Carlos Sainz reconnaît avoir douté du projet Williams après un début de saison 2026 compliqué

Carlos Sainz a admis que le début de saison décevant de Williams en 2026, première année du nouveau règlement technique, l’a pour la première fois conduit à douter du projet de l’équipe. Malgré quelques résultats encourageants au compteur, l’Espagnol décrit un écart de performance inattendu, un diagnostic interne approfondi, et un chantier prioritaire qui s’annonce long : le surpoids de la FW48.
Un début 2026 contrasté pour Sainz, mais un Williams en retrait
Après cinq week-ends de course, Sainz a inscrit des points à trois reprises grâce à trois neuvièmes places, obtenues en Chine, à Miami et au Canada. Mais ces points masquent une réalité plus difficile : le niveau global de Williams en ce début d’ère réglementaire est loin de ce que l’équipe avait montré en 2025, lors de la première saison de Sainz avec l’écurie.
La FW48 classée seulement neuvième force moyenne avant Monaco
À l’approche du Grand Prix de Monaco, la FW48 est décrite comme la neuvième voiture la plus rapide en moyenne depuis le début de la saison. Williams se retrouve notamment distancée par Alpine, autre équipe cliente de Mercedes, qui occupe la cinquième place du championnat constructeurs et s’impose comme la référence du milieu de peloton.
Une monoplace en surpoids et un début de préparation perturbé
Sainz souligne que la situation n’est pas uniquement liée à la performance pure en piste. La FW48 a manqué le premier test de shakedown de pré-saison et reste significativement en surpoids. Interrogé sur la possibilité d’atteindre le niveau théorique de performance envisagé par l’équipe, il a été direct :
« Je pense que nous reconnaissons que, fondamentalement, même sans le problème de poids, cette voiture n’est pas assez bonne par rapport à ce qu’elle aurait pu être ou aurait dû être. »
« Cette année, nous avons sous-performé dans de nombreux domaines »
Sainz explique que Williams n’a pas seulement raté sa cible à cause du poids. Il insiste sur un sous-rendement « dans de nombreux, nombreux domaines », en citant aussi la manière dont la performance a été extraite et livrée par la voiture. Sans dramatiser, il fixe un objectif réaliste : il se dit prêt à être satisfait si Williams parvient à rejoindre l’avant du milieu de peloton d’ici la fin de saison.
Une confiance testée par un écart de deux secondes et demie
Le pilote a plusieurs fois parlé d’une « bosse » sur la route de Williams, et il a confirmé que cette situation avait mis sa foi dans le projet à l’épreuve. Il décrit le contraste brutal entre la fin de l’année précédente et le début 2026 :
« Testé ma foi ? Bien sûr. Quand vous passez de podiums à la fin de l’année dernière à, soudainement, être là où nous étions à deux secondes et demie du rythme au début de l’année… deux secondes, c’est un grand test de foi ou un gros choc. »
Sainz précise avoir été le premier à dire à James Vowles (directeur d’équipe) et à la direction que ce niveau de performance n’était « pas attendu ».
Le choc comme déclencheur d’une remise à plat interne
Avec le recul, Sainz présente toutefois ce passage difficile comme un déclencheur utile. Il explique qu’il a conduit à une analyse « très approfondie » avec des membres importants de l’équipe, afin de comprendre où et comment les choses avaient commencé à dérailler.
Selon lui, sans cet avertissement, certaines habitudes ou faiblesses structurelles n’auraient peut-être jamais été corrigées. Il estime que l’équipe a mis en place des actions fortes pour corriger ces problèmes et tenter d’éviter qu’ils ne se reproduisent. Et c’est précisément ce processus qui lui a permis de retrouver une partie de sa confiance :
« Cela m’a fait récupérer beaucoup de foi et de croyance dans le projet. »
L’effet 2025 : deux podiums qui ont relevé les attentes
Sainz concède également que Williams avait « surperformé » en 2025. La voiture de cette saison-là lui avait permis de décrocher deux podiums en grand prix, ce qui a pu « peut-être aussi relever » ses attentes pour 2026.
Le chantier prioritaire reste le poids, avec les contraintes budgétaires
Malgré les progrès espérés, Sainz insiste : le principal problème, le surpoids, va prendre « un peu trop de temps » à son goût pour être résolu. Il rappelle aussi le cadre financier strict, qui impose d’arbitrer et de hiérarchiser les développements afin de choisir ce qui apporte le plus de performance.
« Je dois être patient, » résume-t-il. Il admet que l’équipe essaie simplement de sortir de ce début de saison difficile, et explique qu’en parallèle il se concentre sur son propre niveau, qu’il juge « plutôt bon » cette année.
Conclusion
Entre un déficit de performance inattendu, une FW48 encore trop lourde et des choix de développement sous contrainte, Williams traverse un début 2026 exigeant. Mais pour Sainz, le choc a aussi forcé l’équipe à se regarder en face et à enclencher des corrections profondes. La suite de la saison dira si cette remise à plat peut transformer la difficulté en trajectoire ascendante, et si la patience d’aujourd’hui peut devenir la performance de demain.
Foire aux Questions
Pourquoi Carlos Sainz dit-il avoir douté du projet Williams en 2026 ?
Parce que Williams est passée d’une fin de saison 2025 marquée par des podiums à un début 2026 où la voiture était environ deux secondes et demie plus lente que le rythme de référence, un écart qu’il n’attendait pas.
Quels résultats Sainz a-t-il obtenus en début de saison 2026 ?
Il a marqué des points trois fois en cinq courses, avec trois neuvièmes places en Chine, à Miami et au Canada.
Quelle est la position de performance de la FW48 avant le Grand Prix de Monaco ?
En moyenne, la FW48 est décrite comme la neuvième voiture la plus rapide du plateau à l’approche de Monaco.
Quel est le problème technique majeur mis en avant par Sainz ?
Le surpoids de la FW48, qui reste important et qui, selon lui, prendra du temps à corriger.
Qu’est-ce que ce « choc » a changé selon Sainz ?
Il explique qu’il a déclenché une analyse interne très approfondie et des actions fortes pour corriger des points qui, sans cette alerte, n’auraient peut-être pas été modifiés. Cela lui a permis de regagner de la confiance dans le projet.
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