La Formule 1 s’apprĂȘte Ă  neutraliser un autre Ă©lĂ©ment jugĂ© dangereux lors des dĂ©parts en 2026, aprĂšs des avertissements Ă©voquant une vĂ©ritable « recette pour un dĂ©sastre ».

Ces derniÚres semaines, les discussions autour de la sécurité des départs avec les monoplaces 2026 se sont intensifiées, et plusieurs ajustements concrets se dessinent déjà dans le paddock.

Les Ă©quipes de F1 s’accordent sur un nouveau changement pour rĂ©pondre aux craintes de sĂ©curitĂ© au dĂ©part en 2026

⚠ Pourquoi les dĂ©parts 2026 inquiĂštent autant

Au dĂ©part d’un Grand Prix, 22 voitures se retrouvent regroupĂ©es, en forte accĂ©lĂ©ration, avec des diffĂ©rences d’adhĂ©rence et de vitesse qui peuvent amplifier le risque d’incident. Avec les voitures 2026, la combinaison entre la puissance, la gestion du turbo et l’aĂ©rodynamique active a fait Ă©merger des prĂ©occupations supplĂ©mentaires.

⏱ PremiĂšre rĂ©ponse : une procĂ©dure ajustĂ©e sur la grille

Le premier sujet de préoccupation a porté sur la procédure de timing au départ, et en particulier sur la difficulté potentielle pour les pilotes de faire monter le turbo en régime avant le début de la séquence des feux.

En réaction, la FIA a accordé cinq secondes supplémentaires aux pilotes sur la grille afin de mieux préparer leur groupe propulseur. Plusieurs simulations de départ ont ensuite été menées avec succÚs au cours des essais de Bahreïn cette semaine.

đŸȘœ Le point critique : l’aĂ©ro active en mode « ligne droite » dĂšs l’extinction des feux

Un autre aspect est rapidement apparu comme problĂ©matique : la possibilitĂ©, pour les pilotes, d’utiliser le mode « ligne droite » de l’aĂ©rodynamique active dĂšs le dĂ©part.

Comme les emplacements de grille se situent gĂ©nĂ©ralement au milieu des zones d’activation, la rĂ©glementation permettait de conserver les ailerons en configuration faible traĂźnĂ©e au moment du dĂ©part.

Sur le papier, cela offrait un gain de vitesse de pointe en réduisant la traßnée sur la charge vers le premier virage, alors que les pilotes se battent immédiatement pour la position.

Mais l’effet secondaire est majeur : une baisse marquĂ©e d’appui aĂ©rodynamique au moment oĂč les voitures accĂ©lĂšrent trĂšs fort, ce qui augmente le risque de perte de contrĂŽle et d’accrochage en peloton.

💬 « Recette pour un dĂ©sastre » : l’alerte de Piastri

C’est prĂ©cisĂ©ment ce point qu’Oscar Piastri a mis en avant comme un facteur susceptible de dĂ©clencher des problĂšmes si la situation restait inchangĂ©e :

« Un peloton de 22 voitures avec une centaine de points d’appui en moins, ça ressemble Ă  une recette pour un dĂ©sastre pour moi. »

✅ Accord des Ă©quipes : pas de mode « ligne droite » jusqu’au virage 1

Il apparaßt désormais que les équipes ont accepté que conserver cette possibilité ne valait pas le risque. Un ajustement de rÚgle a donc été acté dans le principe.

La mise en Ɠuvre devra encore ĂȘtre formellement validĂ©e par la FIA — soit via une modification du rĂšglement, soit par une directive du directeur de course, possible au nom de la sĂ©curitĂ©. L’objectif serait que ce soit en place Ă  temps pour le Grand Prix d’Australie.

Le directeur de l’équipe McLaren, Andrea Stella, a expliquĂ© :

« Je pense qu’il y avait un accord commun sur l’utilisation du mode ligne droite entre la grille et le premier virage : ne pas l’utiliser. »

Il ajoute : « MĂȘme si cela doit ĂȘtre ratifiĂ© d’une maniĂšre ou d’une autre par la FIA, je comprends qu’il y a un accord gĂ©nĂ©ral dans le peloton. »

đŸ§Ș Ce que les essais de BahreĂŻn ont dĂ©jĂ  montrĂ©

Lors des nombreux dĂ©parts d’entraĂźnement depuis la grille Ă  BahreĂŻn la semaine derniĂšre, les pilotes ont d’ailleurs visiblement laissĂ© les ailes en mode « virage », afin de conserver un maximum d’appui dans l’accĂ©lĂ©ration vers le premier freinage.

🔍 Des inquiĂ©tudes pas totalement levĂ©es malgrĂ© tout

MalgrĂ© l’interdiction qui se profile sur le mode « ligne droite » au dĂ©part, et malgrĂ© une procĂ©dure amĂ©liorĂ©e, les toutes premiĂšres secondes d’un Grand Prix pourraient rester trĂšs piĂ©geuses.

En cause : les performances variables des diffĂ©rentes unitĂ©s de puissance. Les dĂ©parts trĂšs efficaces observĂ©s, notamment du cĂŽtĂ© de Ferrari, pourraient provoquer d’importants bouleversements de positions dĂšs les premiers mĂštres.

Le pilote Mercedes George Russell, qui s’est fait surprendre au virage 1 lors d’un dĂ©part d’essai par Lewis Hamilton parti beaucoup plus loin, reconnaĂźt qu’il doit encore combler un gros dĂ©ficit :

« Je pense qu’on a beaucoup de potentiel, mais pour gagner une course, il faut aussi rĂ©ussir son dĂ©part. »

« Je pense que les deux dĂ©parts que j’ai faits cette semaine Ă©taient pires que mon pire dĂ©part en F1. Donc Lewis, en P11, est passĂ© en P1. »

« À ce stade, je ne pense pas que ça compte d’ĂȘtre rapide. Le truc qui va te faire trĂ©bucher, c’est l’obstacle le plus haut, et c’est ce qu’on essaie de comprendre maintenant. Et oui, on en rate quelques-uns en ce moment. »

Andrea Stella estime de son cÎté que les écarts de qualité de départ pourraient rester un sujet :

« Je pense que l’activitĂ© autour des dĂ©parts est trĂšs positive. »

« Elle crĂ©e une situation oĂč tout le monde a l’opportunitĂ© de prĂ©parer son groupe propulseur, mĂȘme si, honnĂȘtement, on voit encore qu’il y a une grande disparitĂ© dans la performance au dĂ©part. »

« Donc d’une certaine maniĂšre, l’inquiĂ©tude, basĂ©e sur ce qu’on voit en essais, n’a pas nĂ©cessairement Ă©tĂ© surmontĂ©e. »

🌅 Conclusion

En visant l’abandon du mode aĂ©ro « ligne droite » au dĂ©part et en ajustant la procĂ©dure sur la grille, la F1 et la FIA cherchent Ă  rĂ©duire une zone de danger Ă©vidente en 2026. Mais les essais rappellent qu’un dĂ©part ne dĂ©pend pas uniquement de l’aĂ©rodynamique : les diffĂ©rences entre unitĂ©s de puissance peuvent encore redistribuer les cartes en un instant.

Si ces changements se confirment rapidement, ils pourraient marquer un pas important vers des dĂ©parts plus maĂźtrisĂ©s — sans jamais enlever l’intensitĂ© qui fait la magie du premier virage.

Foire aux Questions

Qu’est-ce que le mode aĂ©ro « ligne droite » en F1 ?

C’est un rĂ©glage d’aĂ©rodynamique active visant Ă  rĂ©duire la traĂźnĂ©e sur les lignes droites. Il peut augmenter la vitesse de pointe, mais il rĂ©duit aussi l’appui aĂ©rodynamique.

Pourquoi ce mode pose problĂšme au dĂ©part d’une course ?

Au dĂ©part, les voitures accĂ©lĂšrent trĂšs fort en peloton. Si l’appui diminue Ă  cause d’un rĂ©glage faible traĂźnĂ©e, le risque de perte d’adhĂ©rence et d’incident augmente, surtout avant le premier virage.

Quel changement la FIA a-t-elle déjà mis en place sur la procédure de départ ?

La FIA a accordé cinq secondes supplémentaires aux pilotes sur la grille pour les aider à préparer leur groupe propulseur avant la séquence des feux.

Pourquoi les départs pourraient rester chaotiques malgré ces mesures ?

Les essais indiquent encore des écarts importants de performance au départ selon les unités de puissance. Si certaines voitures démarrent nettement mieux (comme cela a été observé), cela peut entraßner de gros changements de positions dÚs les premiers mÚtres.

Quand la modification sur le mode « ligne droite » pourrait-elle s’appliquer ?

L’accord de principe existe, mais il doit ĂȘtre validĂ© formellement par la FIA. L’objectif Ă©voquĂ© est une mise en place Ă  temps pour le Grand Prix d’Australie.

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