Lewis Hamilton estime avoir trouvé son « Bono italien » en la personne de son ingénieur de course Carlo Santi. Selon lui, une réorganisation en coulisses a joué un rôle clé dans le regain de performance qu’il affiche en Formule 1 cette saison.

Peter « Bono » Bonnington a accompagné Hamilton tout au long de sa période chez Mercedes. Cette collaboration s’est arrêtée lorsque Hamilton a quitté Mercedes pour rejoindre Ferrari en 2025.

Le « Bono italien » qui alimente la renaissance d’Hamilton

Un nouveau binôme au stand : Carlo Santi

La première saison d’Hamilton chez Ferrari a été compliquée, avec des séquences marquantes — notamment au Grand Prix de Monaco — où une certaine tension semblait transparaître entre lui et le muret.

Mais après plusieurs changements durant l’hiver, dont un changement d’ingénieur de course (Riccardo Adami remplacé par Carlo Santi), une amélioration notable s’est installée. Hamilton a déjà décroché deux podiums en 2026, en Chine et au Canada.

À l’origine, Santi devait plutôt représenter une solution temporaire. Toutefois, l’alchimie entre les deux hommes étant jugée très positive, leur collaboration devrait se poursuivre dans un avenir prévisible.

Pourquoi la relation pilote–ingénieur est décisive

Avant le Grand Prix de Monaco, Hamilton a expliqué ce qui rend ce duo si important au plus haut niveau.

« Le pilote et l’ingénieur, travailler ensemble, c’est très, très important », a-t-il déclaré. « Je pense que l’an dernier, Adami et moi avions une très bonne relation. C’est quelqu’un de très bien. Nous travaillions relativement bien ensemble. »

Hamilton souligne toutefois qu’aligner la méthode de travail d’un ingénieur sur les besoins précis d’un pilote demande du temps : « Mais répondre aux besoins d’un pilote, ça prend du temps à apprendre. Quand tu donnes du feedback à un ingénieur, il comprend l’équilibre en virage. Il comprend tous les éléments qui contribuent aux difficultés que tu as. »

Décrire les problèmes virage par virage

Pour être exploitable techniquement, le ressenti doit être extrêmement détaillé : « Quand tu essaies de décrire le problème virage par virage — l’entrée, le milieu et la sortie — ou si tu veux, tu peux le découper en cinq sections. »

Carlo Santi, l’ingénieur de course de Hamilton chez Ferrari

De Bono à l’« Italian Bono »

Hamilton rappelle que la réussite d’un tandem pilote–ingénieur n’est jamais garantie : « Avoir cette collaboration pilote-ingénieur, parfois ça marche, parfois non. »

Il insiste sur le fait que, avec Bonnington, la connexion avait été immédiate : « Avec Bono et moi, ça a collé tout de suite dès le début. Il avait une bonne relation de travail avec Michael [Schumacher] — qu’il a brièvement eu comme pilote avant moi chez Mercedes. »

Et Hamilton voit aujourd’hui des similitudes avec Santi : « Je ressens que Carlos est comme mon “Bono italien”. Je l’ai dit à Bono l’autre jour — dans le sens où c’est un peu un OG. »

Il précise ce qui lui plaît dans cette nouvelle relation : « C’est un gars plus âgé, qui a de l’expérience. Il est très calme. C’est un détail dans lequel on a pu aller ensemble. Notre compréhension du côté ingénierie, je pense que c’est quelque chose qu’il vaut la peine de garder en tête. »

Hamilton estime que les changements techniques l’aident à mieux exploiter la Ferrari

Vasseur, l’ingénierie et la progression sur la piste

Hamilton attribue directement ses progrès en piste cette année aux changements d’organisation et d’ingénierie impulsés par le directeur d’équipe Fred Vasseur.

« Ce que la plupart des gens ne réalisent pas, c’est le travail que tu dois faire en arrière-plan », a-t-il expliqué.

Il insiste sur l’apport de Vasseur dans la mise en place d’un environnement plus performant : « Fred a été super. En travaillant avec moi et en m’aidant, par exemple, avec les ingénieurs. La configuration côté ingénierie est un million de fois meilleure que l’an dernier. »

Hamilton dit constater désormais les bénéfices au volant : « Je commence à en voir les fruits en pilotant la voiture. L’an dernier, en travaillant sur le simulateur et en demandant certaines choses sur la voiture. On les a aujourd’hui, par exemple, [comme] la suspension. »

Il décrit aussi la dynamique collective chez Ferrari : « C’est génial de pouvoir faire partie du travail avec tout le monde pour faire bouger le navire et le diriger dans la bonne direction. »

Tout n’est pas réglé pour autant : « On navigue encore et on a encore un long chemin à parcourir. On doit encore s’améliorer, par exemple, dans certains domaines, mais je pense qu’on est sur la bonne voie. »

Conclusion

En trouvant avec Carlo Santi une relation de travail plus fluide — qu’il compare à celle qui l’avait tant servi avec Bono — Hamilton voit aussi l’effet concret d’une réorganisation menée par Fred Vasseur. Deux podiums en 2026 et des évolutions techniques mieux exploitées : la trajectoire semble plus claire, même si le chantier reste vaste. La suite dira jusqu’où cette nouvelle stabilité peut porter Ferrari — et Hamilton — dans la lutte au sommet.

Foire aux Questions

Quel est le rôle d’un ingénieur de course en Formule 1 ?

L’ingénieur de course est l’interlocuteur principal du pilote : il traduit les sensations du pilote en réglages, suit la voiture en temps réel, et structure le travail de performance avec l’équipe sur le muret et à l’usine.

Pourquoi Hamilton insiste-t-il autant sur la relation pilote–ingénieur ?

Selon Hamilton, « répondre aux besoins d’un pilote » demande du temps. L’ingénieur doit apprendre à interpréter un ressenti très fin, notamment sur l’équilibre en virage et les problèmes à l’entrée, au milieu et à la sortie.

Qui est Carlo Santi pour Lewis Hamilton chez Ferrari ?

Carlo Santi est l’ingénieur de course de Hamilton après le remplacement de Riccardo Adami. Hamilton dit qu’il lui rappelle son ancien ingénieur Peter Bonnington, au point de le surnommer son « Bono italien ».

Quels résultats Hamilton a-t-il déjà obtenus en 2026 ?

Hamilton a décroché deux podiums en 2026, en Chine et au Canada.

Quels changements Hamilton relie-t-il à l’action de Fred Vasseur ?

Hamilton explique que la configuration côté ingénierie est « un million de fois meilleure » que l’an dernier et dit voir les bénéfices en piste. Il évoque aussi des demandes formulées lors du travail au simulateur qui se retrouvent désormais sur la voiture, en citant notamment la suspension.

Et puisqu’il est aussi question de Ferrari et d’alchimie, pourquoi ne pas rapprocher votre rêve d’une F40 grâce à une LOA ou une LLD souple et sécurisée ? Avec Joinsteer, leasing, garanties et achat à distance deviennent simples.

Joinsteer, votre marketplace automobile

Joinsteer scanne toute l’Europe pour trouver LE véhicule de vos rêves et vous le délivrer dans les meilleures conditions.
Visiter la marketplace

Les autres pilotes du championnat