Beaucoup a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dit sur les dĂ©fis de gestion d’énergie que vont imposer les nouvelles Formule 1 de 2026.

Mais un autre domaine clĂ© risque de donner aux pilotes un sĂ©rieux mal de tĂȘte, Ă  cause d’un cocktail de nouvelles technologies et d’une rĂšgle inĂ©dite : les dĂ©parts de course.

🚩 Des dĂ©parts dĂ©jĂ  plus brouillons Ă  l’essai de Barcelone

Lors du premier test de prĂ©-saison Ă  Barcelone, impossible de ne pas remarquer, depuis la sortie des stands, Ă  quel point les exercices de dĂ©part avaient un air diffĂ©rent
 et plus « raide ».

Alors que la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente avait installĂ© une norme de dĂ©parts trĂšs propres (rĂ©gime moteur parfaitement calĂ©, lĂącher d’embrayage maĂźtrisĂ©, motricitĂ© au cordeau), les premiĂšres impressions des voitures 2026 montrent quelque chose de plus brut.

Une fois la voiture Ă  l’arrĂȘt, embrayage engagĂ©, les pilotes montent le rĂ©gime nettement plus haut, et plus longtemps qu’auparavant.

Pourtant, au relĂąchement de l’embrayage, ces hauts rĂ©gimes ne se transforment pas en envolĂ©es fulgurantes Ă  la limite de l’adhĂ©rence parfaite.

Au contraire, les voitures semblent d’abord « s’étouffer » (bog down), avec une forte inconsistance d’un dĂ©part Ă  l’autre.

Cette impression extĂ©rieure est confirmĂ©e dans le cockpit : le champion du monde Lando Norris l’admet, les dĂ©parts seront un cran plus difficiles.

« C’est nettement plus dĂ©licat », a-t-il dĂ©clarĂ©.

Pourquoi les départs en F1 seront beaucoup plus difficiles en 2026

⚡ Le cƓur du problĂšme : des « trous » de puissance plus difficiles Ă  combler

La cause provient de trois éléments qui se superposent :

1) des changements matériels, 2) la crainte de vider la batterie trop tÎt, 3) une rÚgle clé qui encadre la phase initiale du départ.

đŸ§© La disparition du MGU-H et le retour du turbo lag

Sur le groupe propulseur, la suppression du MGU-H rend le turbo lag beaucoup plus problématique avec la nouvelle génération de moteurs.

Jusqu’ici, le MGU-H pouvait servir de moteur Ă©lectrique pour accĂ©lĂ©rer le compresseur, ce qui comblait les manques de puissance liĂ©s au lag et assurait une accĂ©lĂ©ration instantanĂ©e et rĂ©guliĂšre.

C’est une des raisons pour lesquelles les dĂ©parts Ă©taient si efficaces : le turbo Ă©tait « prĂȘt » Ă  dĂ©livrer la puissance maximale dĂšs l’extinction des feux.

Norris rĂ©sume l’effet de cette perte : « Vous n’avez plus la quantitĂ© parfaite de batterie pour combler les “trous” un peu douteux. »

🔧 Sans MGU-H, deux solutions
 mais aucune n’est idĂ©ale

Sans MGU-H, il reste deux moyens pour contrer le turbo lag :

‱ Utiliser le MGU-K et la batterie pour aider Ă  lancer le turbo — mais cela risque de gaspiller une Ă©nergie qui sera plus utile plus tard dans le tour.

‱ Maintenir un rĂ©gime moteur Ă©levĂ©, ce que l’on observe aussi en virage : les pilotes gardent le turbo en rotation pour ĂȘtre prĂȘts Ă  la remise des gaz.

📜 La rùgle qui change tout sur la grille

Pour le dĂ©part, l’option consistant Ă  s’appuyer sur le MGU-K afin de maintenir le turbo « en pression » sur la grille est Ă©cartĂ©e par le rĂšglement.

L’article 5.2.19 du rĂšglement technique stipule que, lorsque la voiture est sur la grille avant le dĂ©part, « le couple du MGU-K ne peut ĂȘtre que nĂ©gatif » (c’est-Ă -dire recharger le stockage d’énergie), sauf couple demandĂ© par une stratĂ©gie d’amortissement actif dont l’unique but est de protĂ©ger la transmission mĂ©canique du MGU-K.

Autrement dit, les pilotes ne sont pas autorisés à utiliser le MGU-K pour préparer le turbo sur la grille.

La seule maniĂšre de s’en approcher consiste donc Ă  garder un rĂ©gime trĂšs Ă©levĂ© afin que le compresseur tourne parfaitement au moment exact oĂč l’embrayage est relĂąchĂ©.

đŸš« Et mĂȘme aprĂšs le lĂącher d’embrayage : pas de batterie avant 50 km/h

Le dĂ©fi ne s’arrĂȘte pas Ă  l’extinction des feux. MĂȘme si le pilote n’a pas exĂ©cutĂ© un dĂ©part parfait (rĂ©gime, embrayage, vitesse du turbo), il ne peut pas « rattraper » immĂ©diatement la perte en utilisant l’électrique.

Une nouvelle rĂšgle pour 2026 interdit tout recours Ă  l’énergie Ă©lectrique durant la phase initiale du dĂ©part.

L’article 5.2.12 prĂ©cise : « Lors d’un dĂ©part arrĂȘtĂ© depuis la grille, le MGU-K ne peut ĂȘtre utilisĂ© qu’une fois que la voiture a atteint 50 km/h. »

RĂ©sultat : si un pilote rate l’équilibre parfait au moment du lĂącher d’embrayage, il n’a aucun moyen de compenser avant d’atteindre au moins cette vitesse.

🔋 Une F1 2026 « affamĂ©e » en Ă©nergie : la tentation de garder la batterie

Et mĂȘme au-delĂ  de 50 km/h, rien ne garantit que les pilotes voudront appuyer sur la batterie pour se sortir d’un mauvais dĂ©part.

À l’heure actuelle, les F1 de 2026 manquent d’énergie disponible, ce qui pousse les pilotes Ă  maintenir leur batterie aussi chargĂ©e que possible pour les moments les plus cruciaux du tour.

DĂ©penser de l’énergie pour effacer le turbo lag sur la ligne droite vers le premier virage peut sembler logique, mais cela peut devenir contre-productif si cela laisse le pilote avec une batterie vide en sortie du premier virage — et donc vulnĂ©rable.

Pourquoi les départs en F1 seront beaucoup plus difficiles en 2026

Le pilote Haas Ollie Bearman est trùs clair : utiliser la batterie pour masquer le turbo lag n’est pas la meilleure approche.

« La batterie doit un peu vous sauver et vous donner cette puissance. Mais bien sĂ»r, c’est trĂšs inefficace », explique-t-il. « Vous ne ressentez pas le turbo lag, vous perdez juste du temps parce que vous commencez Ă  “clipper” [Ă  manquer d’énergie Ă©lectrique] un peu plus tĂŽt. »

🧠 Plus de paramùtres à maütriser, moins de marge d’erreur

Tout converge donc vers le mĂȘme constat : les dĂ©parts demanderont un important travail pour ĂȘtre perfectionnĂ©s.

Norris décrit une zone du week-end devenue difficile à exécuter sur plusieurs plans :

« Avant, vous utilisiez la batterie pour équilibrer parfaitement le turbo, puis vous aviez une trÚs belle transition en utilisant la batterie et le moteur thermique [ensemble]. »

« Maintenant, c’est beaucoup plus compliquĂ©. DĂšs que vous commencez Ă  utiliser la batterie pour aider dans une situation, vous retirez une grosse partie de batterie pour le reste du tour. »

« Vous avez peut-ĂȘtre un meilleur dĂ©part, mais vous pouvez aussi ne plus avoir de batterie au moment d’arriver au virage 1 — dans certains endroits comme le Mexique, par exemple. Donc, il va y avoir des complications. »

🏁 Conclusion : un art du dĂ©part Ă  rĂ©apprendre

Entre le retour plus marquĂ© du turbo lag, les restrictions d’utilisation du MGU-K sur la grille et l’interdiction de dĂ©ployer l’électrique avant 50 km/h, le dĂ©part arrĂȘtĂ© en F1 2026 devient un exercice oĂč la prĂ©cision primera encore davantage.

Les pilotes devront rĂ©apprendre Ă  trouver le point d’équilibre parfait, car en 2026, une fraction de seconde d’hĂ©sitation au lĂącher d’embrayage pourrait se payer trĂšs cher
 et c’est souvent dans ces dĂ©fis que naissent les plus grandes performances.

❓ Foire aux Questions

Qu’est-ce que le turbo lag et pourquoi pùse-t-il plus en 2026 ?

Le turbo lag est le dĂ©lai entre la demande de puissance (accĂ©lĂ©rateur) et la rĂ©ponse effective du turbo. En 2026, la suppression du MGU-H rend plus difficile le fait de maintenir le turbo Ă  la bonne vitesse, ce qui complique l’accĂ©lĂ©ration, notamment au dĂ©part.

À quoi servait le MGU-H par rapport au MGU-K ?

Le MGU-H pouvait aider Ă  entraĂźner le compresseur du turbo, comblant des manques de puissance liĂ©s au lag. Le MGU-K est liĂ© Ă  la rĂ©cupĂ©ration et au dĂ©ploiement d’énergie au niveau de la transmission, mais son usage est fortement encadrĂ© sur la grille et au tout dĂ©but du dĂ©part.

Pourquoi les pilotes montent-ils plus haut dans les tours avant le départ ?

Parce qu’ils ne peuvent pas utiliser le MGU-K sur la grille pour prĂ©parer le turbo (article 5.2.19). Garder un rĂ©gime Ă©levĂ© est une maniĂšre de s’assurer que le compresseur tourne dĂ©jĂ  vite au moment du lĂącher d’embrayage.

Que signifie l’interdiction d’utiliser le MGU-K avant 50 km/h ?

L’article 5.2.12 impose qu’au dĂ©part arrĂȘtĂ©, le MGU-K ne peut ĂȘtre utilisĂ© qu’une fois 50 km/h atteints. Cela rĂ©duit la capacitĂ© Ă  corriger un mauvais envol, car l’aide Ă©lectrique ne peut pas compenser immĂ©diatement un trou de puissance.

Pourquoi ne pas simplement utiliser la batterie dĂšs que c’est autorisĂ© ?

Parce que l’énergie est prĂ©cieuse sur un tour avec les voitures 2026. DĂ©penser trop tĂŽt peut amĂ©liorer le dĂ©part, mais laisser la batterie trop basse pour l’approche et la sortie du virage 1, ce qui peut rendre la voiture vulnĂ©rable, comme Norris le souligne avec l’exemple du Mexique.

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