Marquez plombé par un frein avant capricieux au GP d’Autriche : « le levier était inconstant »

Marc Marquez a expliqué que sa baisse de régime jusqu’à la cinquième place lors du Grand Prix d’Autriche en MotoGP venait d’un problème majeur au frein avant, avec un levier au comportement changeant en début de course.
Un départ prometteur, puis une course à remonter
Deuxième sur la grille, Marquez a perdu deux positions dès le premier tour, passant de la deuxième à la quatrième place. Sa situation s’est encore compliquée lorsqu’il est allé très large au virage 1 en tentant de revenir sur Ai Ogura, alors quatrième. Retombé jusqu’à la septième place, le pilote Ducati est ensuite parvenu à remonter pour terminer dans le top 5 à l’arrivée.
« Beaucoup de problèmes avec le frein avant »
Marquez a pointé un souci précis : l’inconstance du levier de frein avant, et donc du point de contact, sur la première partie de course. Selon lui, chaque zone de freinage demandait une adaptation, car la sensation au levier changeait d’un freinage à l’autre.
« Le problème, c’est que sur la première partie de la course j’ai eu beaucoup, beaucoup de problèmes avec le frein avant, c’est pour ça que je suis allé large au virage 1. Le levier avant était inconstant, chaque point de freinage était différent », a-t-il expliqué.
Il a détaillé l’instant clé au virage 1 : « Quand j’ai fait l’erreur au virage 1, j’ai freiné et c’était vide, il n’y avait rien, et c’est pour ça que je suis allé super large — pas un peu — super large. »
Un moment où il a failli renoncer, avant une amélioration
Au plus fort du problème, Marquez dit avoir envisagé de ne pas pouvoir continuer : « À un moment de la course je me suis dit : “OK, je ne peux pas continuer.” »
Mais la situation a évolué soudainement : « Puis, d’un tour à l’autre, les freins ont commencé à fonctionner, et j’ai recommencé à être plus rapide, à gagner des positions, mais évidemment c’était trop tard. »
Il retient toutefois un point positif : c’est un phénomène mesurable. « La bonne chose, le côté positif, c’est que c’est quelque chose qu’on peut voir dans les données, donc ils peuvent analyser et essayer de trouver une solution pour le futur. »
Pas de souci de vibrations après les ajustements entre les virages 7 et 9
Marquez a aussi précisé qu’il n’avait pas rencontré de problème de « shaking » après le travail effectué par Brembo sur les difficultés observées chez les pilotes entre les virages 7 et 9. Son freinage posait problème autrement : par l’irrégularité du levier et la confiance impossible à installer à chaque entrée de virage.
Une course à subir, pas à jouer le podium
Cette incertitude l’a obligé à sur-analyser chaque freinage, ce qui lui a coûté du temps et, selon lui, l’opportunité de se battre pour le podium. Il estimait qu’un résultat de deuxième ou troisième place était jouable, et pensait pouvoir se mesurer à ses rivaux au championnat Jorge Martin et Marco Bezzecchi pour la deuxième place, avant de se dire finalement « chanceux » d’avoir pu revenir dans le top 5.
Il résume ainsi le scénario : « Le reste du circuit était constant, mais on avait un gros problème. C’est pour ça qu’au premier tour je n’étais pas dur sur les points de freinage : j’essayais juste de comprendre où se situait le levier à chaque zone de freinage, et je perdais beaucoup là-dessus. »
Et sa conclusion sportive est nette : « Aujourd’hui la position maximale était deuxième/troisième, mais au final on a terminé cinquième, donc voilà. »
Un impact direct au championnat
Ce résultat a fait perdre davantage de terrain à Marquez face à Jorge Martin au classement pilotes : il concède neuf points supplémentaires après ce Grand Prix. Il avait déjà lâché trois points en terminant deuxième derrière le pilote Aprilia lors de la course sprint, ce qui le laisse à 12 points de Martin à la fin du week-end.
Conclusion
Entre un levier de frein avant imprévisible, un gros écart au virage 1 et une remontée tardive, Marquez repart d’Autriche avec une cinquième place frustrante mais aussi des éléments concrets à analyser. Si l’équipe parvient à verrouiller ce comportement au freinage, la prochaine opportunité de transformer la vitesse pure en résultat pourrait être bien plus proche qu’il n’y paraît.
Foire aux Questions
Qu’est-ce que Marquez appelle un levier de frein avant « inconstant » ?
Il décrit une sensation au levier qui change d’un freinage à l’autre : le point de contact n’est pas identique, ce qui oblige à ajuster en permanence la pression et le moment du freinage.
Pourquoi un freinage « vide » peut-il faire rater un virage ?
Quand Marquez dit qu’au virage 1 « c’était vide », il explique qu’en tirant le levier il n’a pas obtenu la décélération attendue. Résultat : la moto ne ralentit pas assez et elle tire tout droit, d’où un énorme dépassement de trajectoire.
Qu’entend-on par « shaking » en MotoGP ?
Le terme renvoie à des vibrations parasites qui peuvent apparaître dans certaines conditions (freinage, vitesse, charge). Marquez précise qu’il n’en a pas souffert après les ajustements réalisés, notamment sur la zone entre les virages 7 et 9.
En quoi les données peuvent-elles aider à résoudre ce type de problème ?
Marquez insiste sur le fait que le phénomène est visible et analysable : l’équipe peut comparer les tours, observer quand le comportement change, et chercher une solution pour éviter que l’inconstance ne se reproduise.
Quelle a été la conséquence au classement pilotes ?
Il perd neuf points supplémentaires sur Jorge Martin à l’issue du Grand Prix, après avoir déjà concédé trois points en sprint en terminant deuxième derrière le pilote Aprilia. Il termine le week-end à 12 points de Martin.
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