Stellantis s’apprête à frapper fort en Formule E en s’assurant les services de Mitch Evans pour au moins les prochaines saisons. Au-delà du symbole, ce choix ressemble à la fois à une déclaration d’intention du groupe et à un mouvement particulièrement judicieux pour Evans, l’un des pilotes les plus reconnus du championnat électrique.

Un recrutement qui change la perception d’Opel en Formule E

En attendant une confirmation officielle du côté d’Opel, Mitch Evans est annoncé comme une recrue de premier plan pour une marque ambitieuse, qui s’apprêterait à lancer sa toute première campagne en Formule E. L’idée évoquée est celle d’un duo formé avec le rookie Théo Pourchaire, ce qui donnerait, sur le papier, une association à la fois robuste et excitante.

Et si les premiers signaux observés lors des essais de la future génération Gen4 sont représentatifs, ce tandem pourrait viser des victoires dès le début.

Tout ce qui a mené au plus grand mouvement de la Formule E en 2026

Pourquoi Evans était de toute façon sur le départ de Jaguar

Pour Evans, parvenir à un accord avec Stellantis aurait été marquant, non pas parce qu’il aurait « joué le marché » à la dernière minute, mais parce que lui et son entourage le font depuis longtemps, portés par des performances qui l’ont installé comme l’un des meilleurs pilotes du plateau.

Des velléités de départ déjà anciennes

Evans a déjà été proche de quitter Jaguar, notamment pour Porsche en 2021 et 2022. Il a aussi failli partir à la fin de la saison dernière, lorsque, malgré un contrat en cours, une atmosphère délétère et des tensions avec des figures clés chez Jaguar ont fait planer la menace d’une rupture plus précoce qu’attendu.

Dans les faits, une séparation à l’été 2026 semblait largement écrite. Depuis la fin de l’année dernière, Evans a échangé avec la majorité des équipes de la grille, ainsi qu’avec une structure sur le point d’arriver : la seconde entité officielle Porsche.

Un contexte Jaguar en pleine recomposition

Le décor a aussi changé à Jaguar. Phil Charles, moteur technique du projet Gen3, est parti fin 2023 pour Penske. Craig Wilson, issu du versant Fortescue Zero de l’organisation, s’est éclipsé peu après le départ du directeur d’équipe James Barclay, intervenu l’été dernier.

Sur le plan technique, Théophile Gouzin a été recruté depuis Nissan au début de cette année, mais son impact sur la conception globale du package Gen4 resterait limité d’un point de vue pratique.

Porsche, Nissan, Lola : pourquoi ces options n’ont pas été retenues

Des discussions ont bien existé avec la future deuxième équipe d’usine Porsche, mais la proximité d’une offre ferme reste floue. Surtout, une question de fond se pose : pourquoi Evans aurait-il rejoint une structure secondaire et fraîchement installée, et ce chez un constructeur réputé pour une gestion de course très marquée par la politique interne et la gestion des pilotes ?

À ce stade de sa carrière, avec un bilan conséquent chez Jaguar, cette option ne semblait pas réaliste, d’autant que Porsche est également décrite comme très connue pour des consignes d’équipe complexes, notamment avec son équipe cliente jugée la plus « malléable » : Cupra Kiro.

Nissan et Lola auraient également manifesté un intérêt, mais ces pistes ont finalement été écartées. Une destination se serait alors détachée nettement : Opel, via Stellantis.

Stellantis en Formule E : une situation complexe, un objectif simple

La présence de Stellantis en Formule E peut paraître labyrinthique : DS est sur une trajectoire de sortie tandis qu’Opel arrive, le tout sur fond de feuilleton autour de la licence MSG et de l’équipe Citroën, entrée formellement au début de la campagne en cours en récupérant la place précédemment occupée par MSG Maserati.

Mais, au-delà de cette complexité, la stratégie réelle de Stellantis est présentée comme limpide : gagner, et dominer.

Le groupe n’a pas atteint cet objectif depuis un certain temps, et cela aurait justement servi de déclencheur à un renforcement de l’engagement en vue de Gen4.

Les arguments techniques : l’héritage DS et la promesse Gen4

Même si la période Gen3 a été jugée tiède en résultats, Stellantis (via DS) avait auparavant pris une longueur d’avance sur la concurrence entre la fin de Gen1 et Gen2, en accumulant les titres. Le sacre 2018-2019 de Jean-Éric Vergne s’était accompagné du titre équipes pour DS Techeetah, avant un doublé la saison suivante grâce à António Félix da Costa.

Techniquement, DS a été décrite comme « sur une autre planète » pendant plusieurs saisons, avec un travail très poussé sur son propre système de freinage brake-by-wire, et une capacité d’anticipation stratégique attribuée notamment à Leo Thomas (alors ingénieur en chef, aujourd’hui numéro deux de Stellantis), à Clément Ailloud (stratégie énergétique) et au regretté Pascal Tortosa, dont l’inventivité a contribué à gagner de nombreux E-Prix.

Une partie de ce savoir-faire proviendrait aussi d’un héritage des années PSA, avec une compréhension de certains systèmes issue de programmes comme le Championnat du monde des rallyes de Citroën et le Championnat du monde des voitures de tourisme. Cette base a ensuite été enrichie en Formule E.

Pourquoi Gen4 peut avantager Stellantis

Avec Gen4, la lutte devrait devenir un combat à armes égales sur la compréhension et l’exploitation de systèmes tels que le différentiel actif et le contrôle de traction. Dans ce contexte, Stellantis est présenté comme bien placé pour être performant rapidement dès l’entrée en vigueur du nouveau règlement.

Tout ce qui a mené au plus grand mouvement de la Formule E en 2026

Un choix calculé pour Evans, avec un compromis important

Evans n’aurait pas précipité sa décision, conscient de sa valeur sur le marché. Certains chez Jaguar pourraient en sourire, compte tenu des échanges parfois acerbes qu’Evans a eus, ainsi que des retombées peu flatteuses associées aux complexités du London ExCeL en juillet 2024.

Evans est décrit comme un pilote qui ne recule ni en piste ni en dehors. Cet état d’esprit, combiné à ses résultats, aurait pu convaincre Stellantis de formuler une proposition difficile à refuser.

Il existe toutefois un revers notable : Evans ne devrait pas tester la voiture de développement avant août, juste avant la période d’homologation, à un moment où l’essentiel des essais de performance aura déjà été réalisé. Et ces roulages auront notamment été assurés par son ancien équipier chez Jaguar, Nick Cassidy.

Opel se dévoile et affiche ses ambitions

Malgré ce compromis, la signature d’Evans est présentée comme un véritable coup pour Opel. La marque a d’ailleurs été montrée aux médias dans une sorte de lancement discret à Paul Ricard la semaine dernière, avec une livrée d’essai si vive qu’elle aurait, selon la formule employée, pu être repérée par le vaisseau Artemis II un mois plus tôt.

Cette dynamique semble désormais entourer le nouveau détenteur de licence. Avec Evans bientôt pleinement intégré, Opel est dépeint comme capable de se positionner immédiatement aux avant-postes dès le début de l’ère Gen4.

Conclusion

Le pari Stellantis–Opel avec Mitch Evans se lit comme une opération à double détente : sécuriser un pilote de référence et se donner les moyens techniques et humains d’attaquer Gen4 avec des ambitions de victoire immédiates. Si la promesse se confirme en piste, 2026 pourrait marquer le début d’un nouveau rapport de force en Formule E, où l’audace et la préparation feront la différence.

Foire aux Questions

Qui est Mitch Evans en Formule E ?

Mitch Evans est un pilote majeur du plateau, réputé pour ses performances et son niveau de référence au sein du championnat. Son arrivée annoncée chez Stellantis via Opel est présentée comme une recrue « marqueur » pour 2026.

Pourquoi Evans quitte-t-il Jaguar ?

Le départ est lié à une combinaison de facteurs : des discussions de longue date avec plusieurs équipes, des tensions internes évoquées chez Jaguar en fin de saison dernière, et un contexte de changements importants dans l’organigramme technique et managérial.

Qu’est-ce que Gen4 et pourquoi c’est important pour 2026 ?

Gen4 désigne la prochaine génération technique de la Formule E. Le texte souligne notamment l’importance de systèmes comme le différentiel actif et le contrôle de traction, qui pourraient rebattre les cartes et récompenser les structures les mieux préparées.

Pourquoi Stellantis est-il associé à DS et à Opel en Formule E ?

La situation est décrite comme complexe, avec une phase de transition où DS est sur une trajectoire de sortie tandis qu’Opel arrive. Malgré ces mouvements, l’objectif attribué à Stellantis reste simple : viser la victoire et la domination sportive.

Quel est l’enjeu du calendrier d’essais pour Evans ?

Le principal inconvénient mentionné est qu’Evans ne devrait pas prendre le volant de la voiture de développement avant août, proche de l’homologation, après que la majorité des essais de performance auront déjà été effectués.

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