đ Ollie Bearman, le pilote qui se rapproche le plus dâun trait signature de Verstappen

Quâest-ce qui rend un pilote de Formule 1 vraiment rapide ? La rĂ©ponse paraĂźt simple, mais elle recouvre une rĂ©alitĂ© infiniment complexe. Certaines qualitĂ©s, toutefois, se repĂšrent assez facilement chez ceux qui semblent avoir âquelque choseâ de spĂ©cial.
Ollie Bearman coche lâune des cases les plus rĂ©vĂ©latrices : il a dĂ©montrĂ© une force dans un domaine oĂč Max Verstappen fait figure dâĂ©talon-or en F1.
Cela ne signifie pas que Bearman soit au niveau de Verstappen â ni globalement, ni mĂȘme sur ce point prĂ©cis. Mais il se situe plus prĂšs que la majoritĂ© du quadruple champion du monde sur une extrĂ©mitĂ© trĂšs particuliĂšre dâun spectre crucial : la capacitĂ© Ă gĂ©rer un niveau Ă©levĂ© dâinstabilitĂ© du train arriĂšre. Cette aptitude lui permet dâexploiter un avant trĂšs incisif et de porter davantage de vitesse Ă lâentrĂ©e de virage, lĂ oĂč beaucoup dâautres pilotes â y compris son Ă©quipier chez Haas, Esteban Ocon â nây parviennent pas toujours.
đ§ Aimer une voiture âpositiveâ⊠malgrĂ© un arriĂšre instable
InterrogĂ© sur sa facilitĂ© Ă composer avec un arriĂšre instable, Bearman acquiesce : câest un trait rĂ©el de son pilotage.
Il explique quâil a tendance Ă prĂ©fĂ©rer une voiture âplus positiveâ, plus rĂ©active sur lâavant. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, il estime pouvoir extraire plus de performance au tour avec un comportement de ce type â et dit que cela a Ă©tĂ© un point fort pour lui.
Il nuance toutefois : il y a eu des moments oĂč la voiture Ă©tait âun peu tropâ sur la limite, lâobligeant Ă faire un pas en arriĂšre dans la direction de rĂ©glages plus prudents. Il prĂ©cise que la Haas VF-25, en particulier Ă mesure que lâĂ©quipe a ajoutĂ© de la performance, est devenue assez sensible au vent et parfois incohĂ©rente dans des conditions changeantes.
Il dĂ©crit ce compromis en deux faces. Dâun cĂŽtĂ©, le comportement est trĂšs âpositifâ. De lâautre, il nâarrive pas toujours Ă lâutiliser pleinement, car la voiture se montre trĂšs rĂ©active en trafic. Quand tout sâaligne, la voiture est trĂšs rapide, mais elle reste souvent âsur le fil du rasoirâ.
Bearman ajoute que ses ingĂ©nieurs sont parfois surpris, en regardant les donnĂ©es, du niveau dâinstabilitĂ© arriĂšre quâil parvient Ă âtolĂ©rerâ. Selon lui, câest justement la maniĂšre de piloter ces voitures pour en tirer la performance : la clĂ©, câest lâadaptabilitĂ© â et câest ainsi quâil conduit avec cette voiture et ces pneus, parce que câest ce quâils demandent.
âïž Le âcurseurâ de stabilitĂ© : pourquoi ce talent vaut de lâor
Bearman le reconnaĂźt lui-mĂȘme : il y a des limites. Le ressenti dâune voiture est en partie subjectif : ce quâun pilote considĂšre comme un bon Ă©quilibre peut ĂȘtre, pour un autre, un survirage excessif. MĂȘme Verstappen a un point au-delĂ duquel lâarriĂšre dĂ©passe sa capacitĂ© de contrĂŽle.
Mais lâidĂ©e centrale reste la mĂȘme : ĂȘtre capable de vivre avec une instabilitĂ© importante ouvre la porte Ă un potentiel Ă©norme sur un tour. Le directeur de lâĂ©quipe Haas, Ayao Komatsu, rĂ©sume le principe de façon trĂšs directe : si une voiture est Ă 100% stable, elle ne âtourneâ pas â elle ne fait que suivre une trajectoire.
Selon lui, pour faire pivoter la voiture, il faut la rendre moins stable. Ensuite, ce nâest quâun curseur : une Ă©chelle graduĂ©e du niveau dâinstabilitĂ©. Câest lĂ quâil situe Verstappen : capable de piloter une voiture qui aurait, en quelque sorte, âle moins de stabilitĂ©â, tout en restant incroyablement prĂ©cis quelles que soient les conditions, le circuit ou les pneus.
Komatsu place Bearman plus âdans cette directionâ que des pilotes comme Ocon et Nico HĂŒlkenberg. Il insiste : parce que Bearman peut encaisser ce niveau de performance ultime sur un tour â au prix dâune voiture trĂšs pointue â câest ce qui le rend impressionnant.
Il prend soin de ne pas transformer cela en critique dâOcon. Au contraire, Komatsu souligne quâĂ partir du moment oĂč les deux pilotes ont le bon Ă©quilibre, la diffĂ©rence en rythme de course nâest pas Ă©norme : câest trĂšs similaire. Et un chiffre vient encadrer le constat : lâavantage moyen de Bearman en qualification sur lâensemble de 2025 nâĂ©tait âqueâ de 0,140s.
Mais cette aptitude Ă piloter une voiture âau bordâ, rendue dĂ©licate par lâinstabilitĂ©, a une valeur spĂ©cifique : Komatsu explique que câest au cĆur de la capacitĂ© de Bearman Ă âcontourner le problĂšmeâ en pilotant autour des limites de la voiture.
đ Pourquoi lâinstabilitĂ© change tout⊠dĂšs le freinage
En 2025, la diffĂ©rence de tolĂ©rance Ă lâinstabilitĂ© arriĂšre entre Bearman et Ocon sâest Ă©galement exprimĂ©e dâune maniĂšre trĂšs rĂ©vĂ©latrice.
On associe spontanĂ©ment lâinstabilitĂ© Ă un arriĂšre qui bouge quand le pilote fait tourner la voiture au point de corde. Mais cela intervient bien plus tĂŽt : la stabilitĂ© â ou la capacitĂ© Ă gĂ©rer son absence â est fondamentale pendant la phase de freinage.
Vers la fin de saison, Ocon a de plus en plus Ă©voquĂ© un supposĂ© problĂšme de freins qui lâaurait pĂ©nalisĂ© pendant plusieurs courses. Il affirmait que, sur certaines situations, il devait freiner des dizaines de mĂštres plus tĂŽt que lâidĂ©al, car tenter dâaligner son point de freinage sur celui de Bearman se soldait par des blocages.
Selon Komatsu, il ne sâagissait pas dâun problĂšme technique de systĂšme ou de piĂšces : câĂ©tait essentiellement une question de technique. Ocon avait plus de difficultĂ©s dans les virages qui exigent de freiner Ă trĂšs haute pression et Ă haute vitesse. Bearman, lui, freine tard et trĂšs fort â ce qui exploite le moment oĂč la voiture a encore âbeaucoup dâappuiâ pour ralentir. Cela lui permet aussi de relĂącher le frein plus tĂŽt pour engager la rotation de la voiture.
Komatsu dĂ©crit une diffĂ©rence trĂšs nette dans les courbes de freinage. Visuellement, la trace de Bearman ressemble Ă un pic initial marquĂ© suivi dâune chute rapide, alors que celle dâOcon commence plus tĂŽt, monte moins haut, et reste âplateâ plus longtemps. RĂ©sultat : au milieu du virage, les pressions de frein peuvent se ressembler, mais la dynamique du vĂ©hicule est trĂšs diffĂ©rente.
Lâexplication tient Ă la âcapacitĂ©â du pneu : si lâon ne freine pas assez fort au dĂ©but, on se retrouve Ă ne pas pouvoir relĂącher suffisamment les freins au bon moment. Or il faut bien finir par tourner : si lâon freine encore en utilisant la capacitĂ© longitudinale du pneu et que lâon demande en plus de tourner (donc de la capacitĂ© latĂ©rale), le blocage devient trĂšs probable.
Komatsu rĂ©sume ainsi : Bearman utilise dâabord tout le potentiel longitudinal pour freiner tard et ralentir fort, puis il relĂąche et tourne. Ocon, dans cette phase initiale, ne ralentissait pas aussi vite que possible â et câest son ressenti qui lâen empĂȘchait. Bearman, lui, freine trĂšs fort.
đ La courbe dâapprentissage : dâun dĂ©but brouillon Ă une vraie bascule
La premiĂšre saison complĂšte de Bearman en F1 a marquĂ© les esprits par la vitesse de sa progression. Sur la premiĂšre moitiĂ© dâannĂ©e, il avait la vitesse, mais trop souvent cela ne se transformait pas en rĂ©sultat quand il le fallait, ou des erreurs venaient ruiner le week-end.
Les exemples ne manquent pas. En Australie, il a crashĂ© en EL1 et a manquĂ© lâEL2, avant de repartir Ă la faute tĂŽt en EL3. Komatsu â qui soulignait lâimportance de collecter des donnĂ©es compte tenu des difficultĂ©s de Haas ce week-end-lĂ â a qualifiĂ© cela de âtotalement inacceptableâ. Des infractions sous drapeau rouge Ă Monaco et Ă Silverstone, cette derniĂšre accompagnĂ©e dâun crash Ă lâentrĂ©e des stands, ont Ă©galement coĂ»tĂ© cher.
Komatsu cite aussi lâĂ©tat dâesprit comme un facteur majeur, notamment dans des cas comme la Hongrie : Bearman y Ă©tait immĂ©diatement rapide mais a endommagĂ© le fond plat trois fois, se retrouvant sur la dĂ©fensive en qualification. Dâautres situations allaient dans le mĂȘme sens.
Bearman nâa pas Ă©tĂ© lâunique responsable des points Ă©chappĂ©s sur cette premiĂšre partie de saison â Imola en est un exemple : il Ă©tait trĂšs rapide, mais une malchance liĂ©e au timing dâun drapeau rouge en qualification, puis une erreur dâarrĂȘt au stand, lâont pĂ©nalisĂ©. MalgrĂ© tout, ses erreurs ont pesĂ© sur sa saison et celle de Haas.
Câest frĂ©quent chez un rookie, mais Bearman a franchi un cap important dans la seconde moitiĂ© de lâannĂ©e. Sur les 14 Ă©preuves prĂ©cĂ©dant la pause dâaoĂ»t, il a marquĂ© des points quatre fois, dont lors du sprint de Spa. Sur les 10 suivantes, il lâa fait six fois et a signĂ© son meilleur rĂ©sultat : une quatriĂšme place au Mexique.
Cette progression est remarquable car identifier les points Ă corriger est une chose â et Bearman savait trĂšs bien oĂč il devait sâamĂ©liorer â mais les Ă©liminer en est une autre. Il dĂ©crit de maniĂšre trĂšs claire lâĂ©volution de son approche : comprendre, assimiler, et intĂ©grer des leçons que certains rookies nâapprennent jamais, ou mettent beaucoup plus longtemps Ă intĂ©rioriser. Et convertir cela en rĂ©sultats en piste nâa rien dâĂ©vident.
Bearman replace ce changement dans le contexte de son parcours : en Formule 2, dĂšs le 2e ou 3e tour des essais libres, il faut souvent ĂȘtre sur la limite parce que les pneus se dĂ©gradent trĂšs vite et quâon nâa parfois quâun seul train, tout en devant ĂȘtre prĂȘt pour la qualification. Câest un Ă©tat dâesprit similaire Ă celui requis en F3 et, dans une certaine mesure, en F4 : trĂšs tĂŽt dans la sĂ©ance, il faut une confiance totale et rouler Ă la limite.
Or en F1, ce nâest gĂ©nĂ©ralement pas le cas. En dehors des six week-ends sprint, le vendredi sert surtout Ă rĂ©gler la voiture et prĂ©parer le samedi : inutile de prendre des risques au-delĂ de la recherche des limites, en testant des choix mĂ©caniques, des hauteurs de caisse, et en validant ce qui fonctionne. Le samedi est le moment de construire le rythme. Le risque, lui, arrive en qualification.
Bearman reconnaĂźt quâau premier quart â voire Ă la premiĂšre moitiĂ© â de la saison, il nâadaptait pas encore correctement son approche Ă la F1. Dâun coup, il disposait de plus de tours et de plus de pneus que jamais, et il devait adapter sa gestion en consĂ©quence. Il estime avoir fait cette adaptation, mais pas du jour au lendemain : son identitĂ© de pilote sâest construite avec cette agressivitĂ© immĂ©diate, et sâen dĂ©tacher prend du temps. Il conclut que câest prĂ©cisĂ©ment ce sur quoi il a le plus travaillĂ© en seconde moitiĂ© de saison â et que les rĂ©sultats lâont confirmĂ©.
Lâinfluence de Komatsu et de lâĂ©quipe Haas apparaĂźt clairement dans ce processus. Ancien ingĂ©nieur de course, Komatsu a des opinions fortes et structurĂ©es sur la maniĂšre dont un pilote doit construire un week-end. Il explique quâil ne se formalise pas dâun crash en Q3 â car câest le moment oĂč il faut tout mettre â mais que lâessentiel est une question de mentalitĂ©, dâapproche et de jugement pour atteindre le pic au bon moment, et Bearman le fait dĂ©sormais.
Personne ne peut prĂ©dire quand un pilote va plafonner dans sa capacitĂ© dâapprentissage, ni quand il atteindra ce âplafondâ de potentiel. Mais si Bearman continue Ă progresser ainsi, il ne pourra que devenir meilleur.
đ La prochaine marche : constance, 2026⊠et lâhorizon Ferrari
Bearman est trĂšs ambitieux. MĂȘme sâil esquive sans effort les questions sur un futur chez Ferrari, son objectif sera de dĂ©crocher un baquet de course Ă temps plein lĂ -bas.
Il est sous contrat avec Ferrari depuis 2021. Il a aussi marquĂ© des points importants dans sa trajectoire en remplaçant Carlos Sainz au pied levĂ© : il a terminĂ© septiĂšme du Grand Prix dâArabie saoudite il y a deux ans. Mais la seule façon dâobtenir une promotion permanente, quand une place se libĂ©rera, sera de poursuivre cette progression sur une courbe dâapprentissage trĂšs raide.
La vitesse âpureâ dâun pilote se rĂ©vĂšle souvent trĂšs tĂŽt. Ce qui dĂ©finit la rĂ©ussite, câest la capacitĂ© Ă accĂ©der Ă ce maximum de performance de façon rĂ©guliĂšre, dans des conditions variĂ©es, et avec des comportements de voiture diffĂ©rents. Les voitures entiĂšrement nouvelles de 2026 testeront lâadaptabilitĂ© de Bearman. Il pourrait aussi faire face Ă un Ocon relancĂ© : quand Ocon est en phase avec sa voiture, il peut ĂȘtre extrĂȘmement efficace â et il sait quâil doit plus souvent se rapprocher de son plafond.
Bearman explique quâil a montrĂ© son rythme, et quâil a prouvĂ© Ă quel point il peut ĂȘtre rapide en qualification comme en course. Il ne pense pas que ce niveau âmonteâ forcĂ©ment : ce que lâexpĂ©rience va lui apporter, câest dâĂȘtre plus souvent proche de ce plafond.
Il ajoute quâil ne sâattend pas Ă y ĂȘtre tous les week-ends : la confiance dans la voiture reste le facteur numĂ©ro un. Mais il comprend aussi de mieux en mieux ce dont il a besoin, et ce que la voiture attend de lui, pour se situer dans le 98e ou 99e percentile â ce niveau oĂč lâon a la confiance nĂ©cessaire pour exploiter le potentiel maximal. En combinant ces facteurs, il veut maximiser son talent plus frĂ©quemment. Il ne pense pas devenir âplus rapideâ en soi : il a dĂ©jĂ montrĂ© un excellent rythme sur un tour quand il a un bon ressenti, et il peut aussi avoir un bon rythme en course. Lâobjectif est de le faire plus souvent, et il est convaincu que la trajectoire restera positive.
đ Conclusion : le talent, câest aussi savoir flirter avec la limite
La vitesse en F1 ne se rĂ©sume pas Ă attaquer : il faut aussi accepter une voiture dĂ©licate, parfois instable, et rester prĂ©cis. Bearman a montrĂ© quâil possĂšde ce mĂ©lange de qualitĂ©s physiques et mentales pour Ă©voluer sur un fil, avec une marge infime.
Komatsu se souvient que, dĂšs la premiĂšre fois oĂč Bearman a roulĂ© en EL1 avec Haas au Grand Prix du Mexique 2023, sa vitesse sautait aux yeux. Pour lui, lâenjeu est dĂ©sormais la rĂ©pĂ©tition : dĂ©livrer ce niveau, construire le week-end, et Ă©viter les erreurs. La âprochaine marcheâ, ce serait de dĂ©marrer un ou deux crans plus haut tout en gardant cette montĂ©e en puissance â sans faute.
Rien nâest certain en Formule 1, et une âdeuxiĂšme saison difficileâ peut toujours surprendre. Mais sâil maintient cette progression, lâavenir pourrait sâouvrir trĂšs grand â Ă condition de continuer Ă apprendre, encore et encore.
â Foire aux Questions
Pourquoi une voiture instable peut-elle ĂȘtre plus rapide en qualification ?
Parce quâune voiture trop stable tourne moins facilement. Pour gagner du temps au tour, il faut souvent accepter un arriĂšre plus mobile afin de faire pivoter la voiture et dâaugmenter la vitesse dâentrĂ©e de virage. Tout se joue sur le bon niveau de contrĂŽle.
Quel est le lien entre instabilité arriÚre et freinage ?
LâinstabilitĂ© ne concerne pas seulement le passage au point de corde : elle influence aussi la phase de freinage. Si un pilote nâose pas freiner trĂšs fort au dĂ©but, il risque de rester longtemps sur les freins au moment oĂč il doit tourner, ce qui augmente les chances de blocage.
Quâest-ce qui diffĂ©rencie la technique de freinage dĂ©crite entre Bearman et Ocon ?
Bearman freine tard et trÚs fort, avec un pic de pression élevé puis un relùchement rapide, ce qui libÚre la voiture pour la rotation. Ocon avait tendance à freiner plus tÎt, moins fort, mais plus longtemps, ce qui compliquait la transition freinage-direction dans certains virages.
Pourquoi Bearman a-t-il autant progressé dans la seconde moitié de 2025 ?
Il a ajustĂ© son approche : en F1, le vendredi sert souvent Ă prĂ©parer et rĂ©gler, alors quâen catĂ©gories comme la F2 il faut ĂȘtre sur la limite trĂšs tĂŽt. En adaptant sa gestion du risque et sa construction de week-end, il a transformĂ© sa vitesse en rĂ©sultats plus rĂ©guliers.
Quâest-ce que 2026 peut changer pour un pilote comme Bearman ?
Des voitures entiĂšrement nouvelles mettent lâaccent sur lâadaptabilitĂ© : il faut retrouver rapidement les repĂšres, comprendre un comportement diffĂ©rent, et accĂ©der au maximum de performance plus souvent. Pour lui, lâenjeu sera de rester proche de son plafond quelles que soient les conditions.
Au terme de cette quĂȘte de maĂźtrise, le rĂȘve automobile affleure: sâimaginer une Ferrari F40. Pour lâapprocher sans se brĂ»ler les ailes, pensez LOA avec Joinsteer, et gardez lâĂ©quilibre entre passion et raison.














