Red Bull a peut-être déjà mis la main sur son prochain grand nom. C’est encore très tôt dans la carrière d’Arvid Lindblad en Formule 1, mais ce qu’il a montré depuis le début de la saison 2026 est particulièrement impressionnant.

Un début de saison qui a l’air évident

Ce qui frappe d’abord, c’est la manière dont Lindblad a fait son travail sans bruit, avec une maturité apparente dès ses premiers tours de roue. Sur ses débuts en Grand Prix d’Australie, il a terminé huitième, comme s’il avait immédiatement trouvé sa place.

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Quand la piste lui laisse une fenêtre, la vitesse est là

Lorsqu’il bénéficie d’un tour clair, Lindblad a démontré qu’il pouvait livrer une performance nette. Des week-ends comme celui de Barcelone ont mis en avant son rythme, même si un problème de déploiement en Q2 a empêché ses résultats d’être à la hauteur de sa performance pure.

Il donne l’impression d’être déjà chez lui en F1, au point qu’il faut se rappeler qu’il n’a que 18 ans et qu’il dispute sa première saison.

Des performances masquées par le contexte

Une partie de ce qu’il réalise passe sous le radar, notamment parce que Kimi Antonelli attire l’attention en se battant à l’avant du peloton. Lindblad, lui, ne dispose que d’une voiture de milieu de grille et a aussi connu des week-ends où des soucis l’ont freiné.

Deux exemples sont cités : une panne survenue tôt lors de l’unique séance d’essais en Chine, et ce qui s’est passé à Barcelone. Résultat : des classements moins « visibles », malgré un niveau de performance réel.

Malgré tout, il a déjà 13 points et quatre arrivées dans les points (dont une lors du sprint de Miami). Un bilan qui montre qu’il est bien plus avancé sur sa courbe d’apprentissage qu’on ne pourrait l’attendre, même s’il mériterait d’en avoir davantage au compteur.

Une mentalité sans concession, et un écho à Verstappen

Au-delà du chrono, c’est son approche « sans prisonniers » qui marque. Oui, il est rapide, mais c’est surtout le type de mentalité indispensable pour viser plus haut que le statut de « bon pilote » en F1.

On peut y voir certaines similitudes avec la façon dont Max Verstappen s’était installé chez Toro Rosso en 2015, en affichant tout de suite une vraie capacité à performer.

Mais il faut être clair : Lindblad est encore très loin du niveau de Verstappen aujourd’hui. Il n’a que sept courses de F1 derrière lui. Il lui faut du temps pour mûrir, même s’il ne serait pas surprenant de le voir progresser fortement au fil de la saison, notamment en transformant plus régulièrement sa performance en résultats.

Le principal chantier : transformer le rythme en résultats sur la distance

En course, certains passages restent difficiles par moments. Il y a encore de l’apprentissage à faire pour tirer le meilleur de l’ensemble sur une distance de Grand Prix.

En revanche, sur un tour, lorsqu’il s’agit d’extraire le maximum de la voiture, et lorsqu’il dispose des mêmes chances que les autres sans pertes de temps en essais, il fait le travail. Cela révèle une qualité qu’on ne peut pas acheter : la vitesse.

Liam Lawson, un étalon parfait pour se situer

Lindblad est aussi dans une situation idéale, car son coéquipier chez Racing Bulls, Liam Lawson, est une référence pertinente. Lawson pilote bien, a déjà eu sa chance chez Red Bull Racing (et l’idée est qu’il a été rétrogradé trop tôt, avant d’avoir pu vraiment s’installer), ce qui en fait un point de comparaison solide.

Or Lindblad a montré qu’il pouvait le battre. Pour un rookie, c’est exactement le type de signal attendu : arriver et, parfois, être déjà devant un pilote de ce calibre sur le rythme intrinsèque. C’est ce que Lindblad est en train de faire.

La gestion à adopter : le protéger, mais le prendre très au sérieux

Red Bull doit être très prudent avec lui et le laisser se développer, tout en le considérant très sérieusement comme un prospect. L’objectif ne devrait pas être de le propulser immédiatement dans l’équipe principale simplement parce qu’il a montré des éclairs de potentiel, mais de le construire pour qu’il soit prêt le moment venu.

Dans le paddock, des rumeurs persistent sur l’avenir de Verstappen. Dans ce contexte, l’écurie doit préparer une solution pour avoir un pilote capable de prendre le relais si nécessaire. C’est précisément là que Lindblad s’inscrit.

La logique serait donc de le garder chez Racing Bulls, de le laisser mûrir et d’approfondir sa compréhension des objectifs d’un tour, d’une séance d’essais, d’une course : savoir ce qu’il fait déjà bien et identifier ce qu’il doit améliorer. On ne fabrique pas un pilote rapide, mais on peut l’aider à gagner en maturité.

Pourquoi il semble en avance sur d’autres promotions passées

Selon l’analyse, Lindblad est déjà un cran au-dessus de là où Pierre Gasly, Liam Lawson ou Alex Albon se trouvaient au moment où ils ont été promus. Non pas parce qu’il serait déjà un produit fini — il ne l’est clairement pas — mais par cette combinaison de jeunesse et de talent, relativement à son niveau d’expérience.

Le message à lui faire passer

Le message à Lindblad devrait rester simple : pas l’an prochain, sauf vacance très inattendue, mais probablement l’année suivante. Donc, être en position d’élever encore son niveau dès que l’équipe en aura besoin.

Le chemin le plus sensé consiste à le laisser mûrir chez Racing Bulls, affûter son sens de la course, se stabiliser dans le rythme des week-ends, apprendre à convertir le rythme en résultats, et saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent.

Conclusion

Si Verstappen venait à partir, Red Bull ne devrait pas paniquer. Au vu de ce que Lindblad a déjà montré, l’équipe pourrait bien avoir, en interne, une réponse crédible à la perte d’un quadruple champion du monde.

Et si la vitesse ne s’enseigne pas, l’avenir, lui, se construit course après course.

Foire aux Questions

Pourquoi Arvid Lindblad est-il autant remarqué en 2026 ?

Parce qu’il a donné l’impression d’être immédiatement à sa place en Formule 1 : une 8e place dès son premier Grand Prix en Australie, de la vitesse quand il a un tour clair, et une approche très combative.

Qu’est-ce qu’un problème de déploiement en qualifications ?

C’est un souci lié à la manière dont la puissance électrique est délivrée sur un tour rapide. Dans le cas évoqué, cela a pesé en Q2 à Barcelone et a empêché le résultat de refléter le rythme réel.

Pourquoi ses résultats semblent-ils moins visibles que sa performance ?

Parce qu’il évolue avec une voiture de milieu de grille et a subi des contretemps, comme une panne tôt lors de l’unique séance d’essais en Chine, ou encore un week-end compliqué à Barcelone. Malgré cela, il totalise 13 points et quatre arrivées dans les points, dont le sprint de Miami.

En quoi Liam Lawson est-il un bon repère pour évaluer Lindblad ?

Lawson est décrit comme un pilote solide, déjà passé par Red Bull Racing. Le fait que Lindblad ait montré qu’il pouvait le battre apporte un indicateur fort sur le rythme intrinsèque du rookie.

Pourquoi parle-t-on d’un parallèle avec Max Verstappen, et où sont les limites ?

Le parallèle vient de l’impact immédiat et de l’état d’esprit très offensif, rappelant l’arrivée de Verstappen chez Toro Rosso en 2015. La limite est claire : Lindblad n’en est qu’à sept courses en F1 et reste très loin du niveau de Verstappen à ce stade.

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