F1 : les revenus se stabilisent en 2026 malgré des Grands Prix annulés et un calendrier remanié

La Formule 1 a réussi à stabiliser ses revenus au troisième trimestre 2026, après un premier semestre marqué par un net creux lié à un nombre de courses plus faible et à des annulations au calendrier.
Un premier semestre heurté par les annulations et le manque de courses
Les ajustements de calendrier, ainsi que l’annulation des manches de Bahreïn et d’Arabie saoudite, ont pesé lourdement sur les comptes. Sur les trois mois se terminant le 30 juin 2026, les revenus ont chuté de 38% par rapport à la même période en 2025.
Revenus : une stabilisation sur neuf mois, malgré deux courses de moins
Liberty Media, maison mère de la F1, indique que la situation s’est redressée au troisième trimestre. Sur les neuf mois se terminant le 30 septembre, le chiffre d’affaires atteint 2,496 milliards de dollars, soit une baisse de seulement 2 millions de dollars par rapport à 2025, alors même que deux courses de moins ont été disputées sur la période.
T3 2026 : +28% sur un an, à 1,115 milliard de dollars
Sur les trois mois se terminant le 30 septembre 2026, la F1 enregistre une hausse de revenus de 28% sur un an, à 1,115 milliard de dollars. Cette progression s’explique notamment par la tenue d’une course supplémentaire sur la période par rapport à 2025.
Résultats : progression du résultat d’exploitation, recul de l’OIBDA ajusté
Sur les neuf premiers mois, le résultat d’exploitation progresse de 433 millions de dollars en 2025 à 450 millions de dollars en 2026. En revanche, l’OIBDA ajusté (résultat avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) recule de 5% sur un an, à 649 millions de dollars.
Calendrier 2026 : 23 courses envisagées, avec des incertitudes au Moyen-Orient
Le PDG de la F1, Stefano Domenicali, indique s’attendre à un calendrier 2026 de 23 courses, soit une de moins qu’en 2025. Il souligne toutefois que les tensions au Moyen-Orient font peser un risque sur les Grands Prix du Qatar et d’Abu Dhabi.
Bahreïn déplacé en Malaisie : un exemple de résilience logistique
Lors de l’échange lié aux résultats du troisième trimestre, Domenicali a déclaré : "Je suis fier de dire que nous avons une nouvelle fois démontré la capacité de la F1 à résoudre des défis en organisant avec succès le Grand Prix de Bahreïn en Malaisie, et l’événement a été un succès retentissant, reflétant la résilience de notre modèle économique et l’incroyable capacité de nos équipes et partenaires à trouver des solutions créatives pour nous permettre de courir."
Une stratégie régionale maintenue malgré les perturbations
Il a ajouté : "Je note également que les perturbations que nous avons connues au Moyen-Orient cette année ne changent pas notre stratégie régionale de long terme ni nos partenariats en cours avec nos promoteurs. Cette année, nous restons actuellement programmés pour terminer notre calendrier cette saison et, à ce stade, continuons de planifier une fin de saison au Qatar et à Abu Dhabi."
Recettes : baisse du revenu principal, mais progression du sponsoring et de l’hospitalité
Le revenu principal lié à la F1 a diminué en raison des courses annulées. En parallèle, les revenus de sponsoring et d’hospitalité sont en hausse, ce qui contribue à amortir l’impact des annulations.
Affluences record et Paddock Club : la demande ne faiblit pas
"Chaque course cette saison a affiché complet, avec plus de la moitié établissant des records d’affluence, et nos impressions et audiences numériques continuent de croître", a déclaré Domenicali. Il précise que la F1 étudie l’ajout de capacité d’accueil pour le Paddock Club à Shanghai, Silverstone, en Autriche, ainsi que sur "plusieurs autres courses".
Il ajoute : "Depuis le début de la saison jusqu’à Austin, nous avons accueilli 5,8 millions de fans et enchaîné 18 événements consécutifs à guichets fermés, avec 11 courses établissant de nouveaux records d’affluence. Les audiences sont en hausse, nos réseaux sociaux continuent de croître, et les retours de nos fans dans nos enquêtes ont été extrêmement positifs."
Coûts : Las Vegas aide, mais la hausse de plusieurs postes pèse sur le résultat
Des coûts plus faibles associés aux activités d’accueil sur la Grand Prix Plaza (site détenu par la F1) à Las Vegas ont contribué à améliorer la situation financière. Mais plusieurs postes viennent éroder le revenu : les frais facturés par la FIA, les coûts de fret, les dépenses administratives (principalement liées à la hausse des coûts de personnel) ainsi que des coûts informatiques plus élevés.
Cap sur les prochaines saisons : calendrier 2027, sprints et expansion internationale
Au cours des trois derniers mois, la F1 a annoncé plusieurs orientations majeures : un calendrier 2027 intégrant 10 courses sprint, un Grand Prix d’Afrique au Rwanda envisagé pour les années 2030, ainsi qu’un événement F1 Live à Milan en février 2027.
L’Afrique, un vivier de fans et une cible de croissance
Domenicali a déclaré : "On estime que l’Afrique abrite déjà plus de 100 millions de fans de Formule 1, et dans les principaux marchés d’Afrique subsaharienne, près de 60% des fans ont moins de 35 ans. Les opportunités de croissance à long terme y sont donc énormes."
Partenariats et médias : des relais de croissance qui s’affirment
Des accords de partenariat et de licence avec Liqui Moly, Standard Chartered, Disney et Mattel, ainsi que les boutiques éphémères et points de vente phares de la F1, ont également soutenu les performances du dernier trimestre.
La discipline revendique aussi une hausse de sa présence numérique : la communauté sur les réseaux sociaux atteint 129 millions d’abonnés, en progression de 16% sur un an. Les vues totales sur YouTube dépassent désormais 1,7 milliard, en hausse de 30%, tandis que les résumés de course représentent 217 millions de vues, en hausse de 25% sur un an.
Conclusion
Malgré les annulations, les réajustements de calendrier et la pression sur certains coûts, la F1 montre en 2026 une capacité nette à absorber les chocs, portée par des tribunes pleines, l’essor de l’hospitalité et une audience mondiale toujours plus engagée. Les prochaines annonces sur les calendriers et les nouveaux marchés diront jusqu’où cette dynamique peut encore accélérer.
Foire aux Questions
Pourquoi l’annulation de Grands Prix fait-elle autant baisser les revenus de la F1 ?
Moins de courses signifie moins d’événements à monétiser (droits liés aux épreuves, activations, hospitalité sur site). En 2026, les annulations de Bahreïn et d’Arabie saoudite ont contribué à une baisse de 38% des revenus sur la période se terminant le 30 juin, par rapport à 2025.
Quels revenus ont progressé malgré les courses annulées ?
Selon les déclarations rapportées, les revenus de sponsoring et d’hospitalité ont augmenté, compensant en partie la baisse du revenu principal affecté par les annulations.
Qu’est-ce que l’OIBDA ajusté mentionné dans les résultats ?
L’OIBDA ajusté correspond à un indicateur de performance opérationnelle avant certaines charges comme la dépréciation et l’amortissement. Sur les neuf premiers mois de 2026, il recule de 5% à 649 millions de dollars, même si le résultat d’exploitation progresse.
Combien de courses sont envisagées au calendrier 2026 ?
Stefano Domenicali s’attend à un calendrier de 23 courses en 2026, soit une de moins qu’en 2025, tout en signalant des risques potentiels autour du Qatar et d’Abu Dhabi en cas de persistance des tensions régionales.
Quels signaux montrent que l’intérêt du public continue de grandir ?
La F1 met en avant 18 événements consécutifs à guichets fermés et 5,8 millions de fans accueillis jusqu’à Austin, ainsi qu’une hausse de l’audience numérique : 129 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux (+16% sur un an) et plus de 1,7 milliard de vues sur YouTube (+30%).
Dans le sillage de ces tribunes pleines, prolongez l’émotion sur route: et si votre rêve se nommait Ferrari 488 Pista, via une LOA ou LLD, garanties incluses? Découvrez des solutions souples sur Joinsteer.

























































