Lewis Hamilton a enfin signé sa première victoire en Grand Prix en tant que pilote Ferrari. C’est aussi son premier succès en GP depuis près de deux ans, au terme d’une course où le timing d’une neutralisation virtuelle a fini par faire basculer l’issue en sa faveur.

Une victoire qui s’est jouée sur le fil

Hamilton a construit son succès sur une stratégie à trois arrêts, dont la réussite a longtemps été incertaine face aux Mercedes. Si l’écart final lui a permis de conclure sereinement, le scénario est resté « limite » jusqu’à la fin : sans un concours de circonstances favorable, la Ferrari pouvait se retrouver en difficulté au moment du dernier passage par les stands.

Mais Hamilton s’était déjà mis en position de gagner grâce à une superbe remontée au cœur de la course, avec un rythme très supérieur dans la séquence clé entre son deuxième et son troisième arrêt.

Hamilton décroche sa première victoire en Ferrari tandis que Russell souffre et qu’Antonelli abandonne

Russell en pole, puis le choix stratégique qui change tout

Parti en pole, George Russell a d’abord creusé l’écart sur Hamilton et sur la deuxième Mercedes de Kimi Antonelli. Après la première vague d’arrêts, Ferrari s’est pleinement engagée dans une stratégie à trois arrêts, tandis que Mercedes est resté sur un plan à deux arrêts.

La vitesse d’Hamilton, particulièrement tranchante entre son deuxième et son troisième arrêt, l’a placé dans une situation idéale : il a pu se retrouver en mesure de prendre confortablement la tête lorsque Russell et Antonelli ont effectué leurs deuxièmes arrêts.

Le VSC d’Alonso offre à Hamilton la fenêtre parfaite

Une fois sur des pneus frais, Russell a commencé à réduire l’avantage d’Hamilton. La Ferrari semblait alors destinée à ressortir derrière la Mercedes lors de son dernier arrêt, même si elle aurait disposé de gommes plus récentes pour les derniers tours.

Le tournant est venu avec une neutralisation virtuelle provoquée par l’Aston Martin de Fernando Alonso, immobilisée en piste. Cette phase a offert à Hamilton une fenêtre d’arrêt lui permettant de passer par les stands sans perdre la tête de la course, verrouillant pratiquement le résultat.

Le duel Russell–Antonelli et l’abandon qui bouleverse le top 2

Derrière Hamilton, Antonelli a recollé à Russell au milieu de course et a mis une forte pression sur son coéquipier. Russell a d’abord résisté, mais Antonelli est revenu une nouvelle fois en fin d’épreuve.

À cinq tours de l’arrivée, Antonelli a dépassé Russell pour la deuxième place au premier virage. Deux tours plus tard, coup de théâtre : la Mercedes d’Antonelli s’est arrêtée sur le bord de la piste, dans un bruit jugé inquiétant, offrant de nouveau la deuxième place à Russell.

Championnat : l’avance d’Antonelli fond malgré sa place de leader

L’abandon d’Antonelli a des conséquences directes au championnat. Son avance est désormais réduite à 41 points sur Hamilton, vainqueur du jour, et à 50 points sur Russell.

Le reste du classement : Norris sur le podium, Verstappen discret, Leclerc contraint à l’abandon

Lando Norris a complété le podium pour McLaren, suffisamment proche pour maintenir une pression sur les Mercedes dans la seconde moitié de course.

Max Verstappen a pris une quatrième place relativement calme avec sa Red Bull, devant l’autre McLaren d’Oscar Piastri. Piastri a hérité de la cinquième position après l’abandon de Charles Leclerc, qui a immobilisé sa Ferrari dans les stands peu après l’arrêt en piste d’Antonelli.

Isack Hadjar s’est remis d’un très mauvais départ pour terminer sixième pour Red Bull. Derrière lui, les Alpine de Pierre Gasly et Franco Colapinto, ainsi que les Racing Bulls de Liam Lawson et Arvid Lindblad, complètent le top 10.

Conclusion

Avec cette première victoire en Ferrari, Hamilton marque un tournant majeur après une longue attente et confirme qu’une course peut basculer sur une poignée de tours, un choix stratégique assumé et une neutralisation au bon moment. La lutte au championnat se resserre, et la suite promet d’être aussi imprévisible que décisive.

Foire aux Questions

Pourquoi la stratégie à trois arrêts d’Hamilton était-elle risquée ?

Parce qu’elle impose de repasser plus souvent par les stands, donc de perdre du temps à chaque arrêt. Sans un rythme très supérieur en piste ou un événement favorable, on peut ressortir derrière un adversaire sur une stratégie à deux arrêts.

Qu’est-ce qu’une neutralisation virtuelle (VSC) et pourquoi cela a aidé Hamilton ?

Une neutralisation virtuelle impose un rythme réduit sur toute la piste. S’arrêter aux stands pendant cette phase coûte généralement moins de temps qu’en conditions normales, ce qui a permis à Hamilton de ravitailler/chausser de nouveaux pneus sans perdre la tête de course.

Comment Russell a-t-il récupéré la deuxième place après l’avoir perdue en piste ?

Antonelli l’a dépassé à cinq tours de l’arrivée, mais a ensuite abandonné deux tours plus tard, redonnant automatiquement la deuxième place à Russell.

Quels abandons ont influencé le top 5 ?

Antonelli a abandonné alors qu’il était deuxième, et Charles Leclerc a également abandonné dans les stands. Ces deux sorties ont consolidé la deuxième place de Russell et offert la cinquième à Oscar Piastri.

Quel impact cette course a-t-elle sur le championnat ?

Malgré son abandon, Antonelli reste leader, mais son avance a été réduite : 41 points sur Hamilton et 50 sur Russell.

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