La première course de l’E-Prix de Monaco de Formule E a été marquée par un accrochage spectaculaire dans la lutte pour la troisième place. Antonio Félix da Costa a violemment critiqué Dan Ticktum après une manœuvre jugée dangereuse, qui a mis fin à sa course et déclenché une sanction immédiate des commissaires.

Ticktum qualifié de 'sale et dangereux' après l'accrochage de Monaco en Formule E

Accrochage à la Nouvelle chicane : la bataille pour le podium tourne court

En fin de course, da Costa revient sur un Dan Ticktum en difficulté de rythme, dans l’optique de lui ravir la troisième place. Les deux pilotes traversent d’abord un premier échange musclé, avant que da Costa ne bénéficie d’une meilleure sortie du tunnel à trois tours de l’arrivée.

À l’approche de la zone de freinage de la Nouvelle chicane, Ticktum semble modifier sa trajectoire. Le contact qui suit arrache la roue arrière gauche de la Jaguar et met un terme aux efforts de da Costa pour aller chercher le podium face au pilote Cupra Kiro.

Une sanction immédiate : 33 secondes et une chute au classement

L’incident est examiné immédiatement par les commissaires, qui infligent à Ticktum une pénalité de type drive-through convertie en temps : 33 secondes ajoutées à son résultat. Cette sanction le fait reculer de la troisième place sur la route à la 12e position au classement final.

Da Costa : un geste « inacceptable », « sale » et « très dangereux »

Après la course, da Costa demande à Ticktum de « se calmer », jugeant le geste « inacceptable ». Selon lui, sans recadrage, le pilote peut finir par considérer ce type de défense comme normal.

Da Costa va plus loin : « Au-delà d’être sale, c’est très, très dangereux. » Il affirme que ce n’était pas un cas isolé, parlant de la « troisième ou quatrième fois » qu’il voyait ce type de comportement. Il reconnaît aussi sa part de responsabilité : il dit s’en vouloir, car il s’attendait à une défense rugueuse et a tout de même tenté sa chance.

Dans son récit, le contexte de course compte : Ticktum serait « 2% en dessous », donc plus lent, et da Costa explique avoir senti l’opportunité d’un podium : en tant que pilote ambitieux, il dit l’avoir voulu.

Une discussion impossible sur le moment

Ticktum quitte le circuit immédiatement après la course, sans assurer ses engagements médias. Da Costa explique ainsi ne pas avoir pu échanger avec lui, alors qu’il souhaitait le faire.

Da Costa résume l’état d’esprit dans lequel il attendait une discussion : il espère entendre d’abord « je suis désolé », pour ensuite en parler. Dans le cas contraire — si la première phrase est « je ne suis pas désolé » — il estime ne pas avoir grand-chose à lui dire.

Prévenir plutôt que sanctionner après l’accident : le désaccord sur l’arbitrage

Da Costa indique également s’être rendu au bureau des commissaires après la course pour une « discussion informelle ». Il regrette une logique qui, selon lui, punit surtout une fois que le crash a eu lieu, plutôt que d’anticiper.

Il plaide pour des avertissements lorsque des pilotes bougent au freinage : si les commissaires voient des changements de ligne dans la zone de freinage, ils devraient, selon lui, prévenir. Ensuite, soit le pilote arrête, soit il est pénalisé. Il conclut que les commissaires ne partagent pas cette vision, et qu’il ne peut pas « argumenter avec des personnes qui n’ont pas le même point de vue ».

Kiro conteste la décision des commissaires

Du côté de Kiro, la pénalité ne passe pas. Le patron de l’équipe, Russell O’Hagan, dit ne « vraiment pas » penser que c’était la bonne décision. Il évoque « beaucoup de facteurs » et juge la décision « fondamentalement mauvaise », précisant que l’équipe est « très déçue ».

O’Hagan critique aussi le mécanisme sportif : ne pas faire monter les pilotes pour en discuter lui paraît problématique. Il comprend l’objectif d’établir l’ordre de course dans un délai raisonnable, mais dit que, pour Kiro, la décision « semble être la mauvaise ». Il estime que « cela manquait d’un peu de bon sens » et qu’il serait difficile de trouver quelqu’un dans la voie des stands qui soit d’accord avec le choix effectué.

Déficit d’énergie et manque d’adhérence : le contexte de course de Ticktum

Sur le plan technique, Ticktum disposait d’un déficit d’énergie par rapport à da Costa et souffrait aussi d’un manque de rythme lié à une absence d’adhérence. Un problème que lui et l’équipe ont, d’après les informations disponibles, généralement rencontré cette saison lorsque les pneus montent en température.

Colère à chaud, départ précipité et conséquences

Il est rapporté que Ticktum a laissé éclater sa colère dans sa salle de pilote après être revenu à son stand, avant de quitter la piste presque immédiatement.

Selon O’Hagan, cette colère avait deux causes principales : d’une part, la manière dont sa pole position, sa stratégie de course et ses difficultés d’adhérence se sont enchaînées ; d’autre part, les incidents avec da Costa.

O’Hagan ajoute que l’équipe savait « en quelque sorte » que mener en début de course était plus une stratégie de podium qu’une stratégie de victoire. Il comprend la frustration de Ticktum face à la pénalité, tout en estimant que, à ce moment-là, Dan se sentait encore dans une position solide.

Concernant le fait d’avoir quitté le circuit avant d’honorer ses engagements médias, O’Hagan indique que la situation « aura des implications, c’est sûr ». Il précise que l’équipe est en communication avec lui, que la réaction émotionnelle est « normale » et que cela va se calmer. Il conclut qu’il faut trouver, ensemble, une manière de mieux gérer certaines déceptions, afin de contribuer au lendemain — un travail qui, dit-il, est déjà en cours.

Conclusion

Entre contact en pleine lutte pour le podium, débat sur la manière d’arbitrer les défenses au freinage et gestion de la frustration, l’épisode de Monaco laisse des traces des deux côtés. La suite se jouera autant dans les décisions en piste que dans la capacité à transformer la tension du jour en performance dès la prochaine course.

Foire aux Questions

Qu’est-ce qu’une pénalité de drive-through convertie en temps en Formule E ?

Lorsqu’une pénalité ne peut pas être effectuée en piste (ou que la course est trop avancée), elle peut être convertie en secondes ajoutées au résultat final. Ici, la sanction a été fixée à 33 secondes, ce qui a fait reculer Dan Ticktum de la 3e à la 12e place.

Pourquoi un changement de ligne au freinage est-il considéré comme dangereux ?

À l’approche d’un gros freinage, les écarts de vitesse sont importants et les distances se réduisent très vite. Si le pilote devant modifie sa trajectoire tardivement dans la zone de freinage, cela augmente fortement le risque de contact.

Que signifie un « déficit d’énergie » en Formule E ?

En Formule E, l’énergie disponible est un paramètre clé : un déficit peut limiter la capacité à attaquer ou à défendre, car il faut gérer la consommation pour terminer la course. Dans ce cas, Ticktum était indiqué comme ayant moins d’énergie que da Costa.

Pourquoi la surchauffe des pneus peut-elle entraîner un manque d’adhérence ?

Quand les pneus chauffent trop, ils peuvent perdre en efficacité, ce qui se traduit par moins de grip et une baisse du rythme. Il est indiqué que Ticktum et son équipe ont connu ce type de difficulté cette saison lorsque les pneus deviennent très chauds.

Quelles conséquences peut avoir le fait de quitter le circuit avant les engagements médias ?

Le responsable de l’équipe indique que cela « aura des implications ». Sans détailler lesquelles, cela souligne qu’au-delà de l’incident en piste, le comportement après course peut aussi avoir un impact sur la suite.

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