Kimi Antonelli a signé le meilleur temps de la dernière séance d’essais libres de Formule 1 avant les qualifications du Grand Prix de Monaco, dans une séance marquée par un drapeau rouge à moins de 15 minutes de l’arrivée après l’accident d’Ollie Bearman.

Antonelli devance les Ferrari lors des derniers essais libres à Monaco

Une séance hachée par le drapeau rouge de Bearman

La neutralisation a été déclenchée quand Ollie Bearman a crashé avec un peu moins de 15 minutes restantes. Le pilote Haas a heurté le mur à l’arrière après avoir abordé le gauche de Massenet depuis une trajectoire légèrement plus large que d’habitude, conséquence du dépassement de la Mercedes de George Russell.

Russell se trouvait sur un tour lent et hors trajectoire au moment où Bearman arrivait. Après l’impact, Bearman a endommagé l’arrière de sa monoplace, s’est excusé à la radio et a mis en cause le fait que le fond plat touche le sol, déclarant : « it’s the bottoming ».

L’interruption a duré environ 11 minutes, notamment parce qu’il a fallu inspecter les barrières. Résultat : les simulations de qualification sur la dernière série de pneus ont été perturbées pour une grande partie du peloton, à des degrés divers.

Une reprise trop courte pour bouleverser la hiérarchie

La séance a repris avec quatre minutes au chronomètre. Seuls cinq pilotes sont parvenus à améliorer leur temps, et aucun n’a gagné suffisamment pour grimper plus haut que Carlos Sainz, qui a progressé jusqu’à la 12e place.

Cette fin de séance a été compliquée par une piste très encombrée et par un drapeau jaune provoqué par Alex Albon, parti dans l’échappatoire de Sainte-Dévote.

Antonelli devant Leclerc et Hamilton, Ferrari piégée par le trafic

Antonelli avait réalisé son tour rapide juste avant le drapeau rouge, ce qui lui a permis de conserver la première place. Il termine avec 0,327 s d’avance sur la Ferrari de Charles Leclerc, Lewis Hamilton étant à 0,004 s de Leclerc.

Les deux Ferrari ont dû s’appuyer sur leurs meilleurs chronos effectués avec leur première série de pneus tendres Pirelli. Sur l’unique tentative réellement lancée avant le drapeau rouge, ils ont rencontré du trafic : Leclerc a été gêné à Rascasse, tandis que Hamilton a été contrarié par George Russell à la chicane.

Après la reprise, ni Leclerc ni Hamilton n’ont pu améliorer. Leclerc a d’ailleurs continué à se plaindre à la radio que « la voiture fait quelque chose de différent à chaque fois que je freine ».

Mercedes en progrès, Russell au pied du trio

Même si les Ferrari avaient potentiellement de la marge, un point ressort nettement : Antonelli les a aussi devancées sur la première série de pneus, signe que Mercedes semblait avoir franchi un cap après une journée de vendredi jugée plus difficile.

Russell, lui aussi dépendant de son meilleur temps établi avec sa première série de pneus tendres, a pris la 4e place à 0,763 s. Il se retrouve environ deux dixièmes devant Max Verstappen et Oscar Piastri, qui ont tous deux amélioré avant le drapeau rouge.

Milieu de peloton : Audi mène la danse, Norris et Hadjar remontent le fil

Audi a continué à se mettre en évidence dans la bataille du milieu de grille, avec Gabriel Bortoleto 7e. Nico Hulkenberg se classe 10e.

Entre les deux Audi, Isack Hadjar (8e) poursuivait sa remise en route après sa sortie en EL1, tandis que Lando Norris (9e) cherchait à rattraper du temps de piste après n’avoir bouclé que huit tours en EL2 à cause d’un problème électrique, qui a conduit McLaren à dépasser le couvre-feu.

Alpine, Cadillac, Aston Martin : faits marquants en fin de classement

Esteban Ocon a terminé 11e juste devant Sainz (12e). Pierre Gasly a réalisé une séance plus convaincante que l’autre Alpine : Franco Colapinto a en effet reculé sa monoplace dans les barrières à l’épingle un peu après la mi-séance, avec des dégâts à l’aileron arrière. Il termine 19e malgré une amélioration en toute fin de séance après la reprise.

Liam Lawson a signé le 15e temps après des moments très délicats dans les deux chicanes de la Piscine, qu’il est parvenu à maîtriser. Chez Cadillac, Sergio Perez s’est montré le mieux placé (18e) après que lui et Valtteri Bottas ont rencontré des soucis de surchauffe des freins en début de séance. Les deux ont amélioré après le drapeau rouge, profitant de leur position dans la voie des stands pour sortir tôt.

En fond de grille, le week-end compliqué d’Aston Martin s’est poursuivi, Fernando Alonso et Lance Stroll fermant la marche.

Résultats des Essais Libres 3 à Monaco

1 Kimi Antonelli (Mercedes) 1m12.720s
2 Charles Leclerc (Ferrari) +0.327s
3 Lewis Hamilton (Ferrari) +0.331s
4 George Russell (Mercedes) +0.763s
5 Max Verstappen (Red Bull) +0.942s
6 Oscar Piastri (McLaren) +0.978s
7 Gabriel Bortoleto (Audi) +1.100s
8 Isack Hadjar (Red Bull) +1.157s
9 Lando Norris (McLaren) +1.286s
10 Nico Hulkenberg (Audi) +1.330s
11 Esteban Ocon (Haas) +1.558s
12 Carlos Sainz (Williams) +1.616s
13 Pierre Gasly (Alpine) +1.760s
14 Ollie Bearman (Haas) +1.767s
15 Liam Lawson (Racing Bulls) +1.867s
16 Alex Albon (Williams) +2.081s
17 Arvid Lindblad (Racing Bulls) +2.198s
18 Sergio Perez (Cadillac) +2.225s
19 Franco Colapinto (Alpine) +2.459s
20 Valtteri Bottas (Cadillac) +2.731s
21 Fernando Alonso (Aston Martin) +2.847s
22 Lance Stroll (Aston Martin) +3.201s

Conclusion

Entre trafic, drapeaux et fenêtre de tir minuscule, ces Libres 3 ont rappelé à quel point Monaco récompense la précision et le timing. Antonelli arrive aux qualifications avec un signal fort : sur ce circuit, la prochaine page s’écrit souvent en un seul tour parfait.

Foire aux Questions

À quoi servent les Essais Libres 3 (EL3) en F1 ?

Les EL3 sont la dernière séance d’essais avant les qualifications. Les équipes y finalisent les réglages et effectuent souvent des simulations de qualification avec peu d’essence et des pneus tendres.

Que signifie un drapeau rouge et pourquoi la séance s’arrête ?

Un drapeau rouge interrompt la séance pour des raisons de sécurité, par exemple après un accident. Ici, l’arrêt a duré environ 11 minutes, notamment pour permettre l’inspection des barrières après le crash de Bearman.

Pourquoi le trafic change-t-il tout à Monaco ?

Monaco est étroit et offre peu d’occasions de dépasser sans perdre du temps. Sur un tour rapide, tomber sur une voiture plus lente au mauvais endroit peut ruiner la performance, comme cela a été le cas pour Leclerc (Rascasse) et Hamilton (chicane).

Qu’appelle-t-on le « bottoming » mentionné par Bearman ?

Le terme désigne le fait que le plancher de la voiture touche le sol à haute vitesse ou sur une compression. Bearman a attribué sa perte de contrôle au fait que la voiture « talonnait », ce qui peut déstabiliser l’auto à l’entrée d’un virage.

Pourquoi si peu de pilotes ont amélioré après la reprise ?

La séance a redémarré avec seulement quatre minutes restantes. Entre la densité de voitures sur la piste et un drapeau jaune lié à la sortie d’Albon à Sainte-Dévote, les conditions n’étaient pas idéales pour trouver une piste claire et améliorer.

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