La course sprint 2026 de Formule 1 à Zandvoort a longtemps ressemblé à une parade plus qu’à une bataille, tant les positions sont restées figées : George Russell a converti sa pole en victoire au terme de 24 tours, et seulement deux changements de position ont eu lieu dans le top 10.

Russell remporte une course sprint très statique au Grand Prix des Pays-Bas

Russell contrôle, Norris met la pression… puis décroche

Lando Norris est parvenu à maintenir Russell sous pression au début, mais autour des tours 9 et 10, il a perdu plus d’une seconde sur la Mercedes à cause d’un arrière instable. Russell a alors obtenu l’air nécessaire pour dérouler.

Le seul vrai point d’interrogation est arrivé tard : la pluie a frappé presque immédiatement après que Russell a franchi la ligne. Un scénario qui n’a toutefois pas remis en cause son succès, idéal pour relancer sa saison après un début d’année difficile.

Départ : Antonelli surprend Piastri, la lutte pour le podium s’installe

Dans le top 10, le premier changement de position s’est produit au départ, lorsque Kimi Antonelli a doublé Oscar Piastri (McLaren) et s’est lancé à la poursuite de Charles Leclerc pour la dernière marche du podium.

Leclerc tente un pari en pneus tendres et fait basculer la course

Comme pour offrir un peu de spectacle à une course promise à l’ennui, Leclerc a ajouté un grain de piquant en chaussant des pneus tendres. Seul Ollie Bearman, parti 17e, a fait le même choix. L’idée : profiter d’un potentiel gain en début de relais, avant une dégradation attendue plus marquée ensuite.

Mais Norris, déjà en difficulté avec une voiture au train arrière mobile après le premier tiers de course, est devenu une cible. Leclerc l’a mis sous pression et, au tour 18, il a plongé à l’intérieur au virage 1 : Norris a été poussé au large et Leclerc a forcé le passage.

Ce dépassement a constitué la seule manœuvre vraiment significative de la course qui ne se soit pas produite au départ.

Leclerc n’a pas pu revenir sur Russell, mais il a évité que ses pneus tendres ne s’effondrent en fin de course, validant ainsi une solide deuxième place.

Antonelli échoue de peu, Norris sauve le podium

Dès que Leclerc est passé, Norris s’est retrouvé sous la pression d’Antonelli. Le pilote Mercedes a essayé jusqu’au dernier tour, avec une tentative à moitié assumée au virage 1, sans parvenir à la concrétiser. Il a dû se contenter de la quatrième place.

Piastri a terminé très loin en cinquième position, distancé par Antonelli.

Verstappen contre Hamilton : un duel récurrent, mais sans issue

Derrière, un duel intéressant a opposé Max Verstappen et Lewis Hamilton, un scénario décrit comme une occurrence régulière en 2026. Hamilton a concédé jusqu’à deux secondes à mi-course après avoir été proche en début d’épreuve, avant de revenir dans les derniers tours. Comme souvent dans cette course, il est resté incapable de faire une attaque décisive.

Le point pour Gasly, Bortoleto derrière, Lindblad devant Lawson

Pierre Gasly a subi la pression pendant toute la course, mais son Alpine équipée d’évolutions lui a permis d’aller chercher le dernier point, en huitième position, devant Gabriel Bortoleto (Audi).

Arvid Lindblad a ajouté une nouvelle performance notable : le pilote Racing Bulls a devancé son habituel équipier Liam Lawson, qui remplace Isack Hadjar ce week-end chez Red Bull. Avant de juger Lawson trop sévèrement, il faut toutefois rappeler à quel point dépasser était difficile sur cette course.

Yuki Tsunoda a perdu une place au départ face à Franco Colapinto. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il s’agissait pour Tsunoda de son tout premier départ en course avec la procédure complexe imposée par les voitures 2026. Colapinto, sans les évolutions Alpine, a ainsi pris la 12e place devant Tsunoda.

Résultats de la course sprint à Zandvoort

  1. George Russell (Mercedes)
  2. Charles Leclerc (Ferrari) +1.3s
  3. Lando Norris (McLaren) +5.1s
  4. Kimi Antonelli (Mercedes) +5.5s
  5. Oscar Piastri (McLaren) +10.1s
  6. Max Verstappen (Red Bull) +10.5s
  7. Lewis Hamilton (Ferrari) +12.1s
  8. Pierre Gasly (Alpine) +42.5s
  9. Gabriel Bortoleto (Audi) +44.4s
  10. Arvid Lindblad (Racing Bulls) +44.9s
  11. Liam Lawson (Red Bull) +47.4s
  12. Franco Colapinto (Alpine) +54.4s
  13. Yuki Tsunoda (Racing Bulls) +56.4s
  14. Esteban Ocon (Haas) +66.0s
  15. Ollie Bearman (Haas) +66.5s
  16. Alex Albon (Williams) +74.6s
  17. Lance Stroll (Aston Martin) +74.6s
  18. Fernando Alonso (Aston Martin) +75.2s
  19. Valtteri Bottas (Cadillac) +1 lap
  20. Carlos Sainz (Williams) +1 lap
  21. Sergio Perez (Cadillac) +3 laps
  22. Nico Hulkenberg (Audi) +17 laps

Conclusion

Entre une tête de course verrouillée par Russell et une rare étincelle signée Leclerc au virage 1, cette sprint de Zandvoort a surtout rappelé combien la position en piste reste déterminante lorsque dépasser devient un casse-tête. Reste à voir si les prochaines courses offriront davantage d’opportunités, et qui saura transformer la moindre ouverture en victoire.

Foire aux Questions

Pourquoi y a-t-il eu si peu de dépassements dans cette course sprint ?

La course a été décrite comme très statique, au point de ressembler à une parade : seulement deux changements de position dans le top 10 sur 24 tours. Plusieurs pilotes ont été proches sans pouvoir porter d’attaque qui tienne, ce qui a figé le classement.

Quelle a été la manœuvre décisive de la course ?

Le dépassement marquant a eu lieu au tour 18, quand Charles Leclerc a plongé à l’intérieur au virage 1 pour passer Lando Norris, le poussant au large. C’est présenté comme la seule manœuvre vraiment significative hors départ.

Pourquoi Leclerc a-t-il chaussé des pneus tendres ?

Leclerc a choisi les pneus tendres (comme Bearman, parti 17e) pour tenter de gagner des positions en début de relais grâce à une meilleure performance, en acceptant le risque d’une dégradation plus importante ensuite.

Qu’est-ce qui a empêché Antonelli de monter sur le podium ?

Après le dépassement de Leclerc sur Norris, Antonelli a mis Norris sous pression jusqu’au dernier tour, avec une tentative au virage 1, mais il n’a pas réussi à faire tenir une attaque et a fini quatrième.

La pluie a-t-elle eu un impact sur le résultat ?

La pluie est tombée presque immédiatement après l’arrivée de Russell. Elle a donc créé une incertitude tardive, mais sans changer le classement en tête.

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