Victor Martins s’apprĂȘte Ă  retrouver Nissan en Formule E, avec un test programmĂ© Ă  Jarama qui pourrait peser lourd dans ses choix de carriĂšre. Alors que sa trajectoire vers un baquet en Formule 1 semble s’ĂȘtre refermĂ©e, le triple vainqueur en Formule 2 se remet clairement Ă  regarder du cĂŽtĂ© du championnat 100% Ă©lectrique, au moment mĂȘme oĂč l’avenir de ses plans en endurance vient d’ĂȘtre bouleversĂ©.

⏱ Un retour chez Nissan avec un test clĂ© Ă  Jarama

Martins doit piloter l’une des monoplaces Nissan Gen3 Evo lors du rookie test post-course Ă  Jarama, avec une date fixĂ©e au 22 mars. Ce rendez-vous intervient aprĂšs un prĂ©cĂ©dent passage dans l’environnement Nissan, puisqu’il avait dĂ©jĂ  effectuĂ© des essais pour l’équipe Ă  Berlin et Valence en 2023.

Pilote d’essai Williams F1 : Victor Martins vers un avenir Nissan en Formule E ?

L’accord pour Jarama s’est nouĂ© tardivement, Martins Ă©tant redevenu disponible aprĂšs l’annulation du prologue du Championnat du monde d’endurance (WEC) au Qatar, dans le contexte du conflit en cours au Moyen-Orient. Cette annulation n’avait pas encore Ă©tĂ© officialisĂ©e au moment des faits, mais devait l’ĂȘtre dans la semaine. La situation a relancĂ© les Ă©changes avec Nissan, et un accord a Ă©tĂ© rapidement trouvĂ© pour le faire rouler lors de ce test.

🏁 Une trajectoire F1 qui s’éloigne malgrĂ© Williams

Le contexte global rend ce retour en Formule E particuliĂšrement significatif. La route de Martins vers la Formule 1 s’est essentiellement jouĂ©e durant ses trois saisons en F2, avant de se compliquer avec son dĂ©part de l’Alpine Academy fin 2024.

Il a bien rejoint la filiĂšre Williams dĂ©but 2025, avant d’ĂȘtre promu pilote d’essais et de dĂ©veloppement en janvier. Mais ses chances de dĂ©crocher un volant en course en F1 sont dĂ©crites comme trĂšs faibles, ce qui rend l’exploration d’autres voies plus que logique.

đŸŽïž L’option endurance avec Alpine, puis le coup d’arrĂȘt Ă  l’horizon 2026

Face Ă  l’incertitude en monoplaces, Martins et son manager, l’ancien pilote Sebastien Philippe, avaient engagĂ© des discussions avec Nicolas Lapierre chez Alpine Ă  l’automne. Ils ont ainsi sĂ©curisĂ© un programme en Hypercar : Martins doit piloter l’une des voitures Alpine cette saison aux cĂŽtĂ©s de Jules Gounon et Frederic Makowiecki.

Mais un Ă©lĂ©ment crucial n’était pas connu de Martins au moment de cet accord : Alpine a dĂ©cidĂ© de mettre fin Ă  son programme A424 Hypercar Ă  la fin de 2026. Cette dĂ©cision serait tombĂ©e comme une surprise, y compris pour d’autres pilotes impliquĂ©s. ConsĂ©quence directe : les plans de Martins, qui envisageait de se concentrer sur l’endurance avec Alpine au-delĂ  de 2026, se retrouvent fragilisĂ©s.

En parallĂšle, ses dĂ©buts Hypercar se prĂ©parent : il a dĂ©jĂ  impressionnĂ© lors des premiers roulages, avant une premiĂšre course annoncĂ©e comme son dĂ©but en Hypercar, aux 6 Heures d’Imola le mois suivant.

🔋 Nissan, la Gen4 en ligne de mire
 et une place potentielle à saisir

Ce test à Jarama dépasse donc le simple roulage. Martins revient vers la Formule E avec une énergie nouvelle, et il pourrait devenir une option crédible pour intégrer la grille Gen4 la saison prochaine. Nissan, de son cÎté, pense déjà à structurer sa premiÚre offensive Gen4 à la fin de 2026.

Dans l’effectif actuel, Oliver Rowland est sous contrat au moins jusqu’en 2028. En revanche, Norman Nato est liĂ© par un accord reconduit saison par saison. Et son dĂ©but de campagne est difficile : il n’a marquĂ© qu’un point, pendant que Rowland (champion en titre) en a dĂ©jĂ  engrangĂ© 49. Un Ă©cart qui rappelle la dynamique de la saison prĂ©cĂ©dente, oĂč Nato avait subi une forte pression en raison du manque de points.

MĂȘme en cas d’amĂ©lioration nette du bilan de Nato, Nissan conserverait un intĂ©rĂȘt rĂ©el pour Martins, qui pourrait en outre dĂ©couvrir la voiture de test et de dĂ©veloppement Gen4 durant l’étĂ©.

🧠 StabilitĂ© interne : pourquoi Nissan pourrait bouger
 sans prĂ©cipitation

La direction de l’équipe, emmenĂ©e par Tommaso Volpe, avait pourtant rapidement soutenu Nato en fin de saison passĂ©e, malgrĂ© un dĂ©ficit massif de 163 points face Ă  Rowland. L’accord pour poursuivre avec Nato (pour son deuxiĂšme passage chez Nissan, aprĂšs une premiĂšre saison en 2023) a Ă©tĂ© finalisĂ© juste avant l’E-Prix de Londres de clĂŽture, en juillet.

Cette prolongation avait surpris une partie du paddock. Elle s’inscrivait toutefois dans une volontĂ© de ne pas tomber dans une logique de changements permanents, une instabilitĂ© qui a touchĂ© plusieurs structures ces derniĂšres saisons, comme Andretti ou Maserati MSG (dĂ©sormais Citroen). Un an plus tĂŽt, Nissan avait dĂ©jĂ  pris une dĂ©cision forte en Ă©cartant Sacha Fenestraz.

đŸ—Łïž Un intĂ©rĂȘt assumĂ© pour la Formule E dĂšs 2023

Martins ne dĂ©couvre pas la discipline : lors d’un essai Formule E Ă  Valence en octobre 2023, il s’était montrĂ© trĂšs positif sur le niveau du championnat.

« Je la place comme la deuxiÚme meilleure catégorie du sport automobile », expliquait-il alors.

« C’est Ă©videmment un monde professionnel et je pense que c’est un endroit qu’il faut toujours garder Ă  l’Ɠil, en ayant de bonnes relations avec un constructeur. Avec Nissan, c’était assez naturel. »

đŸ§Č Pourquoi Martins attire dĂ©jĂ  l’attention pour la Gen4

Lors du rookie test de Berlin en 2023, plusieurs pilotes avaient Ă©tĂ© interrogĂ©s, dont Jack Aitken, Robert Shwartzmann, Luke Browning et Martins. Parmi eux, Martins Ă©tait celui dont l’intĂ©rĂȘt pour une future carriĂšre en Formule E semblait le plus authentique.

Volpe l’avait dĂ©crit comme « vraiment capable » et dotĂ© d’une « trĂšs forte attitude ». Un point important car, mĂȘme avec une chance infime de rester dans l’orbite F1 (souvent cantonnĂ©e Ă  des rĂŽles de rĂ©serve), Martins apparaissait dĂ©jĂ  ouvert Ă  un projet Ă©lectrique Ă  moyen terme.

Cette mĂȘme implication se ressent aujourd’hui dans son travail en endurance, oĂč son approche lors des essais initiaux en Hypercar a marquĂ© les observateurs. Et, Ă  aucun moment, il n’est question d’une rancƓur liĂ©e Ă  l’absence de baquet en F1 — un signal apprĂ©ciĂ© par des Ă©quipes qui pensent dĂ©jĂ  Ă  leurs duos de pilotes pour l’arrivĂ©e d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration technique.

đŸ§© Se placer tĂŽt dans un nouveau cycle technique : un facteur dĂ©cisif

Dans une nouvelle Ăšre rĂ©glementaire, arriver tĂŽt peut tout changer. L’exemple est clair : la rapiditĂ© avec laquelle Rowland s’est installĂ© dĂšs le dĂ©but de la Gen2, ou l’impact de Taylor Barnard comme remplaçant pendant la deuxiĂšme saison de la Gen3, montrent combien l’accumulation d’expĂ©rience au bon moment compte.

La maĂźtrise pure du pilotage ne suffit pas : la constance dans la comprĂ©hension technique et l’apprentissage du fonctionnement d’une Ă©quipe deviennent des armes. C’est pourquoi Martins ressemble de plus en plus Ă  un profil « mĂ»r » pour un passage en Formule E dĂšs la saison prochaine. Car mĂȘme si cela paraĂźt tĂŽt, le marchĂ© des baquets se referme vite, et le nombre d’opportunitĂ©s disponibles diminue rapidement au fil des mois.

En se reconnectant Ă  Nissan via ce test, Martins se repositionne concrĂštement dans le cercle des pilotes suivis de prĂšs — et se donne une chance d’ĂȘtre au centre de l’attention au moment oĂč les dĂ©cisions tomberont.

🌟 Conclusion

Le test de Jarama n’est pas qu’une ligne sur un agenda : il s’inscrit dans un moment charniĂšre pour Victor Martins, entre un horizon F1 trĂšs bouchĂ©, une endurance prometteuse mais fragilisĂ©e par la fin du programme Alpine en 2026, et une Formule E qui prĂ©pare dĂ©jĂ  sa prochaine grande Ă©tape. Si l’ùre Gen4 rĂ©compense ceux qui montent dans le train au bon moment, Jarama pourrait bien ĂȘtre le premier pas d’une nouvelle trajectoire.

Parfois, une journĂ©e d’essais suffit Ă  rouvrir une porte — et Ă  redessiner l’avenir.

Foire aux Questions

❓ Pourquoi Victor Martins teste-t-il une Nissan en Formule E à Jarama ?

Il doit rouler lors du rookie test post-course Ă  Jarama le 22 mars au volant d’une Nissan Gen3 Evo. Cette opportunitĂ© est arrivĂ©e aprĂšs l’annulation du prologue WEC au Qatar, qui l’a rendu disponible Ă  cette date.

❓ Quel est le lien entre la fin du programme Hypercar Alpine et la piste Formule E ?

Martins avait construit un projet d’endurance avec Alpine, mais la dĂ©cision d’arrĂȘter le programme A424 Hypercar Ă  la fin de 2026 rĂ©duit la visibilitĂ© au-delĂ  de cette Ă©chĂ©ance. Cela renforce l’intĂ©rĂȘt de Martins pour d’autres options, dont la Formule E.

❓ OĂč en est Martins dans la filiĂšre Williams en Formule 1 ?

Il a rejoint l’acadĂ©mie Williams dĂ©but 2025 et a Ă©tĂ© promu pilote d’essais et de dĂ©veloppement en janvier. Mais ses chances d’obtenir un volant en course y sont jugĂ©es trĂšs minces.

❓ Pourquoi Nissan pourrait s’intĂ©resser Ă  Martins pour l’ùre Gen4 ?

Nissan prĂ©pare dĂ©jĂ  la transition vers la Gen4. Oliver Rowland est engagĂ© au moins jusqu’en 2028, tandis que la situation de Norman Nato se joue sur des reconductions d’une saison, dans un contexte oĂč son dĂ©but de saison est dĂ©licat (1 point contre 49 pour Rowland).

❓ En Formule E, pourquoi est-ce important d’arriver tĂŽt dans une nouvelle gĂ©nĂ©ration technique ?

Le dĂ©but d’un nouveau cycle met davantage l’accent sur la capacitĂ© Ă  apprendre vite et Ă  construire une comprĂ©hension technique solide avec l’équipe. Le texte souligne que se placer tĂŽt dans l’échelle d’apprentissage peut accĂ©lĂ©rer l’accĂšs Ă  un baquet de course.

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