La Mercedes #80 a remporté les 24 Heures du Nürburgring au terme d’une course où l’équipe Verstappen a longtemps cru tenir un succès retentissant, avant de voir sa tentative s’écrouler à trois heures et demie de l’arrivée.

Une nuit de rêve, puis le basculement

Dès les premières heures du dimanche matin, l’équipe Verstappen menait la Mercedes #80, grâce à Max Verstappen. Pour son tout premier relais de nuit sur la Nordschleife, il est parvenu à dépasser Maro Engel avant de creuser l’écart.

Tout semblait alors indiquer que l’équipe Verstappen se dirigeait vers la victoire… jusqu’à l’apparition de vibrations, avec Dani Juncadella au volant.

Juncadella a tenté de poursuivre, mais a dû ramener la voiture aux stands après seulement trois tours dans son relais.

Le diagnostic est tombé : un problème d’arbre de transmission, un coup fatal pour les espoirs de résultat solide, et a fortiori pour un rêve de victoire dès la première participation.

Désillusion pour l’équipe Verstappen, Mercedes met fin à la disette de victoires au Nürburgring

L’équipe est parvenue à réparer suffisamment la voiture pour permettre à Juncadella de reprendre la piste pour les derniers tours, mais l’équipage a terminé à plus de 20 tours, hors du top 35.

La Mercedes sœur #80 au sommet, dix ans après

L’abandon de la lutte pour la victoire a ouvert la voie à la Mercedes sœur #80, pilotée par Maro Engel, Luca Stolz, Fabian Schiller et Maxime Martin. Elle a offert au constructeur allemand sa première victoire aux 24 Heures du Nürburgring depuis une décennie, avec Engel de nouveau au volant.

La #80 victorieuse revenait pourtant de loin : partie 25e sur la grille, elle a réalisé une remontée jusqu’aux avant-postes. Fabian Schiller a expliqué que la voiture avait ensuite été “figée” dans un rôle d’attente derrière la voiture de l’équipe Verstappen, afin d’assurer la victoire à Mercedes.

Duel sous tension avec la Lamborghini, malgré la pénalité

À l’arrivée, la Mercedes s’impose avec deux minutes d’avance sur le pilote suivant sur la route : Mirko Bortolotti. Celui-ci avait pris le départ de la Lamborghini #84 depuis la pole lors du départ lancé, mais sa course a basculé après un accrochage avec la voiture de l’équipe Verstappen, alors pilotée par Juncadella, qui lui a valu une crevaison.

La Lamborghini a toutefois affiché une vitesse impressionnante sur l’ensemble de l’épreuve, signant le meilleur tour en course en 8m08.758s.

Un rythme qui a permis à Bortolotti de limiter l’impact d’une pénalité de 86 secondes infligée pour une infraction sous Code 60.

Le podium et les places d’honneur

Mattia Drudi a complété le podium au volant de l’Aston Martin Walkenhorst #34.

Laurens Vanthoor a placé la BMW Rowe Racing #99 au quatrième rang.

Jens Klingmann a offert une remarquable cinquième place à la Porsche Cayman GT4, une voiture unique dont la participation ressemble, pour l’instant, à une apparition ponctuelle.

Une course d’attrition : les favoris fauchés tôt

L’équipe Verstappen n’a pas été la seule à connaître des ennuis majeurs. Plusieurs favoris annoncés ont été éliminés dès les premières heures.

Marco Mapelli, dans la Lamborghini #130, avait bondi en tête au départ, mais a reçu une pénalité de 32 secondes pour faux départ.

Kevin Estre, au volant de la Porsche Grello, a rencontré de l’huile sur la piste, ce qui l’a envoyé en tête-à-queue dans les barrières.

Les dégâts ont mis fin à sa course, tout comme pour Arjun Maini dans la Ford Mustang #64, victime d’un incident similaire quelques instants plus tard après avoir glissé sur la même zone d’huile.

Autre moment fort : Alexander Sims a involontairement envoyé l’Audi #16 dans l’arrière de la Mercedes #47 de Jesse Krohn. Un incident aggravé par un signal Code 60 incohérent, une erreur reconnue par la direction de course. Aucun des deux pilotes n’a été sanctionné.

Enfin, la BMW #1, tenante du titre, a vu sa course compromise par un problème de ravitaillement récurrent, qui a fini par devenir irrémédiable.

Thierry Vermeulen, fils de Raymond Vermeulen (le manager de Verstappen), a également vu son épreuve se terminer prématurément : dans la Ferrari Kondo Racing #45, il est parti dans les barrières en tentant de se frayer un passage au milieu d’une Porsche Cayman GT4.

Conclusion

Ces 24 Heures du Nürburgring auront rappelé la règle d’or de l’endurance : la performance pure ne suffit pas, la fiabilité et la gestion des aléas décident du sort des plus grandes ambitions. Pour Mercedes, cette victoire met fin à une longue attente ; pour l’équipe Verstappen, l’expérience est douloureuse mais riche d’enseignements, et laisse entrevoir un potentiel encore plus fort pour la prochaine tentative.

Foire aux Questions

Qu’est-ce qu’un Code 60 en course d’endurance ?

Le Code 60 est une neutralisation imposant une vitesse limitée sur une portion du circuit. Le non-respect de cette procédure peut entraîner une pénalité, comme celle de 86 secondes mentionnée dans la course.

À quoi sert un arbre de transmission, et pourquoi sa casse est si pénalisante ?

L’arbre de transmission transmet le couple vers les roues motrices. Un problème à ce niveau peut provoquer des vibrations, puis forcer l’arrêt de la voiture, comme cela a entraîné la perte de la victoire potentielle pour l’équipage de l’équipe Verstappen.

Qu’appelle-t-on un faux départ, et comment est-il sanctionné ?

Un faux départ survient lorsqu’un pilote s’élance avant la procédure autorisée. Dans cette épreuve, la Lamborghini #130 a reçu une pénalité de 32 secondes pour ce motif.

Pourquoi un départ lancé et la pole position restent importants sur 24 heures ?

La pole place place une voiture dans une position idéale au moment du départ lancé, ce qui peut aider à éviter du trafic et à imposer le rythme. La Lamborghini #84 est partie de la pole, même si sa course a ensuite été perturbée par une crevaison après contact.

Pourquoi un relais de nuit sur la Nordschleife est-il si particulier ?

La nuit réduit la visibilité et accentue la difficulté de lecture des conditions de piste, déjà complexes sur la Nordschleife. Dans cette course, Max Verstappen a marqué les esprits en dépassant puis en creusant l’écart lors de son premier relais nocturne sur ce tracé.

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