Mercedes a décidé de retirer sa demande de révision visant le résultat du Grand Prix de Monaco de Formule 1. L’équipe ne poursuivra donc pas la procédure engagée auprès des commissaires de la FIA concernant le classement final.

Pourquoi Mercedes avait saisi les commissaires

Une audience était prévue samedi, au cours de laquelle Mercedes comptait exposer son mécontentement après la réintégration de Pierre Gasly à la troisième place de la course. L’écurie estimait que des explications s’imposaient sur la manière dont les pénalités de Gasly avaient été, de fait, annulées alors que de nombreux autres pilotes avaient bien purgé leurs sanctions pendant l’épreuve.

Mercedes se retire de la procédure visant à faire réexaminer le résultat de Monaco

Le contexte : l’incident de George Russell et le débat sur les sanctions

Le Grand Prix de Monaco de George Russell (Mercedes) a été compromis par une infraction pour excès de vitesse, déclenchant une série d’événements qui s’est conclue par un drive-through. En cause : une première pénalité de cinq secondes qui n’aurait pas été purgée correctement, ce qui a ensuite conduit à une sanction plus lourde.

Dans le même temps, Mercedes contestait la situation autour de Pierre Gasly, dont les pénalités post-course ont fini par être effacées, alimentant le sentiment d’incohérence au regard d’autres pénalités effectivement purgées en course par différents pilotes.

La défense d’Alpine : Gasly n’aurait jamais dépassé la limite

Alpine, l’équipe de Pierre Gasly, a obtenu gain de cause en faisant valoir que son pilote n’avait jamais franchi la limite pendant la course. Selon cette argumentation, les sanctions infligées après l’arrivée n’étaient donc pas justifiées, ce qui a conduit au rétablissement de Gasly à la troisième place.

Toto Wolff : une démarche pour être « à la table » des décisions

Au moment d’expliquer la décision initiale de lancer la procédure, Toto Wolff avait déclaré : « Nous avons demandé un droit de révision, parce que vous voulez simplement être assis à la table quand des décisions sont prises. »

Mais il reconnaissait aussi que l’issue pouvait être défavorable, parlant d’une tentative « très improbable ».

Moins de 48 heures avant l’audience, Mercedes se retire

À moins de 48 heures de la présentation de son dossier, Mercedes a finalement retiré sa demande. Pour qu’une telle procédure aboutisse, l’équipe aurait notamment dû produire un « élément nouveau significatif et pertinent ».

La FIA a confirmé jeudi soir que le dossier était clos : « Les commissaires ont été informés par l’équipe Mercedes-AMG Petronas F1 Team qu’elle retire la demande de révision concernant les décisions des commissaires du Grand Prix de Monaco 2026, infraction à l’article B1.6.3a du règlement FIA de Formule 1 en relation avec la voiture 63. »

McLaren et Red Bull poursuivent devant la Cour d’appel internationale

Si Mercedes renonce à toute action supplémentaire dans ce cadre, McLaren et Red Bull, eux, vont continuer la démarche en portant l’affaire devant la Cour d’appel internationale de la FIA.

Conclusion

Le retrait de Mercedes met fin à son volet de contestation, mais le débat sur l’application des pénalités et les voies de recours reste bien vivant, puisque d’autres équipes maintiennent la procédure. À l’avenir, la manière dont ces décisions seront clarifiées pourrait peser lourd dans la confiance accordée aux mécanismes sportifs en Formule 1.

Foire aux Questions

Qu’est-ce qu’une demande de révision (right of review) en Formule 1 ?

C’est une procédure permettant à une équipe de demander aux commissaires de réexaminer une décision, à condition d’apporter un élément nouveau jugé significatif et pertinent.

Pourquoi Mercedes contestait-elle le résultat du GP de Monaco 2026 ?

L’équipe était mécontente après la réintégration de Pierre Gasly à la troisième place, estimant qu’il fallait des explications sur l’annulation de ses pénalités alors que d’autres sanctions avaient été purgées en course.

Qu’est-ce qu’un drive-through ?

C’est une pénalité qui oblige le pilote à traverser la voie des stands à vitesse limitée, sans s’arrêter. Elle coûte généralement plus de temps qu’une pénalité de quelques secondes.

Quel était le point clé de la défense d’Alpine pour Pierre Gasly ?

Alpine a fait valoir que Gasly n’avait jamais dépassé la limite pendant la course, ce qui signifiait, selon l’équipe, qu’il ne méritait pas les sanctions infligées après l’arrivée.

Que se passe-t-il maintenant si McLaren et Red Bull vont en appel ?

L’affaire sera examinée par la Cour d’appel internationale de la FIA, une instance distincte des commissaires de course, qui peut se prononcer sur le litige porté devant elle.

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