⛽️ 2026 en F1 : le carburant durable qui pourrait tout changer


Présenté par Shell
Depuis les débuts de la discipline moderne, la course automobile a toujours été un laboratoire à ciel ouvert. Mais en 2026, un changement promet de redéfinir le rôle même du carburant en Formule 1 : l’arrivée des carburants de course durables avancés. Derrière cette expression, il ne s’agit pas d’un simple ajustement, mais d’une transformation profonde de l’origine des molécules qui alimentent les moteurs, avec une contrainte claire : réduire drastiquement l’empreinte climatique tout en conservant les exigences de performance à très haut niveau.
Dans cet article, on explore ce que signifie cette bascule, pourquoi elle est considérée comme un “game-changer”, et comment une grande collaboration technique avec Scuderia Ferrari HP se prépare à l’épreuve du circuit. Le tout, sans jargon inutile, en s’appuyant sur les éléments concrets déjà partagés par les acteurs du projet.
🏁 Des années 1950 à 2026 : quand le carburant devient un enjeu central
La relation entre la compétition et l’innovation sur les carburants ne date pas d’hier. Un partenariat technique entre Shell et Ferrari en championnat du monde remonte jusqu’au Grand Prix de Monaco 1950. Ce rappel historique n’est pas anecdotique : il souligne l’idée que la piste sert depuis longtemps à tester, valider et améliorer des solutions qui finissent souvent par influencer le monde au-delà des paddocks.
Ce qui change en 2026, ce n’est pas seulement l’objectif de “faire mieux”. C’est la nature même du défi : il ne suffit plus d’améliorer une formule existante, il faut repenser l’origine des composants. Le cœur du sujet se résume en une question simple : d’où viennent les molécules qui composent le carburant ?
Les carburants de course durables avancés imposent justement une rupture sur ce point. L’enjeu n’est plus uniquement la combustion, l’énergie, la stabilité ou le rendement — même si tout cela reste crucial — mais aussi la manière dont les éléments du carburant sont obtenus, transformés, et comptabilisés en termes d’impact.
Cette transition est également encadrée par une logique de contrôle et de certification. Le processus global, de la chaîne d’approvisionnement aux méthodes de fabrication, doit répondre à des exigences validées et suivies. En clair, la performance ne suffit plus : la traçabilité et l’empreinte du carburant deviennent des paramètres majeurs du sport.
⚗️ Carburants durables avancés : le vrai “game-changer”, c’est l’origine des molécules
Pour comprendre la nouveauté, il faut s’arrêter sur une explication essentielle donnée par Valeria Loreti, Principal Scientist for Motorsports chez Shell. Elle insiste sur le point fondamental : en 2026, “les molécules à l’intérieur du carburant” devront être synthétisées, fabriquées ou générées à partir de matières premières durables avancées. Le basculement, selon elle, tient au fait que “le grand tournant, c’est d’où viennent ces molécules”.
Cette idée paraît technique, mais elle est très concrète : au lieu de dépendre d’un schéma fossilisé, l’industrie a “la liberté de choisir les processus, les matières premières, et donc ce qui en sort”. Autrement dit, plusieurs routes sont possibles pour obtenir des composants compatibles avec les contraintes d’un moteur de F1.
Parmi les exemples cités, on retrouve des sources particulièrement variées :
– des résidus de l’industrie du papier ou du bois ;
– des résidus issus de cultures et de déchets agricoles ;
– des déchets municipaux ;
– voire des plastiques recyclés.
L’objectif n’est pas de “mettre des déchets dans un réservoir”, mais de transformer des gisements de matière en éléments moléculaires capables de constituer un carburant de compétition. Là où la démarche devient encore plus exigeante, c’est que tout ne se joue pas uniquement sur l’origine : l’énergie consommée pour transformer ces matières compte aussi.
La règle annoncée est claire : il faut mesurer l’énergie utilisée pour obtenir les molécules à partir des matières premières, puis tenir compte de l’intensité carbone du processus “depuis la fabrication à partir des matières premières jusqu’au mélange”. Il ne s’agit donc pas d’un simple label : le carburant doit s’inscrire dans une logique de calcul et de limites imposées.
Et ces limites sont élevées. D’après les éléments communiqués, la FIA fixe une exigence : le nouveau carburant doit permettre d’économiser 65% ou plus d’émissions de gaz à effet de serre, comparé à un carburant fossile de référence standard. Ce chiffre donne la dimension de l’ambition : on parle d’un saut quantifié, pas d’une amélioration marginale.
🤝 Du laboratoire à la piste : une coopération technique pour préserver la performance
On pourrait croire qu’un carburant plus durable implique forcément un carburant “différent” au sens des sensations ou de l’exploitation moteur. Or, une nuance importante ressort : même si le changement se situe dans l’origine des composants et dans la durabilité du processus, l’idéal serait que le carburant final reste proche de ce qui existe aujourd’hui en usage.
Valeria Loreti le formule simplement : si l’on parvient à produire un carburant ayant “exactement la même composition qu’aujourd’hui”, alors l’équipe sera satisfaite, car “on sait que ces molécules fonctionnent très bien dans leur moteur”. Cette phrase traduit un point central de la compétition : tout ce qui est connu, validé, maîtrisé est un avantage. Conserver des repères de comportement, de rendement et de compatibilité est un objectif précieux.
Mais la réalité n’est pas si simple : même si l’on vise une continuité de composition, le contexte mécanique change fortement en parallèle. Et c’est là que la collaboration prend tout son sens : il ne s’agit pas de créer un carburant “générique”, mais un carburant capable de répondre à un ensemble de contraintes sportives, techniques et réglementaires en mouvement.
Dans cette adaptation, Loreti décrit le travail de formulation avec une image parlante : “Nous travaillons comme un tailleur.” L’idée est de comprendre comment le moteur est conçu, puis de sélectionner les molécules qui “correspondent le mieux à son appétit”. Elle compare cela à une robe conçue sur mesure pour un corps précis, plutôt qu’un vêtement standard acheté en magasin qui “peut aller à peu près”.
Cette approche met en avant une logique d’optimisation fine : on ne parle pas seulement d’un carburant “qui marche”, mais d’une formule qui s’ajuste à une architecture moteur, à des stratégies de combustion, et à des objectifs de performance très précis. Même si le monde extérieur ne voit qu’un liquide, la réalité est un équilibre entre chimie, contraintes d’exploitation, fiabilité et performance.
Autre élément révélateur : le projet a démarré tôt. Loreti explique qu’il a commencé en 2022, “dès que le carburant actuel a pris la piste”. Cela signifie que la transition se prépare sur plusieurs saisons, avec des phases d’exploration : comprendre ce qui existe sur le marché, identifier ce qui manque, et imaginer des solutions qui n’existent pas encore.
Elle évoque aussi un travail collectif à grande échelle : consultation d’experts en fabrication, de chimistes, et de personnes dédiées à l’optimisation des processus. Le message est clair : pour réussir une transformation de ce niveau, il faut mobiliser des compétences très diverses, et relier les décisions de laboratoire à la réalité industrielle — puis à la réalité du circuit.
⚡ 2026 : nouvelles règles, nouvelles contraintes, nouvelle excitation
La difficulté du défi carburant ne vient pas seulement des exigences environnementales. Elle augmente aussi parce que les groupes propulseurs évoluent fortement avec la nouvelle réglementation. Le moteur reste un V6 turbo 1,6 litre, mais le système hybride change d’équilibre : la puissance électrique fournie par le MGU-K devient beaucoup plus centrale, et le MGU-H — actuellement relié au turbo — disparaît entièrement.
Dans ce contexte, un carburant ne se juge pas uniquement sur ses performances intrinsèques, mais sur son interaction avec une architecture technique nouvelle. Adapter une formulation aux exigences du moteur est décrit comme “l’un des objectifs principaux”. La compétition exige que rien ne soit laissé au hasard : réponse à l’accélération, gestion thermique, comportement à haut régime, maîtrise dans des conditions variées… même si ces détails ne sont pas tous explicités, l’idée directrice est que le carburant doit être cohérent avec l’évolution du moteur.
Ce type de mutation est précisément ce qui, selon Loreti, nourrit l’enthousiasme des équipes techniques. Elle explique aimer ces moments où il y a un “plot twist”, quand une nouvelle réglementation oblige à recommencer presque à zéro et à penser différemment. Au départ, dit-elle, on se dit que la vie devient plus difficile, mais c’est justement ce qui rend la discipline “plus excitante”. La barre est relevée, le jeu se complique, et c’est ce qui le rend plus stimulant.
Cette considération humaine n’est pas secondaire : elle rappelle que derrière l’objectif de réduction des émissions et la complexité industrielle, il y a une dynamique d’innovation, un goût de la contrainte, et une forme de créativité imposée par la règle.
❓ Foire aux Questions
Qu’est-ce qu’un carburant de course durable avancé en F1 ?
Ce sont des carburants dont les molécules doivent être synthétisées, fabriquées ou générées à partir de matières premières durables avancées. Le point clé est l’origine des molécules et la manière dont elles sont produites.
Quelles matières premières peuvent servir à fabriquer ces carburants ?
Des exemples cités incluent des résidus de l’industrie du papier ou du bois, des résidus de cultures et de déchets agricoles, des déchets municipaux et même des plastiques recyclés.
Quel objectif de réduction d’impact est exigé pour 2026 ?
La limite annoncée impose que le nouveau carburant permette d’économiser 65% ou plus de gaz à effet de serre par rapport à un carburant fossile de référence standard.
Pourquoi le changement de réglementation moteur rend-il le sujet carburant encore plus complexe ?
Parce que les groupes propulseurs 2026 évoluent nettement : le moteur reste un V6 turbo 1,6 litre, mais l’équilibre de l’hybridation change, avec une plus grande dépendance au MGU-K et la suppression du MGU-H. Le carburant doit donc s’accorder à de nouvelles contraintes techniques.
Depuis quand les équipes travaillent-elles sur ce carburant 2026 ?
D’après les éléments partagés, le projet a démarré en 2022, avec une phase d’exploration de ce qui existe sur le marché, des manques à combler et des solutions à inventer.
En 2026, la Formule 1 ne se contente pas d’aller vite : elle choisit aussi de réinventer l’origine de son énergie, et c’est souvent ainsi que naissent les révolutions.
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