĂ©sentation d’équipe et la qualitĂ© du matĂ©riel de stand : finitions haut de gamme, Ă©quipements modernes et standards professionnels qui ont influencĂ© durablement le paddock.

đŸŽïž Quels pilotes ont roulĂ© pour RAM lors de la campagne 1976 ?

En 1976, RAM engage des Brabham BT44B motorisées par Cosworth pour plusieurs pilotes, dont Emilio de Villota, Patrick Neve et Jac Nelleman. Un litige juridique avec Loris Kessel contribue à écourter ce programme.

đŸ› ïž Qu’était Superpower et quel lien avec la F1 ?

Superpower Ă©tait l’activitĂ© de fabrication et d’usinage dĂ©veloppĂ©e autour de RAM, fournissant des piĂšces et des Ă©quipements Ă  des Ă©quipes de F1 et d’autres catĂ©gories (Group C, F2, F3, F3000). L’entreprise a Ă©tĂ© rachetĂ©e par Pankl en 1997.

đŸŸïž Quel rĂŽle a jouĂ© John Macdonald Ă  Queens Park Rangers ?

AprĂšs sa sortie de prison, il devient responsable du stade de Queens Park Rangers. Son passage est prĂ©sentĂ© comme un exemple concret de son exigence en matiĂšre de prĂ©sentation et de standards, visibles dans l’évolution rapide de l’aspect du stade Ă  partir de 2007.

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