Raul Fernandez a vivement pris à partie son coéquipier chez Aprilia, Marco Bezzecchi, après leur accrochage dès le premier virage du sprint à Mandalika. Fernandez a qualifié l’attitude de Bezzecchi de « pas sympa », « pas gentleman » et « pas intelligente », estimant que sa manœuvre avait directement créé les conditions du crash.

Au-delà de la frustration sportive, l’Espagnol en ressort blessé: il s’est fracturé l’index gauche. Sa participation au grand prix est désormais incertaine, même s’il compte tenter de rouler lors du warm-up.

Fernandez blessé, furieux contre Bezzecchi après le crash du départ

Un départ à quatre de front, puis les trajectoires se referment

L’incident s’est produit au freinage du virage 1, lorsque quatre pilotes sont arrivés quasiment côte à côte: Raul Fernandez, Marco Bezzecchi, Marc Marquez et Fabio Di Giannantonio. En entrée de courbe, leurs trajectoires ont convergé.

Selon le déroulé rapporté, Di Giannantonio a emmené Marquez au large. Bezzecchi a alors « checked up » (a temporisé/ralenti) et un contact a eu lieu avec Fernandez. Les deux Aprilia ont été mises hors course, et Fernandez s’est blessé.

Fernandez, très en colère: « Ce n’était pas propre »

Après l’arrivée du sprint, Fernandez a livré des réactions très explosives à la télévision (notamment pour des diffuseurs espagnol et italien), allant jusqu’à suggérer que Bezzecchi avait sciemment compromis sa course, quitte à laisser passer deux Ducati. Son ton s’est ensuite un peu adouci face à la presse écrite, mais le fond de son argumentaire est resté identique.

Son reproche principal: se focaliser sur lui et ouvrir la porte derrière

Pour Fernandez, Bezzecchi a abordé le virage 1 avec l’objectif prioritaire de le battre, en le serrant, ce qui aurait laissé une opportunité aux Ducati et créé le scénario menant à la chute.

« Pour moi, le crash est une conséquence du départ. Au départ, j’ai essayé de garder la moto au milieu de la piste, pour ne pas ouvrir la porte à d’autres pilotes. Marco avait fait un très bon départ et il m’a dépassé — il ne m’a pas vraiment dépassé à 100%, mais il a mis la moto près de moi et a commencé à me sortir de la piste.

Et c’est ça, pour moi, le plus frustrant aujourd’hui. Quand tu veux faire quelque chose qui n’est pas propre dans ce sport. Nous sommes des pilotes, on met notre corps [en jeu] à plus de 300 km/h, et quand tu fais quelque chose que tu sais n’être vraiment pas sympa, je ne suis pas content.

Et pour moi, la version, c’est: OK, on chute, ce n’est pas grave, ça peut arriver. Un jour ce sera moi qui ferai une erreur, un autre jour ce sera un autre pilote. Le problème, c’est quand tu fais quelque chose que tu sais ne pas être correct. Et pour moi c’est le gros problème qu’on a vu aujourd’hui.

On élargit, il ne me laisse pas d’espace, deux Ducati nous dépassent, on chute, c’est tout. »

Fernandez a aussi ironisé sur l’intérêt tactique d’une telle approche, jugeant que c’était « à coup sûr pas bon » comme stratégie. Il a affirmé que, selon lui, les pilotes Aprilia savaient que la bataille pour la victoire se jouerait entre eux, et a accusé Bezzecchi de « ne penser qu’à moi ».

« Je ne joue pas le championnat. Lui jouait le championnat. Pour moi, ce n’était pas très malin. »

Plus choqué que lors d’un autre carambolage au virage 1

Fernandez a indiqué être plus affecté par cet épisode que par l’énorme accrochage du virage 1 à Balaton Park impliquant Jorge Martin, car il considérait alors qu’il s’agissait d’une simple erreur. Ici, il a parlé d’une « mauvaise action » préméditée envers un autre pilote.

Il a toutefois précisé que, selon lui, ce n’était pas quelque chose qui pouvait ou devait être pénalisé. Son grief est ailleurs: il estime que Bezzecchi « n’a pas eu le respect ». Fernandez a rappelé qu’au sein d’Aprilia, les pilotes sont censés se comporter en « gentlemen » en duel roue contre roue, et a conclu que Bezzecchi « n’a pas été un gentleman avec nous ».

La défense de Bezzecchi: « un incident de course »

Informé de la colère de Fernandez, Bezzecchi a mis cela sur le compte des émotions à chaud qui altèrent le jugement. Il a même plaisanté en disant être « peut-être celui qui peut le confirmer mieux que quiconque », en référence apparente à sa suspension à Assen pour avoir frappé un commissaire.

Sur le fond, il a maintenu qu’il s’agissait d’un fait de course.

« Je cherchais juste à me mettre à la meilleure place possible pour le freinage. Je savais que Marc pouvait tenter de dépasser mais, pour moi, ça ne servait à rien de forcer trop et peut-être de jeter la course dans le premier virage.

C’est ce que j’ai fait. Si Raul est en colère, je suis désolé, mais honnêtement, c’est lui qui m’a touché! Donc au final il n’y a pas de raison d’être en colère. Moi contre lui ou lui contre moi, au final c’était un incident de course. Je ne pouvais pas disparaître et lui non plus. Je ne veux pas gaspiller de l’énergie avec ça, je veux me concentrer sur demain. »

Le point de vue des Ducati: l’effet domino au freinage

Marc Marquez, vainqueur du sprint, a estimé que l’enchaînement était « facile à expliquer ».

« Quatre motos en parallèle, et je crois que Bezzecchi regardait Raul pour freiner un peu plus tard, moi je regardais Bezzecchi pour freiner un peu plus tard, et Diggia me regardait pour freiner un peu plus tard. La conséquence: quatre pilotes sortis de la ligne et [Jorge] Martin de cinquième à premier. »

De son côté, Fabio Di Giannantonio a expliqué qu’il n’avait même pas su que d’autres pilotes étaient tombés. Il a tout de même indiqué qu’un contact avec Marquez en milieu de virage avait provoqué un rétrogradage de son côté, ce qui a ensuite nui à sa sortie du virage 1.

« Honnêtement, il faut demander aux autres [pour l’incident] — moi, je me suis juste fait taper encore. »

Conclusion

Entre la fracture de l’index pour Fernandez, l’explication « incident de course » de Bezzecchi et la lecture en chaîne faite par Marquez, le virage 1 de Mandalika a laissé des traces, sportives comme humaines. La suite dépendra autant de l’état physique de Fernandez que de la capacité d’Aprilia à apaiser les tensions internes avant la course.

Dans un sport où tout se joue en quelques mètres au freinage, la manière de rebondir après un dimanche tendu peut parfois compter autant que la vitesse pure.

Foire aux Questions

Qu’est-ce qui a déclenché le crash au départ du sprint à Mandalika?

Quatre pilotes sont arrivés quasiment de front au virage 1 (Fernandez, Bezzecchi, Marquez, Di Giannantonio). Leurs trajectoires se sont refermées, avec des ajustements de freinage et un contact entre Bezzecchi et Fernandez qui a envoyé les deux pilotes au sol.

Quelle blessure Raul Fernandez a-t-il subie?

Fernandez s’est fracturé l’index gauche. Il est incertain pour le grand prix, mais souhaite essayer de rouler au warm-up.

Pourquoi Fernandez accuse-t-il Bezzecchi d’un geste « pas correct »?

Fernandez estime que Bezzecchi l’a serré en se focalisant sur lui au virage 1, sans lui laisser l’espace, ce qui aurait aussi ouvert une opportunité à deux Ducati et contribué au scénario menant à la chute.

Quelle est la version de Bezzecchi?

Bezzecchi parle d’un incident de course: il dit avoir cherché la meilleure position au freinage, ajoute que Fernandez l’a touché, et rappelle qu’aucun des deux ne pouvait « disparaître ». Il préfère se concentrer sur la course du lendemain.

Comment Marquez explique-t-il l’effet domino au virage 1?

Marquez décrit une situation où chaque pilote tentait de freiner un peu plus tard en se calant sur celui à côté: Bezzecchi sur Fernandez, Marquez sur Bezzecchi, et Di Giannantonio sur Marquez. Résultat: plusieurs pilotes sortent de la ligne idéale, et cela profite à ceux derrière, notamment à Jorge Martin.

Au fond, tout se joue dans le timing: après les freinages de Mandalika, place au rêve automobile. De la Porsche 911 en LOA aux garanties souples, explorez des offres flexibles avec Joinsteer.

Joinsteer, votre marketplace automobile

Joinsteer scanne toute l’Europe pour trouver LE véhicule de vos rêves et vous le délivrer dans les meilleures conditions.
Visiter la marketplace