Pilote rĂ©gulier de Formule 2 depuis 2023 et pilote d’essais Williams en Formule 1 en 2025, Victor Martins s’apprĂȘte Ă  franchir un cap majeur : Ă  24 ans, il fera ses dĂ©buts en endurance avec Alpine en Championnat du monde d’endurance (WEC) Ă  partir de la saison 2026.

Un espoir de longue date de la F1 rejoint l’effectif WEC d’Alpine

Martins rejoint ainsi la liste grandissante de pilotes issus du monoplace qui, sans parvenir Ă  dĂ©crocher un baquet en F1, se tournent vers l’endurance et la catĂ©gorie reine Hypercar.

📣 Alpine officialise l’arrivĂ©e de Victor Martins

Alpine a officialisé la nouvelle via les réseaux sociaux : Victor Martins intÚgre le programme Hypercar du constructeur français en WEC.

Le pilote français a soulignĂ© l’importance de ce virage dans sa carriĂšre :

"Rejoindre Alpine Endurance Team en Championnat du monde d’endurance FIA est une Ă©tape importante dans ma carriĂšre et une responsabilitĂ© que je prends trĂšs au sĂ©rieux", a dĂ©clarĂ© Martins.

"Disputer mes premiĂšres 24 Heures du Mans avec cette Ă©quipe est une Ă©norme motivation, et j’ai hĂąte de travailler Ă©troitement avec tout le monde pour faire progresser la performance, construire de la constance et contribuer au succĂšs du programme sur le long terme."

🔁 Un effectif Ă  renforcer aprĂšs deux dĂ©parts

Alpine a dû renforcer sa composition de pilotes aprÚs deux départs : Mick Schumacher, parti en IndyCar, et Paul-Loup Chatin, parti chez Genesis.

Avec l’arrivĂ©e attendue d’Antonio Felix da Costa dĂ©jĂ  intĂ©grĂ©e Ă  l’équation, Victor Martins apparaĂźt comme un renfort majeur — et probablement la seconde et derniĂšre addition du constructeur pour complĂ©ter le dispositif.

MĂȘme si ce n’est pas encore officialisĂ©, Martins est pressenti pour rouler dans la #36 Alpine A424 aux cĂŽtĂ©s de FrĂ©dĂ©ric Makowiecki et Jules Gounon, formant un Ă©quipage 100% français. La #35 devrait rĂ©unir Antonio Felix da Costa, Charles Milesi et Ferdinand Habsburg.

đŸ€ Renault/Alpine et Martins : une histoire en trois chapitres

Cette signature marque la troisiĂšme pĂ©riode de collaboration entre Victor Martins et le Groupe Renault. Martins a d’abord fait partie de la Renault Academy en 2018-2019, avant de rejoindre l’Alpine Academy en 2021, aprĂšs son titre en Formula Renault Eurocup.

Alpine lui avait dĂ©jĂ  offert une premiĂšre expĂ©rience en prototype en le faisant rouler lors des essais rookies du WEC Ă  BahreĂŻn, Ă  la fin de l’annĂ©e 2024.

Philippe Sinault, directeur de l’équipe, a dĂ©taillĂ© ce que Martins devait apporter :

"Victor va nous apporter sa vitesse naturelle, mais aussi son expĂ©rience au plus haut niveau et sa comprĂ©hension technique, autant d’élĂ©ments qui nous permettront de continuer Ă  progresser collectivement", a dĂ©clarĂ© Sinault.

"Depuis que Victor a participĂ© au test rookies 2024 avec l’A424, il y a eu une volontĂ© claire et mutuelle de travailler ensemble. Nous partageons le mĂȘme Ă©tat d’esprit et la mĂȘme approche, et je ne doute pas que son intĂ©gration sera rapide et qu’il contribuera vite Ă  amĂ©liorer notre performance globale."

La suite de l’histoire entre Martins et Viry-ChĂątillon s’écrira donc en WEC.

🧭 De la F2 Ă  l’endurance : une trajectoire de plus en plus frĂ©quente

L’endurance devient de plus en plus une destination naturelle pour les pilotes bloquĂ©s aux portes de la Formule 1. Depuis 2015, sur 41 pilotes ayant terminĂ© une saison de F2 (ou GP2) dans le top 5, 20 ont participĂ© Ă  au moins un Grand Prix, 11 sont actuellement en F1, trois roulent en IndyCar, huit en Formule E, et 12 ont couru en endurance.

Sur la liste des engagés des 24 Heures du Mans 2025 (93e édition), on dénombre plus de 30 pilotes passés par la F2 ou le GP2.

Et cela n’inclut mĂȘme pas ceux issus de la Formula Renault 3.5 — un championnat rival qui, au dĂ©but des annĂ©es 2010, Ă©tait aussi relevĂ© que le GP2 — comme Robert Kubica, Kevin Magnussen, Jean-Eric Vergne, Miguel Molina ou Filipe Albuquerque.

Dans ce contexte, Martins pourrait accĂ©lĂ©rer son adaptation grĂące Ă  la prĂ©sence de da Costa et de Milesi. À noter que Milesi Ă©tait son coĂ©quipier chez R-ace GP en 2018.

🔍 Ce que rĂ©vĂšle le parcours de Martins : vitesse sur un tour, endurance comme opportunitĂ©

L’engagement de Martins en WEC referme presque dĂ©finitivement une trajectoire vers la F1 restĂ©e singuliĂšre, alors que ses dĂ©buts laissaient entrevoir une vraie possibilitĂ©. Sorti du karting avec un statut de champion du monde, il s’était illustrĂ© dans une course pour le titre mondial qui mettait aussi en scĂšne des noms comme Oscar Piastri, Jack Doohan, Theo Pourchaire et Dennis Hauger.

Sans jamais manquer de potentiel, Martins a nĂ©anmoins mis du temps Ă  se rapprocher de la F1 — d’abord dans la filiĂšre Alpine, puis chez Williams — sans parvenir Ă  franchir la derniĂšre marche.

En trois saisons de F2, il s’est imposĂ© comme l’un des meilleurs qualificatifs du plateau trĂšs tĂŽt, et il a devancĂ© Ollie Bearman pour terminer meilleur rookie en 2023. Mais la composante rythme de course, indispensable pour convertir la performance pure en rĂ©sultats, ne s’est pas installĂ©e au mĂȘme niveau. Il reste difficile de trancher entre les limites propres du pilote et le fait que l’équipe ART Grand Prix ne soit plus le mastodonte de la discipline qu’elle avait Ă©tĂ©.

Autre Ă©lĂ©ment marquant : Martins a souvent Ă©tĂ© impliquĂ© dans des situations compliquĂ©es — parfois victime d’erreurs des autres, parfois en se montrant trop optimiste ou trop dĂ©fensif, avec Ă  la clĂ© quelques pĂ©nalitĂ©s.

Le talent semblait suffisant pour mĂ©riter au moins une opportunitĂ© en F1, mais un baquet Hypercar solide au sein d’un constructeur qui recherche un nouveau pilote “pilier” apparaĂźt comme une voie plus cohĂ©rente qu’un rĂŽle de rĂ©serviste itinĂ©rant, entre simulateur et attentes en coulisses.

Un espoir de longue date de la F1 rejoint l’effectif WEC d’Alpine

✅ Conclusion 🔼

Avec Alpine, Victor Martins s’offre une entrĂ©e ambitieuse dans la catĂ©gorie Hypercar et une perspective claire : construire de la performance et de la constance, avec en ligne de mire ses premiĂšres 24 Heures du Mans. Si 2026 marque un nouveau dĂ©part, c’est aussi une promesse : celle de voir un pur produit du monoplace Ă©crire une nouvelle histoire au sommet de l’endurance.

Foire aux Questions

Qu’est-ce que le WEC et la catĂ©gorie Hypercar ?

Le WEC est le Championnat du monde d’endurance. La catĂ©gorie Hypercar en est la classe reine, celle des prototypes les plus rapides, engagĂ©s notamment aux 24 Heures du Mans.

Pourquoi Victor Martins rejoint-il l’endurance aprùs la F2 ?

Comme plusieurs pilotes issus de la F2, Martins se tourne vers l’endurance faute d’avoir obtenu un baquet en Formule 1, malgrĂ© un parcours solide et un niveau reconnu sur un tour.

Dans quelle voiture Victor Martins est-il attendu chez Alpine ?

Martins est attendu dans l’Alpine A424, et il est pressenti pour l’équipage de la #36 aux cĂŽtĂ©s de FrĂ©dĂ©ric Makowiecki et Jules Gounon, mĂȘme si cela reste Ă  confirmer officiellement.

Quel lien Martins avait-il déjà avec Renault/Alpine ?

Il a intĂ©grĂ© la Renault Academy en 2018-2019, puis l’Alpine Academy en 2021 aprĂšs son titre en Formula Renault Eurocup. Il a aussi participĂ© au test rookies du WEC Ă  BahreĂŻn fin 2024 avec l’A424.

Pourquoi les 24 Heures du Mans attirent-elles autant d’anciens pilotes de F2/GP2 ?

Le plateau Hypercar et les engagements constructeurs offrent des carriÚres solides et compétitives. En 2025, la liste des engagés au Mans comptait déjà plus de 30 pilotes passés par la F2 ou le GP2.

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