Le week-end du Grand Prix d’Australie de Formule 1 a dĂ©marrĂ© par une journĂ©e de prises de parole Ă  Melbourne, avec les 22 pilotes et plusieurs figures clĂ©s des Ă©quipes face aux mĂ©dias. Avant le premier roulage, plusieurs tendances fortes se dĂ©gagent dĂ©jĂ  sur la hiĂ©rarchie, la fiabilitĂ© et surtout les dĂ©fis Ă©nergĂ©tiques propres aux rĂšgles 2026.

🔎 Un dĂ©but de saison 2026 dĂ©jĂ  plein de signaux forts

Entre inquiĂ©tudes techniques, gestion d’énergie Ă  la limite, soupçons autour des performances rĂ©elles et nouvelles subtilitĂ©s de procĂ©dure au dĂ©part, Melbourne s’annonce comme un laboratoire extrĂȘme. Voici ce qu’il faut retenir avant l’action en piste.

đŸ«š Aston Martin : une situation encore pire que prĂ©vu

On savait dĂ©jĂ  qu’Aston Martin-Honda allait dĂ©buter 2026 avec un handicap important, avec Cadillac prĂ©sentĂ© comme son rival le plus proche (et peut-ĂȘtre le seul) Ă  Melbourne.

Mais un problÚme bien plus grave ressort désormais : les vibrations déclenchées par le groupe propulseur Honda posent des difficultés à la fois pour la voiture et pour les pilotes.

Il a été évoqué des craintes de « dommages nerveux permanents » aprÚs 25 tours consécutifs pour Fernando Alonso et 15 tours pour Lance Stroll, à cause de ces vibrations qui traversent le chùssis.

Alonso explique que cela engourdit mains et pieds, tandis que Stroll compare la sensation à une « électrocution ».

Et ces vibrations ne se limitent pas Ă  l’inconfort : selon Stroll, avec ce niveau de vibration, « toute la voiture est en train de tomber en morceaux ».

Dans ces conditions, finir le Grand Prix avec l’une des deux voitures paraĂźt dĂ©jĂ  ĂȘtre un objectif en soi, encore plus si l’on parle de viser un rĂ©sultat significatif.

Un premier correctif des vibrations constitue un test majeur du week-end. Il a montrĂ© des rĂ©sultats prometteurs sur banc (dyno), mais doit ĂȘtre confirmĂ© en conditions rĂ©elles.

Honda cherche toujours la cause racine : tant qu’elle n’est pas identifiĂ©e, l’AMR26 tourne dans un Ă©tat « compromis ».

L’implication la plus directe de l’analyse partagĂ©e publiquement est que Honda porterait l’essentiel de l’énorme dĂ©ficit aperçu lors des essais : un retard de l’ordre de quatre secondes.

Il est Ă©galement avancĂ© que le chĂąssis serait le cinquiĂšme meilleur du plateau (environ 0,75 Ă  1 seconde du rythme), avec un plan de dĂ©veloppement agressif pour se rapprocher du top 4. Mais mĂȘme un chĂąssis compĂ©titif pĂšsera peu si les problĂšmes de vibrations limitent les relais et menacent la fiabilitĂ©.

7 choses apprises lors de la premiĂšre journĂ©e du GP d’Australie de F1

⚡ Melbourne sera « incroyablement difficile » sur la gestion d’énergie

Les essais de prĂ©-saison ont dĂ©jĂ  exposĂ© les pilotes Ă  la rĂ©alitĂ© du rĂ©gime Ă©nergĂ©tique trĂšs exigeant de ces F1 2026. Mais beaucoup estiment qu’Albert Park va rĂ©vĂ©ler une difficultĂ© supĂ©rieure, qualifiĂ©e d’« incroyablement difficile » par Carlos Sainz.

La raison : il y a relativement peu de grosses zones de freinage. Donc une part plus importante de la rĂ©cupĂ©ration d’énergie doit se faire sur les lignes droites, via des techniques comme le « super clipping ».

Sainz explique que BahreĂŻn n’était « pas tant un dĂ©fi » : un changement consĂ©quent, mais encore dans des limites raisonnables. En revanche, le travail simulateur avant Melbourne semblait « assez extrĂȘme », annonçant un week-end trĂšs diffĂ©rent des essais.

Alex Albon abonde : pour une premiĂšre course de la saison, cela pourrait ĂȘtre « un choc pour tout le monde ».

Ce dĂ©fi Ă©nergĂ©tique se lit aussi dans le choix de la FIA : Melbourne fait partie des quatre circuits oĂč il est prĂ©vu d’appliquer une limite rĂ©duite de rĂ©cupĂ©ration par tour Ă  8,0 mĂ©gajoules.

Liam Lawson rĂ©sume la difficultĂ© : c’est « l’un des circuits les plus durs » du calendrier, et pour un premier week-end « ce sera trĂšs difficile ». À partir des virages 2-3, on est trĂšs souvent Ă  l’accĂ©lĂ©rateur, avec peu de lever de pied ou de freinage. « Si on veut rouler Ă  fond, on n’a pas assez d’énergie pour tenir un tour complet », donc il faudra gĂ©rer au mieux.

Ollie Bearman qualifie mĂȘme Melbourne de « pire scĂ©nario » possible pour ces rĂšgles 2026. D’oĂč un avertissement implicite : il faudra rester prudent avant de tirer des conclusions dĂ©finitives, car Albert Park se situe Ă  l’extrĂ©mitĂ© la plus dĂ©favorable des circuits « affamĂ©s » en Ă©nergie, aux cĂŽtĂ©s de Jeddah, du Red Bull Ring et de Monza.

đŸ•”ïž Des rivaux soupçonnent Red Bull de cacher son vrai niveau

L’impression Ă©norme laissĂ©e par Red Bull lors de la premiĂšre phase d’essais Ă  BahreĂŻn s’est un peu estompĂ©e ensuite. Mais tout le monde ne croit pas que la seconde phase a montrĂ© l’image la plus fidĂšle.

George Russell affirme que Red Bull a semblĂ© « suspectement lente » lors de la seconde session. D’aprĂšs les chiffres de Mercedes, Red Bull aurait tournĂ© environ sept dixiĂšmes plus lentement par rapport Ă  elle-mĂȘme, alors que Mercedes et Ferrari seraient allĂ©es quelques dixiĂšmes plus vite grĂące Ă  des Ă©volutions.

Russell explique avoir du mal Ă  comprendre comment une Ă©quipe peut « perdre sept dixiĂšmes en une semaine », et s’attend donc Ă  ce que Red Bull soit trĂšs forte. Il souligne l’intrigue autour de ce que cela donnera en piste Ă  Melbourne.

Lewis Hamilton partage aussi le doute : il n’est « pas certain d’avoir vu la Red Bull totalement libĂ©rĂ©e ».

Les pilotes Red Bull, eux, ne nourrissent pas ces discussions : Max Verstappen ne veut pas s’y mĂȘler. Isack Hadjar dit se baser sur ce qu’il a vu aux essais : une voiture « bonne en rythme de course », ce qui compte. Sur un tour, il ne pense pas que ce soit « spĂ©cial », ce qui peut ĂȘtre « un peu dĂ©licat ». Et il relativise : « ce qu’il se passe Ă  la premiĂšre course, qui s’en soucie ? C’est la façon dont on finit l’annĂ©e qui compte. »

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đŸŒȘ La course pourrait virer au chaos


Le mot « chaos » revient dĂ©jĂ  frĂ©quemment dans le paddock Ă  Melbourne. Kimi Antonelli pointe des incertitudes autour du dĂ©part, et surtout un dĂ©calage entre les voitures Ă  pleine puissance et celles qui rĂ©cupĂšrent de l’énergie dans des sections « Ă  fond » : de quoi crĂ©er des opportunitĂ©s de dĂ©passement
 et des situations instables.

Selon Antonelli, le mode dĂ©passement est « incroyablement puissant » et peut provoquer du chaos dĂšs le premier tour si beaucoup l’activent.

Il Ă©voque aussi l’importance du dĂ©part : une fois la grille formĂ©e, un panneau bleu impose dĂ©sormais un maintien supplĂ©mentaire de cinq secondes. Cela facilite un peu la mise en place, mais le timing reste crucial : il faut construire le boost au bon moment, sinon le dĂ©part peut ĂȘtre mauvais. Il mentionne Ferrari comme trĂšs solide sur cet aspect, alors que Mercedes a un peu souffert Ă  BahreĂŻn.

Ces ajustements (les cinq secondes supplĂ©mentaires, et l’accord visant Ă  ne pas utiliser le « straight mode » de carrosserie ajustable avant le premier virage au tour 1) ont Ă©tĂ© officialisĂ©s le jeudi Ă  Melbourne, donc applicables dĂšs cette premiĂšre manche.

Quand Antonelli parle de mode dĂ©passement, il fait aussi rĂ©fĂ©rence, au moins en partie, Ă  un mode boost plus gĂ©nĂ©rique : le mode dĂ©passement (autorisĂ© dans des circonstances prĂ©cises, notamment si l’on est Ă  moins d’une seconde de la voiture devant aprĂšs une zone de dĂ©tection) n’est pas disponible en permanence, tandis que le boost est un maximum de puissance activable Ă  la demande tant qu’il reste de l’énergie en batterie.

Antonelli donne un ordre de grandeur : sur ce circuit trĂšs contraignant en Ă©nergie, le mode dĂ©passement peut offrir environ six dixiĂšmes sur une ligne droite, voire jusqu’à huit dixiĂšmes. Il explique aussi qu’en appuyant sur le boost quand l’autre voiture Ă©conomise, on peut gagner environ 400 chevaux par rapport Ă  un tour « optimal » orientĂ© chrono, et crĂ©er une attaque lĂ  oĂč l’adversaire ne s’y attend pas.

Il insiste : l’effet peut ĂȘtre spectaculaire au dĂ©part, lors des relances aprĂšs voiture de sĂ©curitĂ©, et mĂȘme dans le dernier tour. Et comme Melbourne comporte Ă©normĂ©ment de phases de « super-clipping » qui font chuter ou stabiliser la vitesse, la phase oĂč l’on ne « super-clip » pas rend l’attaque extrĂȘmement efficace, pouvant crĂ©er des manƓuvres et du dĂ©sordre.

Pierre Gasly ajoute une inconnue : le « straight mode » en situation rĂ©elle, avec un plein d’essence et en suivant de prĂšs. Il rappelle que l’on perd Ă©normĂ©ment d’appui Ă  l’avant et Ă  l’arriĂšre. Jusqu’ici, ce mode a surtout Ă©tĂ© testĂ© en ligne parfaitement droite, or Albert Park « n’est clairement pas tout droit » : cela pourrait devenir
 « excitant ».

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et les qualifications aussi

Pour Ollie Bearman, si le chaos arrive, il peut aussi crĂ©er des opportunitĂ©s. Et l’endroit oĂč l’on peut le plus gagner (ou tout perdre) pourrait ĂȘtre les qualifications Ă  Melbourne.

Avec les F1 2026, le duel pour les positions sur la grille semble ĂȘtre le moment oĂč la frontiĂšre entre rĂ©ussite et catastrophe sera la plus fine, notamment en combinant gestion de batterie, pneus dans la bonne fenĂȘtre, et trafic potentiellement ingĂ©rable.

Un point concret illustre le piĂšge : pour recharger la batterie sur le tour de sortie, il faut aller lentement dans certains virages, et Ă  fond sur certaines lignes droites. Mais si l’on doit laisser passer quelqu’un sur la ligne droite prĂ©cisĂ©ment quand on devrait ĂȘtre Ă  fond, on est « cuit ».

Esteban Ocon pense que la bascule peut se faire dans le dernier secteur : « ce sera assez simple jusqu’au virage 11 ». Mais si, au virage 11, il y a un problĂšme — voitures devant, nĂ©cessitĂ© de s’écarter, ou autre — alors « c’est lĂ  que tout part de travers ».

📉 Le retour de Bottas facilitĂ© par un changement de rĂšglement

Valtteri Bottas n’a pas seulement vĂ©cu la perte de son baquet chez Sauber et sa sortie de la grille Ă  la fin 2024. Depuis dĂ©cembre 2024, il savait aussi que tout retour s’accompagnerait d’une pĂ©nalitĂ© de cinq places sur la grille, consĂ©quence de son accrochage ayant envoyĂ© son futur Ă©quipier 2026, Sergio Perez, Ă  l’extĂ©rieur lors du Grand Prix d’Abu Dhabi 2024.

Un changement de rĂšgle intervenu ensuite avait empĂȘchĂ© qu’un autre pilote vive la mĂȘme situation, mais il semblait que cela ne s’appliquerait pas rĂ©troactivement Ă  son cas.

Or, une nouvelle vague d’ajustements des rĂšglements sportifs rend cette Ă©volution rĂ©troactive, ce qui allĂšge concrĂštement la situation de Bottas.

Le sujet devient plus important si Cadillac n’est finalement pas la lanterne rouge : une pĂ©nalitĂ© de cinq places pourrait alors avoir un impact rĂ©el sur la position de dĂ©part, au lieu de ne changer qu’un dĂ©tail tout en fond de grille.

7 choses apprises lors de la premiĂšre journĂ©e du GP d’Australie de F1

🎬 Plus de dĂ©tails sur la suite du film F1

Une suite du film F1 produit par Lewis Hamilton a Ă©tĂ© confirmĂ©e, aprĂšs le succĂšs commercial du premier volet, qui a aussi créé la surprise en dĂ©crochant une nomination Ă  l’Oscar du meilleur film.

Jusqu’ici, peu d’élĂ©ments concrets avaient filtrĂ©. DĂ©sormais, Hamilton a apportĂ© quelques prĂ©cisions, notamment sur la poursuite de son implication.

Il indique que la « premiĂšre rĂ©union » autour du prochain film a eu lieu « peut-ĂȘtre vers le milieu ou la fin de la seconde partie de fin d’annĂ©e 2025 », et cite Joseph Kosinski et Ehren Kruger comme participants au projet.

Kosinski Ă©tait le rĂ©alisateur du premier film, et Kruger en a signĂ© seul le scĂ©nario. Leur duo a dĂ©jĂ  fait ses preuves, y compris sur Top Gun: Maverick. Hamilton reconnaĂźt toutefois que le scĂ©nario du premier film F1 n’a pas Ă©tĂ© unanimement considĂ©rĂ© comme son point fort.

Hamilton se dit « trĂšs excitĂ© », tout en Ă©cartant l’idĂ©e d’un rĂŽle important Ă  l’écran : il n’a « pas vraiment envie d’ĂȘtre face camĂ©ra ».

Il explique aussi que l’expĂ©rience du premier tournage a Ă©tĂ© trĂšs intense, mais qu’il sait dĂ©sormais Ă  quoi s’attendre et ce qu’il est possible d’amĂ©liorer. Il Ă©voque l’impact du film, avec des messages de personnes qui le dĂ©couvrent encore et qui se plongent ensuite dans la comprĂ©hension de la discipline.

Enfin, il souligne un risque classique : « les suites ne sont pas toujours gĂ©niales ». Mais il se dit confiant dans l’équipe (casting, auteur), et insiste sur la volontĂ© de prendre le temps pour faire les choses correctement.

🏁 Conclusion : Melbourne, un crash-test grandeur nature pour la F1 2026

Entre la crise de vibrations chez Aston Martin-Honda, l’épreuve Ă©nergĂ©tique extrĂȘme d’Albert Park, les doutes autour du niveau rĂ©el de Red Bull et les nouvelles dynamiques de dĂ©part et de dĂ©passement, ce premier week-end 2026 ressemble dĂ©jĂ  Ă  un test de rĂ©sistance plus qu’à une simple reprise. Reste Ă  voir quelles Ă©quipes transformeront cette complexitĂ© en avantage — car dans une nouvelle Ăšre technique, ceux qui apprennent le plus vite Ă©crivent souvent la suite de l’histoire.

Foire aux Questions

Qu’est-ce que le « super clipping » en F1 2026 ?

C’est une maniĂšre de gĂ©rer l’énergie sur les lignes droites quand la voiture doit rĂ©cupĂ©rer davantage d’énergie qu’elle ne peut en dĂ©ployer sur un tour. ConcrĂštement, cela peut amener la voiture Ă  rĂ©duire l’assistance Ă©lectrique (et donc la poussĂ©e) Ă  certains moments, ce qui impacte la vitesse de pointe.

Pourquoi Melbourne est-il considĂ©rĂ© comme un circuit trĂšs difficile pour l’énergie ?

Parce qu’il comporte relativement peu de fortes zones de freinage, donc moins d’occasions « naturelles » de rĂ©cupĂ©rer de l’énergie. Une plus grande partie de la rĂ©cupĂ©ration doit alors se faire sur les phases d’accĂ©lĂ©ration, ce qui complique l’équilibre entre performance et disponibilitĂ© de batterie.

Quelle est la différence entre mode dépassement et boost ?

Le mode dĂ©passement n’est disponible que dans des conditions spĂ©cifiques (notamment liĂ©es Ă  l’écart avec la voiture de devant et Ă  une zone de dĂ©tection). Le boost, lui, est une puissance maximale activable Ă  la demande tant qu’il reste de l’énergie dans la batterie.

Pourquoi les dĂ©parts pourraient-ils ĂȘtre plus chaotiques en 2026 ?

La combinaison d’une puissance d’attaque trĂšs forte, de voitures parfois en rĂ©cupĂ©ration d’énergie dans des zones rapides, et de rĂ©glages aĂ©rodynamiques variables via des modes dĂ©diĂ©s peut crĂ©er de grands diffĂ©rentiels de vitesse. MĂȘme avec des ajustements de procĂ©dure (dont un maintien supplĂ©mentaire sur la grille et des restrictions d’utilisation au tout dĂ©but), l’incertitude reste importante.

Que sait-on de la suite du film F1 produit par Lewis Hamilton ?

Le projet en est Ă  un stade prĂ©coce, mais Hamilton a confirmĂ© de premiĂšres rĂ©unions vers la fin 2025 et la prĂ©sence de Joseph Kosinski (rĂ©alisation) et Ehren Kruger (scĂ©nario). Hamilton restera impliquĂ©, sans chercher un rĂŽle majeur Ă  l’écran, et l’équipe veut prendre le temps pour soigner le rĂ©sultat.

Et, Ă  propos de rĂȘve maĂźtrisĂ© plus que de chaos mesurĂ©, pourquoi ne pas vivre l’expĂ©rience d’une Aston Martin DB5 en LLD ? Avec Joinsteer, leasing souple, garanties et achat Ă  distance redonnent le plein contrĂŽle.

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