đ§Ș Sepang 2026 : six enseignements majeurs du test MotoGP

đ§Ș Sepang 2026 : six enseignements majeurs du test MotoGP
Le test MotoGP de Sepang (trois jours) qui lance rĂ©ellement la saison 2026 a marquĂ© le retour trĂšs attendu de Marc Marquez. Mais câest son frĂšre Alex qui a signĂ© la rĂ©fĂ©rence au chrono.
Et malgrĂ© des discours globalement optimistes chez les constructeurs (Ă lâexception de Yamaha et dâun projet encore trĂšs jeune), les tendances de fond nâont pas Ă©tĂ© bouleversĂ©es : les cinq Ducati prĂ©sentes ont intĂ©grĂ© le top 7 au classement combinĂ©.
Au-delĂ du temps au tour, que faut-il retenir de ce test ? Voici les principaux enseignements.
đ Ducati fait peur⊠surtout en rythme de sprint
Comme toujours, lâimage du tour rapide en fin dâessai est Ă prendre avec prudence. Et mĂȘme si les Desmosedici se sont retrouvĂ©es au premier plan, lâavantage de Ducati sur un tour nâa pas paru aussi Ă©crasant que lâan dernier.
Mais sur la durĂ©e, câest une autre histoire.
Les simulations de course de jeudi â surtout celles de Pecco Bagnaia, et plus encore dâAlex Marquez (avec Marc Marquez Ă©galement dans le coup) â ont clairement remis une dose de rĂ©alisme chez des adversaires qui espĂ©raient un rapprochement franc.
Simulations de sprint par moyenne au tour (et nombre de tours)
1 Alex Marquez, 1m58.028s (10)
2 Pecco Bagnaia, +0.139s (10)
3 Marc Marquez, +0.261s (10)
4 Pedro Acosta, +0.648s (10)
5 Marco Bezzecchi, +0.909s (10)
6 Joan Mir, +0.965s (11)
7 Johann Zarco, +1.307s (11)
8 Jack Miller, +1.396s (10)
9 Enea Bastianini, +1.404s (9)
10 Luca Marini, +1.567s (11)
11 Ai Ogura, +1.638s (7)
Plusieurs nuances sâimposent. Ducati a clairement attaquĂ© avec des pneus frais, alors que Marco Bezzecchi a roulĂ© avec du pneu trĂšs usĂ© â ce qui ne dĂ©clenche pas dâinquiĂ©tude particuliĂšre chez Aprilia.
Dâautres Ă©lĂ©ments brouillent aussi la lecture : Ai Ogura Ă©tait malade, Enea Bastianini a subi de fortes vibrations Ă lâavant et Ă lâarriĂšre, et les Honda ont toutes fait 11 tours alors que le sprint en Malaisie en compte 10.
Ă noter Ă©galement : Ducati Ă©tait dĂ©jĂ trĂšs performante sur les simulations de sprint au mĂȘme test lâannĂ©e derniĂšre.
Mais lâambiance a quand mĂȘme changĂ© : un peu plus de luciditĂ© froide, un peu moins dâoptimisme.
Pedro Acosta a reconnu que le rythme sur sprint nâĂ©tait pas optimal â tout en admettant que Ducati avait une marche dâavance. Joan Mir a Ă©tĂ© trĂšs direct : « CâĂ©tait bien mais si tu regardes le rythme des Ducati, surtout Alex â on est loin, hein ? On est loin. On a progressĂ© par rapport Ă lâan dernier, ce nâest pas un mauvais rythme, mais je pense que Ducati a fait un pas cet hiver. »
Mir estime que Honda souffre encore dâun dĂ©ficit dâadhĂ©rence. « Si demain câest une course, je pense quâon peut se battre pour un top 5, top 4, mais pas beaucoup plus », a-t-il ajoutĂ©, en plaisantant que sâil tentait de suivre le meilleur tour dâAlex Marquez en simulation (1m57.295s), « le tour dâaprĂšs câest 2m01s parce que je cuis le pneu complĂštement ».
đČđŸ Si le GP de Malaisie avait lieu demain, lâhomme Ă battre serait⊠Alex Marquez
Oui : Alex, pas Marc.
Ce test a marquĂ©, plus ou moins, lâintĂ©gration officielle du jeune Marquez au pĂ©rimĂštre « usine » Ducati au sens du dĂ©veloppement. Il nâest pas sous contrat direct Ducati, mais il a Ă©tĂ© promu sur une moto aux derniĂšres spĂ©cifications, et participe donc au travail dâĂ©volution.
La grande question technique cĂŽtĂ© Ducati Ă Sepang concernait lâaĂ©rodynamique : les pilotes ont alternĂ© diffĂ©rentes versions Ă lâavant et sur les flancs, avec des Ă©lĂ©ments 2024, 2025, et les nouveautĂ©s 2026.
Une dĂ©cision dâhomologation devra intervenir avant le dĂ©but de saison, et devrait arriver tĂŽt au prochain test en ThaĂŻlande. Certaines tendances se dessinent dĂ©jĂ (et, par exemple, la version 2026 avec un avant plus « tombant » ne semble pas particuliĂšrement privilĂ©giĂ©e).
Dans ce contexte, Alex nâest plus un simple pilote satellite chargĂ© dâenchaĂźner les tours sur une spĂ©cification figĂ©e : il est dĂ©sormais impliquĂ© dans des choix de direction.
Mais ces responsabilitĂ©s supplĂ©mentaires ne lâont pas ralenti. SpĂ©cialiste reconnu de Sepang, il a posĂ© une rĂ©fĂ©rence Ă la fois sur un tour et sur la distance « sprint ».
Fait marquant : il nâĂ©tait mĂȘme pas pleinement satisfait de sa simulation.
« Je pense que jâai poussĂ© un peu trop [au dĂ©but] », a-t-il expliquĂ©. « Ensuite, jâai fait des erreurs, câest la premiĂšre simulation quâon fait cette annĂ©e, donc⊠jâai fait trop dâerreurs, des petites mais trop, et une grosse. Jâai perdu lĂ une seconde ou plus. Je pense quâon est un peu mieux que lâan dernier, un peu plus compĂ©titifs, pas un grand pas. »
đ Marc Marquez revient, mais Ă©volue encore en gestion
De retour sur une MotoGP pour la premiĂšre fois depuis Mandalika en octobre dernier, Marc Marquez a Ă©tĂ© immĂ©diatement compĂ©titif â sans ĂȘtre spectaculaire, mais uniquement au regard de ses propres standards.
« On doit sâamĂ©liorer. Parce quâil y a deux-trois pilotes qui sont plus rapides que nous », a-t-il reconnu aprĂšs le test.
Le premier est clairement Alex Marquez. Le deuxiĂšme, presque aussi clairement, est Bagnaia â qui serait lui aussi un candidat naturel Ă la victoire si un grand prix avait eu lieu Ă Sepang ce week-end.
Bagnaia pense avoir peut-ĂȘtre mal choisi le timing de sa simulation de qualification par rapport Ă lâĂ©tat de la piste. Il a aussi manquĂ© dâadhĂ©rence sur lâavant en fin de simulation de sprint. Mais il rĂ©pĂšte quâil a davantage confiance sur lâavant de cette moto que sur celle de 2025 qui lâavait mis en difficultĂ© pendant une saison 2025 cauchemardesque.
Le troisiĂšme nom, trĂšs probablement, est Bezzecchi : lâAprilia nâest pas censĂ©e ĂȘtre exceptionnelle Ă Sepang, mais il a Ă©tĂ© discrĂštement rapide, avant de sortir un tour trĂšs convaincant sur la fin.
Au final, Marc peut accepter dâĂȘtre derriĂšre son frĂšre et son Ă©quipier sur ce tracĂ© : il lâa clairement laissĂ© entendre. Sepang ne lui convient pas particuliĂšrement, donc pas de panique Ă bord.
Et il nâest pas encore totalement prĂȘt physiquement, surtout avec la charge dâun gros kilomĂ©trage dâessais. Il a admis que sa position sur la moto nâĂ©tait plus correcte en fin de test.
đ Des inquiĂ©tudes qui remontent Ă la surface
La plupart des pilotes se disent « heureux » Ă la fin de chaque test. Sans accuser qui que ce soit, il est probable que certains aient enjolivĂ© la rĂ©alitĂ© au fil des annĂ©es â et peut-ĂȘtre encore ici.
Un pilote nâa pas cherchĂ© Ă masquer ses difficultĂ©s : Ai Ogura. Le pilote Trackhouse a admis ne pas ĂȘtre « trĂšs heureux » et ne pas aller aussi vite quâil lâespĂ©rait.
Sa simulation de sprint a Ă©tĂ© compliquĂ©e, son tour rapide Ă©tait davantage dans le match mais sans ĂȘtre brillant, et sa vitesse de passage en courbe nâĂ©tait pas au niveau voulu. Ă dĂ©charge : il Ă©tait visiblement malade (un rhume), mĂȘme sâil a prĂ©cisĂ© que « sur la moto ça allait, pas Ă 100% mais suffisamment pour rouler ».
Son coĂ©quipier Raul Fernandez sâest montrĂ© plus en forme â et en meilleure santĂ© â mais a convenu que la performance sur un tour ne se mettait pas encore en place.
Autre cas prĂ©occupant : Brad Binder (KTM) a semblĂ© en difficultĂ© lorsquâil sâagissait de signer un chrono. Câest un signal inquiĂ©tant, car il avait perdu 0-22 face Ă Acosta en qualifications lâan passĂ©, et câĂ©tait de loin lâĂ©lĂ©ment le plus lourd dans une saison dĂ©cevante.
« Bien sĂ»r que jâaurais voulu ĂȘtre beaucoup plus rapide », a-t-il concĂ©dĂ©. Il se sent plus Ă lâaise sur la moto, mais nâa pas encore rĂ©ussi Ă transformer ce confort en performance au chrono.
Johann Zarco (LCR Honda) a, lui, semblĂ© un peu mieux jeudi, mais des points dâinterrogation persistent. Il a opposĂ© la confiance affichĂ©e par les pilotes officiels Mir et Luca Marini sur les deux premiers jours Ă son propre ressenti « compromis », dans la continuitĂ© dâune tendance inquiĂ©tante observĂ©e sur la seconde moitiĂ© de 2025 â pĂ©riode durant laquelle il nâavait pas trouvĂ© lâaccord avec la Honda amĂ©liorĂ©e.
Il a senti une progression lors de sa derniĂšre journĂ©e, tout en soulignant quâil « ne peut pas copier » les motos de Mir et Marini, mĂȘme si leurs retours sont trĂšs positifs.
đ€ Toprak dĂ©couvre ses premiĂšres vraies difficultĂ©s dâadaptation
Le rookie Pramac Yamaha Toprak Razgatlioglu avait dĂ©marrĂ© sa vie en MotoGP de façon presque trop parfaite lors des tests de fin de saison lâan dernier. Mais cinq jours Ă Sepang (trois en shakedown, deux en test) ont ramenĂ© des rĂ©alitĂ©s plus dures sur lâampleur de la marche Ă franchir depuis le WorldSBK.
Razgatlioglu a admis ĂȘtre « en colĂšre » en regardant la feuille des temps, avec au final un retard de 3 secondes sur les meilleurs. LâĂ©cart a nettement fondu lâaprĂšs-midi, mais il est restĂ© au-dessus de son objectif.
« Jâattendais un [1m]57[s]. Mais je nâai pas fait 57. Je me suis dit peut-ĂȘtre que je ferais 57.7-57.6, mais aujourdâhui quand jâai commencĂ© câĂ©tait trĂšs difficile, et ma motivation baissait. Parce que je roulais comme avant et le temps ne venait pas », a-t-il expliquĂ©.
Le passage de Pirelli Ă Michelin impose encore une reprogrammation de son style. Si lâavant et lâentrĂ©e de courbe au freinage Ă©taient identifiĂ©s comme deux gros chantiers, câest surtout la gestion du patinage de la roue arriĂšre qui lâa piĂ©gĂ© ici.
Il sait quâatteindre un niveau vraiment compĂ©titif pourrait prendre jusquâau dĂ©but de la saison europĂ©enne, fin avril.
đŻ Yamaha : premiers repĂšres, mais une Ă©quation encore fragile
Le forfait sur blessure de Fabio Quartararo et les motos immobilisĂ©es mercredi pendant lâenquĂȘte sur un problĂšme technique ont Ă©tĂ© les deux gros titres du cĂŽtĂ© Yamaha â et aucun nâest positif.
Mais quel « bon titre » peut viser Yamaha aujourdâhui â et Ă quelle distance est-on dâun niveau acceptable ?
Sur le plan des chiffres, les repĂšres disponibles sont : un meilleur tour en 1m57.580s sur lâensemble shakedown + test (Alex Rins) et une simulation de sprint rĂ©alisĂ©e par Jack Miller.
Le tour rapide nâa rien dâexceptionnel. Sur ce test, les quatre autres constructeurs ont soit lĂ©gĂšrement progressĂ© par rapport au mĂȘme rendez-vous lâan dernier (Ducati, KTM), soit beaucoup progressĂ© (Honda, Aprilia) â alors que Yamaha est restĂ© nettement derriĂšre le 1m56.724s de Quartararo rĂ©alisĂ© en 2025.
Mais cette moto est trĂšs rĂ©cente, et le pilote le plus rapide du projet nâĂ©tait pas en piste. Et la simulation de sprint de Miller a Ă©tĂ© suffisamment correcte, le pilote Pramac saluant notamment le comportement de la moto en fin de relais.
La question est donc : cette nouvelle moto peut-elle se battre avec quelquâun, surtout avant lâĂ©volution V4 annoncĂ©e en dĂ©but de saison, censĂ©e apporter une vitesse de pointe nĂ©cessaire ?
DâaprĂšs ce que montre Sepang : peut-ĂȘtre â et ce « peut-ĂȘtre » est peut-ĂȘtre suffisant pour lâinstant.
đ Classement complet du test de Sepang
1 Alex Marquez (Ducati) 1m56.402s, 154 tours
2 Marco Bezzecchi (Aprilia) +0.124s, 153 tours
3 Fabio Di Giannantonio (Ducati) +0.383s, 139 tours
4 Marc Marquez (Ducati) +0.387s, 117 tours
5 Joan Mir (Honda) +0.472s, 128 tours
6 Francesco Bagnaia (Ducati) +0.527s, 139 tours
7 Franco Morbidelli (Ducati) +0.581s, 137 tours
8 Pedro Acosta (KTM) +0.714s, 144 tours
9 Maverick Vinales (KTM) +0.724s, 153 tours
10 Raul Fernandez (Aprilia) +0.843s, 134 tours
11 Enea Bastianini (KTM) +0.888s, 127 tours
12 Ai Ogura (Aprilia) +0.924s, 168 tours
13 Luca Marini (Honda) +1.163s, 137 tours
14 Alex Rins (Yamaha) +1.178s, 77 tours
15 Brad Binder (KTM) +1.188s, 141 tours
16 Johann Zarco (Honda) +1.199s, 139 tours
17 Fabio Quartararo (Yamaha) +1.467s, 24 tours
18 Jack Miller (Yamaha) +1.754s, 92 tours
19 Toprak Razgatlioglu (Yamaha) +1.924s, 84 tours
20 Diogo Moreira (Honda) +2.074s, 107 tours
21 Lorenzo Savadori (Aprilia) +2.164s, 120 tours
22 Augusto Fernandez (Yamaha) +2.876s, 36 tours
23 Andrea Dovizioso (Yamaha) +4.279s, 38 tours
đź Conclusion
Sepang nâa pas renversĂ© la table : Ducati reste la rĂ©fĂ©rence, et son rythme sur sprint continue dâimposer le respect. Le fait marquant, câest lâautoritĂ© dâAlex Marquez â y compris dans un rĂŽle plus impliquĂ© dans le dĂ©veloppement â tandis que Marc Marquez revient en gĂ©rant encore sa condition.
DerriĂšre, certains projets montrent des progrĂšs (notamment Honda et Aprilia au chrono), mais les zones dâombre demeurent pour Yamaha et pour plusieurs pilotes en quĂȘte de performance sur un tour. Prochain rendez-vous : la ThaĂŻlande, oĂč les choix techniques et les confirmations sur la hiĂ©rarchie prendront une autre dimension.
â Foire aux Questions
đ Câest quoi une « simulation de sprint » en MotoGP ?
Câest une sĂ©rie de tours enchaĂźnĂ©s avec une approche proche dâune course sprint (intensitĂ©, gestion des pneus). Ă Sepang, ces simulations ont mis en Ă©vidence un avantage Ducati sur la durĂ©e, surtout pour Alex Marquez et Bagnaia.
đ§© Pourquoi les temps sur un tour ne suffisent pas Ă juger un test ?
Parce que les conditions varient (piste, vent, tempĂ©rature), les pneus utilisĂ©s ne sont pas les mĂȘmes (frais ou trĂšs usĂ©s), et les programmes diffĂšrent (rĂ©glages, dĂ©veloppement, simulation de course). Ă Sepang, par exemple, lâĂ©cart perçu change fortement entre un tour et le rythme sur plusieurs tours.
đ ïž Pourquoi Ducati parle autant dâaĂ©rodynamique et dâhomologation ?
Ducati a testĂ© plusieurs versions dâĂ©lĂ©ments aĂ©rodynamiques (spĂ©cifications 2024, 2025 et nouveautĂ©s 2026). Une dĂ©cision dâhomologation doit ĂȘtre prise avant le dĂ©but de saison, et devrait intervenir tĂŽt au test suivant en ThaĂŻlande.
đ Quâest-ce qui a compliquĂ© le test de Yamaha Ă Sepang ?
Deux Ă©vĂ©nements majeurs ont pesĂ© : le forfait de Fabio Quartararo pour blessure et lâarrĂȘt des roulages mercredi pendant lâanalyse dâun problĂšme technique. Sur le plan de la performance, le meilleur tour Yamaha (1m57.580s par Alex Rins) est restĂ© loin de la rĂ©fĂ©rence 2025 de Quartararo (1m56.724s), mĂȘme si la simulation de sprint de Jack Miller a Ă©tĂ© jugĂ©e correcte.
đ Quelles difficultĂ©s spĂ©cifiques Toprak Razgatlioglu a-t-il rencontrĂ©es ?
Il poursuit son adaptation au passage de Pirelli Ă Michelin. Ă Sepang, au-delĂ des dĂ©fis attendus sur lâavant et lâentrĂ©e au freinage, il a surtout Ă©tĂ© piĂ©gĂ© par la gestion du patinage de la roue arriĂšre. Il estime quâil pourrait lui falloir du temps jusquâau dĂ©but de la saison europĂ©enne, fin avril, pour viser un niveau vraiment compĂ©titif.
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