Sergio Perez prĂ©pare son retour en Formule 1 avec Cadillac, dĂ©terminĂ© Ă  se dĂ©lester des derniers poids laissĂ©s par une fin de parcours agitĂ©e chez Red Bull fin 2024. Dans une interview enregistrĂ©e en novembre mais publiĂ©e dĂ©but janvier, le Mexicain explique qu’à Milton Keynes, il avait le sentiment que « tout Ă©tait un problĂšme » avec lui.

🚀 Un retour en F1 avec Cadillac aprĂšs une annĂ©e Ă  l’écart

Perez revient sur la grille cette annĂ©e aprĂšs une saison sur la touche. Red Bull avait choisi de l’écarter pour 2025, convaincu – Ă  tort – que Liam Lawson, puis Yuki Tsunoda, obtiendraient de meilleurs rĂ©sultats que ceux de Perez lors d’une campagne 2024 devenue de plus en plus difficile.

Aux cĂŽtĂ©s de Valtteri Bottas, Perez bĂ©nĂ©ficie ainsi d’un vĂ©ritable sursis en fin de carriĂšre, probablement l’ultime chapitre de son parcours en Formule 1. Tous deux seront les figures d’expĂ©rience du projet Cadillac soutenu par General Motors, et Perez se montre trĂšs confiant sur le potentiel de l’équipe Ă  devenir l’une des structures majeures du plateau.

Les derniÚres critiques de Perez envers Red Bull expliquées

🧹 « Tout Ă©tait un problĂšme » : la charge la plus directe de Perez

Le sextuple vainqueur en F1 veut que sa contribution au dĂ©veloppement de Cadillac soit son hĂ©ritage, bien plus que la fin sans Ă©clat de son aventure Red Bull. Pourtant, il Ă©tait encore visiblement en train de digĂ©rer cette pĂ©riode Ă  la fin de l’annĂ©e derniĂšre.

Dans un podcast mexicain, Perez résume ainsi son ressenti :

« Chez Red Bull, tout était un problÚme. »

Il ajoute :

« Si j’allais trop vite, c’était un problĂšme, parce que ça crĂ©ait Ă©videmment une atmosphĂšre trĂšs tendue chez Red Bull.

Si j’étais plus rapide que Max, c’était un problĂšme. Si j’étais plus lent que Max, c’était un problĂšme [rires].

Donc, tout Ă©tait un problĂšme. J’ai aussi beaucoup appris. Dans les circonstances oĂč je suis, au lieu de me plaindre, je dois faire de mon mieux et en tirer le maximum. »

🧠 « J’étais une distraction » : la pression, la confiance et le “projet Max”

Ces propos s’inscrivent dans un rĂ©cit que Perez a dĂ©jĂ  dĂ©roulĂ© ces derniers mois sur son dĂ©clin chez Red Bull Ă  l’ùre des monoplaces Ă  effet de sol (2022-2024). Il rĂ©pĂšte notamment que certaines Ă©volutions l’ont pĂ©nalisĂ©, et dit avoir rejoint un « projet fait pour Max ». Il rĂ©affirme aussi une dĂ©claration qu’il attribue Ă  Christian Horner, selon laquelle Red Bull ne courrait avec deux voitures que parce que le rĂšglement l’y oblige.

Perez Ă©voque Ă©galement la perte progressive de confiance avec la voiture et le sentiment de vulnĂ©rabilitĂ© nourri, selon lui, par les actes et les commentaires du team. Sur l’aspect psychologique, il estime que « seul quelqu’un de mentalement fort peut survivre Ă  quelque chose comme ça » quand on a « toute son Ă©quipe contre soi publiquement ».

Sur le fond technique, il est prĂ©sentĂ© comme Ă©tabli que l’orientation du dĂ©veloppement sur cette pĂ©riode a rĂ©guliĂšrement transformĂ© des voitures plutĂŽt dociles – avec lesquelles Perez pouvait ĂȘtre performant – en monoplaces plus exigeantes Ă  piloter (mais plus rapides), davantage adaptĂ©es au style de Max Verstappen, ce qui a compliquĂ© la tĂąche de Perez au fil des saisons.

Cette spirale a contribuĂ© Ă  la fin de son aventure Red Bull et a abĂźmĂ© sa rĂ©putation. MĂȘme si chacun n’a pas la mĂȘme lecture de son niveau exact de compĂ©titivitĂ© face Ă  Verstappen au dĂ©but de 2022 et 2023, le dĂ©roulĂ© des Ă©vĂ©nements et le fait que Red Bull l’ait publiquement ciblĂ© sont difficiles Ă  contester.

Perez résume la mécanique de la pression :

« Toute cette pression commence, et c’était trĂšs dur, parce que
 bon, qui est coupable ? Le pilote. »

Il poursuit en expliquant la nature des reproches :

« Parce que tu n’es pas concentrĂ©, parce que tu fais beaucoup de publicitĂ©s ou parce que tu fais d’autres choses. »

Dans ce contexte, l’article rappelle notamment les commentaires trĂšs critiquĂ©s d’Helmut Marko, qui avait attribuĂ© l’inconstance de Perez Ă  une supposĂ©e “mentalitĂ© mexicaine”, en l’ayant de surcroĂźt mal identifiĂ© gĂ©ographiquement dans ses propos, ce qui avait aggravĂ© la polĂ©mique.

Marko, tout comme Horner, Adrian Newey et d’autres figures seniors, ont quittĂ© Red Bull au cours des deux derniĂšres saisons. Et, comme Perez le pressentait, ses successeurs aux cĂŽtĂ©s de Verstappen ont Ă©chouĂ©, tandis qu’un troisiĂšme jeune pilote (Isack Hadjar) a Ă©tĂ© promu pour 2026.

Perez raconte aussi une discussion lors de ses adieux avec Horner :

« Je me souviens que, quand j’étais dans mes adieux avec Christian, je lui ai dit : “HĂ©, Christian, qu’est-ce que tu vas faire quand ça ne marchera pas avec Liam ?”

“Eh bien, il y a Yuki.” Et qu’est-ce que tu vas faire quand ça ne marchera pas ? “Non, on a beaucoup de pilotes.”

Je lui ai dit : eh bien, tu vas tous les utiliser. Il a dit : “Oui, je sais.” »

Il ajoute que l’annĂ©e Ă©tait lourde en pression, que Horner avait « des problĂšmes », et que cela faisait aussi de lui une « distraction » :

« Personne ne parlait d’autre chose que de moi, de mes performances, de Ă  quel point j’étais mauvais. »

🎯 Une derniĂšre pique
 mais un regard tournĂ© vers l’avenir

Ce qui s’est passĂ© depuis chez Red Bull peut nourrir une forme de satisfaction amĂšre. Pourtant, Perez dit surtout regretter que « tout ait Ă©tĂ© dĂ©truit » chez Red Bull – pour l’organisation dans son ensemble, pas uniquement pour lui – alors que l’équipe, selon lui, avait « tout pour dominer pendant les dix prochaines annĂ©es ».

Difficile de ne pas voir lĂ  une nouvelle attaque, possiblement l’une des derniĂšres. Mais Perez insiste aussi Ă  plusieurs reprises sur sa gratitude envers Red Bull, et sur la qualitĂ© de ses relations avec des personnes au sein de l’équipe et au sommet du groupe.

L’interview n’a pas surgi de nulle part : elle attire surtout l’attention en raison de sa date de publication. À mesure que 2025 avançait et que son retour se prĂ©cisait, Perez avait dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  lĂącher plusieurs commentaires de plus en plus piquants sur son dĂ©part, son traitement et l’image laissĂ©e par sa fin d’aventure.

Le fait que l’entretien ait Ă©tĂ© enregistrĂ© en novembre, puis publiĂ© seulement dĂ©but janvier, a créé l’impression malheureuse qu’il s’attardait encore sur le passĂ©, au moment oĂč il devrait se concentrer sur Cadillac. Le calendrier rend l’ensemble plus frappant : dĂ©but janvier 2026, Ă  quelques semaines des premiers vrais tours de roue avec sa nouvelle Ă©quipe, parler aussi frontalement d’évĂ©nements vieux de plus d’un an peut sembler Ă©trange.

Mais il serait, dans une certaine mesure, injuste d’en conclure qu’il sacrifie son focus Cadillac Ă  une rancƓur Red Bull : enregistrĂ© en novembre, cela s’inscrivait dans une sĂ©rie d’entretiens de “retour” oĂč il exprimait des idĂ©es similaires. PubliĂ© plus tĂŽt, l’épisode aurait fait parler, mais aurait ressemblĂ© Ă  un chapitre de plus d’un rĂ©cit dĂ©jĂ  connu. Sorti dĂ©but janvier, dans une pĂ©riode plus calme, il bĂ©nĂ©ficie de plus d’écho et donne davantage l’impression d’une attaque prĂ©mĂ©ditĂ©e qu’il ne l’était probablement.

Perez laisse entendre que ce genre de dĂ©claration pourrait se rarĂ©fier maintenant que sa pĂ©riode hors grille est terminĂ©e : la seule façon d’avancer, c’est d’avancer. Et il veut Ă©crire cette suite avec Cadillac, qui deviendra, pour le meilleur ou pour le pire, le nouveau chapitre majeur de son histoire en F1.

Il se projette aussi sur le plan personnel :

« [Je suis excité] de profiter de cette étape avec ma famille, avec mes enfants. »

« Mes enfants sont dĂ©jĂ  Ă  un stade plus mĂ»r et je veux qu’ils me voient, parce que j’ai toujours essayĂ© de leur transmettre ce qu’est l’engagement, ce qu’est le dĂ©vouement, ce qu’est la pression, ce que ça signifie de vouloir quelque chose, ce que ça signifie de gagner un trophĂ©e et ce que ça coĂ»te.

Je veux les emmener plus. C’est ça qui m’excite le plus : en profiter beaucoup, beaucoup plus avec ma famille, avec mes enfants, avec ma femme aussi. Il y avait tellement de pression chez Red Bull qu’on a oubliĂ© d’en profiter. »

đŸ§© Le dĂ©tail en plus : Red Bull a envisagĂ© de casser son contrat en 2024

Parmi les Ă©lĂ©ments nouveaux, Perez admet finalement que Red Bull a envisagĂ© d’annuler son contrat en plein milieu de la saison 2024. À l’époque, quand cette possibilitĂ© avait Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e avant la trĂȘve estivale, cela avait Ă©tĂ© critiquĂ© comme de la spĂ©culation et jugĂ© faux.

L’histoire ouvre aussi un “et si ?” sur la fin de sa saison, lorsque Red Bull lui a accordĂ© une derniĂšre chance sur les derniers Grands Prix.

đŸŽïž Bakou 2024 : un plancher, un pic de performance
 puis l’accrochage

AprĂšs que Red Bull a commencĂ© Ă  progresser sur la mise au point, avec Verstappen rejoignant Perez dans l’idĂ©e que la voiture Ă©tait trop difficile Ă  piloter autour de l’étĂ© 2024, Perez a montrĂ© un meilleur visage qu’il n’avait affichĂ© depuis des mois. Il a notamment Ă©tĂ© trĂšs solide en AzerbaĂŻdjan avec un plancher amĂ©liorĂ© : il y Ă©tait plus rapide que Verstappen et semblait en mesure de le battre.

Mais il a percutĂ© Carlos Sainz inutilement tout Ă  la fin de la course, perdant une opportunitĂ© de podium trĂšs probable. Perez affirme qu’il aurait gagnĂ© cette course : cette affirmation est prĂ©sentĂ©e comme incorrecte, mĂȘme si la prestation restait clairement bien meilleure que ce qu’il avait produit sur une longue pĂ©riode.

Pour Perez, le point de bascule est clair : aprĂšs avoir dĂ©truit la voiture dans l’accrochage avec Sainz, il dit ne « plus avoir retouchĂ© ce plancher » ensuite.

« Les évolutions ont continué, mais tout était pour Max », affirme-t-il.

Et il conclut sur l’impact direct :

« Donc, Ă  partir de lĂ , j’étais dĂ©jĂ  Ă  deux, trois courses, quatre courses, cinq courses de retard, et je n’ai plus jamais eu cette voiture. Qu’est-ce qui se serait passĂ© ? Qui sait ? »

📈 Un retour qui referme la plaie
 et revalorise son annĂ©e 2024

MĂȘme s’il reste une amertume sur certains aspects de son passage chez Red Bull, Perez n’a pas passĂ© 2025 Ă  ruminer, ni quittĂ© la F1 “en pansements”. Sinon, il ne reviendrait pas.

Son centre de gravitĂ© est dĂ©sormais 2026 et Cadillac. Ce dĂ©fi lui apportera une forme de clĂŽture, d’autant que les difficultĂ©s rencontrĂ©es par Lawson et Tsunoda ont, paradoxalement, renforcĂ© l’image de Perez : elles ont encouragĂ© une relecture de son annĂ©e 2024, dont les rĂ©sultats paraissaient trĂšs faibles Ă  chaud, mais restaient malgrĂ© tout supĂ©rieurs Ă  ceux de ses remplaçants.

Perez va mĂȘme jusqu’à qualifier de façon provocatrice 2025 comme sa meilleure “annĂ©e” :

« Je pense que ça a Ă©tĂ© ma meilleure annĂ©e en Formule 1, celle oĂč je n’ai pas couru et celle oĂč tout le monde a rĂ©alisĂ© Ă  quel point j’avais rĂ©ussi », dit-il Ă  propos de 2025.

« Et aujourd’hui, ça [ce qui a Ă©tĂ© accompli chez Red Bull] a beaucoup plus de valeur. »

🔚 Conclusion

Entre rĂšglements de comptes, dĂ©tails techniques et poids de la pression interne, Sergio Perez semble surtout vouloir transformer un dĂ©part douloureux en carburant pour un nouveau projet. Avec Cadillac, il joue une derniĂšre grande carte : celle d’un retour qui ne se contente pas de rĂ©parer le passĂ©, mais qui construit quelque chose de durable. La suite se dĂ©cidera en piste — et c’est exactement lĂ  qu’il veut Ă©crire son avenir.

Foire aux Questions

Pourquoi Sergio Perez revient-il en Formule 1 avec Cadillac ?

AprĂšs une saison sans courir en 2025, Perez revient comme pilote expĂ©rimentĂ© du projet Cadillac soutenu par General Motors. Il voit ce programme comme une opportunitĂ© de bĂątir quelque chose d’important et de laisser un hĂ©ritage diffĂ©rent de sa fin chez Red Bull.

Qu’est-ce que Perez reproche le plus Ă  Red Bull dans ses dĂ©clarations ?

Il dĂ©crit un climat oĂč, selon lui, « tout Ă©tait un problĂšme », qu’il soit plus rapide ou plus lent que Max Verstappen. Il Ă©voque aussi une pression publique et le sentiment d’avoir Ă©tĂ© tenu responsable des difficultĂ©s.

Pourquoi les évolutions techniques ont-elles pu le pénaliser ?

Sur la période 2022-2024, la direction de développement aurait rendu la voiture plus délicate à piloter tout en la rendant plus rapide, ce qui a davantage correspondu à Verstappen. Perez explique que cela a progressivement réduit sa confiance et sa performance.

Que s’est-il passĂ© au Grand Prix d’AzerbaĂŻdjan 2024 ?

Perez dit qu’avec un plancher amĂ©liorĂ©, il Ă©tait trĂšs compĂ©titif et plus rapide que Verstappen, avec une chance rĂ©elle de le battre. Mais un accrochage avec Carlos Sainz Ă  la fin de la course lui a coĂ»tĂ© un podium probable, et il affirme ne plus avoir rĂ©cupĂ©rĂ© ensuite ce mĂȘme plancher.

Pourquoi l’interview publiĂ©e dĂ©but janvier 2026 a-t-elle fait autant de bruit ?

Parce qu’elle est sortie Ă  un moment trĂšs calme de l’actualitĂ©, et Ă  quelques semaines des premiers roulages marquants avec Cadillac, donnant l’impression que Perez regardait encore en arriĂšre. Or l’entretien avait Ă©tĂ© enregistrĂ© en novembre, dans une phase oĂč il enchaĂźnait dĂ©jĂ  ce type de prises de parole.

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