Le week-end du Grand Prix du Canada a mis en évidence une différence notable entre les Formule 1 2026 de McLaren et de Mercedes, avec un impact direct sur la performance tout au long d’un tour. En cause : un choix de rapports de boîte, plus courts côté McLaren, qui modifie la façon dont la voiture accélère, atteint sa vitesse de pointe et gère certains compromis sur les longues lignes droites.

Différence de performance majeure entre McLaren et Mercedes expliquée

Une différence de rapports qui se voit sur un tour

McLaren a choisi des rapports de boîte légèrement plus courts que Mercedes cette saison. Concrètement, cela signifie que sur le tour de Montréal, ses pilotes atteignent un rapport supérieur à trois reprises, et passent aussi les vitesses plus tôt à l’accélération.

Comparaison des rapports de boîte entre McLaren et Mercedes

Le compromis : perte sur les longues accélérations, gain ailleurs

Ce choix présente des avantages et des inconvénients. L’effet le plus visible est une contribution à la perte de temps sur les longues phases à pleine charge menant à l’épingle du virage 10 et à la chicane finale. C’est l’un des éléments qui a participé à l’écart de 0,151 s entre la McLaren de Lando Norris et la Mercedes de George Russell, auteur de la pole.

À l’inverse, des rapports plus courts peuvent améliorer l’accélération de la McLaren, ce qui représente un gain de temps à d’autres endroits du tour. Ce choix peut également avoir des conséquences plus subtiles sur la stratégie de récupération d’énergie.

Pourquoi McLaren peut faire un choix différent malgré un moteur Mercedes

Bien que McLaren utilise l’unité de puissance Mercedes, l’équipe conçoit et produit ses propres boîtes de vitesses. Cela lui laisse une liberté totale sur le choix des rapports.

À l’inverse, d’autres équipes clientes comme Alpine et Williams utilisent des boîtes de vitesses Mercedes. Elles sont donc limitées à des rapports identiques à ceux de l’équipe officielle, ou à ceux de l’année précédente.

Andrea Stella détaille les "pour" et les "contre"

Le directeur d’équipe McLaren Andrea Stella reconnaît clairement ce positionnement :

« Il y a définitivement des avantages et des inconvénients avec les rapports. Votre observation est correcte, nous sommes du côté le plus court par rapport à Mercedes.

« Cela peut vous donner des avantages en accélération, par exemple cela peut éventuellement vous donner des avantages au départ, cela peut vous donner un avantage en ligne droite selon la vitesse.

« Mais cela peut aussi avoir des inconvénients : par exemple quand on a des vitesses sur une longue ligne droite, comme du virage 10 au 13, vous pourriez vouloir un huitième rapport un peu plus long. Donc c’est un compromis, selon l’endroit où vous voulez vous situer avec les rapports. »

Des rapports figés sur la saison… mais avec une possibilité réglementaire en 2026

Les rapports de vitesses avant doivent être homologués au début de la saison et restent ensuite fixes pour l’année. Toutefois, la réglementation 2026 autorise une modification unique de type « joker » concernant les rapports et le rapport final de transmission.

Malgré cette possibilité, Stella indique que McLaren ne prévoit pas de changer :

« Pour le moment, nous sommes satisfaits de là où nous en sommes. Nous n’envisageons pas de revoir notre choix, même si la réglementation nous le permettrait.

« Mais nous pensons que certains des avantages que nous encaissons dans d’autres conditions que les plus longues lignes droites sont globalement positifs. »

Conclusion

Entre vitesse de pointe sur les très longues accélérations et efficacité à l’accélération, le choix des rapports de boîte illustre à quel point une décision de transmission peut modeler la performance d’une F1 moderne, même entre deux équipes liées par la même unité de puissance. Avec la possibilité d’un « joker » sur les rapports en 2026, la suite dira si les compromis observés à Montréal deviendront un avantage décisif sur d’autres circuits.

Foire aux Questions

Que signifie avoir des rapports de boîte plus courts en Formule 1 ?

Des rapports plus courts font monter le régime (et les changements de rapport) plus rapidement à vitesse donnée. Cela peut améliorer l’accélération, mais peut aussi pénaliser sur les portions où l’on cherche une vitesse maximale plus élevée sur un rapport long.

Pourquoi cela peut faire perdre du temps sur une longue ligne droite ?

Sur une très longue accélération, un rapport final trop court peut amener à atteindre plus tôt la zone où la voiture n’accélère plus aussi efficacement, ou à manquer d’un rapport suffisamment long (par exemple un huitième plus long) pour optimiser la vitesse sur toute la portion.

En quoi Montréal met particulièrement ce compromis en évidence ?

Le circuit Gilles-Villeneuve comporte de longues phases à pleine charge, notamment vers l’épingle du virage 10 et jusqu’à la chicane finale. Ce sont des zones où la longueur des rapports et la vitesse de pointe peuvent fortement compter, tout en laissant aussi des opportunités de gains à l’accélération ailleurs.

Si McLaren a le moteur Mercedes, pourquoi les rapports ne sont-ils pas identiques ?

Parce que McLaren conçoit et fabrique sa propre boîte de vitesses, ce qui lui permet de choisir librement ses rapports. D’autres équipes clientes utilisent la boîte Mercedes et sont donc plus contraintes.

McLaren peut-elle changer ses rapports en cours de saison en 2026 ?

Les rapports sont normalement figés après homologation en début de saison, mais le règlement 2026 permet une modification unique de type « joker » sur les rapports et le rapport final. McLaren indique toutefois ne pas envisager de changer pour le moment.

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