Mercedes en F1 2026 : les signaux précoces qui font monter la pression ⚙️

Les premiers indices du tableau encore flou de la Formule 1 version 2026 pointent vers un départ particulièrement solide de Mercedes. Plus encore, l’équipe semble avoir évité un type de problème qui l’a tourmentée durant l’ère à effet de sol.
Déjà l’an dernier, bien avant le moindre tour de roue, Mercedes était souvent présentée comme favorite très tôt, surtout grâce au ressenti général autour de l’avancement de son développement moteur. Mais, dans les faits, personne ne pouvait en être sûr.
Depuis, la W17 et le moteur Mercedes ont roulé en piste, et les retours consolidés après l’essai de Barcelone n’ont fait que renforcer cette impression. Les commentaires initiaux sont encourageants, à la fois sur la voiture et sur le moteur.
🧪 Des premiers retours clairs… et un message qui a fait sourire
La phrase la plus marquante est venue de George Russell, qui a assuré citer Toto Wolff en disant que la nouvelle voiture « n’est pas une daube », interprétation ensuite confirmée par Wolff. Derrière la légèreté, l’idée est sérieuse : très tôt, on perçoit si une voiture a de gros problèmes, car les points négatifs ressortent immédiatement en essais.
Mercedes semble justement assez confiante d’avoir évité ces écueils initiaux. Et ce n’est pas tant la fiabilité brute ou les chronos qui nourrissent l’optimisme : à ce stade, les temps au tour sont trompeurs, et le kilométrage, même s’il compte, ne dit pas tout.
📊 La clé : la corrélation entre la piste et les outils de simulation
Le signal le plus fort, selon les retours, vient du ressenti et des données comparées aux attentes. C’est là que Mercedes entend une musique plus rassurante que durant toute l’ère à effet de sol :
Entre 2022 et 2025, des membres de l’équipe répétaient souvent des variantes de : « la voiture a un potentiel théorique, mais sur la piste elle fait autre chose ». Après avoir été piégée au début de 2022, Russell a d’ailleurs reconnu que Mercedes voulait calmer les attentes cette année.
Russell affirmait que l’équipe était confiante de ne pas rencontrer de « trucs inconnus » ou de surprises majeures — du type marsouinage, qui avait donné des cauchemars à Mercedes au lancement de l’ère à effet de sol — mais, par définition, un problème imprévu ne se prévoit pas.
Justement, Mercedes est repartie de Barcelone avec un ressenti très positif : la voiture a réagi comme attendu. Les chiffres aérodynamiques mesurés sur la voiture concordent avec ceux observés en simulateur. Le comportement de la voiture en piste correspond globalement à celui du monde virtuel — Kimi Antonelli allant même jusqu’à dire que c’était « plutôt nettement mieux » que sur le simulateur.
Russell estime que cette corrélation globale est meilleure que tout ce que Mercedes a connu depuis sa dernière saison avec titre en 2021 :
« La voiture a réagi comme on l’anticipait. Les chiffres qu’on voit sur l’aéro de la voiture correspondent à ce qu’on voit au simulateur. La manière dont la voiture se comporte correspond à ce qu’on ressent au simulateur.
C’est quelque chose qu’on n’a pas vraiment vécu en tant qu’équipe depuis 2021. On coche un peu toutes les cases qu’on veut cocher. »
🏎️ Russell dit avoir déjà “poussé les limites”
Un élément renforce le caractère parlant de ces bons signaux : Russell affirme avoir « poussé les limites » de la voiture immédiatement. Mercedes peut ainsi espérer que ces lectures positives ne viennent pas d’un roulage trop prudent, où les problèmes n’apparaîtraient qu’une fois tout “monté à 11”.
Évidemment, cela ne signifie pas que la W17 vue à Barcelone est dans sa forme finale. Quand tout se jouera au fil du rasoir — réglages très fins, puissance moteur exploitée au maximum — il y aura forcément des aspects que les pilotes n’aimeront pas, et des points à améliorer.
Mais l’implication de Russell, quand il dit avoir « repoussé les limites » dès le départ, c’est qu’il en a fait assez tôt pour faire remonter d’éventuels vices initiaux, et surtout détecter tout gros décalage entre la préparation à l’usine et la réalité de la piste.
Or, pour l’instant, ce décalage ne s’est pas manifesté. Cela peut suffire à penser que les difficultés typiques de cette phase sont derrière Mercedes, et que l’équipe va désormais récolter les fruits du travail réalisé sur ses outils et sur la compréhension de leur fonctionnement réel.
Wolff résume ainsi :
« C’est ce que je pense. Les investissements en amont dans les outils, dans les simulations et le travail de corrélation seront bénéfiques.
Mais, de la même manière, la courbe d’apprentissage sera raide. Une fois qu’on verra ce que font les autres, on comprendra mieux. C’est assez intéressant de voir chez Ferrari et Red Bull la manière dont ils géraient l’énergie à Barcelone : c’était différent de nous. Ce n’était ni pire, ni mieux, juste différent.
Apprendre en regardant les autres, apprendre avec plus de roulage, les défis en course où l’on se dit : “Attends une minute, le dimanche, on ne l’a pas cartographié comme il faut pour gagner des courses.” Peut-être qu’on l’a cartographié pour un tour rapide et que, soudain, tu recules.
Les gars les plus malins dans la voiture et côté ingénierie vont gagner. »
🧠 “Prudents et sceptiques” malgré l’enthousiasme
La confiance (ou l’optimisme) ne va toutefois pas beaucoup plus loin, par crainte d’être trompés par leurs propres attentes. Wolff a laissé transparaître une satisfaction quand il dit que les nouvelles règles plaisent à l’équipe, qu’« on se réveille avec un peu plus le sourire si la voiture est rapide » et que « globalement, on est des gens heureux ».
Mais il insiste aussi sur l’absence de hiérarchie claire, « contrairement à ce que beaucoup pensent ». Il rappelle être une personne « à moitié vide », se disant « prudent et sceptique » à l’idée que Mercedes dispose déjà d’un package capable de jouer le titre.
Sur la question d’une voiture apte à gagner le championnat du monde, Russell répond sans surprise que c’est « beaucoup trop tôt » : « On a eu un essai très fiable. Mais il faudra attendre et voir si la voiture est à la hauteur des attentes. »
⏱️ Un test très propre : fiabilité, continuité et temps gagné sur l’analyse
Mercedes n’a pas cherché à dissimuler sa satisfaction après cette première semaine de roulage. Il n’y a pas de récompense à “terminer” un essai avant les autres, mais l’équipe a retenu deux bénéfices concrets : d’abord, la voiture a si bien fonctionné qu’il n’y a pas eu de temps mort entre les journées de roulage pour réparer ou préparer davantage ; ensuite, cela a offert 24 heures supplémentaires pour commencer à exploiter l’ensemble des données recueillies.
Russell explique que le test a « dépassé nos attentes » sur la fiabilité et la fluidité générale. La validation moteur était l’objectif prioritaire de tous les motoristes, et Hywel Thomas (responsable du programme moteur Mercedes) a laissé entendre qu’il y avait encore beaucoup à venir, en disant qu’à l’essai « on ne courait pas, mais on a réussi à marcher ».
Cette impression peut sembler de mauvais augure pour les rivaux, même si cela signifie surtout que les séquences plus orientées performance viendront dans les deux prochains essais à Bahreïn, afin que tout soit « verrouillé et parfait » pour le début de saison.
🔋 Avantage moteur : pourquoi le début 2026 peut favoriser les équipes “usine”
La fiabilité a d’ailleurs été impressionnante chez la plupart des équipes et motoristes à Barcelone. Ce n’est donc pas aussi simple que : « Mercedes a été la seule à faire tourner son moteur, donc elle est très loin devant ».
Il ne s’agit pas non plus d’un remake de 2014, quand l’arrivée des hybrides avait provoqué un démarrage catastrophique, avec très peu d’équipes capables d’enchaîner des tours au premier test. Le directeur technique James Allison a fait référence à cela en disant qu’il était surpris que tout le monde ait si bien roulé en Espagne, alors qu’il s’attendait à une « symphonie de drapeaux rouges et de véhicules fumants ».
Conséquence : les équipes espèrent aborder la saison en se concentrant sur la performance au lieu d’« essayer de tout maintenir ensemble avec du fil de fer et du ruban adhésif », selon l’expression d’Allison. Cela met encore plus l’accent sur la capacité à tirer le maximum des nouveaux moteurs très tôt.
De premiers indices suggèrent que, à ce stade de 2026, les équipes d’usine disposent d’un avantage naturel : leur compréhension de la meilleure manière d’exploiter le groupe propulseur est la plus avancée.
Avec une puissance électrique nettement plus importante et des batteries qui devront travailler très dur pour se recharger afin de maximiser ce qui peut être déployé, la formule 2026 devrait imposer des exigences bien plus fortes sur la gestion stratégique de l’énergie par les pilotes et les équipes.
Pour l’instant, cela favorise des structures comme Mercedes, qui ont eu plus d’informations plus tôt, et ont conçu leurs voitures autour de cette exploitation. Beaucoup considèrent qu’il n’est pas anodin que les équipes semblant les mieux préparées à Barcelone aient été Mercedes, Ferrari et Red Bull.
Russell admet qu’il y a encore des choses qui doivent devenir naturelles pour les pilotes : aujourd’hui, les techniques pour maximiser la recharge de la batterie sont « un peu une surprise ». Il pense donc que ceux qui travaillent le plus dès maintenant en tireront les meilleurs bénéfices ensuite.
Dans ce contexte, le fait que Mercedes ait accumulé bien plus de tours que la plupart peut représenter un avantage potentiel. Rien n’est toutefois garanti, comme l’équipe le souligne, et il reste encore du potentiel à débloquer dans ce package.
« Il y a clairement encore de la marge pour améliorer, et je pense que, comme avec toute nouvelle génération ou toute nouvelle voiture, tout ne sera pas parfait le premier jour », dit Russell.
« L’essai a dépassé nos attentes en termes de fiabilité et de fluidité, mais ça ne veut pas dire que tout était parfait.
On pousse encore très fort pour améliorer les limites que j’ai ressenties, comprendre ce nouveau moteur, car c’était la première fois qu’on le pilotait sur la piste, et il y a clairement de la marge pour améliorer ça.
C’est tellement difficile à dire et, dans une saison compétitive, on parle d’un ou deux dixièmes entre les deux meilleures équipes.
Après ces jours d’essais, il est impossible de savoir qui est du bon côté de ce dixième ou pas. »
🏁 Conclusion : des bases solides, mais un puzzle encore incomplet
Mercedes sort des premiers roulages 2026 avec des indicateurs rares ces dernières années : une voiture qui réagit comme prévu, une corrélation très convaincante entre la piste et les outils, et un ensemble moteur/énergie qui semble déjà bien maîtrisé. Mais l’équipe reste volontairement prudente : la hiérarchie ne se dévoilera qu’avec plus de roulage, et surtout lorsque les réglages, la puissance et la gestion d’énergie seront poussés au maximum en conditions de course.
La suite, à Bahreïn puis en début de saison, dira si ce bon départ n’était qu’un avant-goût — ou le premier chapitre d’un retour au sommet. L’avenir appartient à ceux qui apprennent le plus vite.
Foire aux Questions
Pourquoi les temps au tour à l’essai sont-ils peu révélateurs ?
Parce que les programmes de roulage varient énormément (charge de carburant, réglages, objectifs de validation). À ce stade, les équipes se fient davantage au comportement de la voiture et à la cohérence des données qu’à un chrono brut.
Que signifie une bonne “corrélation” entre simulateur et piste ?
Cela veut dire que ce que l’équipe prévoit via ses outils (aérodynamique, équilibre, réactions) se retrouve réellement sur la piste. Mercedes insiste sur ce point car ces écarts l’ont souvent pénalisée entre 2022 et 2025.
Qu’est-ce qui change avec la gestion de l’énergie en 2026 ?
Les nouvelles règles donneraient davantage de puissance électrique et imposeraient une gestion plus exigeante de la recharge et du déploiement. Les stratégies d’énergie vues à Barcelone étaient déjà différentes entre équipes, ce qui indique un vaste champ d’apprentissage.
Pourquoi les équipes d’usine peuvent-elles être avantagées au début ?
Parce qu’elles disposent d’une compréhension plus directe et plus avancée de la meilleure manière d’exploiter le groupe propulseur, et peuvent concevoir l’ensemble voiture/moteur autour de cette utilisation dès le départ.
Mercedes est-elle déjà favorite pour le titre 2026 ?
L’équipe se garde de l’affirmer. Wolff dit être « prudent et sceptique » et Russell répète qu’il est « beaucoup trop tôt » : malgré un essai très fiable, seule la confrontation prolongée en piste permettra de situer le niveau réel.
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