La Formule 1 ne devrait pas intĂ©grer de remplaçants de derniĂšre minute si les Grands Prix de BahreĂŻn et d’Arabie saoudite venaient Ă  disparaĂźtre du calendrier 2026, selon des informations rapportĂ©es. L’hypothĂšse d’un mois d’avril sans course prend ainsi de l’épaisseur, alors que l’incertitude grandit autour des Ă©preuves prĂ©vues Ă  Sakhir et Djeddah.

Aucune course de F1 en avril ? Pourquoi BahreĂŻn et l’Arabie saoudite ne seraient pas remplacĂ©s

🌍 Deux Grands Prix en sursis

Les courses de Sakhir (BahreĂŻn) et de Djeddah (Arabie saoudite), prĂ©vues le mois prochain, sont aujourd’hui mises en doute dans le sillage du conflit au Moyen-Orient, qui s’est Ă©tendu aprĂšs des frappes aĂ©riennes menĂ©es par les États-Unis et IsraĂ«l contre l’Iran.

Aucune dĂ©cision finale n’a encore Ă©tĂ© prise. La FIA et la FOM suivent l’évolution de la situation de prĂšs, en attendant d’y voir plus clair sur la trajectoire des Ă©vĂ©nements dans la rĂ©gion.

đŸ›Ąïž La sĂ©curitĂ© comme boussole

Le prĂ©sident de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a toutefois indiquĂ© que la « sĂ©curitĂ© et le bien-ĂȘtre » guideront toute dĂ©cision. Ce principe pĂšse d’autant plus que le contexte gĂ©opolitique peut Ă©voluer rapidement, sans prĂ©avis.

Plus tĂŽt cette semaine, la FIA a d’ailleurs annoncĂ© que l’épreuve d’ouverture du Championnat du monde d’endurance (WEC) au Qatar n’aurait pas lieu Ă  la date prĂ©vue (28 mars) et serait reportĂ©e plus tard dans l’annĂ©e.

đŸ—“ïž Pourquoi BahreĂŻn et Djeddah sont un casse-tĂȘte

Si la dĂ©cision concernant le WEC a pu ĂȘtre tranchĂ©e rapidement, le cas des deux rendez-vous de F1 est jugĂ© plus complexe : il n’existerait pas de marge pour les dĂ©caler en fin de saison.

Le calendrier F1 est dĂ©jĂ  extrĂȘmement chargĂ©, ce qui empĂȘcherait un report. En pratique, la dĂ©cision se rĂ©sumerait donc Ă  une alternative nette : ces Grands Prix ont lieu Ă  leurs dates prĂ©vues, ou bien ils ne se tiennent pas du tout en 2026.

Ce paramĂštre expliquerait pourquoi la F1 ne souhaiterait pas se prĂ©cipiter : un cessez-le-feu n’est pas impossible avant les courses de mi-avril. Mais le temps presse, car le matĂ©riel doit partir vers BahreĂŻn aprĂšs le Grand Prix du Japon dans trois semaines si les Ă©preuves doivent ĂȘtre maintenues. Une dĂ©cision devrait donc intervenir d’ici environ deux semaines.

⏳ Une fenĂȘtre qui se referme
 et un scĂ©nario sans course en avril

Dans le paddock, l’idĂ©e gagnerait du terrain : sans dĂ©sescalade rapide des tensions au Moyen-Orient, BahreĂŻn et l’Arabie saoudite ne devraient pas avoir lieu, les risques Ă©tant jugĂ©s trop Ă©levĂ©s.

Si les deux Ă©preuves Ă©taient annulĂ©es, il se crĂ©erait un trou potentiel entre le Grand Prix du Japon du 29 mars et le Grand Prix de Miami du 3 mai. Autrement dit : pas d’action en F1 pendant tout le mois d’avril.

🔁 Des remplaçants Ă©tudiĂ©s
 sans vĂ©ritable Ă©lan

Face Ă  la perspective de cette longue pause, diverses options auraient Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es pour remplacer les courses manquantes : des Ă©preuves organisĂ©es Ă  la derniĂšre minute Ă  Imola et PortimĂŁo, ou mĂȘme un possible doublĂ© au Japon aprĂšs Suzuka.

Mais selon les informations rapportĂ©es, il n’y aurait pas un grand appĂ©tit au sein du paddock pour forcer un remplacement. La piste japonaise aurait notamment perdu du crĂ©dit : ajouter une semaine loin de chez eux pour des mĂ©caniciens dĂ©jĂ  sur la route depuis le Grand Prix d’Australie serait considĂ©rĂ© comme excessif.

Concernant Imola et Portimão, organiser un événement dans les délais ne serait pas impossible, mais resterait difficile à mettre en place.

💰 L’argument Ă©conomique : moins d’urgence qu’à l’époque COVID

Un autre Ă©lĂ©ment expliquerait la retenue actuelle : contrairement Ă  la pĂ©riode COVID, oĂč la F1 avait agi trĂšs vite pour monter des courses afin d’honorer des engagements de diffusion, la saison 2026 compterait dĂ©jĂ  22 courses prĂ©vues. Cela signifierait que le seuil nĂ©cessaire sur ce plan serait dĂ©jĂ  atteint.

Dans ces conditions, il n’y aurait pas de nĂ©cessitĂ© forte d’ajouter des courses. Et il existerait peu d’incitation Ă  dĂ©penser davantage pour organiser des Ă©vĂ©nements supplĂ©mentaires, d’autant plus que les frais d’accueil (hosting fees) ne seraient probablement pas trĂšs Ă©levĂ©s, donc avec un gain limitĂ©.

CĂŽtĂ© Ă©quipes, la suppression de deux Grands Prix rĂ©duirait les revenus, puisqu’elles perçoivent une part des revenus commerciaux annuels. Mais ce ne serait pas jugĂ© catastrophique.

Zak Brown (PDG de McLaren) a rĂ©sumĂ© l’incertitude ainsi : « Tout dĂ©pend : est-ce que les courses sont remplacĂ©es, est-ce qu’elles sont dĂ©calĂ©es, et de l’économie autour de tout ça. Mais je pense qu’au vu de ce qu’il se passe, ça ne nous dĂ©range pas si ça a un petit impact financier. »

đŸ€ Prochaine Ă©tape : discussion en Australie

Le PDG de la F1, Stefano Domenicali, doit tenir sa rĂ©union rĂ©guliĂšre avec les directeurs d’équipe en Australie, samedi matin, et le sujet des courses au Moyen-Orient devrait y ĂȘtre abordĂ©.

À ce stade, les signaux convergeraient vers une dĂ©cision binaire : BahreĂŻn et l’Arabie saoudite ont lieu, ou non. Et si la rĂ©ponse est non, la F1 pourrait se retrouver sans course en avril.

✅ Conclusion 🌅

Entre contraintes logistiques, calendrier saturĂ© et prioritĂ© donnĂ©e Ă  la sĂ©curitĂ©, la F1 semble se diriger vers une ligne prudente : ne pas remplacer Ă  tout prix des courses potentiellement annulĂ©es. Les prochaines semaines seront dĂ©cisives, et elles pourraient redessiner le rythme du printemps 2026. Dans un sport bĂąti sur l’anticipation, l’avenir rappelle parfois qu’il faut aussi savoir s’adapter.

Foire aux Questions

❓ Pourquoi la F1 ne peut-elle pas simplement reporter Bahreïn et l’Arabie saoudite plus tard ?

Parce que le calendrier est dĂ©jĂ  trĂšs chargĂ© et qu’il n’y aurait pas de crĂ©neau disponible. Selon les informations rapportĂ©es, cela rendrait un report impraticable, transformant la dĂ©cision en tout-ou-rien pour 2026.

❓ Qu’est-ce qui dĂ©clenche l’incertitude autour de ces Grands Prix ?

Les Ă©preuves sont fragilisĂ©es par la dĂ©tĂ©rioration de la situation au Moyen-Orient, aprĂšs l’extension d’un conflit Ă  la suite de frappes aĂ©riennes menĂ©es par les États-Unis et IsraĂ«l contre l’Iran.

❓ La F1 a-t-elle envisagĂ© des courses de remplacement en Europe ?

Oui, des options comme Imola et PortimĂŁo auraient Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es. Mais les organiser Ă  la derniĂšre minute serait difficile, et il n’y aurait pas une forte volontĂ© de dĂ©clencher une opĂ©ration coĂ»teuse avec un bĂ©nĂ©fice limitĂ©.

❓ Pourquoi un doublĂ© au Japon a-t-il Ă©tĂ© Ă©cartĂ© ?

La possibilitĂ© d’une seconde course au Japon aprĂšs Suzuka aurait perdu du terrain, notamment car cela ajouterait une semaine supplĂ©mentaire loin de chez eux pour les mĂ©caniciens, dĂ©jĂ  en dĂ©placement depuis l’Australie.

❓ Quel impact financier pour les Ă©quipes si deux courses disparaissent ?

Les Ă©quipes verraient leurs revenus diminuer, car elles touchent une part des revenus commerciaux annuels. Mais, d’aprĂšs les propos de Zak Brown, l’impact ne serait pas forcĂ©ment considĂ©rĂ© comme dĂ©terminant dans le contexte actuel.

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