Champion du monde MotoGP en titre, Marc Marquez a enfin expliqué pourquoi l’annonce de son nouveau contrat avec Ducati tardait : les deux parties privilégiaient des durées différentes.

Le pilote espagnol reconnaît toutefois être désormais bien plus proche d’accepter un accord de deux ans pour 2027 et 2028. Sur cette période, il doit être associé à Pedro Acosta, tandis que son équipier actuel Pecco Bagnaia est annoncé partant chez Aprilia.

Marquez admet des doutes sur un nouveau contrat MotoGP pluriannuel

🧾 Un retard expliqué par la durée du contrat

Lors de la présentation de l’équipe du constructeur italien le mois dernier, Marc Marquez et le directeur général de Ducati, Gigi Dall’Igna, s’étaient montrés confiants quant à une annonce imminente. Mais l’élan s’est ensuite calmé.

Des rumeurs ont alors évoqué une volonté de Marquez de négocier plutôt une année ferme avec une option pour la seconde. Beaucoup y ont vu un signe potentiel d’intérêt renouvelé pour Honda, son ancien employeur, au vu de ses performances encourageantes. Marquez a pourtant donné une autre lecture : ses hésitations seraient avant tout liées à son avenir en MotoGP.

🩺 L’épaule au cœur des doutes : « On ne signe pas blessé »

À l’issue de la première journée du second et dernier test de pré-saison à Buriram, Marquez a indiqué que la question de la durée du contrat était intimement liée à son état physique.

En sortant de l’hiver, il a dû subir une nouvelle phase de chirurgie et de rééducation après sa chute avec Marco Bezzecchi au Grand Prix d’Indonésie en octobre, chute qui a endommagé son épaule. Il a même laissé entendre que la gravité de la blessure pourrait avoir été plus importante que ce qui avait été initialement rapporté, tant son retour l’inquiétait.

📌 Ducati vise deux ans, Marquez veut d’abord des garanties physiques

« Nous travaillons dessus avec Ducati », a-t-il expliqué au sujet de la durée. « L’idéal pour eux est deux ans parce que, sinon, vous êtes au milieu de nulle part. Mais oui, pour le moment le plus important pour moi est de commencer la pré-saison en me sentant de mieux en mieux.

Je sens un petit pas — mais un pas — entre le test de Malaisie et ici. Voyons si je continue à me sentir mieux physiquement. Si je me sens comme aujourd’hui, avec un petit pas dans mon épaule, et demain un autre, un contrat de deux ans ne sera pas un problème pour moi.

C’est ma plus grande limitation. Donc oui, comme je le dis toujours — et c’est ce que j’ai appris — quand vous êtes blessé, vous ne pouvez prendre aucune décision, signer aucun contrat.

C’est vrai que certains le font. Mais ma priorité a été de comprendre ma nouvelle blessure, comment elle était, et j’ai l’impression que ça va dans le bon sens. Il reste du travail à faire, mais ça va dans le bon sens. Et pour cette raison, nous travaillons avec Ducati de manière positive aussi. »

⏳ À 33 ans, ce ne sont pas les années… mais l’accumulation des blessures

Marquez, qui a fêté ses 33 ans plus tôt cette semaine, n’est pas étranger aux blessures lourdes sur la dernière décennie. Mais il admet qu’elles finissent par peser davantage, même s’il se sent « toujours jeune mentalement ».

« Pour moi, honnêtement, ce n’est pas plus difficile avec l’âge », a-t-il insisté, « c’est plus difficile avec les blessures. Pas avec l’âge. Au final, je me sens encore jeune sur le plan mental. Mais c’est vrai qu’avec les blessures — l’une, puis une autre, puis une autre — mon corps devient de plus en plus paresseux, et il faut plus de temps [pour récupérer]. »

🗓️ Une pré-saison encore sous surveillance, avec un objectif clair

Il décrit un hiver « super long » et explique que le processus est encore en cours. Marquez garde aussi un repère de calendrier important : après la course de Thaïlande, deux semaines sont prévues avant le rendez-vous du Brésil, ce qui peut offrir du temps supplémentaire pour poursuivre la progression.

« Donc pour cette raison, cet hiver a été super long. Et oui, nous y travaillons encore. C’est vrai qu’après la course de Thaïlande, nous avons deux semaines de plus [avant le Brésil], donc voyons si nous pouvons continuer l’évolution. »

🏁 Conclusion : un contrat qui dépend d’abord du corps

Le dossier contractuel de Marc Marquez ne se résume pas à une négociation classique : il se joue au rythme de son épaule et de sa capacité à enchaîner les progrès jour après jour. S’il se rapproche d’un accord de deux ans, il veut d’abord s’assurer qu’il peut tenir cette trajectoire sur la durée.

La suite se décidera sur la piste, mais aussi dans la gestion du risque : parfois, la plus grande victoire commence par le courage d’écouter son corps.

❓Foire aux Questions

🟦 Pourquoi la durée du contrat (un an vs deux ans) est-elle si importante en MotoGP ?

Un contrat de deux ans apporte de la stabilité sportive et technique à l’équipe et au pilote. Dans le cas présent, Ducati privilégie deux saisons (2027-2028), tandis que Marquez a été associé à l’idée d’un an ferme avec option, afin de rester flexible tant que son état physique n’est pas totalement rassurant.

🟦 Quelle blessure a relancé les doutes de Marc Marquez ?

Il revient d’une chute avec Marco Bezzecchi au Grand Prix d’Indonésie en octobre, qui a touché son épaule. Il a ensuite traversé un hiver fait de chirurgie et de rééducation, et laisse entendre que la blessure a pu être plus inquiétante que prévu.

🟦 Que dit Marquez sur le fait de signer un contrat en étant blessé ?

Il affirme qu’on ne devrait pas signer lorsqu’on est blessé, car on ne peut pas évaluer correctement ses capacités futures. Sa priorité a été de comprendre la nature de sa blessure et de vérifier que l’évolution allait « dans le bon sens » avant d’avancer sur la durée.

🟦 Qui est annoncé comme futur partenaire de Marquez, et où irait Bagnaia ?

Marquez est annoncé aux côtés de Pedro Acosta sur la période 2027-2028. Pecco Bagnaia, son équipier actuel, est pour sa part mentionné comme partant chez Aprilia.

🟦 Où en est-il physiquement entre les tests de Malaisie et Buriram ?

Marquez explique ressentir une amélioration : « un petit pas » entre la Malaisie et Buriram. Il surveille surtout son épaule, qu’il décrit comme sa « plus grande limitation », et il veut valider une progression continue avant de s’engager pleinement sur deux saisons.

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