McLaren estime que Mercedes a « dĂ©finitivement relevĂ© la barre » au tout dĂ©but de la nouvelle Ăšre technique de la Formule 1 en 2026. Mais d’aprĂšs les premiers enseignements des essais de Barcelone, les principaux motoristes semblent, pour l’instant, relativement proches les uns des autres.

🔧 Un nouveau cycle 2026 qui pourrait rebattre les cartes

Les changements majeurs prĂ©vus pour 2026, Ă  la fois sur les voitures et sur les unitĂ©s de puissance, sont annoncĂ©s comme un possible bouleversement de la hiĂ©rarchie. Depuis des mois, Mercedes est souvent citĂ©e comme l’équipe la mieux placĂ©e pour aborder ce virage rĂ©glementaire.

Cette impression a Ă©tĂ© renforcĂ©e par le gros kilomĂ©trage rĂ©alisĂ© et les premiers signes de performance observĂ©s en Espagne. Mais Mercedes n’a pas Ă©tĂ© la seule Ă  attirer l’attention : la fiabilitĂ© de Ferrari, ainsi que le tout premier moteur conçu par l’entitĂ© Red Bull Ford Powertrains, ont Ă©galement marquĂ© les esprits.

Le verdict initial de McLaren sur la comparaison des meilleurs moteurs de F1

⚖ Trois motoristes dans le match, sans Ă©carts flagrants (pour l’instant)

MalgrĂ© toutes les prĂ©cautions d’usage — un test trĂšs prĂ©coce et encore moins reprĂ©sentatif qu’à l’habitude — l’évaluation initiale de McLaren est que Mercedes, Ferrari et Red Bull ne semblaient pas sĂ©parĂ©s par des diffĂ©rences massives en performance pure.

Andrea Stella rĂ©sume ainsi la situation : il y a « au moins trois concurrents » qui ont bien commencĂ©, et « l’équipe de Brackley a dĂ©finitivement relevĂ© la barre », ce qui obligera McLaren Ă  « travailler dur » pour Ă©lever son propre niveau.

Stella souligne aussi un indicateur intĂ©ressant : ces trois Ă©quipes citĂ©es roulent avec trois unitĂ©s de puissance diffĂ©rentes. Pour McLaren, c’est un premier signal qu’il n’y a peut-ĂȘtre pas, Ă  ce stade, d’écarts « extrĂȘmement marquĂ©s » en performance absolue entre certains fournisseurs.

đŸ§Ș Pourquoi Barcelone ne dit pas tout : BahreĂŻn pourrait changer la lecture

Les essais de Barcelone arrivent trĂšs tĂŽt dans les programmes de dĂ©veloppement. Des Ă©carts plus importants pourraient apparaĂźtre lors des deux semaines d’essais prĂ©vues Ă  BahreĂŻn, quand les Ă©quipes commenceront Ă  solliciter davantage leurs moteurs.

Un point clĂ© : les exigences liĂ©es Ă  la rĂ©cupĂ©ration d’énergie et au dĂ©ploiement de puissance ne seront pas les mĂȘmes qu’à Barcelone. Le comportement des systĂšmes Ă©nergĂ©tiques en conditions plus reprĂ©sentatives pourrait donc rebrasser les impressions.

MalgrĂ© ces rĂ©serves, ce premier constat apparaĂźt plutĂŽt rassurant au regard du sentiment dominant : un changement rĂ©glementaire aussi important, combinĂ© Ă  la perception d’un avantage Mercedes, pourrait crĂ©er de grands Ă©carts entre Ă©quipes selon leur moteur.

📜 Le dĂ©bat autour du taux de compression rĂ©duit et l’hypothĂšse d’un avantage Mercedes

Ces essais se dĂ©roulent alors que la F1 discute des rĂšgles 2026 imposant un taux de compression rĂ©duit. Dans ce contexte, une idĂ©e circule : Mercedes aurait interprĂ©tĂ© ces rĂšgles — de maniĂšre lĂ©gale — d’une façon qui pourrait lui offrir jusqu’à trois dixiĂšmes de seconde d’avantage sur certains circuits, par rapport Ă  ses rivaux.

Si les principales Ă©quipes restent proches en performance moteur brute, la lutte pourrait davantage se dĂ©placer vers l’exploitation des nouvelles contraintes Ă©nergĂ©tiques 2026, tout en conservant un facteur dĂ©terminant : le dĂ©veloppement global de la voiture.

⚙ LĂ  oĂč la diffĂ©rence pourrait se faire : Ă©nergie, pilotage et aĂ©rodynamique variable

Une autre hypothĂšse Ă©voquĂ©e aprĂšs Barcelone : les Ă©quipes officielles pourraient ĂȘtre mieux placĂ©es actuellement pour tirer le maximum des moteurs, grĂące aux informations plus directement accessibles durant la phase de dĂ©veloppement.

Pour Andrea Stella, mĂȘme si ces indications restent « trĂšs prĂ©liminaires », une marge d’amĂ©lioration importante se trouve dans l’exploitation de la nouvelle unitĂ© de puissance et de « toutes les options disponibles pour le pilote ».

Il cite aussi le potentiel liĂ© Ă  la gestion d’une configuration aĂ©rodynamique variable, en rĂ©fĂ©rence Ă  l’alternance entre un mode adaptĂ© aux virages et un mode adaptĂ© aux lignes droites.

⏳ Une phase encore trĂšs jeune : les Ă©carts peuvent bouger vite

Stella insiste sur le fait que cette gĂ©nĂ©ration de monoplaces est Ă  un stade trĂšs prĂ©coce. Il compare avec la premiĂšre annĂ©e des voitures Ă  effet de sol (il y a quatre ans) : Ă  l’époque, l’unitĂ© de puissance et les pneus Ă©taient globalement inchangĂ©s par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, ce qui plaçait les Ă©quipes dans une situation diffĂ©rente.

En 2026, « plus que jamais », ce sont la capacité des équipes et des pilotes à exploiter le package dont ils disposent, ainsi que la capacité à développer la voiture dans la bonne direction, qui feront la différence.

Stella prĂ©vient enfin que l’équilibre de puissance observĂ© au dĂ©but de saison ne sera « presque certainement » pas le mĂȘme qu’en seconde partie, prĂ©cisĂ©ment parce que le dĂ©veloppement rapide en dĂ©but de cycle peut produire des effets trĂšs significatifs.

McLaren Ă  Barcelone : premiers repĂšres sur les moteurs F1 2026

đŸŽïž Mercedes en quĂȘte de rachat, McLaren en repĂšres avec la MCL40

Le contexte rĂ©cent renforce l’intĂ©rĂȘt de cette lecture moteur. Mercedes a connu une pĂ©riode trĂšs difficile de 2022 Ă  2025, sans se battre pour un seul championnat du monde. Sur cette mĂȘme pĂ©riode, McLaren — pourtant cliente moteur — a fini par prendre le dessus, avec un pic matĂ©rialisĂ© par la conquĂȘte des deux titres l’an dernier.

MĂȘme si le moteur Mercedes s’avĂ©rait ĂȘtre la rĂ©fĂ©rence, une question se poserait alors : quelle Ă©quipe propulsĂ©e par Mercedes serait la mieux placĂ©e pour en tirer parti ?

CĂŽtĂ© McLaren, l’équipe a assemblĂ© sa MCL40 tardivement et a, de ce fait, moins roulĂ© lors de l’essai. À ce stade, McLaren semble avoir du travail pour comprendre pleinement sa voiture, puis identifier les prioritĂ©s de dĂ©veloppement.

Stella indique que ce qui a Ă©tĂ© vu en piste correspondait aux attentes et surtout aux simulations. Il souligne aussi une « courbe d’apprentissage trĂšs raide » pour tout le monde — pilotes comme Ă©quipes — oĂč chaque tour apporte des enseignements utiles en performance.

Pour lui, c’était un scĂ©nario naturel : ces voitures sont entiĂšrement nouvelles, « de A Ă  Z ». McLaren considĂšre la MCL40 comme un bon point de dĂ©part, mais l’équipe doit maintenant travailler dur pour dĂ©velopper la voiture et amĂ©liorer la performance globale du package, Ă  la fois Ă  court terme et pour prĂ©ciser les axes de dĂ©veloppement durant la saison.

🔼 Conclusion : un premier signal, pas un verdict

Barcelone suggĂšre que Mercedes a placĂ© une rĂ©fĂ©rence, mais sans que Ferrari et Red Bull Ford paraissent larguĂ©s Ă  ce stade. Entre la montĂ©e en puissance attendue Ă  BahreĂŻn, l’exploitation des exigences Ă©nergĂ©tiques 2026 et le dĂ©veloppement accĂ©lĂ©rĂ© des nouvelles monoplaces, la hiĂ©rarchie a encore de nombreuses raisons d’évoluer.

La seule certitude : dans un changement de cycle aussi profond, ceux qui apprendront le plus vite aujourd’hui pourraient rĂ©colter gros demain.

Foire aux Questions

Qu’a observĂ© McLaren sur le niveau des moteurs F1 2026 Ă  Barcelone ?

McLaren estime que Mercedes a « relevĂ© la barre », mais que Mercedes, Ferrari et Red Bull Ford semblaient relativement proches en performance globale lors de ce premier test, avec de grandes prĂ©cautions car l’exercice est trĂšs prĂ©coce.

Pourquoi les essais de Bahreïn pourraient-ils montrer une image différente ?

Parce que les Ă©quipes devraient y solliciter davantage leurs unitĂ©s de puissance, et que les besoins en rĂ©cupĂ©ration d’énergie et en dĂ©ploiement de puissance ne seront pas les mĂȘmes qu’à Barcelone.

Quel est l’enjeu autour des rùgles 2026 sur le taux de compression ?

Il existe des discussions sur ces rĂšgles, et une croyance selon laquelle Mercedes les aurait interprĂ©tĂ©es lĂ©galement d’une maniĂšre pouvant offrir jusqu’à trois dixiĂšmes de seconde d’avantage sur certains circuits.

OĂč Andrea Stella voit-il le plus grand potentiel de progression en 2026 ?

Dans l’exploitation de la nouvelle unitĂ© de puissance et de toutes les options mises Ă  disposition du pilote, ainsi que dans la gestion d’une aĂ©rodynamique variable alternant un mode virage et un mode ligne droite.

Pourquoi McLaren parle-t-elle d’une courbe d’apprentissage trùs raide ?

Parce que les monoplaces 2026 sont totalement nouvelles. Stella explique que chaque tour peut apporter des informations utiles pour gagner en performance et orienter le dĂ©veloppement, et que l’équilibre pourrait beaucoup changer entre le dĂ©but et la fin de saison.

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